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1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

La crise pousse au suicide les travailleurs de la terre

Chaque semaine, la sinistrose s’étend un peu plus dans le monde paysan. 30 % des agriculteurs ont des revenus équivalents à 354€ par mois.

 

Au premier semestre, la permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs – Agri’écoutes – a reçu 1 700 appels, soit une moyenne de 285 appels par mois contre une centaine par mois sur la même période, un an plus tôt.

 

« Résignation complète »

Ce quasi-triplement est toutefois relativisé par la Mutualité sociale agricole, qui rappelle notamment que ce dispositif lancé en octobre 2014 n’a commencé à être connu qu’à compter du printemps 2015. Néanmoins, le nombre d’agriculteurs en détresse ne cesse de croître et leurs interrogations face à la situation économique du secteur prennent une tournure presque existentielle. « Il y a une interrogation dans les campagnes sur le sens de notre métier : on est là pour faire quoi ? », déclare Pascal Cormery, président de la MSA, allant jusqu’à évoquer une « résignation complète » des membres de la corporation.

« Beaucoup de mes collègues me disent : "Est-ce qu’on a vraiment besoin de nous ? Est-ce qu’on sert vraiment à nourrir la population ? », ajoute-t-il.

 

Prime d’activité : déjà 200 000 demandes en 2016

Autre signe de la précarité croissante dans le monde paysan, l’explosion de la demande de primes d’activité, le nouveau dispositif pour les travailleurs à revenu modeste qui a remplacé le RSA activité : alors que la MSA attendait 60 000 demandes pour l’ensemble de 2016, elle en est déjà à 200.000 depuis le début de l’année. Des demandes qui concernent pour un tiers les chefs d’exploitation et pour deux-tiers les salariés agricoles.

Cette explosion des demandes s’explique assez facilement : en 2015, 30 % des agriculteurs imposés au régime réel ont eu des revenus équivalents à 354€ par mois. En 2014, « ils étaient 18 % dans cette situation », relève la MSA, inquiète de l’évolution pour 2016, alors que les chiffres concernant les récoltes de l’année n’en finissent pas de dégringoler.

Lire la suite de l’article sur letelegramme.fr

L’agriculture française ravagée, via l’UE, par le capitalisme mondialisé,
lire chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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39 Commentaires

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  • #1577506

    Et pendant ce temps-là on nous casse les roustons dans les merdias avec les "migrants",la soi-disant pauvreté en banlieue et le chômage des "jeunes " issus de la "diversité" alors que la moitié des intéressés subventionnés par le con-tribuable français depuis leur naissance ne veulent pas vraiment bosser et préfèrent "l’argent facile" des trafics et des allocs en tous genres ou bosser au black !!!


  • #1577528

    Le paysan français se meurt et le clandestin dort à l’hôtel !!!....
    Aux fourches citoyens !!!.....
    Face à la crise migratoire que traverse l’Europe, Manuel Valls vient d’annoncer le déblocage de 613 millions d’euros pour 2016 et 2017, pour financer l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile en France.


  • #1577539

    En premier lieu, c’est la MSA même qui est en partie responsable de cette situation. Pour l’encaissement des quotisations, cet organisme ne montre pas de flexibilité et encore moins d’empathie ! Et ces même quotisations ne font que grimper chaque année, jusqu’à complètement étrangler les agriculteurs.
    Ensuite, qui a exigé des exploitants agricoles de s’endetter pour se mettre aux normes ? Bruxelles pardi ! Et qui est derrière les cols blancs de cette entité ? Sur ce site, on le sait tous... Il y a donc un plan à l’oeuvre et ça ira jusqu’à ce que celui-ci soit achevé !


  • Il faut ABSOLUMENT mettre en place des canaux permettant aux gens de s’approvisionner directement chez ces agriculteurs, pour eux, pour nous, et pour éviter qu’un ramassis d’intermédiaires cupides s’engraissent à leurs et à nos dépens !

     

    • #1577577

      Cela fait 10 ans que cette situation dure et personne n’a rien fait pour les agriculteurs, à un moment donné il faut savoir conclure.


    • Il faut qu’une telle initiative ait suffisamment de visibilité pour qu’à la fois le public et les agriculteurs accrochent (puisqu’après tout, elle vise à faire se rencontrer les premiers et les seconds).

      Peut-être qu’ER, avec son rayonnement auprès du public, pourrait monter ça...c’est une piste à creuser, je pense, car :

      1. les gens du public qui vont sur ER sont des patriotes et seraient près à soutenir nos agriculteurs

      2. les agriculteurs ont été tellement trahis et spoliés par le système qu’ils seraient sans doute contents de s’associer à un site anti-système pour les aider à survivre, et, je pense, A FORTIORI si le système et ses merdias aux ordres taxent ce site de facho et d’autres noms d’oiseaux.


  • #1577551

    1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois.....et préfère se suicider au lieu de se rebeller.
    C’est cela qui me fait dire que jamais rien ne changera, le système l’a bien compris depuis belle lurette, la France est pays de moutons, désolée de l’affirmer bien haut.

     

    • #1577732

      La dernière jacquerie que le pays ait connu, c’était en 1793. Les paysans de L’Ouest ont refusé d’aller se battre pour la république qui voulait les forcer à intégrer l’armée (levée des 300 000 hommes). Ils ont préféré mourir pour Dieu, le Roi ainsi que leur mode de vie traditionnel que d’aller mourir pour les intérêts de la bourgeoisie républicaine. Résultat : la république a fait massacrer les familles de ces paysans (colonnes infernales). Question : si la rébellion a échoué il y a deux cents ans, on fait comment aujourd’hui avec une paysannerie qui représente moins de 1 % de la population ?


  • #1577556

    Et le CETA ne va malheureusement rien arranger pour l’élevage.

    Cette oligarchie mondiale fait sauter un à un les verrous, pour nous emmener vers un capitalisme totalement débridé.

    = + d’argent, de capital et de pouvoir pour cette ultra-minorité qui décide.

    Précarité, concurrence avec les migrants sur notre sol et esclavage pour le troupeau de moutons qui continue à voter PS ou Les Républicains (17 ans de pouvoir pour l’un et 18 pour l’autre).

    Alors, on continue ???


  • Il faut croire que les Français en ont rien à foutre des agriculteurs ,pour les laisser dans la mouise .C’est exactement comme les petits commerçants de l’époque qu’on a laissé crever les uns après les autres en se ruant dans les grandes surfaces ,et maintenant ,on s’étonne de bouffer de la merde, en plus très chère ,parce que il n’y a pas de traçabilité et on ne sait d’où çà vient ,parce que le produit a était transformé 4 ou 5 fois et on nous bassine avec le bio ,mais à l’époque on ne se posait même pas la question ,on savait ce qu’on mangeait ,puisque c’était du bio (du naturel) .Quand il n’y aura plus d’agriculteur ,ce pays aura perdu son âme.


  • #1577566

    C’est pas compliqué, quels sont les professions où il y a le plus de suicide ?
    Les agriculteurs et la police.

    Pas besoin d’avoir fait science po pour comprendre que dans un pays, si ceux qui sont sensés nourrir la population et la protéger se suicident, c’est que ça va très mal finir.

    J’espère que flamby prend le temps d’y penser quand il se fait couper ses 3 mèches sur le cailloux par son coiffeur payé plus de 9 000€ par mois.


  • Mais comme grâce aux grand marché des multinationales nous avons le ventre plein ( et tant que nous l’aurons ), peu sont sensibilisés sur la détresse de nos paysans.
    J’ai même une amie intoxiquée par les merdias qui m’a répétée en cœur qu’ils n’ont pas à se plaindre puisqu’ils on la chance d’être subventionnés, eux.
    On l’aurait crue plus malheureuse que nos agriculteurs, dans sa vie bourgeoise Parisienne, le ventre plein.
    L’internationalisme nous coupe de nous même.


  • #1577571

    350 eu pour vivre ! quand les ex présidents et ministres du pays pètent dans la soie des décennies durant après leur retour à la vie citoyenne , je ne sais pas ce qu’on attend pour construire des échafauds pour ces ordures qui s’approprient la France et parlent au nom du peuple ?. Eux qui se réfèrent constamment à la Révolution Française ils devraient en gouter la saveur .
    On se fout de leur magouilles de primaires , secondaires ou tertiaires ,de leurs représentants plus vicelards et menteurs les uns que les autres .Il faut mettre fin à ce système Monarcho dictatorial rapidement ou nous y laisserons tous notre peau Il ne sert à rien de pleurnicher ,il faut que le PEUPLE de France se mette vraiment à l’action et renverse cette floppée de bons à rien qui s’enrichit sur notre dos et enrichit Israèl en vampirisant le pays de nos ancêtres .Ce n’est plus possible d’accepter de telles injustices Il faut que ça péte !

     

  • #1577595

    Première étape : Subventionner fortement l’agriculture et la rendre dépendante de fonds externes (Etat, Union européenne,..), la diminution ou la restriction dans l’octroi des fonds va forcer la fermeture d’un certain nombre d’exploitations agricoles, deuxième étape : créer un monopole dans le chef des super marchés qui sont les principaux acheteurs des produits de la ferme (Intermédiaire). Cinq, six familles contrôlent le secteur et imposent des prix inférieurs au coût de production, un autre nombre de fermetures d’exploitations agricoles, troisième étape, on "privatise" la vie : les graines deviennent des produits sous licence et des propriétés privés, elles sont vendus au prix fort et doivent être achetés avec des engrais et des pesticides spécifiques tout aussi cher, fermeture des exploitations agricoles restantes et vente des terres aux producteurs de graine et aux propriétaires des super marches, au total une vingtaine de familles qui vont produire et nous vendre la nourriture au prix qu’ils décident selon des méthodes de production décidés par eux.
    La permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs n’a pas fini de recevoir des appels de détresses. La technique de prédation utilisé ici ressemble à un entonnoir bouché à son extrémité la plus petite pour s’en sortir il faut réfléchir sur des solutions alternatives.

     

    • #1577899
      le 13/10/2016 par Croisé de Sion, chevalier chrétien *
      1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

      Regarde C.Bourguignon (ses vidéos entre autres la micro biologie des sols et Agriculture) , plein de paysans se mettent au Bio ou au raisonné, sans parler des petites communautés , des systèmes alternatif, rassurés toi la paysannerie change et les retour à la terre nourricière est en expansion ..
      De plus en plus d’éveil chez les anciens (On fait plus de l’agriculture on fait de la gestion de pathologie végétale... C.Bourguignon)


  • #1577598

    Ce qui arrive aux U S A sur Renegade Tribune c’est ce qui se passe en Europe 10 ans plus tard en pire ..


  • Ces chiffres me semblent faux...Un agriculteur devrait avoir la possibilité de nourrir sa famille, indépendamment du revenu. S
    Les paysans avaient tous de la volaille, un potager etc qui leur permettaient de vivre en autarcie...même pendant l’hiver.
    L’agriculteur a perdu le lien avec la terre et doit se reconnecter à la nature. Je comprendrai mieux que des habitants de ville souffrent de la crise et d’un manque d’argent mais il est plus facile de survivre en campagne....
    Quant à l’endettement des agriculteurs ils portent eux-mêmes une lourde responsabilité. Lors de manifestations d’agriculteurs c’est la taille de leur tracteurs qui m’indisposait...achetés à crédit !!

     

    • #1577814

      Bonsoir Odyle, un agriculteur qui tue une bête pour nourrir sa famille doit la déclarer en autoconsommation, elle rentre dans le calcul de son revenu, le potager, sur les fermes c’était le boulot des pépés, mais de nos jours les "séniors" sont en croisière avec le club des anciens, madame ne s’occupe plus des volailles parce qu’elle doit prendre sa caisse à Auchan car monsieur avec ses 3500 heures de boulot par an n’arrive pas à tirer un revenu. La taille des tracteurs t’effrayes, avec un prix des matières agricoles qui n’a pas bougé depuis quarante ans, comment espérer vivre d’une production sans faire grand, et quel est ton métier où l’outil de production se paye cash ?


    • Le régime fiscal de l’agriculture (artisanale) n’est pas fait pour gagner mais pour dépenser. S’il n’avait pas un gros tracteur l’argent serait à la MSA (sécu de l’agriculture) et aux impots. Donc à résultat égual : il vaut mieux un tracteur. Malheureusement ça ne nourrit pas.Sachez aussi que les retraites agricoles sont dans les plus basses . Ex : 189 trimestres (47 ans d’activité) =1098 €/mois


  • #1577633

    Dans ce cas il faudrait trouver un moyen pour que l’agriculture française ne nourrisse plus les responsables politiques afin de faire pression sur eux.
    Par exemple, les cuisiniers de l’élysée pourraient faire grève pour soutenir les agriculteurs. Si ils le faisaient, le salaire des agriculteurs serait sans doute quadruplé en moins d’une semaine ...


  • #1577721

    Au Moyen Âge (476-1492) et jusqu’au début des temps modernes (1492-1789), existent les seigneuries. Elles sont en principe vassales du roi, mais sont régentées par des seigneurs locaux qui assurent la protection des populations. Pour cela, ils entretiennent des châteaux et des hommes d’arme. En contrepartie, les villageois doivent s’acquitter de taxes diverses.C’est ainsi qu’ils promulguent de nombreuses taxes à destination des paysans :
    Les corvées : les paysans doivent rendre service physique au seigneur (nettoyer les fosses... )
    La taille : pour se faire protéger par le seigneur, il faut le rétribuer. Cette taxe est payée par les villageois pour se faire protéger en cas de guerre.
    Le cens : c’est une taxe fixe, c’est-à-dire que le paysan doit payer tous les mois.
    Le champart : c’est le loyer des terres louées au seigneur (manses), il se calcule en fonction de la récolte obtenue.
    Les droits de banalité : c’est la taxe des moulins, des fours et des pressoirs que le seigneur a construit pour les villageois.
    L’afforage : quand quelqu’un met un tonneau en perce, il doit payer la quantité du tonneau au seigneur.
    Le tonlieu : taxe qui permet de s’affranchir de sa seigneurie au profit d’une autre.
    Le terrage : C’est une sorte de dîme en nature, prélevée soit sur les blés, soit sur les autres produits de la terre.
    Les novales : C’est une taxe qui se lève sur les terres nouvellement défrichées et mises en valeur. Elles étaient ordinairement attribuées au clergé.
    L’indire : c’est un droit accordé au seigneur de doubler les taxes dans certains cas particuliers.

    Et tout çà sans suicide...

     

  • #1577751

    hélas, ils viennent de comprendre dans quels pièges ils sont tombés depuis plus de 40 ans. Qu’ils quittent la FNSEA, qu’ils forment un nouveau syndicat libre des lobbies, qu’ils arrêtent de polluer la terre et de massacrer des animaux dans leurs élevages tortionnaires, qu’ils se reconvertissent au bio, il y a une énorme demande, qu’ils reprennent leur pouvoir sur les semences, qu’ils se débarrassent de certains outils qui ne servent qu’à détruire la terre, ça fera des crédits en moins, etc...et le peuple français les suivra, car ils sont une mauvaise image. Le but est de détrousser les petites exploitations au profit des grosses multinationales, qui n’auront besoin que d’ouvriers agricoles, de prendre les terres pour en faire de l’immobilier, de cultiver uniquement ce que la France a besoin pour manger, comme avant la mondialisation. A cela on ajoute que les chinois achètent à tour de bras des milliers d’hectares à des prix que ne peuvent payer les agriculteurs français, ou alors que des agriculteurs français leur vendent !!! et on comprend. Triste constat que de penser que la France qui est autosuffisante pour nourrir son peuple en soit réduite à crever de faim et à crever ceux qui fournissent cette nourriture.

     

    • #1577929

      démitrius, polluer la terre et massacrer les animaux, rejoins moi sur le forum, je t’invite à découvrir le métier, ça t’évitera d’écrire des poncifs.


    • #1578475

      Laurent 71 : j’écris ce qui est, la preuve en est que eux-mêmes sont victimes des produits chimiques qu’ils balancent dans la terre et leur culture, certains disent qu’ils empoisonnent les gens et qu’ils ne consomment surtout pas ce qu’ils produisent. Quant aux animaux qu’on voit dans les élevages surchargés, c’est une réalité immonde quant aux pratiques et heureusement que certains maintenant le dénoncent ouvertement. Je connais bien le monde de la campagne. Donc, globalement, je ne change pas une virgule de mon premier commentaire. Et pourtant c’est une profession que je respecte au plus au point, ( sauf les élevages ) mais encore faut-il qu’elle respecte son métier qu’elle a perdu en se fourvoyant avec ceux qui leur ont fait des promesses il y a 50 ans. Et quand on voit comment certains se comportent avec les animaux lors de leur manifestation, ça donne juste envie de gerber, donc On récolte ce que l’on sème, c’est le cas de le dire. J’aime trop la terre pour ne pas apprécier qu’on la bousille, et Mr et Me Bourguignon l’expliquent depuis des années. Quand vont-ils enfin comprendre ?


    • #1578573

      démitrius, je suis éleveur et le coup du gars qui mange pas sa production , j’attends toujours de le rencontrer.... Les gars crèvent d’avoir appliqué les produits, pas les consommateurs, il n’y a que depuis quelques années que sont notées les précautions d’emplois sur les phytosanitaires, ils ont toujours été vendu comme étant sans risque. Quant aux bourguignons ce sont des bonimenteurs, une seule publication, qui est une synthèse des travaux de l’INRA et de l’INA et des conférences anxiogènes pour mémère se faisant du soucis pour l’avenir de leurs petits enfants...
      Le vrai boulot se fait ailleurs, cherche du côté de asso b.a.s.e.
      Quant au respect il ne peut être que mutuel et réciproque.


    • #1593100

      Laurent : voilà un exemple parmi d’autres https://www.youtube.com/watch?v=V9x... Quant à Mr et Mme Bourguignon, je ne suis pas d’accord avec vous, car tout être normalement constitué sait très bien que la terre ne doit pas être détruite, sans elle, on est tous morts. Il y a bien sûr ceux qui pensent que la technologie la remplacera et on en voit déjà les dégâts. Ce qu’ils disent n’est pas destiné qu’aux mémères, et le mépris que vous leur affichez non plus, elles ont le droit de vouloir protéger la vie de leurs petits enfants. La malbouffe participe à la recrudescence des maladies, qui sont aussi un business. Alors c’est vrai que les premiers touchés sont ceux qui les utilisent dans leur champ, mais ils n’ont qu’à changer d’orientation, certains le font et ça marche.


  • Tout ce qu’ils proposent c’est de "protester". Mais le gouvernement n’en a rien à faire !

    C’est ce qu’il veut : qu’ils crèvent !

    Ce n’est pas pour 1% des voix qu’ils vont se fouler.


  • les agriculteurs sont comme toutes les autres CSP , il y a enormement de disparité entre eux , vous trouvez certains qui vivent plussss que bien avec enormement d’argent black en cash chez eux et ceux qui sont agriculteurs avec de petite parcelles parfois herité qui mange des cailloux

    cordialement
    un banquier

     

  • #1577957
    le 13/10/2016 par réveillez-vous
    1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

    Haut les fourches...




    Le programme des comités s’organise autour de trois buts principaux :

    la volonté de remplacement des notables ruraux par d’authentiques paysans à la tête des organisations agricoles ;

    le rêve d’une unité du monde agricole alors divisé entre une mouvance anticléricale et une mouvance cléricale ;

    la prise de conscience du problème fondamental de l’équilibre ville-campagne, sorte de conceptualisation avant l’heure d’un nécessaire aménagement du territoire.



    Pour nos amis paysans et agriculteurs...un peu de lecture après la moisson

    Paxton (Robert O.), Le temps des chemises vertes. Révoltes paysannes et fascisme rural 1929-1939,


  • 1 sur 3 galère et les 2 autres n’attendent que cela en lorgnant sur les terres ...
    Vu comment les agriculteurs trustent les conseils municipaux, ils ne sont pas innocents des politiques menées !
    Je ne parlerai pas de la FNSEA toujours à la pointe.
    Regardez la plaine et cette jolie monoculture de blé à perte de vue ... le VRAI paysan devrait savoir que c’est contre-nature !

     

    • #1578231

      @papy, dans toutes les productions les fermes ont une taille qui est déjà à la limite physique pour les exploitants, ils "trustent les conseils municipaux", ils sont élus, on doit mettre qui à la place ? Des bobos qui prennent le village pour un dortoir et ne connaissent pas les limites de la commune ?
      Le vrai paysan quand il regarde la plaine voit du blé, de l’orge, du seigle, du triticale et de l’avoine...


  • #1578977
    le 14/10/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
    1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

    Il est utile de rappeler la misère de nos petits éleveurs et de ceux qui possèdent de petites exploitations, mais il faudrait tout de même préciser qu’une grosse poignée de céréaliers se gave comme jamais sans produire le travail harassant qu’on voudrait nous faire croire.
    Connaissez-vous le patrimoine (en particulier immobilier) de ces experts des subventions et de la spéculation ?
    Eh oui, ceux-là ont tout compris du monde moderne, ils stockent leur production à domicile pour vendre quand les cours leur sont favorables...
    Il n’y a plus de solidarité dans le monde paysan, quand l’un d’entre eux décède, c’est la foire d’empoigne chez les autres pour récupérer ses terres, c’est un (triste) constat mais l’angélisme n’est pas de mise dans ce qui est devenu une profession...
    Au lieu de s’en prendre à la grande distribution qui ne fait en réalité qu’exploiter leurs viles errances, nos exploitants agricoles seraient bien inspirés de balayer devant leur porte ! S’ils avaient su conserver l’esprit qui a présidé à la fondation des coopératives (un homme, une voix), ils n’en seraient pas là.

     

    • #1579049

      Heureux..., sans faire d’angélisme, je vis un métier qui est loin d’être aussi noir que le constat que tu fais. Il existe encore de la solidarité, ce n’est pas la majorité mais il y a encore du bon dans nos campagnes, nous travaillons en commun, achetons le matériel ensemble et pallions aux carences du service de remplacement.
      Ici quand un voisin a un coup dur, même ceux qui ne l’apprécient pas se proposent pour un coup de main.
      L’individualisme n’aurait touché que le monde agricole ?


    • #1579412
      le 15/10/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
      1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

      @ laurent71

      Je ne trouve rien à redire au constat que vous faites. Il y a fort heureusement des foyers de solidarité dans votre branche et vous m’en voyez ravi. Mais comme vous le dites si justement, cela ne touche pas la majorité du monde paysan pour lequel j’ai le plus grand respect puisque je revendique même en être issu.
      C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’estime avoir toute la légitimité pour en parler et sans fard.
      Si votre pseudo correspond à votre ancrage, vous savez très bien qu’un éleveur du Charolais n’a rien de commun avec un céréalier de Champagne, c’est cette vision monolithique de bobo parisien que je ne cesse de dénoncer.
      Quand j’entends certains éleveurs tenter de justifier l’utilisation d’un tracteur de 300 CV pour trimbaler une tonne de flotte qui alimente dix vaches, je suis en droit de formuler des inquiétudes sur le devenir de cette activité, non ?


    • #1579699

      Salut heureux, je suis bien du charollais,
      http://www.egaliteetreconciliation....
      Tu rencontres quand même des cas, je connais quelques Champenois, souvent céréales et élevage ovins viande ou bovins lait, en général 150 hectares à 2 associés et le plus gros tracteur que j’y connaisse fait 185 chevaux... mes voisins en bovins allaitants, GAEC familial de 400 hectares pour 300 vêlages et toute la suite engraissée ont 3 tracteurs et le plus gros fait 150 chevaux, mais passons ce n’est pas le plus important, je crois voir ces dernières années une inversion de la tendance, des vieux gars et des jeunes qui se disent que si on a pu faire la "révolution verte", on peut une fois de plus changer l’orientation du métier, de toutes façons le changement viendra du métier pas du public. si tu t’y intéresses, regarde asso b.a.s.e des gars qui font le boulot sans insulter personne et qui s’en foutent d’être médiatisés contrairement à l’claude et la Lydia...


    • #1580561
      le 17/10/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
      1 agriculteur sur 3 gagne moins de 350 euros par mois

      @ laurent71

      Pour que l’on se comprenne bien, sachez que je suis de votre côté et souhaite en le disant lever toute ambigüité.
      Ma réflexion sur votre activité (oui elle m’intéresse, comment en douter ?) est plus philosophique qu’autre chose et c’est parce que j’estime être en mesure de la penser dans son contexte que je me montre très critique.
      D’ailleurs, les mots que vous employez en disent plus sur vous-même que pouvez probablement l’imaginer.
      Quand une personne comme vous me parle de métier quand d’autres évoquent leur profession, je sais qu’elle est déjà dans le vrai. Vous n’avez pas à faire votre examen de conscience et je ne permettrais même pas de vous le demander.
      Non, ce sont les autres, ceux qui sont encore dans l’errance que mon propos vise.
      Que devrais-je faire pour les inciter à se remettre à penser ? Les plaindre et pleurer avec eux sur leur sort ? Je pense que cela ne leur rendrait pas service.
      Je préfère marteler que leurs représentants syndicaux les abusent, que les administrateurs (leurs collègues de "profession") de la MSA sont plus inquiets de la qualité des petits fours aux assemblées que du devenir du monde paysan ou bien encore que l’organisme consulaire chargé de leur "bonheur" est un panier de crabes ou technocrates et politicards pataugent dans cette fange républicaine qui n’a aucune noblesse, contrairement au fumier qui a déjà ce mérite d’être utile.
      Alors oui, il faut parfois forcer le trait pour faire réagir, ma réflexion sur la puissance des tracteurs ne vaut pas expertise, il s’agit seulement de montrer que la débauche de moyens est révélatrice chez certains d’une mentalité qui déshonore vos collègues, c’est tout.
      A ce propos, je puis vous dire avoir été confronté à des céréaliers qui se plaignaient de la limitation de la capacité d’un pont-bascule à 50 tonnes, est-ce sérieux de laisser un gamin de quinze ans conduire en ensemble routier de 60 tonnes sur route ouverte ?
      Quand je vois vos collègues ne pas respecter le bornage de leurs cultures et qui en seraient presque à venir labourer les chaussées s’ils le pouvaient... un doute m’habite parfois.
      Et cet autre qui vient de passer champ de maïs au broyeur alors que les quelques épis en bon état auraient pu faire le bonheur des particuliers du coin, laissez-moi trouver cela révoltant !
      Savez-vous qu’il a encore peu de temps la destruction volontaire d’une récolte était passible de la peine capitale ?...


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