Je suis prof et, malheureusement, Alain Soral a entièrement raison sur ce milieu : ces "intellectuels secondaires" sont toujours les derniers dindons à prendre conscience des changements de paradigme politique.
C’est particulièrement vrai, ces dernières années, depuis que l’on recrute de moins en moins sur la valeur académique et de plus en plus sur les théories pédagogistes foireuses et sur la capacité à sucer.
Dans les salles des profs, le niveau des discussions, c’est chiffons, couche-culotte, courses chez Carrefour (ils engraissent ses porcs d’actionnaires). C’est encore plus vrai en collège où ça ne vole pas haut !
Pourtant, il existe aussi une frange consciente dans cette profession. Elle est exaspérée par la pensée unique des étrons bôbôs et des raclures de la droite lili qui sont tous d’accord pour "l’autonomie des établissements", l’ "évaluation par compétences", les "contrats d’objectifs", entre autres vomissures à la mode répétées par le discours néolibéral qui pénètre l’école. Il y a donc espoir que certains tabous politiques se lèvent, puisque Manuel Valls (petite crotte complètement formatée au néolibéralisme ) et Luc Châtel ont exactement le même programme (primariser le collège, transformer les profs en animateurs et en dispenseurs de compétences dignes de la scientologie, en faire des exécutants subalternes pointant 35h00 de garderie au lieu d’avoir une activité scientifique avec la liberté que cela implique, faire rentrer la "culture" "managériale" à l’EN, etc.).
A force de bouffer la poussière, les profs vont peut-être finir par comprendre... après tous les piliers de bistrot, certes, mais mieux vaut tard que jamais.
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