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Colonies de vacances : la mixité sociale n’existe pas

Les enfants disent merci à ceux qui ont coulé le communisme et le catholicisme social

Les parents Deligny aimeraient que leurs enfants puissent vivre des expériences de collectivités, de départ seuls afin de découvrir et de vivre autre chose que la cellule familiale. Ils ne savent pas vraiment dire ce que cela pourrait apporter à leurs enfants, mais ils savent, que pour eux-mêmes, l’expérience de la colonie de vacances a été un enrichissement.

 

Cette famille a trois enfants : Gabriel (12 ans) timide et réservé, Adèle (10 ans) qui a un diabète et Émilie (8 ans), elle est trisomique. La « famille Deligny » est une forme d’écriture permettant de cristalliser et d’illustrer des situations complexes rencontrées à plusieurs reprises, séparément, dans le cadre de mon activité professionnelle.

 

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Des enfants courent le 25 juillet 1956 dans le centre aéré des écoles de la ville de Paris installé dans le Bois de Boulogne

 

La mixité sociale n’existe pas

Gabriel, le plus grand, veut bien partir mais avec son meilleur ami Adam. Adam habite à côté de chez eux, dans la partie du quartier en politique de la ville. La famille d’Adam n’a pas les moyens de payer un séjour à plein tarif (entre 600 et 1 000€ les 8 jours). La mère de Gabriel a bien essayé de les inscrire par son Comité d’entreprise, mais, pour cela, il aurait fallu que les parents d’Adam travaillent dans cette entreprise. Adam pourrait partir dans une des colonies organisées par la ville ou dans le séjour financé par l’opération Ville Vie Vacances (VVV). Mais Adam et Gabriel ne sont pas intéressés par les activités proposées autour du foot, ni par des vacances avec les jeunes du quartier, ni par des vacances à la montagne…

Adèle, la cadette, voudrait partir en colonie. Sa mère est d’accord mais elle aimerait être rassurée sur la prise en charge du diabète de sa fille. Elle aimerait aussi qu’Émilie, la benjamine, puisse partir avec sa sœur. À deux, elles se rassurent et sont « plus fortes » dit-elle. Les organisateurs des colonies du CE n’y sont pas favorables. Le directeur explique ne pas avoir le personnel adéquat, qu’il faudrait qu’elle se rapproche de la Maison Départementale de la Personne Handicapée (MDPH) pour obtenir le financement d’un personnel. La maman s’est rapprochée des organisateurs de séjours sanitaires pour Adèle, mais Émilie ne pourrait pas partir avec elle : elle n’a pas de diabète. Même discours chez les organisateurs de vacances adaptées, Adèle n’étant ni déficiente, ni handicapée, elle ne peut intégrer ce type de colonie.

Ces situations témoignent des difficultés actuelles des colonies de vacances qui sont, en partie, liées à une question financière, mais aussi à l’organisation même de ce que les colos sont dans leur forme présente. Dans le cadre du dispositif #GenerationCampColo [1], le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, a financé une évaluation réalisée par notre équipe de chercheurs pluridisciplinaires, portant sur l’innovation, la qualité et la mixité sociale dans les séjours. L’évaluation montre que les enfants sont séparés, les groupes sociaux sont séparés, la mixité sociale n’existe pas. Elle met en lumière ce qu’illustrent les situations de Gabriel, Adam, Adèle et Émilie : ils ne peuvent pas partir ensemble.

 

Les colos sont devenues aussi un marché

Les colonies de vacances n’ont pas résisté à la dynamique de marchandisation généralisée dans notre société. Elles sont devenues un produit et les principaux organisateurs de séjours ont tous, ou presque, (associations, fédérations, entreprises) basculé vers la segmentation commerciale de leurs publics, les catalogues, les sites internet de e-commerce, un management centré sur la vente, les campagnes de communication. Au final, on sépare les enfants, les jeunes en organisant des séjours différents : pour riches à forte valeur ajoutée et pour pauvres appelées pudiquement « colo traditionnelles ». Les premiers se déroulent plutôt dans des bâtiments aux normes hôtelières, contrairement aux seconds. On trouve des thèmes visant plutôt à séduire les garçons (ex : foot, sports mécaniques) et d’autres les filles (ex : danse, couture) ; des thèmes pour riches (ex : golf) et d’autres pour pauvres (ex : multi-activités).

Lire la suite de l’article sur leplus.nouvelobs.com

 

Pour ceux qui n’ont jamais connu la colo, ce reportage « en immersion » du 20 Heures de France 2 :

 


 

Après la raison économique, désormais primordiale, l’autre raison pour laquelle les parents rechignent à placer leurs enfants dans une colo c’est tout simplement la sécurité... Une crainte renforcée par la médiatisation des accidents sur les lieux de vacances. Il y a 50 ans, une noyade ne faisait pas le tour de la Toile, qui n’existait d’ailleurs pas. Il y avait des accidents, mais ils étaient circonscrits dans le cercle familial, voire local.

 

Aujourd’hui, une noyade fait le tour de France, et parfois, du monde. L’accident est surmultiplié, prenant une importance qui le dépasse. La multiplication des faits divers concernant les colonies de vacances a créé un halo de peur irrationnel autour de cette activité, largement inoffensive du point de vue statistique. La séparation du milieu familial faisant le reste : la colo, c’est l’apprentissage de l’autre, de la société, de l’inconnu, de la peur... sans la protection des parents.
Et curieusement, l’enfant qui part en colo est logiquement moins aimé et protégé que dans sa famille, mais il revient plus fort.

L’amateurisme de certains moniteurs a été mis parfois en cause, et les défauts d’organisation de certaines colonies, la plupart « pauvres ». Il y a moins d’encadrement, budget oblige. Les règles en la matière sont les suivantes : 2 adultes minimum quelque soit la taille du groupe et l’âge des enfants, 1 animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans, 1 animateur pour 12 enfants de 6 ans et plus.

De l’autre côté de la barrière sociale, on dispose de deux accompagnateurs par groupe de 10 enfants (exemple chez Telligo, spécialisée dans la colonie thématique), avec des activités très attractives à la clé. La fracture vacancière, ça existe.

Plus globalement, la mobilité professionnelle induite par le libéralisme, la diminution des postes en CDI, ont détaché les Français de l’entreprise unique, celle qui protégeait ses employés de l’embauche à la retraite. Il faut être aujourdhui chez EDF ou à la SNCF pour pouvoir profiter de tarifs avantageux proposés par leurs puissants comités d’entreprise. Dans les PME et TPE, ces avantages n’existent pas.

Pour ne rien arranger, dans le paysage politique de notre pays, la réduction du communisme et du catholicisme social – évolution due à l’évolution naturelle de la population vers plus d’individualisme ou tournant imposé par l’oligarchie en place – ont retiré à beaucoup d’enfants pauvres la possibilité de partir en colo à moindre frais, voire gratuitement.

- La rédaction d’E&R -

 

Il y a 50 ans, Pierre Perret faisait un tabac avec ses jolies colonies de vacances :

Notes

[1] Voir le rapport de #GenerationCampcolo « Des séparations aux rencontres en camps et colos » sur le site du Social en Fabrique : http://www.lesocialenfabrique.fr/de...

Les vacances pour tous, à l’image du plein-emploi, un mirage qui s’éloigne en temps de crise, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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28 Commentaires

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  • Vous oubliez un élément important dans l’analyse de la disparition de la mixité dans les colonies de vacances municipales et j’insiste sur le terme municipales (un terme d’ailleurs qui n’est plus utilisé aujourd’hui, peut-être à cause du mot "colonies", ah, ah, ah). Je parlerais même de disparition de ces "vacances collectives" qui étaient, selon moi, une approche sociale du service militaire.
    Il arrive un moment ou il faut dire les choses et aller jusqu’au bout... ou bien alors, fermer sa ...
    J’ai été pendant toute mon enfance et mon adolescence (entre 8 et 15 ans, donc entre 1968 et 1975 environ) au moins une fois par an en "colonies de vacances". C’était une volonté manifeste de mes parents (famille plutôt tradi, mère au foyer...) et pas un moyen de se débarrasser du mouflet !
    J’ai donc fréquenté de nombreux camps dans des endroits différent avec des enfants de milieux différents... Quelques années après mon dernier séjour (qui doit dater du milieu des années 70), la plupart de ses camps étaient fermé à la suite de "problèmes répétés" avec nos chérubins des cités... je laisse le soins à chacun de tirer les conclusions qu’il l’arrange !
    C’est tout de même en partant de constats réels et non fantasmés que l’on peut avancer vers des rapports plus constructifs et apaisés... je sais bien que ce n’est pas dans l’air du temps !


  • La mixité sociale c’est bien, mais franchement pour avoir fait moi même des colonies CE d’employés moyen et des colonies "mixtes" je peux voir dire que c’est le jour et la nuit . . .

    J’ai arrêté de partir parce que chaque été on nous déversait toute la "mixité sociale" lyonnaise, marseillaise et parisienne, surtout dans les colos foot ou sports mécaniques.
    C’était des bagarres et des embrouilles toute la journée pour rien, des vols, etc . . .

     

    • #1529706

      Tout à fait, ayant eu à cohabiter avec les lascars nantais (certes pas les plus virulents) pendant des années, mes parents n’ayant pas à l’époque les moyens pour m’envoyer dans des colonies de "riches".
      Au final, l’apparition des colonies à thème n’est pas forcément une mauvaise chose, les racailles préférant la plage, le farniente ; tandis que les colos montagne, patrimoine.... restent plutôt préservées.



  • Aujourd’hui, une noyade fait le tour de France, et parfois, du monde. L’accident est surmultiplié, prenant une importance qui le dépasse. La multiplication des faits divers concernant les colonies de vacances a créé un halo de peur irrationnel autour de cette activité, largement inoffensive du point de vue statistique.



    AAaah quelle clairvoyance, et le halo de tout cela est bien plus important. C’est ainsi que les mômes dès 8 ans se retrouvent avec un téléphone portable "au cas où". Dans la peur de l’accident les parents veulent que leur enfant puisse appeler "au cas où"...déresponsabilisant et décrédibilisant les encadrants (colonies ou même école) qui normalement eux doivent suivre des procédures établies.

    Mais en effet, même les "centres aérés" en campagne font de la sélection indirecte, de par le prix d’accès le nombre de places, puis selon les mêmes critères relevés ici. malades ou pas etc...Les plus riches ayant un salaire plus conséquent ne voulant pas mêler leur progéniture à la plèbe finalement les mettent en activité externe, les plus pauvres, se faisant chier pendant deux mois chez une nourrice, la grand mère, la tante...

    Triste de constater que de naissance à mort, d’une case tu es mis, de cette case tu ne bougeras pas, même si tu veux. Tout sera fait pour t’en empêcher.

    Galabru parlait de pré destination...


  • Mes parents se sont sacrifiés pour nous offrir des séjours en colonies/camps chaque été pendant notre enfance, mes sœurs et moi, organisés par la Jeunesse Adventiste (scoutisme donc, mais les non-chrétiens sont bienvenus et bien intégrés). Des séjours de deux semaines minimum, aux tarifs bien moindres que ce que dit l’article ; en effet pour atteindre un tel montant, il faut au moins que ce soit un camp international, j’en ai fait un européen qui m’a fait voyager en Belgique/Pays-Bas/Allemagne, et un autre qui m’a fait prendre l’avion pour aller aux États-Unis, tout cela étant inenvisageable avec nos moyens pour un simple voyage familial... (mes parents n’ont jamais pris l’avion).

    Ces expériences sont clairement les grands moments marquants d’une enfance, ceux où on rencontre ses meilleurs amis, voire plus, des souvenirs inoubliables, une évasion salutaire du cocon familial. On peut passer de mauvaises vacances, ça arrive, si on tombe sur des enfants ou moniteurs désagréables, mais c’est dans tous les cas formateur et en général, on y fait des activités originales qu’on ne ferait pas autrement. Dans certains cas, notamment si la famille est difficile à vivre, ça peut même être salvateur, on peut trouver un sens à sa vie et de l’estime de soi.

    Donc voilà, les camps scouts sont certainement la meilleure option, non lucrative, riches spirituellement, et la mixité y existe toujours, j’en suis la preuve.

     

    • “ la Jeunesse Adventiste”

      C’est marrant je ne pensais pas retrouver de mes coreligionnaires par ici, mais je ne peux que témoigner avec une affection particulière en faveur de ces camps là. Sans évidemment faire des jugements de valeurs sur les autres scoutismes (j’enverrai volontiers mes enfants chez les scouts cathos), il est possible que le contrepoids à l’effondrement des comités d’entreprises serait un financement de colonie par le biais des communautés religieuses. Il me semble que la dîme donnée par la communauté finançait nos séjours, les amateurs, cuisiniers et autres travaillaient souvent bénévolement ou à moindre prix. Le transport se faisait déjà en covoiturage entre "paroissiens" et finalement il n’était pas très rare de voir des enfants étrangers à la communauté, se joindre à nous. Le choc du prix était ainsi atténué pour permettre à un maximum de gamin de s’offrir un temps de vacances.

      En terme de mixité sociale, l’universalisme religieux donne peut être plus de champs que l’homogénéité d’un comité d’entreprise qui vouerait peut être à l’entre soi.

      En tous cas au delà du prix, il y avait le poids initiatique : la rencontre, l’autonomie, l’épreuve physique lors des randonnées par exemple, une certaine spiritualité aussi bien religieuse que philosophique. Car il y avait une certaine beauté à allier le christ et la poésie, en lisant les évangiles le matin et en regardant en communauté le "cercle des poètes disparus" de Peter Weir en soirée.

      Un havre de paix, loin de la vulgarité ambiante.


  • Les colonies de vacances, le bon vieux temps. Que des bons souvenirs, les premiers amours, les premières amitiés, les premières activités sportives... Très formateur pour un enfant, trouver sa place dans un groupe, s’adapter à l’inconnu.
    La chanson de Pierre Perret m’émeut toujours autant, une époque qui parait si lointaine, pourtant quand on regarde le reportage de France 2 peu de choses ont changé. A part peut-être le prix, 500 euros la semaine, pour une mère célibataire ou un couple au smic, ça doit être dur.


  • #1529215

    Je suis de 52 et de 9 à 13 ans j’ai fait 17 colonies de vacances. Soit avec l’UFOVAL soit avec la MGEN et parfois organisées par mon arrondissement le XXe. On n’avait qu’un seul revenu, celui de mon père qui était prof. La punition chez moi c’était "T’iras pas en colo !".

    J’ai pu voir des enfants de pauvres de chez pauvre partager le même dortoire ou la même chambre que le fils de Léon Zitrone ou de Jean-Luc Goddard. J’ai vu le fils de Catherine Langeais et Pierre Sabbagh sortir avec la fille d’une ouvtière.

    Le niveau était très haut. A partir de 1963 un jeu consistait à lire tous les livres de poche parus et de s’interroger les uns les autres sur leur contenu. Pokemon Go needs not apply !

    A Noël 1965, à Holzgau dans les Tyroles, les monos nous avaient laissé improviser un débat entre De Gaulle, Tixier Vignancourt, Mitterrand, Le Canuet, Barbu, Marcillacy et j’ai oublié le nom du dernier jusqu’à trois heures du matin. C’est Jean Scrobeck (excellent) qui faisait De Gaulle, j’ai oublié son nom (mais tout aussi bon) qui faisait Tixier et moi je faisais Mitterrand et j’ai été nul. On buvait des bières en fumant des Smart (cigarettes autrichiennes) devant les monos qui se marraitent comme des baleines en nous encourageant.

    En 1958 De Gaulle m’a attrappé par les cheveux pour me tirer vers le haut jusqu’en 1969. En 2012 François Hollande vous a attrappés par les jambes pour vous tirer vers le bas jusqu’à quand ?

    J’ai connu l’école où on nous apprennait à penser. J’ai quitté l’école où on nous apprennait comment penser. Ils se retrouvent tous aujourd’hui dans une école on on leur inculque quoi penser.

    Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.

    Paul Valéry

    Nous nous sommes bien battu mais nous avons perdu. Que nous disait le Taulier ce 29 janvier 2012 à Toulon ? (C’est à 56’00") :

    "Et moi j’ai plus qu’à aller me cacher, la réconciliation nationale plus personne n’en veut."

    https://youtu.be/zIWzaOYA3I0

    Guess what ? Ma copine et moi on quitte le pays ! Mon gamin ça va, il a aussi un passeport canadien. Le Taulier est suisse et Dieudo camrounais. Reste plus qu’à rêgler les problêmes de logistiques et de pognon.

    Have a great one !

     

  • #1529218

    y’a que des blancs sur la photo... on ne reviendra jamais à çà !


  • #1529226

    De moins en moins d’enfants partent en colonie de vacances, c’est dommage.
    La ville de Palaiseau avait acheté dans les années 1957/1958, une colonie aux étang de vaux à la Collancelle dans la Nièvre. Le maire de l’époque était Robert Vizet.
    Maintenant cette colonie est mise en vente par la ville de Palaiseau. c’est regrettable.
    La colonie est entourée de lacs et d’une forêt, l’endroit est magnifique et paisible.
    C’est un ensemble d’une très belle qualité et bien restauré. Il y a quatre ans, j’y suis retournée par nostalgie (souvenir d’enfance).
    C’est dommage que plusieurs villes ne se regroupent pour acheter ce bien et continuer à envoyer des enfants en vacances.
    Je ne connais pas le prix de vente mais il ne faut laisser cet endroit tomber à l’abandon. Si tous les adhérents d’une association comme E&R prenait une part d’immobilier, ce pourrait-être un lieu de rencontre et d’échange constructif.
    Ne pas confondre cette colonie avec une autre colonie qui a été bâtie non loin de là.


  • #1529284

    Une chose a ajouter : de mon epoque (annees 80) un moniteur pouvait encadrer facilement 10 gosses, l’autorité du mono et un simple haussement de voix ramenait tout le monde en rang, et je ne vous parle même pas de la menace "...ou j’appel le directeur..." ca, ca nous faisait littéralement ch... dans nos frocs.... Aujourd’hui l’autorité d’un mono les gosses s’en foutent et le dirlo, comme les directeurs d’école, les gosses lui casse la gueule. Et je ne parle même pas de la bouffe, deja a mon époque le gachi était immense, mais maintenant j’ose a peine imaginer, les gosses sont tellement difficiles. Mais çà doit être moi, parce que mes "amis" profs n’arrêtent pas de me dire que les gosses sont de mieux en mieux éduqués et pleins de connaissances, bien mieux qu’il y a 20-30 ans, et avant c’était le moyen age, ils ne considèrent même pas une époque ou ils n’étaient pas nés.

     

    • #1530104
      le 08/08/2016 par PER CAPITA .................
      Colonies de vacances : la mixité sociale n’existe pas

      Vous avez parfaitement raison et je puis même ajouter, moi qui suis de la génération (année 50) que les colonies de vacances ont été crées aux alentours des années 1875 ou 1876 et qu’à l’origine et jusqu’au début des années 60 ’s, les colonies étaient quasiment l’unique moyen - pour les ouvriers et les gens modestes qui eux ne pouvaient s’offrir des vacances - de faire en sorte que leurs enfants eux puissent partir ...
      Aujourd’hui le phénomène relativement nouveau, c’est qu’un très grand nombre de gens part en vacances, et bien qu’ils ne s’occupent pas beaucoup de leurs enfants durant l’année, ils ne tiennent encore moins à les avoir sur le dos durant les campos, car bien sûr cela demande du travail et donc des efforts.
      Ajoutez à cela le fait que depuis les mêmes années 60’s les gens sont gâtés au point qu’ils ont des exigences qu’aucune colonie de vacances ne pourraient satisfaire, faute de moyens.
      Après tout, c’est le monde à l’envers et le bordel partout ... alors pourquoi ne serait-ce pas aussi le bordel dans les colonies de vacances ?..


  • En 12 ans de colos (CPCAMRP-plutôt communiste),je ne me souviens que d’un seul accident mortel....dans un train,la portière s’est ouverte,un gosse est tombé !
    Et pourtant...une épidémie de rougeole,des rages de dents,des activités assez fatigantes avec des normes de sécurités inconnues,des moniteurs jeunes,17 à 25 ans, du mercurochrome pour tous et aucuns téléphones... !!!

    On a survécu malgré tout.....La mixité sociale existait mais ne se voyait ou ne s’affichait pas....Tout le monde habillé pareil (Prisunic) où seul comptait le talent individuel...un gosse de riche ne le disait surtout pas car cela n’avait aucun avantage pour lui....les gosses étaient comme ça !...Mais bon,je vous parle des années 70....jusqu’au débuts de l’ère Mitterrand !!!!


  • Effectivement, j’ai vécu de grands moments en colonie de vacances, à l’époque nous partions quatre semaines ce qui lorsque l’on est un jeune enfant est parfois difficile à vivre à cause de l’éloignement de la maman.
    Je me rappelle de randonnées avec un minimum de nourriture, des marches de 20 à 25 km par jour avec un sac à dos de 10 kilos, des nuits à la belle étoile à plus de 1000 mètres d’altitude avec la rosée qui mouille complètement le duvet, le froid...
    Maintenant les normes de sécurité et l’habitude du confort rendent tout cela impossible.

     

    • #1529419

      Je me souviens aussi de marches de 15/20 km dans les Vosges pour aller sur le lieu de camping, on avait tous le kwai banane sur le ventre, le bob sur la tête, et on nous prenais pas la tête avec les indices UV !! Pas de portable, des cartes postales, et l’argent de poche que les monos gardaient, on achetait tous les mêmes souvenirs ( le truc artisanal du coin). Quand on se faisait piquer par les orties, fallait mettre notre urine dessus. D’accord avec vous, si un gamin de nos jours se fait bobo ou marche trop, le gosse doit direct telephoner à ses parents ! ( les normes de sécurité doivent être appliquer. Point barre ! )


  • #1529372
    le 06/08/2016 par Pierrot l’asticot
    Colonies de vacances : la mixité sociale n’existe pas

    Je te foutrais tout ça aux scouts moi... Pas d’histoires d’origines sociales, élévation de l’âme et du corps, souvenirs garantis à vie et tarifs imbattables !


  • #1529375

    Rien ne sera épargné par le rouleau compresseur d’un matérialisme d’une grossièreté et d’une vulgarité à toute épreuve !!!


  • #1529398

    Les colonies de vacances ! J’en ai une dizaine au compteur. Mois d’août et Pâques. Je me souviens d’une année sur l’autre on retrouvais les anciens. (perso, ministère de l’environnement). J’ai cherché sur internet, finito !! Ah ! Les boums, avec papier crépon sur les ampoules pour faire l’ambiance. On se coiffait, s’habillait tout bien, jamais de dérapage. (J’imagine le délire aujourd’hui ) ! Ouach ! J’kiff trop la meuf, c’est trop ouf ça rap comme Babbou ou Baba ??! (Au choix) Ta raace ! Pardonnez mes exces, mais je n’aimerai pas être jeune aujourd’hui ! Merci maman !


  • Les colonies de vacances, c’est un concept idiot, qui sépare les familles, les touts petits se retrouvent tout seul sans leur parents ni leurs ainés, ce qui produit un mal-être pour de nombreuses années. J’ai jamais aimé ce principe.

     

    • Absolument !
      Le début de la destruction de la famille organisée et planifiée par l’éloignement systématique des paires .


    • Salutations.

      Enfin un peu de bon sens, j’acquiesce.

      Cordialement.


    • #1530017

      Oui, je pensais beaucoup à ma famille et j’étais triste en ce sens.
      Mais j’ai appris à faire du tissage, des colliers en perles, des fleurs en crépon, attraper des grenouilles des tritons, faire des mini jardins avec des éléments naturels etc...
      Là, je prenais des initiatives que je ne prenais pas à la maison.
      Je garde de bons souvenirs des colonies de vacances.


  • Perso j’ai fait 2 colonies de vacances dans les années 90, j’ai absolument détesté ça.
    Tu dois faire avec un nouvel environnement, une nouvelle autorité et de nouveaux copains tout ça en même temps ; et c’est super fatiguant je trouve. J’étais tellement heureux de retrouver la pollution de Paris à la fin.
    C’est surtout un bon moyen pour les parents de se débarrasser des gosses un moment.


  • Les colonies de vacances je trouve que c’est un concept idiot, cela sépare les familles, les touts petits qui ne comprennent pas pourquoi on les sépare de leurs ainés et surtout de leurs parents, c’est anxiogène et angoissant plus qu’autre chose, plusieurs amis m’ont racontés que quand le car a démarré, ils croyaient réellement que leurs parents les abandonnaient !

     

    • #1530774

      oui, ça c’est au départ, mais à l’arrivée, c’était plutôt la tristesse de quitter les copains et les souvenirs de vacances.
      c’est pas bon non plus de sur-proteger les gosses, surtout dans nos sociétés à enfant unique. la socialisation en dehors des parents est une chose importante, (c’était aussi le rôle de l’école ou du service militaire).
      Sans compter que la durée des vacances scolaires dépassant celle des congés payés, les gosses pouvaient aussi avoir de vraies vacances quand les parents étaient encore au boulot.
      signé , un ancien des colos, qui en a gardé d’excellents souvenirs ainsi que des classes de neige.


  • #1529943

    Quand on me parle de colonies, je me sens palestinien.


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