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Damien Viguier : "La colonisation des Algériens n’est pas terminée"

Maître Damien Viguier est horripilé par la politique étrangère de son pays et dégoûté par la mascarade politique qui a lieu en France. Pour lui, « la haute administration, que ce soit dans l’armée ou dans la diplomatie française, est bien consciente du caractère complètement aberrant de cette politique ». S’agissant du terrorisme, l’avocat français est convaincu que « le monde du capitalisme anglo-saxon et sioniste n’a aucun problème avec l’obscurantisme ». Quant aux relations entre nos deux pays, « il y a des forces qui cherchent à entretenir les rancœurs et les haines entre les populations algérienne et française », dit-il. Interview.

 

Algeriepatriotique : Vous avez relevé la duplicité du discours officiel français sur le terrorisme et avez même accusé la France officielle d’être complice d’Al-Nosra en Syrie. Pourquoi une démocratie comme la France soutient-elle le terrorisme islamiste ?

Maître Damien Viguier : Je ne sais pas s’il s’agit de duplicité, ce n’est pas le mot que j’emploierais. Il y a, à mon avis, une crasse incompétence. Si ceux qui commandent s’en rendent compte, alors oui, c’est de la duplicité. La haute administration française n’a que l’expérience de ses échecs dans la guerre moderne : Vichy, l’Indochine, l’Algérie, sans compter les multiples escarmouches depuis les années 80. Pourtant, ce sont des officiers français, forts des expériences indochinoise et algérienne, qui ont pu faire progresser la doctrine militaire. Mais les connaissances acquises par Galula ou par Trinquier ont profité aux Américains.

Je n’ai pas exactement accusé la France. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en tant qu’avocat de victimes syriennes des agissements des supposés « rebelles » en Syrie, nous avons en effet accusé Laurent Fabius de divers méfaits. Le Conseil d’Etat a répondu qu’il s’agissait, avec ces méfaits, de la politique étrangère de la France. Cette réponse est déplorable, mais elle a permis au Conseil d’État de se déclarer incompétent pour condamner les fautes personnelles du ministre.

La question de savoir pourquoi la France soutient le terrorisme islamiste est un peu précoce. Il faut commencer par établir qu’en effet, la France soutient ce « terrorisme ». Officiellement, nos chefs d’État et ministres successifs, Juppé, Sarkozy, Hollande, Fabius, Valls, Fillon, Ayrault... continuent de prétendre qu’ils défendent la population syrienne et qu’ils luttent pour la démocratie, les droits de l’Homme et l’état de droit. De leur point de vue, cette cause est juste. La population syrienne veut sa liberté et le « régime syrien », comme ils disent, est contre cette liberté. Par conséquent, rien de ce que ce « régime » peut faire en matière policière ou militaire ne lui sera passé. Le seul fait de ne pas quitter la Syrie condamne, aux yeux des Français, le président Bachar Al-Assad pour crime contre l’humanité, car sa cause n’est pas juste. En revanche, ce vulgaire appareil de propagande permet de justifier tous les agissements possibles de la part de ceux qui luttent contre le « régime ».

Nous savons qu’en réalité, c’est la population syrienne tout entière qui est victime d’une agression internationale, et que la nation syrienne tout entière résiste à la tentative de la faire disparaître. Mais comme les médias dominants en France diffusent leur propagande de manière ininterrompue, et comme la plupart des gens, y compris, et peut-être surtout dans les classes les plus éduquées, avalent sans sourciller les moindres choses dès lors qu’elles sont mises à la sauce des droits de l’Homme, on a la situation infernale que nous connaissons.

 

Vous dites qu’il faut établir d’abord que la France soutient ce terrorisme. Or, le président français lui-même a reconnu la livraison d’armes aux terroristes et Laurent Fabius a soutenu que le Front Al-Nosra, un groupe placé par Washington sur la liste des organisations terroristes, « fait du bon boulot »...

Il y a deux choses. Il s’agit d’abord d’une question de mots, mais dans ces affaires, les mots sont importants. La France reconnaît depuis le début, depuis 2011-2012, qu’elle aide des gens en Syrie, mais elle refuse évidemment de les appeler des terroristes, elle préfère les appeler des rebelles, ce qui veut dire résistants, ou même, au sens du droit de la guerre, combattants. Tout dépend ici du point de vue. C’est une première chose. Il faut donc commencer par démasquer ce double langage, le caractère fourchu de cette langue qui joue sur les termes de résistant et de terroriste. Mais ce n’est pas tout, car, par ailleurs, la France – c’est-à-dire les chefs d’État et membres successifs de son gouvernement, le régime en place en France – nie que les rebelles soient des islamistes ; elle prétend que ce sont des modérés. Sur ce point, il s’agit d’un mensonge. Et c’est un second effort à mener que de démasquer ce mensonge.

Les deux aspects de la question ont éclaté depuis 2015, avec l’affaire Charlie, et cela ne va cesser de s’accentuer, tout simplement parce que le « rebelle modéré » soutenu par la France en Syrie et le « terroriste islamiste » contre lequel elle lutte en France sont une seule et même personne.

 

Existe-t-il des voies légales possibles pour poursuivre les responsables politiques français coupables de soutien aux groupes armés en Syrie ?

Oui, il en existe beaucoup. De bonnes et de moins bonnes. Rêver d’une action devant une juridiction internationale du genre du Tribunal pénal international est une erreur, car ce serait se soumettre précisément à l’ordre mondial qui est coupable de l’agression. Je pense plutôt à des voies de droit commun, devant les juridictions françaises. Mais cela suppose, vous l’imaginez bien, une certaine révolution.

 

La France officielle persiste-t-elle dans cette politique contraire aux principes démocratiques qu’elle affirme défendre ou est-elle en train de l’abandonner, selon vous ?

Aujourd’hui, en mars 2017, rien ne laisse paraître un quelconque changement. De toute manière, hormis peut-être les épisodes de rébellion gaulliste, la France a perdu sa souveraineté en 1944, voire même en 1940, par conséquent, sauf bouleversement international – par exemple un effondrement des tuteurs historiques de la France, les États-Unis d’Amérique et leurs fidèles alliés –, ou national – une révolution –, il n’y a rien à attendre de la politique française.

Je ne dis pas cela à la légère. La haute administration, que ce soit dans l’armée ou dans la diplomatie française, est bien consciente du caractère complètement aberrant de cette politique.

 

Comment expliquez-vous cette incohérence de la politique étrangère française, qui soutient les régimes monarchiques moyenâgeux du Golfe et déstabilise un État comme la Syrie où les différentes communautés vivent en harmonie ?

C’est exact, le paradoxe est frappant. C’est d’ailleurs la question qui revient continuellement dans la bouche des Syriens : pourquoi entre nous, qui avions de l’admiration pour le modèle français, et eux, qui représentent l’antipode de la civilisation, est-ce eux que vous avez choisis ? Ma réponse est que l’incohérence de cette politique éclate en France, mais elle ne vient pas de la France, elle est commandée par d’autres puissances, évidemment. Le monde du capitalisme anglo-saxon et sioniste n’a aucun problème avec l’obscurantisme, certains disent même que la réforme wahhabite est une occidentalisation de l’islam.

 

L’opinion publique française acquise à la propagande des médias mainstream qui ne cessent de falsifier la réalité sur la guerre en Syrie est-elle autant réceptive qu’au début à la manipulation ?

Oui. Le Français est naïf, moins que l’Allemand, mais quand même. Ou alors il se moque des actualités et ne fait pas de politique. Ceci étant, les médias mainstream sont inquiets. La dernière arme de la propagande officielle consiste à traiter de « complotistes » ou de « conspirationnistes » tous ceux qui tenteraient de remettre en cause la véracité de ce que racontent les journalistes. Et du complotisme à l’antisémitisme, il n’y a qu’un pas. Nous, en France, vivons sous une sorte de cloche de verre. Peut-être est-ce un signe d’espoir. Les puissances étrangères qui dominent indirectement en France ne se donneraient pas tant de peine s’il n’y avait pas un réel danger pour elles à ce que les Français soient informés.

 

Quand vous abordez la lutte contre le terrorisme, vous prenez toujours l’Algérie comme exemple. Qu’est-ce qui vous a frappé le plus pendant cette période tragique dans la vie des Algériens ?

Sur la lutte contre le « terrorisme », je raconte toujours la même anecdote qui m’avait frappé. Durant les années noires, les années 90 du « terrorisme » islamiste, lorsqu’une voiture piégée explosait, les premiers à arriver sur place, avant même les secours quasiment, dans l’ordre, c’était le véhicule qui dégageait la carcasse encore fumante et la voiture-balais pour nettoyer la chaussée de toutes les traces. Et on n’en parlait pas. En trente minutes, tout était réglé.

C’est un exemple. Je demande toujours aux gens s’ils ont une idée du prix de la minute de télévision, et ce que coûte le fait, comme pour l’affaire Charlie Hebdo, d’avoir monopolisé, des jours et des jours durant, toute la presse française, toutes les chaînes de télé, les radios, dans un gigantesque carnaval qui a traumatisé la population. Qui est le terroriste dans cette affaire ? À 95% un attentat est composé de la communication qui l’entoure.

 

La question de la colonisation est de nouveau à l’ordre du jour depuis la déclaration d’Emmanuel Macron à Alger qui l’a qualifiée de « crime contre l’humanité ». Quelle est la responsabilité juridique de la France coloniale dans ses atteintes aux droits humains ?

Emmanuel Macron n’est pas juriste. C’est l’évidence même. Il aurait pu parler de crime contre l’humanité au sujet de la guerre d’Algérie – les « évènements » d’Algérie, du point de vue français puisqu’il y avait alors une situation de guerre civile. Dans le contexte du nouvel ordre mondial, en cas de guerre civile, il y a toujours un camp dont la cause est juste, et un autre dont la cause est injuste. Dans le cadre de la décolonisation, vous autres Algériens étiez du bon côté. Par conséquent, tout, absolument tout ce que les fedayin pouvaient faire était légitime. Je n’entre pas dans le détail. Mais, au contraire, rien, absolument rien de ce que la police et l’armée française pouvaient faire n’était légitime. Le moindre contrôle d’identité entrait alors sous la qualification de persécution pour des motifs raciaux, religieux ou politiques : c’est la définition du crime contre l’humanité retenue à Nuremberg.

Du point de vue français, vous comprendrez bien que l’on puisse parler de « lutte contre le terrorisme ». Car les faits sont les mêmes ; tout dépend du jugement que l’on porte sur la cause. D’ailleurs, dans le cas de l’occupation israélienne, on est dans le schéma inverse. La bonne conscience humaniste internationale a fini par admettre que la cause d’Israël était juste, et celle des populations palestiniennes injuste. Dès lors, il devient possible de parler de terrorisme pour les actes commis par les combattants palestiniens, tandis qu’au nom de la lutte contre le terrorisme, Israël peut absolument tout se permettre.

Le drame, dans ce système du nouvel ordre mondial, c’est que la population est prise en tenaille. L’ancien ordre, l’ordre traditionnel de la société interétatique, reposait au contraire sur le respect des populations civiles, que l’on tenait à l’écart de la guerre comme de la politique. Cela ne permettait pas d’éviter les crises et les guerres civiles, mais celles-ci étaient marginalisées et neutralisées au plus vite, tandis qu’aujourd’hui, c’est l’inverse : ce sont les guerres conventionnelles que l’on interdit et les guerres civiles que l’on promeut et entretient. Il y a eu un recentrement du droit international, de la guerre conventionnelle sur la guerre civile.

Il y a très certainement, au plan mondial, des forces qui cherchent à entretenir les rancœurs et les haines entre les populations algérienne et française. La guerre civile entre Algériens et Français peut durer ainsi éternellement. Quant à la colonisation, peut-être croyez-vous, en Algérie, qu’elle est terminée, alors que ce n’est pas le cas. Elle continue en métropole où ont été déportés des millions des vôtres. Ils sont entassés dans ce que l’on appelle des « cages à lapin », dans les banlieues des grandes villes bourgeoises (Lille, Paris, Marseille, Lyon, Grenoble, Metz, etc.). Ils fournissent depuis les années 30 une main d’œuvre corvéable et plus serviable que le prolétaire autochtone. Il faudrait parler de la drogue aussi, et de la délinquance. Nos prisons sont pleines à craquer de jeunes Maghrébins. Ils forment l’écrasante – c’est le cas de le dire – majorité de nos internés. De la déportation, des camps, du travail... Oui, si vous voulez. Crime contre l’humanité.

 

Vous ne répondez toujours pas sur la responsabilité juridique de la France dans ses crimes commis en Algérie pendant la colonisation...

Les crimes commis par les Français en Algérie… J’estime, pour demeurer fidèle à un ordre international qui n’est plus, que ce serait aux Français de les punir. Et, selon moi, il ne pourra s’agir que de crimes de droit commun. Ni le crime de guerre ni moins encore le crime contre l’humanité ne seront des catégories pertinentes. La première parce qu’elle n’a pas lieu d’être dans un cadre policier, la seconde parce qu’elle n’a pas lieu d’être tout court. Pour le moment, les gouvernements et les populations sont pris dans le tourbillon d’un prétendu ordre mondial qui repose sur l’entretien du chaos, au nom précisément du crime contre l’humanité. Mais si un jour, qui n’est peut-être pas si lointain, le droit et la justice sont restaurés, pourront régner aussi à nouveau les principes de réparation, de compassion et de miséricorde.

Depuis Homère, en particulier, on dit que c’est le pardon et l’oubli qui permettent de retrouver la paix. Il est certain que cela suppose une configuration internationale différente de celle qui a été celle de l’époque du colonialisme et de l’impérialisme français. La France était encore l’une des grandes puissances européennes qui se partageaient le monde. Mais, dans un contexte multipolaire, si les Algériens veulent présenter leurs doléances, je n’y vois pas d’inconvénient juridique de principe. Il sera évident tout de même qu’il faudra aussi que les Algériens entendent les doléances contraires. Car il y en a.

Vous voyez que ce n’est pas simple. La question est : qui, depuis le début de la colonisation, profite de cet affrontement ? Quoi qu’il en soit, la réconciliation entre la France et l’Algérie, entre les Français et les Algériens, est d’actualité.

 

La France vit une situation inédite depuis l’avènement de la Ve République. Deux candidats à la présidentielle mis en examen, des partis éclatés, des jeunes loups qui veulent chambarder le paysage politique... Comment analysez-vous la situation politique française actuelle ?

Il s’agit d’un spectacle, à l’évidence. Et le scénario vise à ridiculiser encore un peu plus la France. Vous noterez que les politiciens, en France, ne sont jamais mis en examen que pour des affaires relativement mineures. C’est déplorable. Bon nombre croient encore dans un sursaut national en France. Tout n’est peut-être pas perdu et peut-être que les nationalistes algériens pourraient contribuer à hâter un changement, en tendant la main aux nationalistes français qui ont grandement besoin d’aide actuellement.

 

Comment les Algériens pourraient-ils jouer un rôle dans un problème franco-français ?

Je vais reformuler mon propos. Je vous donne un exemple. En France, les politiciens de gauche, les socialistes, draguent les immigrés algériens et les descendants d’immigrés d’algériens. Ils font tout pour les dresser contre les Français de souche, accusés au passage d’avoir occupé l’Algérie. Pourtant, ces mêmes politiciens sont les héritiers directs des hommes qui, au XIXe siècle, ont orchestré la politique coloniale en Algérie, puis qui en ont si mal géré la fin. Les nationalistes français ont toujours compris le nationalisme algérien et, réciproquement d’ailleurs, un nationaliste algérien comprend toujours très bien les nationalistes français. Depuis l’étranger, on s’étonne toujours beaucoup de l’inertie de la population française.

Mais il faut savoir que la moindre opinion jugée politiquement divergente vous expose à l’ostracisme. Et si elle est exprimée publiquement, elle peut vous valoir des poursuites. Les magistrats eux-mêmes, dans ce domaine, vivent sous la pression des médias, de leur administration et des associations de défense des intérêts collectifs. C’est ainsi que l’on condamne lourdement, aujourd’hui, des humoristes, des artistes, des historiens, des journalistes ou des intellectuels. Par conséquent, les vrais hommes politiques français, ceux qui ont, pour ainsi parler, la patrie au cœur, sont opprimés bien plus sévèrement que les marionnettes de la vie politicienne. Peut-être que les nationalistes algériens pourraient d’ailleurs contribuer à hâter un changement, en tendant la main aux nationalistes français qui ont grandement besoin d’aide actuellement.

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi et M. Aït Amara

Retrouvez Damien Viguier chez Kontre Kulture :

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23 Commentaires

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  • Algérien vivant en France je n’ai jamais voté et pourtant je suis politisé, diplômé et bien intégré. Mon épouse intégrée et diplômée ne vote pas non plus.
    Aucun de mes frères et soeurs ne votent. Mes amis à 99% maghrébins et 80% algériens qui pour certains votaient à une époque ne votent pas non plus...
    Les algériens et maghrébins ne votent pas Ps ou Mélanchia..e... ils ne votent simplement pas c’est ça la réalité.

     

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    • #1678755

      Çà veut dire quoi "Algérien vivant en France" ? Si t’es algérien c’est normal que tu votes pas puisque ton coeur est pour un autre pays.

      Maintenant si tu veux dire que tu es français, eh bien t’es toujours pas obligé de voter, mais vu l’urgence de la situation, on (nous les français vivant en France) ferions mieux de voter.

      Pour moi non plus la république n’est pas la panacée, mais la situation nous l’impose, et aussi parce que je n’ai pas dans ma tête l’option de rejoindre un autre pays (mais avec lequel je n’aurai aucun lien).
      Non, je n’ai qu’un pays (dans mon coeur et mon esprit) et c’est le mien alors je me sens à 100% concerné par ces élections, et j’irai voter (FN) si çà peut améliorer notre avenir !

       
    • A regéneration : C’est quoi ce délire , faire semblant de mal comprendre un commentaire pour en détourner son contenu .
      Il vient de dire que contrairement ce que l’on pense , une bonne partie des francais D’ORIGINE maghrébines ne votent pas par dégout que quelque soit le résultat (droite gauche centre coté diagonale ) c’est la meme politique désastreuse !!

      Alors tes réflexions personelles sur les intentions d’une personne qui a juste dit qu’elle était Algérienne vivant en France , tu te les gardes ( vu que je suis considéré comme le nouveau colonisateur , je te tutoie )

      En espérant que ta Marine sera enfin élue comme ca , on entendra plus cette argument de "elle a jamais été au pouvoir" et avoir du plaisir a ressentir le double effet kisscool :
      Effet 1 : La tete des médias qui tomberont de haut le jour de l’élection
      Effet 2 : Votre tete a ceux qui tomberont de haut dès qu’ils verront que marine suivra les ordres de la meme oligarchie , et que les immigrés resterons en France dans tous les cas .
      Et la tu comprendras que l’on ne vote pas , pas parce que on peux rejoindre son pays d’origine contrairement a toi ( cette histoire de double nationalité qui irrite... On dirait presque de la jalousie haha ) mais parce que on ne peut plus croire a ces mensonges .

       
    • #1678870

      Pantsir, si tu n’as pas la nationalité française, c’est normal que tu ne votes pas puisque c’est interdit. Mais si, comme je crois le lire entre les lignes, tu es Français, alors je t’invite à te sentir plus concerné par l’avenir de ton pays, la France, et de participer au sursaut national pour nous sortir du bourbier européiste qui nous plombe tous. Pour cela, il n’y a qu’un seul vote utile possible : celui de Marine Le Pen.

       
    • @Santoryu

      Votre diatribe se résume hélas par : "à quoi bon ?" Qui est une des devises du nihilisme. Nihilisme => poubelle. Vous venez de confirmer pourquoi il est temps de rectifier le tir.
      L’heure est trop grave pour être "tiède". "Aussi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche" Apocalypse 3:16.
      Tu es soit pour soit contre la France. Choisis ton camps camarade.

       
    • @LePen Vite : crois moi cher ami, je n’ai rien contre les votants du FN. J’ai même toujours été fasciné par le verbe de Jean Marie ... mais :
      1 Marine n’est pas Jean Marie ou Poutine et je n’adhère pas à son discours centré sur l’islam là où celui du papa était plus centré sur la France et les Français d’abord.
      2 Selon moi et j’ai de bonnes raisons d’y croire, Marine est bien plus soumise au système que le père
      3 corollaire de tout cela elle ne changera pas grand chose à la situation car ayant donné trop de gages et pire que cela les mosquées où je prie le vendredi risque de fermer alors même que le discours tenu y est responsable.
      Enfin je me tiens à équidistance de tous les bords politique. Tu noteras que je ne vote pas pour "Bilal Hamon", je ne vote pas, je ne crois pas au politique, je prends ma vie et celle de la famille en main avec ma femme.

       
    • #1679097

      @Pantsir



      je prends ma vie et celle de la famille en main avec ma femme.




      C’est tout à ton honneur, mais il serait peut-être utile de voir que ta famille n’est pas une cellule isolée de l’organisme France, et que quand la France souffre (chômage, austérité, ensauvagement de la société, destruction de nos paysages et de notre agriculture, désindustrialisation, racket fiscal, etc.), ta famille en souffres aussi, plus ou moins directement.

      Est-ce que tu ne crois pas que tu envisagerais l’avenir de manière plus sereine si la France redevenait la France, renouait avec la croissance et l’emploi et offrait des perspectives meilleures à tous ?

       
    • @LePen Vite : si mais comme je le disais Marine n’a ni le courage et la tolérance de Poutine, ni les leviers surpuissant de la Nation US qu’a Trump.

       
  • Il est urgent de réconcilier les deux rives nationaux et votez en masse pour le FN. Algériens, ou Maghrébins vite avant qu’il ne soit trop tard.

    Franco-Algérien et fier de défendre l’intérêt des Français patriotes et, pour un Etat souverain en dehors du dictat européen étatsunien sioniste.

     

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  • Je suis algérien, vivant en Algérie mais je suit beaucoup l’actualité française sur ER, panamza,...

    Je trouve complètement absurde de demander des comptes à la France plus de 50 ans après l’indépendance.

    Mr Viguier a tout a fait raison d’exclure de traiter la colonisation par le droit international et remettre cette question épineuse entre les mains du NWO, qui se fera un plaisir de créer un désordre absolu entre nos 2 nations.

    Le peuple algérien a complètement rangé ses rancoeurs et considère la France comme un pays parmis tant d’ autres.

    Ce sont nos dirigeants ( 1000 fois plus corrompus que les vôtres, l’affaire Fillon c’est du pipi d’chat comparée à Chakib Khalil et ses 8 milliards de $ detournés ) qui entretiennent cette situation absurde pour garder un semblant de nationalisme devant un peuple qui les a complètement déserté.
    Vos élites aussi foutent le bazar en parlant de repentance pour gagner le vote des banlieusards ( que nous voyons débarquer chez nous en été pour fouttre la merde et fair chier les vacanciers ).

    Parler de colonisation, aujourd’hui, est tout à fait juste, les officiers supérieurs algériens ( cad le vrais pouvoir ) sont tous des agents ou d’anciens agents de la DGSE française, nos ministres et députés passent leurs week-ends à Paris ( par contre ils passent leurs temps a cracher sur la France).

    Nos relations devraient être bâtis sur les intérêt inhérents aux 2 peuples, mais tant que la France sera gouverné par des sous hommes comme Sarko ou Flamby et que nous somme gouvernés par des sous merdes corrempus, il en résultera les demandes de repentance, les condamnation pour crime de guerre et ce genre d’inepties. MERDE COMMEM !!!!!

     

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  • La résolution d’un problème passe obligatoirement par l’identification des causes, sans ça, il est impossible de le régler.
    La Capitalisme est la cause, bien avant les sionistes, de l’éclatement de la France.
    Toutes la dégenerescence moderne est liée à la sacralisation du système capitaliste : individualisme, concurrence entre le peuple, sous-culture moderne, laideur architecturale, vestimentaire, développement économique au détriment de la cohésion sociale etc...

    Il ne fait aucun doute que la majorité des français (encore plus pour les femmes) favoriseraient leur niveau de vie et leur pouvoir d’achat à toute politique authentiquement nationale qui leur demanderait des sacrifices matériels.

     

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  • la colonisation française de l’Algérie continue effectivement,

    mais pas à cause de la France, mais à cause d’une partie des Algériens eux-mêmes,

    il y a en Algérie un puissant lobby culturel, politique et médiatique francophone et francophile qui tient à maintenir des liens forts avec la France, à maintenir la langue française partout (enseignement, médias, administrations, entreprises ...), une émigration de travailleurs et d’étudiants tournée quasi-exclusivement vers la France, qui promeut une laïcité à la française, qui est souvent anti-islam, anti-marocain, anti-arabe en général (au nom d’un nationalisme assez absurde)...

    et paradoxalement c’est ce même lobby francophile (auquel appartient d’ailleurs ce journal Algérie Patriotique) qui fait des demandes de repentance à la France, qui parle de la colonisation, etc.. comme une ex-femme ou un ex-mari qui ne supporte pas une rupture et qui passe son temps à faire des reproches à son ex-partenaire tout en ne voulant pas le lâcher.

    Bouteflika par exemple représente tout le paradoxe des francophiles algériens, il adore s’exprimer en français, se vante de bien parler français, raffole de faire des interviews chez des journalistes français, se fait soigner en France, etc .. tout en affichant un nationalisme de façade vide de substance.

    les Algériens non-francisés au contraire ne parlent que rarement de la colonisation, ne sont pas obsédés par la France, et voient le reste du monde, ceux-là voient la France comme un pays européen parmi les autres, pas différent de l’Allemagne, l’Espagne, etc.

    ils n’ont pas d’hostilité particulière envers la France, pas plus qu’envers un autre pays européen, et sont avant tout conservateurs, enracinés dans leur culture maghrébine et algérienne, et généralement préfèrent apprendre l’anglais comme première langue étrangère pour s’ouvrir mieux sur le monde.

    ceux qui parlent de colonisation algérienne de la France je leur dis que cette émigration algérienne vers la France continuera tant qu’il y aura des politiques francophones et francisantes en Algérie, qui idéalisent la France (tout en lui reprochant ses crimes), qui forment des gens en français, les incitent à regarder TF1 et M6 en Algérie, et les poussent naturellement à émigrer en France s’ils veulent se réaliser dans la vie.

    la décolonisation a laissé place à une élite francisée qui a continué cette relation entre les deux pays au lieu d’un divorce propre qui permet à chacun de se reconstruire de son coté.

     

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    • #1678981

      la colonisation française de l’Algérie continue effectivement,mais pas à cause de la France, mais à cause d’une partie des Algériens eux-mêmes.




      C’est parfaitement bien observé. C’est d’ailleurs valable pour toutes les anciennes colonies françaises d’Afrique.

       
    • #1679062

      « conservateurs, enracinés dans leur culture maghrébine et algérienne, et généralement préfèrent apprendre l’anglais comme première langue étrangère pour s’ouvrir mieux sur le monde. »

      Merci à vous Youssef de nous rappeler que le français n’est qu’une langue de ploucs et que « s’ouvrir au monde » (on dirait du Macron) ne saurait se faire qu’en anglais. Décidément, aucune humiliation ne nous sera épargnée. Désormais, même les liens privilégiés avec la France sont niés, radicalement (la France n’est qu’un pays parmi d’autres), nonobstant que tant de choses en Algérie rappellent l’ancienne présence française. Voilà donc le nouveau précepte : tourner le dos à la France et se jeter dans les bras des Américains, ce dont l’apprentissage de l’anglais sera l’instrument. En effet, comment croire que l’anglais permettrait d’accéder à autre chose qu’au monde anglophone ? Laissez-vous donc submerger de yéyé anglo-saxon, de cinéma hollywoodien, de polars industriels américains, et vous verrez ce qu’il restera bientôt de votre « culture maghrébine et algérienne ». Mais il est vrai que la bourgeoisie française elle aussi ne rêve que de parler anglais.

       
    • youcef et lepenvite, je suis pas entierement d accord. la france est responsable a part entiere, en laissant faire, en essayant de s expliquer ...et c’est d ailleurs ce que fait maitre viguier par pure politesse francaise...
      si il y avait eu des la premiere tentative d’extorsion compassionnelle une fin de non recevoir ferme, on n en serait pas la. c est aux francais d envoyer bouler...fermement et systematiquement...

      le respect ne se quemande pas et ne s’herite pas, il s impose

      cest valable pour les deux pays, l algerie et la france

       
    • @Nichtsdestoweniger,

      quand je parle de l’apprentissage de l’anglais j’en parle de la même façon que son apprentissage par les Russes, les Japonais, les Iraniens, les Brésiliens, les Chinois, les Allemands, les Français, etc .. c’est à dire simplement comme une deuxième langue après la langue nationale, et un moyen de communication avec le reste du monde, simplement car il est compris par un bien plus grand nombre de terriens que le français, il n’y a aucune offense à ressentir, il faut s’adapter au monde pour évoluer en son sein, et pouvoir communiquer avec le maximum de ses habitants, sans se renier bien sûr.

      de plus, si vous êtes un patriote français hostile à une immigration massive de Maghrébins et d’Africains vers la France, vous devez admettre que leur francisation dans leur pays joue un rôle facilitateur et encourageant pour leur émigration vers la France, car la France n’est plus pour eux un pays étranger, mais un pays qu’ils connaissent déjà parfaitement, dont ils connaissent la langue, les villes, les habitants, et donc vers lequel ils ont beaucoup moins d’hésitation à partir. (on peut dire la même chose pour l’émigration indienne au Royaume Uni et l’émigration Sud-Américaine en Espagne).

      @zuleya, je suis d’accord que monsieur Viguier aurait-du poser une fin de non-recevoir nette sur la question de la colonisation, et refuser tout simplement d’y répondre, l’évacuation de cette question de la scène politique ne peut que faire du bien aux relations entre les deux pays, et aux Algériens eux-mêmes, qui pourront alors mieux regarder vers l’avenir.

       
    • Bonjour Monsieur Viguier,

      je regarde régulèrement vos vidéos et je trouve très pertinentes. Je ne suis cependant pas d’accord avec vous pour dire que l’Algérie continue à être française du fait qu’une infime minorité de la classe dirigeante est dans le mimétisme du colon. Je suis française depuis 2006, mais je vais régulièrement en Algérie et comme vous l’avez indiqué, la majorité du peuple ne parle ni français ni de la France, parcequ’il ne s’y interessent guère. J’ai lu ce que Monsieur Lugan à écris à monsieur Macron sur ce qu’il a dit de la colooonisation et je ne suis pas très contente de lire les critiques virrulentes sur notre pays et ses dirigeants. Il y a certes des problèmes partout et je ne pense pas que le nationalisme est une mauvaise chose par les temps qui courent. Les Algériens ont bien le droit d’êtres de fervents nationalistes qui défendent leur Pays contre "Les prédateurs "mondialistes qui veulent bien voir l’Algérie tomber comme la Syrie, l’Irak ou la libye. Ceux qui dirigent l’Algérie savent ce qu’ils font. Mais pourquoi Monsieur Viguier vous refuser cette francophonie que vous-même français defendez partout ? Je ne comprend pas, j’ai une culture française parfaite et c’est des français qui me l’ont inculquée mais je suis très fière de cela ...En tant que français , monsieur Viguier vous devriez être fier que des Algériens parlent encore le français après 50 années d’Indépendance ...ou bien ?

       
    • @zuleya
      "le respect ne se quemande pas et ne s’herite pas, il s impose"
      Vous confondez crainte et respect
      Le respect se gagne, il ne s’impose aucunement, sinon c’est de la crainte
      Le plus souvent, confondre crainte et respect se termine par une trahison

       
    • Non je confond pas. Il y a d’ailleurs tout simplement l expression française " imposer le respect"...l’étude de la langue française , que ce soit l’étymologie des mots ou les expressions courantes, voire même les dictons, est sous utilisée. ..notamment dans le bain de la boboitude actuelle...

      Par opposotion, dans les rois maudits, Phillippe le bel est décrit comme un roi "très craint et respecté"...ce qui montre que ces notions sont a priori distinctes...

      Maintenant la façon dont s’impose le respect peut se faire "par la force", mais ce n’est justement pas necessaire. Cela peut être par un comportement exemplaire, par la bravoure, par le savoir ou la sagesse...

      Par contre le respect n’est jamais un privilège de naissance et n’est jamais obtenu par la faiblesse et la soumission.

       
    • @zuleya
      La colonisation française ne s’exprime pas à travers la langue , la culture ou même la religion. Je parle parfaitement français, ma petite bibliothèque est composée à 80% de livres en français et j’écoute de la musique française
      mais ça ne m’empêche pas d’être un fervent nationaliste, admirateur de la révolution algérienne menée par les vrais moudjahidins ( labri ben mhidi...et pas boutef),
      de vivre ma religion, d’appliquer ses valeurs et de contribuer à mon niveau au développement de mon pays.
      Mr Viguier parle de colonisation concrète c.a.d de collaboration directe de nos officiers supérieurs et de nos officiels avec les services secrets français.
      Ce n’est un secret pour personne ici en Algérie que de hauts dignitaires qui se disent révolutionnaires ont collaboré de façon honteuse ( et continuent de le faire) avec l’armée française pendant la guerre de libération,

      l’ancien chef de la sécurité militaire ( imminence grise aujourd’hui ) était, ainsi que toute sa famille, un grand collabo sur la région de Batna,
      Il se dit que Carlos a été trahi par un général qui aurait remonté l’information du Soudan aux français ( ce général est toujours en fonction ) alors que l’Algérie avait d’excellentes relations avec Carlos.
      et j’en passe et des meilleurs....
      Sachant que c’est l’armée qui dirige notre pays, la situation s’apparente nettement à une colonisation concrète et pas à de la francisation ou autre chose.
      Pour l’empire, l’Algérie ne mérite pas d’être directement dirigé et investie, donc elle délègue ce boulot à la France, qui est elle même complètement soumise à l’empire.

       
    • Zaza je ne dais pas à quel message tu fais allusion. Pour la langue francaise je repondais a reymans a propos de l expression "imposer le respect". Les lettrés algériens, et plus généralement africains, ont une maîtrise admirable du français et c’est pour le coup une chance pour la culture française.

      Si je faisais une critique cétait celle des bobos, c’est à dire des citadins bourgeois français, qui piquent une crise si on a le malheur de sortir un dicton franchouillard, mais qui eux ne peuvent pas s empêcher de faire 10 citations insipides de philosophes du systeme dans chacune de leur phrase ( et cette critique ne s adressait pas non plus à reymans que je ne connais pas et qui pourrait lui même très bien être un algerien parfaitement bilingue voire trilingue)

      Je trouve très sain que les algériens soient patriotes, et absolument normal qu il voient leur indépendance comme une grande chose. mais il n’y a pas de vérité absolue et donc les francais doivent avoir une vision positive de leur histoire, y compris de la colonisation.il y a des points ou la "réconciliation" doit passer par l’admission que les routes se sont séparées et que l’on ne peut pas partager tous une seule et unique vérité universelle. Chacun a ses héros à honorer.