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Désaccords sur l’art contemporain – Émission de radio Fréquence Orages d’acier

Présenté par François Meslier et Monsieur K., ce 29ème numéro de Fréquence Orages d’acier avait pour thème : « Désaccords sur l’art contemporain ».

 

Invités : Xavier Javel, Julien d’Oda et Hector Burnouf

 

Au sommaire :

- Présentation de l’émission
- Définition de l’art contemporain
- Définitions en creux
- Débats sur le sens de l’art contemporain, son devenir, son avenir, ses critiques
- Le renouvellement des formes ?

 

Musique : Sans moi de Philippe Muray

 

 

 

Revoir l’émission StarMag sur l’art contemporain du 29 janvier 2009, avec Alain Soral :

 

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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86 Commentaires

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  • Tiens, j’étais justement en train de m’interroger sur la fonction de l’art, et des "musées des Beaux-Arts", à propos de cette exposition :
    http://www.chambery-tourisme.com/no...


  • #1462385

    Pseudo-artistes écouillés, ils n’ont pas d’ancêtres, pas de descendance.

    Éventuellement, les fluctuations du Marché.


  • Je me suis vue traitée de FASCISTE par un prof d’art hystérique, pour le simple fait d’avoir exprimé, respectueusement, que lorsque je peins, je n’aime pas être trop analytique, j’aime peindre avec les sentiments. S’en est suivi une tirade grandiloquente d’une heure, extrêmement agressive et rabaissante, pour finir avec cette accusation aberrante.
    Il y a une réelle idéologie dans l’art aujourd’hui. L’idéologie de la déconstruction, exactement comme dans le sketch des Inconnus. Ce sketch n’est absolument pas exagéré. “Peindre en ne pas peignant, la couleur sans la couleur”, “destructurateur d’intemporalité”... hahaha !
    Des artistes j’en ai vu. Dans la majorité, j’ai rencontré des gens imbus de leur personne, qui affichent toujours des idées de gauche très bruyamment, mais qui ont ancrés en eux un profond mépris du peuple, celui qui se lève tôt pour aller gagner son salaire, qu’il considère comme étant une sorte d’animal non-pensant. Pour eux, le peuple est bête, il ne comprend rien et il faut tout lui apprendre.
    Je remarquais une nette différence entre les artistes à partir de la génération 68 et les plus anciens.

    Je rejoins ce que dit Jacob Cohen dans la dernière conférence postée.
    Les artistes ne sont PAS en avance sur leur société, comme ils aiment à le dire pompeusement.
    Les artistes ne font que véhiculer l’idéologie du moment, tout en jouant les penseurs libres.

    Un véritable artiste pour moi est comme un véritable journaliste. Il rencontrera des problèmes réels dans sa vie professionnelle.
    Un exemple : si l’on regarde le travail d’un peintre tel que ODD NERDRUM, qui ne produit que moins de 10 toiles par an (tant il les travaille réellement), et qui a rencontré l’hostilité des institutions organisées de son pays, jusqu’à subir un réel acharnement, on peut en déduire pas mal de choses.
    Dégouté du monde de l’art d’aujourd’hui, il refuse l’appellation d’artiste, et se dit “peintre kitsch”.

     

    • L’art ne peut pas non plus se réduire à une question de "sentiments", sinon tout deviendrait de l’art : la collection de bagues de cigares de mon oncle Albert serait de l’art, les ateliers de papiers découpés pour gens du troisième âge serait de l’art, la confection de bouquets de fleurs serait de l’art etc.

      De la même manière, la seule maîtrise technique (on reproche souvent aux artistes contemporains de ne pas savoir dessiner, ou en tous les cas de ne jamais en faire la démonstration) ne suffit pas à produire une oeuvre d’art.


    • @ LG : je pense quand même qu’il faille être touché : rester froid et sans sentiments devant une oeuvre d’art qui ne compte que sur son commentaire pédant sur-analytique c’est passer à coté du but principal de l’art : on est touché par une musique (pas seulement intéressé sinon on est qu’un cerveau, esprit pur sans être relié au coeur) on est touché par un bon film, une belle peinture ou un bon livre. L’art est sensitif, dans la façon dont c’est fait et il est certain par l’objectif que cela doit produire dans notre âme.


    • @LG
      Vous dites ce que n’est pas l’art pour vous ; mais de quelle façon, subjectivement ou objectivement parlant, le définissez vous, si tant est qu’il se définisse ?


    • @ LG
      sinon tout deviendrait de l’art : la confection de bouquets de fleurs serait de l’art etc.

      OUI !

      Jamais entendu parler d’art floral ?


    • "Fasciste" c’est le mot qui a remplacé "hérétique", tous ces fanatiques intégristes de l’argent baignent dans l’idéologie gauchiste marchande.


    • @ Simone Choule

      Faites attention à votre pseudo, Simone, on pourrait sur ce site y voir une connotation pédophilique et transgenre, eu égard à « celui » qui la rendu célèbre… Je plaisante, le film était excellent :-)

      Un sentiment, ça se mesure comment ? Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’un artiste contemporain fait l’impasse sur ses « sentiments » lorsqu’il travaille ? Qu’est-ce qui vous autorise à penser qu’un artiste contemporain n’est pas « touché » par ce qu’il fait ? Ce serait d’ailleurs parfaitement impossible.

      L’art véritable est par définition un travail qui tend vers l’universel, il est donc tout à fait normal qu’un artiste digne de ce nom tente de dépasser les limites de sa propre subjectivité, dans la mesure où il part à la recherche d’archétypes qui dépasse par définition ses « goûts » personnels, sinon on peint pour soi. L’art ne sert pas à étaler son « moi » sur la place publique en espérant trouver une audience qui se sente subjectivement concernée. La peinture, c’est un langage qui met en relation des formes et des couleurs dont l’harmonie doit parler d’elle-même, sans renvoi à autre chose qu’à elle-même, la personnalité de l’artiste devant passer au second plan, voire même s’effacer totalement.

      Que « je » trouve telle œuvre « émouvante », « touchante », « parlante », « consolante » ou que sais-je, tant mieux pour moi et pourquoi pas, mais cela n’a rien avoir avec la qualité et la valeur artistiques d’une œuvre d’art.

      On pourrait dire exactement la même chose de la sculpture ou de la poésie.


    • Oui, je suis content que vous attiriez l’attention sur le magnifique travail d’Odd Nerdrum, le grand peintre norwégien contemporain (ce dernier mot pris au sens le plus ordinaire, et non pas au sens de ’avant-gardiste’). Je crois que finalement, ne pouvant plus supporter le harcèlement dont il était l’objet en son pays, il s’est établi en France.

      Je voudrais profiter de l’occasion pour mentionner deux autres peintres admirables contemporains : l’Espagnol Antonio Lopez Garcia et l’Anglais Rackstraw Downes (travaillant principalement aux Etats-Unis).

      Lopez oeuvre parfois jusqu’à plusieurs années sur une même toile. Il n’a jamais dévié de sa trajectoire, depuis l’adolescence. C’est un artiste de la longue durée et d’une probité rare (rien de mondain chez lui ; c’est l’atelier ou le plein air, quasiment tous les jours de la semaine). C’est aussi un dessinateur extrêmement talentueux.

      Ceux qui aiment la grande et noble peinture figurative (ou réaliste), je ne peux que leur conseiller d’aller sur Google pour voir les réalisations de ces artistes.

      L’art "contemporain", je m’en branle : c’est une imposture, une fraude, une arnaque de plus de notre époque de merde.


    • Odd Nerdrum, c’est l’exemple même de la non-peinture stigmatisée par Duchamp : la reproduction conventionnelle et strictement académique d’un « style » du passé, pour le seul plaisir d’avoir « du style » ; la performance technique (ces gens sont en général de très bon techniciens) servant à masquer l’absence de recherche picturale.

      P.S : son œuvre « Twilight » mérite le détour…


    • @ Fulcanelli

      Oui, Odd Nerdrum, son travail est magnifique comme vous dites.

      Merci pour vos suggestions !
      J’avais vu une fois la photo d’une toile de Garcia représentant un lavabo, j’étais stupéfaite de la beauté (j’ose employer ce mot honni) qui s’en dégageait.
      Je ne me souvenais plus de son nom, grâce à vous j’ai pu le retrouver et en apprendre plus sur lui.

      Le mot beauté peut avoir plein de sens. Il semble tant déranger.
      On peut voir de la beauté dans le quotidien le plus ordinaire, on peut le sublimer. C’est ce que j’adore chez certains peintres.


    • @ LG

      Je vous ai écris un commentaire qui n’est pas passé.
      Vous donnez les définitions, et les autorisations de penser de telle ou telle manière.
      Vous êtes l’expert.
      L’art comme outil pour se dire que l’on fait partie de l’élite intellectuelle, c’est tellement triste.
      L’intellect froid, l’art sans âme, je vous les laisse.

      Je ne suis pas très étonnée que vous ne puissiez être touché par le travail d’Odd Nerdrum.
      Mais vous savez, les gens vivent, ressentent et pensent malgré vous.


    • A Oreiller d’Herbe,

      Heureux de vous avoir fait redécouvrir Antonio Lopez Garcia. Si cela vous intéresse, plusieurs livres ont été publiés sur son oeuvre. Je vous en cite deux, qui sont vraiment magnifiques (le premier traite de ses peintures et sculptures, le second de ses dessins) :

      Francisco Calvo Serraller et Miguel Delibes, Antonio Lopez Garcia : Paintings and Sculpture (TF Editores, Madrid, 2011)

      Francisco Calvo Serraller, Antonio Lopez Garcia : Drawings (TF Editores, Madrid, 2010).

      Je sais, ils sont en anglais, mais, pour l’instant, je ne connais rien qui soit en français.


    • Merci beaucoup Fulcanelli !
      Je vais les chercher, et l’anglais ne me pose pas de problème.


    • @Oreiller d’Herbe

      LG n’a jamais prétendu faire parti d’une quelconque élite intellectuelle. Il semble simplement sous entendre que l’art est par définition aristocratique. Il s’adresse à tous mais exige une certaine préparation spirituelle. L’art n’est peut être pas qu’une technique destinée à « émouvoir » ou « toucher ». Cet aspect existe, mais ne considérer que ce côté là revient à ne faire de l’art qu’un divertissement Le sentiment et l’émotion ne sont qu’un outil pour l’artiste.

      « Si le but de la poésie et de mettre les idées au point précis où tout le monde peut les voir et les sentir, le poète doit incessamment parcourir l’échelle des intelligences humaines afin de les satisfaire toutes ; […] enfin ses vers sont des graines dont les fleurs doivent éclore dans les cœurs, en y cherchant les sillons creusés par les sentiments personnels. » Illusions perdus, Balzac

      La première fonction des œuvres d’art a toujours été de servir de support à une méditation. Ce sont des symboles qui suggèrent plus qu’ils n’expriment. Et cela est juste puisque le symbole doit permettre la conception de quelque chose d’infini et d’universel et par conséquent d’inexprimable. L’art du moyen âge en est un bon exemple. Le savoir technique des artistes leur servait à enchâsser dans la matière la connaissance métaphysique à laquelle ils étaient parvenus et permettait de rendre « visible » à tous ce qui ne l’était justement pas pour tout le monde.

      Il ne faut pas confondre cette intellectualité là avec les commentaires « pédant sur-analytique ». La méditation produite par le symbole artistique et au contraire le moment de la synthèse. Elle n’a rien à voir avec l’analyse de texte où le pédant jouit des multiples références qu’il peut y trouver, où la technique et la structure sont seules reines et les cheveux bien souvent coupés en quatre. Les artistes contemporains friands de ces analyses savantes se distinguent d’ailleurs souvent par leur incapacité à réaliser quoi que ce soit.


    • @ Oreiller d’herbe

      Aaaah, les « j’aime ça ! », les « j’adore ça ! », « ça m’a donné la chair de poule ! », « j’en ai été emu(e) jusqu’aux larmes ! » etc. Si les sentiments que je projette sur un dessin, une image etc. suffisait à leur conférer des qualités artistiques, tout et n’importe quoi deviendrait de l’art, même la bourrée auvergnate

      C’est précisément contre cela que Duchamp réagissait, tout comme avant lui Cézanne, Monet, Degas etc., c’est contre cela qu’ils prenaient le pinceau. Si ces peintres sont les premiers à avoir remis en question la représentation figurative du réel, c’est parce qu’ils voulaient amener (et même forcer) le spectateur à juger de la qualité d’un tableau en dehors de tout rapprochement avec un modèle existant. L’œuvre d’art doit être jugée pour elle-même en fonction d’un langage qui lui est propre, pas par mimétisme avec l’œuvre de la Nature - qui est toute autre -, ni des sentiments qu’elle procure.

      « Moi », « j’adore » la glace à la framboise et le boudin noir, cela ne fait pas de ce que j’ai dans mon assiette une œuvre d’art.

      Un pseudo-peintre comme Odd Nerdrum peint comme on peignait il y a 4 ou 5 siècles, à la manière de Rembrandt, c’est de la pure stylistique et de l’auto-complaisance. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas un crime et n’est pas interdit par la Convention de Genève, mais c’est tout sauf de l’art.

      L’art véritable ne se réduit pas à une jouissance rétinienne de premier ordre, c’est avant tout une ascèse – pour l’auteur et ensuite pour le spectateur qui emprunte le chemin tracé par l’artiste. Il y a forcément un effort à produire.

      Soyez moins complaisante avec vous-mêmes et vos propres sentiments personnels, c’est la base du dépassement de soi.

      « Merde d’Artiste » (1961) de Piero Manzoni pourrait vous amenez à revoir votre approche strictement sentimentale de l’œuvre d’art. C’est une sorte de dénonciation de ce que j’appellerais de la « merde en tube », si vous voyez à qui je fais allusion :-)



    • L’art ne peut pas non plus se réduire à une question de "sentiments




      d’accord avec vous ,bien sûr, mais il faut ajouter que l’émotion ressentie par le spectateur est le seul critère "objectif" qui valide une oeuvre d’art.
      on pourrait dire que l’art est la recherche de la perfection, peu importe le sujet. que ce soit la puissance, la beauté, la délicatesse, la technique etc , quand on arrive au sublime, la réaction ne peut être qu’émotionnelle.
      la tristesse de notre époque est que l’on veuille normaliser idéologiquement les concepts, l’art est avant tout une attitude (comme vous le dites), pas une profession.
      Si une cathédrale est une oeuvre d’art, qui est l’artiste ? et : est-ce important de le (ou les) connaître ?

      D’un autre côté, parler du cinéma comme d’un art est une ineptie, c’est une industrie où certains ont pu produire de "l’art" ce qui est fort différent.


    • 2.

      Si une cathédrale est une oeuvre d’art, qui est l’artiste ? Et : est-ce important de le (ou les) connaître ?

      C’est bien ce que je disais, l’individu n’a aucune importance :-) Son individualité doit s’effacer face à la puissance archétypale (et donc supra-individuelle) de l’œuvre. Archétypes dont il n’est pas le « créateur » ou « propriétaire », mais simplement le « traducteur » occasionnel.

      Et c’est précisément sur cette base que l’art moderne dans son ensemble peut être critiqué intelligemment : à quels types d’archétypes renvoie-t-il ? Mais le critiquer uniquement sur base de critères purement esthétiques (ou techniques) est d’une incurie incroyable car, moderne ou pas moderne, ce qui fait la valeur artistique d’une œuvre d’art digne de ce nom, ne se situe précisément pas à ce niveau-là ! Qui plus est, en procédant de la sorte, on démontre également qu’on a absolument rien compris aux propositions faites par cet art moderne qu’on prétend par ailleurs critiquer, ce qui est le meilleur moyen de passer d’emblée pour un imbécile et revient donc à se lancer dans un combat perdu d’avance. Ce qui se lit dans ce forum est, sous ce rapport, incroyablement affligeant...


    • @ paramesh

      1.

      …d’accord avec vous, bien sûr, mais il faut ajouter que l’émotion ressentie par le spectateur est le seul critère "objectif" qui valide une oeuvre d’art.

      Nullement, c’est exactement le contraire que j’ai exprimé. Si le seul critère « objectif » qui valide l’œuvre d’art était l’émotion ressentie (sic !), ma femme et mes enfants seraient au Musée, tout comme mon menu de ce midi etc. Existe-t-il quelque chose de plus volatile, aléatoire et changeant que les sentiments ou les émotions ? Comme ils varient en fonction des individus, il devient impossible d’en faire un critère objectif qui soit universalisable. Si une œuvre d’art est réellement de portée universelle, c’est parce qu’elle transcende les limites des « goûts » particuliers (j’aime >< j’aime pas) de chacun, et nous invite (nous individus spectateurs) à opérer (en) nous-mêmes ce dépassement – par la contemplation de l’œuvre – des limites de notre « moi ». C’est en ce sens que l’art véritable est une ascèse (Il y aurait ici quelques parallèles intéressant à tirer avec ce que l’on appelait au Moyen-Âge l’ « Art Royal », c’est-à-dire l’alchimie). L’art véritable, c’est la recherche de l’universel, pas la satisfaction des penchants individuels.

      Dis simplement :-) : ce n’est pas parce que cela « me » plaît (à titre individuel), que c’est de l’art. Ca, c’est de l’individualisme pur et dur.

      Vous utilisez vous-mêmes l’expression de « recherche de la perfection ». Mais la perfection est d’ordre archétypal, pas d’ordre individuel.

      Ce qui ne veut pas dire que la contemplation d’une œuvre d’art ne s’accompagne pas aussi d’une émotion (non ne sommes pas des robots), évidemment, mais cela n’a aucun rapport immédiat avec la valeur artistique d’une œuvre : c’est une sorte d’effet concomitant inhérent à la nature humaine. Le Beau procure forcément aussi un sentiment de plénitude et d’harmonie.


    • @ LG, vous semblez idéaliste en matière d’art.
      donc pour vous ce qui est de l’art se définit rationnellement selon une idée archétypale
      (ni émotionnellemet, ni intuitivement).
      je veux bien , mais vous faites alors une confiance aveugle à l’historien d’art ou au critique (idéologiquement neutre ?), au spécialiste., un intermédiaire de plus. vous niez du coup l’immédiateté de l’art populaire.
      j’aurais plutôt tendance à penser que si votre femme ou outre fille provoquaient par leur production une forte émotion et que cette émotion dure un temps soit peu dans l’histoire, elles auraient légitimement droit au musée, c’est une "objectivité" toute relative mais qui correspond malgré tout au but premier de la démarche artistique : faire passer un message : expliquer le message est une chose mais faut-il encore l’avoir reçu.
      si on prend le cas de Picasso, qui est l’exemple type : il provoque un vrai clivage : génial, ou : mon fils de deux ans ferait pareil, où est la logique là dedans ?.
      donc Picasso est ce de l’art ?
      je répondrai oui car il laisse tout sauf indiférent, il provoque et c’est là le sens de son message.
      sa provocation est la tentative de créer une esthétique individuelle (c’est la grande mode de l’art contemporain) il n’y a d’ailleurs pas d’école Picasso.
      le problème n’est pas d’aimer ou de ne pas aimer une oeuvre d’art mais de ne pas y être indifférent et ça c’est de l’ordre de l’émotion, pas de la logique.


    • pour concilier nos pensées je vous poserai la question qui tue :
      L’art entre-t-il dans le domaine de la magie.
      je vous donne aussi une définition minimaliste de la magie pour qu’on soit d’accord sur le concept :
      Action qui produit à distance (spatiale et temporelle) un évènement physique ou mental sans utiliser aucune force matérielle.

      (en ce sens, le logos aussi est magique puisque ma définition ignore l’attribut "surnaturel" car trop idéologique, ce qui va dans votre sens)


    • @ paramesh

      1.

      Ils y en a qui « kiffent grave », vous cafouillez grave :-)

      Comme sur tout, y a deux points de vue possibles lorsqu’il s’agit de juger de la qualité d’une œuvre d’art : le point de vue traditionnel et le point de vue profane.

      Du point de vue traditionnel un archétype n’est pas une simple « abstraction » au sens philosophique et moderne du terme (c’est-à-dire une « idée » produite a posteriori par le mécanisme de la raison). Un archétype est un principe transcendant réel. Pour un croyant Dieu est « réel », il n’est pas une « abstraction ». De la même manière, pour l’artiste, ce principe transcendant est vu comme une « puissance » qu’il doit faire passer « en acte » lorsqu’il réalise son œuvre.

      D’un point de vue profane, comme tout devient subjectif et que les choses ne sont considérées comme réelles que dans la mesure où j’en fais l’expérience sensible, ce qui était « réel » du point de vue traditionnel devient « abstrait » et perd donc toute valeur objective. Le peintre profane, lorsqu’il se met à peindre, ne le fait donc pas par référence à une quelconque transcendance, mais par rapport à lui-même uniquement.

      Illustration pratique de cela : l’icône. Tout icône commence par un fond noir qui symbolise les « ténèbres lumineuses » d’avant le Fiat Lux (l’acte créateur divin)… C’est clair : l’artiste s’efface devant un processus créateur qui le dépasse. Sa mission est de reproduire (à l’échelle humaine bien entendu) les effets d’un processus de nature cosmologique (le passage des ténèbres à la lumière) sur un support matériel en bois. Dans cette perspective – et si l’artiste est bel et bien parvenu à s’effacer de manière à rendre ce résultat possible – l’image obtenue est bel et bien parfaite, puisqu’elle est à l’image (c’est le cas de le dire) de la Perfection divine dont elle s’inspire directement, sans que la subjectivité du peintre soit venue y glisser son « grain de sel ». C’est également dans ce sens que, dans le Bouddhisme tibétain, les mandalas sont considérés comme des « images de la Perfection » et donc des supports de méditation.

      D’un point de vue profane, débuter une toile par un fond noir plutôt que par un fond violet où rouge pivoine n’a aucune espèce d’importance, puisque l’on ne se réfère à rien d’autre qu’à la couleur en tant que pigment.


    • 2.

      Est-ce à dire que les artistes profanes (dont Duchamp ou Picasso font assurément partie) font « n’importe quoi » ? Désolé de vous décevoir, ils ne font sûrement pas n’importe quoi, car ils tiennent compte de la valeur objective des formes et des couleurs qu’ils manipulent - et ce sont des maîtres dans ce domaine. Une couleur, c’est une valeur chromatique et la valeur chromatique d’un bleu n’est pas celle d’un rouge etc. Ces différences sont « objectives » et non pas « subjectives ». En plus de la valeur chromatique, il y a la clarté (ou dégré de saturation) d’une couleur etc. Tout cela est « objectif » et vérifié par l’œil. Le bon peintre est donc celui qui va tirer le meilleur parti des formes et des couleurs qu’il met en relation en les faisant « réagir » les unes par rapport aux autres : un bleu ne « réagit » pas face à un rouge comme face à un jaune. Il en va de même des formes. Un tableau est un ensemble de vibrations chromatiques et formelles. En ce sens, le « sujet » qui va servir de support à cet échange de vibrations sur la toile n’a absolument aucune importance. C’est pour mettre en évidence cette superfluité de l’image que Cézanne s’est mis à peindre des pommes ou des joueurs de cartes (Y a-t-il quelque chose de plus barbant qu’une pomme posée sur une table ou des joueurs de cartes ?), le véritable enjeu de la peinture se situant ailleurs.

      Idem pour Picasso (qui doit tout à Cézanne) : s’il peint des personnages déstructurés, ce n’est pas pour le plaisir de dessiner des « monstruosités », c’est pour forcer le spectateur à quitter l’apparence extérieure et figurative des choses et se concentrer sur la peinture ! C’est donc tout sauf un « dessin d’enfant ».

      Aucun peintre au monde ne sera jamais capable de faire chatoyer un morceau de satin au soleil comme le fait Mère Nature, aucun peintre au monde ne sera jamais capable de faire ruisseler un cours d’eau comme le fait Mère Nature. La Nature est inconcurenssable (désolé pour le barbarisme) sur ce terrain ! Alors, pourquoi s’évertuer à vouloir la copier !?

      C’est aussi absurde que d’exiger d’un chanteur d’Opéra qu’il chante aussi bien qu’un merle ou qu’un colibri, il ne le pourra jamais et la qualité artistique d’un chant humain ne se mesure pas à cet aune. En ce sens, la musique classique également est devenue de moins en moins « descriptive ».

      Duchamp dénonce la même chose : le confort visuel (auditif etc.) de l’esprit « petit-bourgeois ».



    • Ils y en a qui « kiffent grave », vous cafouillez grave :-)




      je vous retourne le compliment : vous opposez tradition à profane ?
      non, on oppose le sacré au profane et là tout s’éclaire.
      le plus drôle est que vous nous balancez une justification de la peinture profane en n’utilisant que des arguments techniques.or la technique en art doit être invisible pour être efficace
      vous nous demandez un effort pour accepter la vraie peinture tout simplement parce que cette peinture a si peu d’âme qu’elle parle difficilement d’elle même
      il se trouve que je suis peintre, je ne dis pas artiste peintre car je suis conscient depuis belle lurette que je ne produis que de la marchandise pour vivre. tout ce que vous dites sur la création proprement dite est juste, je m’y reconnais.
      par contre sur la réception, qu’il y ait un mélange de rationalité et d’émotion c’est certain.
      par contre que la majorité de la population zappe l’art de son temps malgré une grosse propagande, cela pose un putain de problème, et visiblement cela ne vous interpelle pas.
      vous gueulez quand on vous dit j’aime pas Pollack. mais vous oubliez que le recepteur, il se fout éperdument que Drucos il se décarcasse. lui il fonctionne à l’intuition, exactement comme l’artiste. si le courant passe c’est bon si ça passe pas il y a une couille dans le potage mais le recepteur étant en fin de parcours c’est quand même lui le moins concerné.
      Pour terminer, en tant que créateur, je peux vous dire qu’il y a de la magie dans la création artistique, Picasso disait : un tableau n’est jamais fini, il faut juste savoir l’arrêter à temps. c’est ça la prépondérance de l’intution sur la raison en matière d’art.
      Il disait aussi : ce que j’ai voulu dire n’a aucune importance, ce qui compte c’est ce que vous y trouvez
      On ne sait pas, des fois ça fonctionne et des fois non, ça nous dépasse. Si l’art avait besoin d’explication pour exister, ce ne serait plus de l’art.
      en fait vous demandez au peuple de juger l’art en artiste. Dans un monde profane individualiste c’est impossible, on n’a plus la fibre. mais dans un monde traditionnel communautaire où il y a encore du sacré , c’est possible car tout le monde encore artiste.
      l’art est populaire ou il n’arrête pas de mourir


    • @paramesh

      1.

      Attention, cher ami, vous devenez insolent ;-) Et du coup cafouillez encore plus ;-)

      Je vous retourne le compliment : vous opposez tradition à profane ? Non, on oppose le sacré au profane et là tout s’éclaire.

      En français, on aurait du mal à écrire le point de vue sacré ou du sacré, l’expression est dissonante. J’ai donc préféré écrire le point de vue traditionnel, qui est en fait celui qui envisage les choses du point de vue du sacré, comme ce que j’ai écrit juste après concernant la confection de l’icône l’illustre on ne peut plus… clairement. Vous avez donc « un temps de retard » sur ce qui s’écrit ici, et l’ « éclaireur » ce n’est toujours pas vous.

      Il se trouve que je suis peintre, je ne dis pas artiste peintre car je suis conscient depuis belle lurette que je ne produis que de la marchandise pour vivre. Tout ce que vous dites sur la création proprement dite est juste, je m’y reconnais.

      Imaginez que ma première formation soit artistique et que je sois passé par l’ensemble des écoles d’art de Bruxelles (je suis belge), de la plus à la moins académique. Imaginez même que je parle et écrive couramment le chinois et que je me sois expatrié en Chine de manière à y voir de mes yeux vu comment se pratique un art traditionnel encore vivant : la calligraphie. Mais nous ne sommes pas ici pour parler de « notre » expérience, dont tout le monde se fiche, cher ami. Nous sommes ici pour essayer de répondre aux questions « qu’est-ce que l’art ? » et « à quoi correspond l’art contemporain ? ».


    • 2.

      Vous nous demandez un effort pour accepter la vraie peinture tout simplement parce que cette peinture a si peu d’âme qu’elle parle difficilement d’elle-même.

      J’ai écrit plus haut, à propos de Picasso : s’il peint des personnages déstructurés, ce n’est pas pour le plaisir de dessiner des « monstruosités », c’est pour forcer le spectateur à quitter l’apparence extérieure et figurative des choses et se concentrer sur la peinture !

      Le prix à payer pour le spectateur (pas pour le peintre !), c’est qu’on lui enlève toute possibilité de se raccrocher à une image, qui « parle d’elle-même » comme vous dites, mais ne signifie rien - en soi – sur le plan pictural. L’objectif de cela est de sortir le spectateur paresseux de ce confort visuel sur lequel il s’appuie naturellement (« Mon Dieu, comme ces vaches son bien peintes ! Vous ne trouvez pas Germaine ? »), pour le mettre en demeure d’élever son regard (et donc son intelligence) jusqu’à la dimension picturale de l’œuvre uniquement (indépendamment d’un rattachement à la représentation d’une quelconque « figure »).

      Lorsque vous aurez véritablement intégré ce mécanisme, vous « verrez » qu’un Mondrian est picturalement plus proche d’un Vermeer que ne le sont les peintres figuratifs tardifs, qui produisent de belles figures, mais vides de démarche picturale. D’où la réaction violente des Duchamp et autres à cet état de fait.

      Je n’ai bien sûr jamais dit qu’« image » et recherche picturale étaient incompatibles, sinon tout l’art ancien serait à jeter à la poubelle ; je dis simplement que la forme figurative n’est en rien une condition sine qua non à l’exercice de cette recherche. Pour un peintre moderne (depuis Malévitch jusqu’à Pollock en passant par Picasso et les autres) l’image sera même vue comme un « frein » voire un « obstacle » à l’aboutissement de cette recherche, ils feront donc l’impasse dessus : Mondrian, ce n’est finalement que Picasso poussé jusqu’à l’extrême limite de son propre raisonnement.


    • 3.

      Pour terminer, en tant que créateur, je peux vous dire qu’il y a de la magie dans la création artistique, Picasso disait : un tableau n’est jamais fini, il faut juste savoir l’arrêter à temps. C’est ça la prépondérance de l’intuition sur la raison en matière d’art.

      Se détacher de l’image ne pénalise en rien l’intuition du peintre ou la « magie » de son travail, ce que vous dites ne repose sur rien de démontrable, c’est un simple jugement de valeur à l’emporte-pièce qui souffre d’une confusion entre « subjectivité » du peintre et « objectivité » des formes et des couleurs qu’il manipule.

      Ce que j’essaie de vous faire comprendre, ce n’est pas que l’art moderne ce soit « bien » ;-), mais que pour pouvoir le critiquer efficacement (et légitimement) il faut d’abord avoir compris ce qu’il propose et ce qu’il a réellement tenté de remettre en question. L’art moderne fut en réalité beaucoup plus la radicalisation d’une démarche picturale initiée par l’art ancien dit classique contre l’art traditionnel, que son contraire. Mondrian est picturalement plus proche de Vermeer que ne l’est Salvador Dali (qui lui n’est proche de rien du tout sinon de son nombril), et par conséquent tout aussi anti-traditionnel que lui (Vermeer). C’est juste que Vermeer n’a pas eu le temps de pousser ses propres postulats au point de faire du Mondrian…

      La véritable opposition n’est donc pas entre art ancien et art moderne, mais bien entre art traditionnel (ou sacré ;-) et art profane.


    • sincèrement vous me fatiguez, vous prenez mais vous ne donnez rien. j’ai l’impression de causer avec un historien de l’art qui n’a jamais touché un pinceau. au contraire de vous, je ne parle d’art qu’avec des artistes (et c’est déjà trop). votre vision rationaliste et élitiste de l’art me gonfle énormément car vous vous trompez de cible : le spectateur stupide contre l’artiste novateur. mais le peuple encule l’artiste novateur, c’est pas ce qu’il demande, il ne demande qu’à vibrer, pas à faire de la spéléologie mentale.
      au lieu de défendre l’esthétique d’un petit bourgeois comme Matisse qui croit re-inventer la peinture et dont tout le monde se fout penchez vous un peu plus sur la calligraphie Chinoise que vous semblez connaître, un art qui donne du sens, du beau et de l’harmonieux et que tout un peuple peut comprendre sans se prendre obligatoirement la tête et qui orne toute maison chinoise car cet art est la vraie émanation d’un culture. (et oui moi aussi je peux être insolent).
      il y a une chose qu’il vous reste à comprendre : c’est comme en tout, on a l’art qu’on mérite. pas besoin de se masturber la tête, c’est le dur retour du concret



    • La véritable opposition n’est donc pas entre art ancien et art moderne, mais bien entre art traditionnel (ou sacré ;-) et art profane.



      c’est ce que je me tue à vous faire comprendre depuis le début (sans vous brusquer) et cela fait X commentaires que vous noyez le poisson. donc tout est bien qui finit bien, on est d’accord sur le fond. quant à la forme je m’en tamponne le coquillard.


    • @paramesh

      …au lieu de défendre l’esthétique d’un petit bourgeois comme Matisse qui croit re-inventer la peinture…

      Référence à Matisse inexistante, mais pourquoi pas au fond !

      … mais le peuple encule l’artiste novateur,…

      Est-ce une référence cryptée à l’art grec ?

      … c’est pas ce qu’il demande, il ne demande qu’à vibrer,…

      Avec ou sans piles ?

      … pas à faire de la spéléologie mentale…

      Et les grottes de Lascaux alors, c’est pas de l’art peut-être !?

      Penchez-vous un peu plus sur la calligraphie Chinoise que vous semblez connaître,…

      C’est déjà fait, toujours ce « temps de retard » dont je parlais plus haut :-)

      ...un art qui donne du sens, du beau et de l’harmonieux…

      C’est déjà dit, encore et toujours ce « temps de retard » :-)

      …et que tout un peuple peut comprendre sans se prendre obligatoirement la tête et qui orne toute maison chinoise car cet art est la vraie émanation d’une culture.

      Je ne vous le fais pas re-dire !

      …c’est ce que je me tue à vous faire comprendre depuis le début…

      Merci et revenez quand vous voulez.


  • Bonjour a tous , tres bonne emlssion , la photo en accord total avec l ’art contemporain , que des gouts de chiotes pour degeneres .

     

    • @ hucuenot33120

      En parlant comme vous le faites, vous donnez une fois de plus raison à Marcel Duchamp sans vous en apercevoir, démontrant par-là que l’absence de réflexion qu’il dénonçait il y a un siècle est toujours d’actualité…

      Avant Duchamp, on enseignait dans les académies qu’une « sculpture » répondait à la définition suivante : corps en trois dimensions reposant sur un socle. Confortablement installée dans cette définition, la bourgeoise de l’époque tenait donc pour acquis que tout ce qui répondait à ce signalement était « par définition » de l’art et méritait donc sa place au Musée.

      L’intention de Duchamp lorsqu’il a présenté cet urinoir fut de confronter cet esprit « petit bourgeois » à sa propre paresse intellectuelle, en lui présentant… un objet en trois dimensions posé sur un socle. C’était donc mettre en demeure l’esprit de son temps de lui démontrer – sur base de ses propres critères – que cet objet (un urinoir) posé sur un socle n’était pas une sculpture et donc pas non plus de l’art.

      Duchamp n’a jamais prétendu que son urinoir était quelque chose de « beau », il a simplement fait la démonstration que la mort de l’art commence avec l’incapacité de comprendre ce qui fait la beauté ou la valeur artistique d’un objet autrement qu’en se rabattant sur des apparences extérieures admises par pure convention.

      L’objet choisi (l’urinoir) est un pur prétexte – volontairement choquant, bien évidemment – devant servir à stimuler la réflexion, c’est-à-dire l’intelligence, de manière à tenter de répondre à une question que plus personne ne se posait depuis belles lurettes à son époque : qu’est-ce que l’art ?

      Il faut aussi se rappeler qu’à la fin du XIXe les styles dominants sont ceux du symbolisme décadent et de l’art pompier sous toutes ses formes…


    • Merci Lg pour ces précisions que je ne connaissais pas.
      Mais vous répondez aussi dans le sens de votre interlocuteur. L’art est donc bien une convention sociale élitiste.
      Donc convention évidemment déplaçable selon les modes et les remplacements de ces élites sociales.

      Perso je n’ai que faire de ces élites sociales (et ça participe de fait à ma déchéance matérielle) mais je sais profiter du soleil à travers le châtaignier, les écureuils et les tourterelles qui passent dans les branches. Je sais c’est pas de l’art, c’est de la nature.


    • Mettre a la poubelle "l’art contemporain" (Qui n’ existe pas... L’ art est ou n’est pas.) C’est comme mettre a la poubelle un peuple , une civilisation parce que certains font de la merde...

      C’est très limité comme pensée...


    • @ Pascal

      L’art n’est pas une convention sociale élitiste, lorsqu’il le devient ce n’est plus de l’art, c’est du « fétichisme », de l’« iconolâtrie » - Avec son urinoir (Au passage, l’œuvre s’intitule Fontaine) Duchamp entendait dénoncer le fétichisme artistique de son époque. L’art véritable est objet de contemplation ou, à défaut de pouvoir s’élever à une telle hauteur, de réflexion, ce qui échappe en soi à toute convention. En un sens, vous avez raison, quand on voit ce qu’est devenu l’art contemporain aujourd’hui, on est assurément passé d’un fétiche à l’autre. La plupart de ceux dont l’œuvre prétend remonter à Duchamp (ou à Malévitch etc.) sont eux-mêmes justiciables de la critique radicale qu’il faisait de l’académisme de son époque : faire de l’activité artistique une « recette », privée d’exigence, sans renouvellement, à laquelle on se réfère par automatisme et dont on monopolise les ingrédients pour les transformer en $.

      Duchamp aurait été le premier amusé de voir son « urinoir » devenir un objet d’adjudication, sans doute à hauteur de plusieurs millions de $, confirmant en cela son point de vue : toute idée, même radicalement dissidente au moment de son expression, sera récupérée et trahie à son tour... Mais Duchamp ne s’est lui-même jamais scandaleusement enrichi à travers son œuvre, dont certaines lui demandèrent jusqu’à 10 ou 15 ans de réflexion avant exposition, pour être ensuite sans cesse reprises et remises sur le métier. Duchamp évitait même de vendre certaines de ses oeuvres, pour pouvoir continuer à en explorer le contenu, ce qui est tout le contraire d’un esprit moqueur et vénal.

      Il ne faut pas oublier que les artistes comme Duchamp se sont très violemment fait ch**r sur la g***le par le monde académico-bourgeois et ses consensus, puisqu’ils dénonçaient et mettaient en branle tout un système. Ce dernier point mérite réflexion :-)

      On peut tout à fait faire une critique sensée des postulats intellectuels d’une oeuvre telle que celle de Duchamp - sur base de critères traditionnels, par exemple, comme l’ont fait A.K.Coomaraswamy ou Titus Burckhardt -, on est tout à fait libre (et en droit) de faire le procès de l’art moderne dans son ensemble, certes, mais pas sur la base de critères simplement esthétiques.


    • @ LG
      d’accord,, Duchamp envoie un message non artistique (une provocation conceptuelle, il l’a d’ailleurs fait dans l’urgence (il n’avait rien d’achevé à présenter et il a acheté l’urinoir quelques jours avant l’expo).
      Mais le résultat objectif est que cela a été acheté et s’est retrouvé dans un musée. donc officiellement reconnu comme une oeuvre d’art : alors qu’en pensez vous ? art or not art ?
      l’artiste ferait de l’art malgré lui ? car pour l’idéologie libérale de l’art une signature devient de facto la seule justification d’une oeuvre d’art, la trace de pisse qui identifie le territoire de la marchandise.
      je crois donc que l’art contemporain est l’expression plus ou moins conscience du triomphe de la marchandise et la mort de l’esthétique traditionnelle,
      vous parlez d’aliénation et je pense que c’est la bonne direction,
      Duchamp ne fait que soulever le voile (un instant fugace)


    • @paramesh

      Duchamp envoie un message non artistique (une provocation conceptuelle, il l’a d’ailleurs fait dans l’urgence (il n’avait rien d’achevé à présenter et il a acheté l’urinoir quelques jours avant l’expo).

      Je ne crois pas une seule seconde à cette histoire à dormir debout. S’il y avait bien quelqu’un qui ne laissait rien au hasard, c’était Marcel Duchamp :-) Et pourquoi non-artistique ? Au contraire, éminemment artistique, une véritable « remise à niveau » de l’esprit académique de son temps qui, lui, n’avait plus rien d’artistique.

      Mais le résultat objectif est que cela a été acheté et s’est retrouvé dans un musée, donc officiellement reconnu comme une oeuvre d’art : alors qu’en pensez-vous ? art or not art ? L’artiste ferait de l’art malgré lui ?

      Tâchez de comprendre que ce n’est pas le jugement d’un critique d’art où la loi du marché qui authentifient l’œuvre d’art, ils ne font que l’instrumentaliser.

      Je crois donc que l’art contemporain est l’expression plus ou moins consciente du triomphe de la marchandise et la mort de l’esthétique traditionnelle.

      Oui, on peut dire ça, s’en est l’expression symptomatique. Les artistes les plus éveillés en étaient parfaitement conscients, puisqu’ils utilisaient les codes mêmes du Monde Marchand comme marque de fabrique de leur œuvre : Duchamp avec ses « ready-made » ou Warhol avec ses « Campbell’s Soup cans ». Mais ne vous y méprenez pas, ce qu’ils ont mis dans ce travail, derrière ce « vernis » extérieur, répond aux même exigences artistiques que celles d’un Vermeer ou d’un Giotto dans leurs peintures figuratives. En ce sens, ils ont bernés le système qui prétendait les berner : relisez ce que je vous ai écrit plus haut sur la « superfluité de l’image », les « pommes » ou les « joueurs de cartes » de Cézanne comme sujet de… diversion ;-)

      Sacré Marcel :-)



    • Je ne crois pas une seule seconde à cette histoire à dormir debout. S’il y avait bien quelqu’un qui ne laissait rien au hasard, c’était Marcel Duchamp




      cherchez et vous trouverez, il l’a dit lui même il voulait provoquer les pseudos élites américaine de l’art, il les prenait pour des béotiens.il ne voulait pas faire cette expo, on l’a poussé à la faire pour des histoires de prestige. Et il a été le premier surpris quand son oeuvre a été achetée. sa provocation avait été retournée par le capital.


    • @paramesh

      Vous connaissez assez mal Duchamp :-)


    • je vous répondrai que vous le connaissez peut être très bien par les livres (la doxa) mais il se trouve que j’ai passé une partie mon adolescence avec des vieux débris du surréalisme qui l’avaient très bien connu. le concret est nettement plus croustillant que l’histoire officielle


  • C’est amusant de voir comme le défenseur de l’art contemporain est obligé pour toutes ses interventions d’user de mauvaise fois ou de circonvolutions intellectuelles alambiquées. L’échange sur les proportions naturelles, lors duquel il tente de justifier la laideur de l’art contemporain en prétendant que toutes les représentations se valent (en particulier dans les sciences et en géométrie) est démonstratif.
    Son exemple de la table qui n’est pas parfaitement ronde et donc serait impropre à représenter un cercle est presque risible s’il n’était aussi affligeant.

    Je pense que cette échange (en réfléchissant sur les déclarations du défenseur de l’art contemporain) permet un très bon entrainement pour déceler et démonter ce que je crois on appelle des sophismes.


  • Perso, je préfère leur vision, plus réaliste...

    https://www.youtube.com/watch?v=1yK...

     

    • Merci de nous rappeler ce sketch, impayabe de clairvoyance !


    • #1463055
      le 11/05/2016 par Exposition de peinture dés XII et XIIIè dans le Vème
      Désaccords sur l’art contemporain – Émission de radio Fréquence Orages (...)

      Comme dirait le Maestro roumano-argentin Chouxqu’àlèscou, une toile de Maître est miroir de l’âme et plus grand devient celui qui voit que ce qui est vu et ensemble se rassemblent... au sein d’un choc sidéral sidérant qui fait crédoulité dans l’intériorité et donne la paix dans la clarté claire comme du cristal.

      L’artiisste créateur sur l’instant de sa création manisfeste l’impermanent souvenir intemporel de l’impétrissable impersonnel.

      Son art est pareil au petit gravier de sucre carré en forme d’entonnoir pyramidal inversé, qui, plongé dans le thé à la cannelle se répand à l’unison dans l’ensemble de la cup of coffi. Et, lorsque l’on en boit une gorgée le palais se reconnaît dans le sacré à l’oeuvre vibratoire du pharynx à l’intestin.

      C’est certain que le Maestro apprécierait cette icône d’illustration sublimissime (en haut à droite de l’écran) :

      "Le B’idée vertical",
      Oeuvre inspirée du Real’isme, 1992/93/94
      Dit le B’idée redressé debouts.

      Ah ! Quels clowns ces critiques d’art !


    • Oui eux c’était de beaux (C’est encore pardon ahah) artistes !


  • "Je leur ai jeté le porte-bouteilles et l’urinoir à la tête comme une provocation et voilà qu’ils en admirent la beauté"
    Quand les artistes "subversifs" qui se réclament de Marcel Duchamp réaliseront ce qu’exprime le Grand Verre, il se peut qu’ils tombent des nues.
    Il n’a pas fini de nous faire rire le petit farceur au sourire narquois sur le coin de la bouche !


  • Il n ’y a que du non-art contemporain ; l ’art c ’est la beauté , et ce n ’est là que laideur vulgaire grossière , merde adulée avec ostentation par volonté de salir les chefs- d ’oeuvres des siècles passés qui font honte à cette sous -civilisation vouée à au sale , au laid au mensonge parce que négatrice de la transcendance .L ’ art amène à Dieu comme le spectacle de la nature c ’est pourquoi cette civilisation détruit salit , déshonore l ’un et l ’autre qui sont liés en fait .

     

    • l "art c’est la beauté"...ah bon...Bacon, Munch ne sont donc pas des artistes...


    • #1462738

      Le concept de "beauté" est très délicat, tout relatif.

      Ça laisse une odeur de "démocratie" : le plus petit dénominateur commun.
      On en arrive alors au kitsch, soit l’esthétique du mensonge.

      L’art, c’est la transcendance, qui demande un petit effort de chacun.
      Exemple : Diego Vélasquez a peint des personnes difformes, considérées comme "laides", je pense à un portrait de nain. C’est une Peinture puissante, en soi, et au-delà.

      En fait, les bousilleurs de l’art ont surtout crée des ghettos artistiques qu’ils dominent et contrôlent.
      "Sûrs d’eux-mêmes", lol


  • Ce qu’un allemand bien connu du vingtième siècle appelait "l’art dégénéré".

    J’ai acheté beaucoup d’oeuvres d’art dans ma vie. Je me souviendrai toujours du jour où j’ai rencontré Armand Vaillancourt, un sculpteur et peintre canadien de réputation internationale. Je m’étais rendu chez-lui avec l’intention d’acheter une de ces oeuvres pour ajouter à ma collection.

    Au cours de la première heure il n’a fait que parler de lui, de ses oeuvres qu’on peut voir un peu partout dans le monde dont la célèbre fontaine qu’il a conçu à San Francisco et sur laquelle Bono de U2 était allé (avec sa permission, bien sur) faire un graffiti. Il m’a même montré que son nom figurait dans le dictionnaire.

    Il a ensuite poursuivi en me montrant de ses toiles dont une série de 40 X 50 cm qu’il avait fait en laissant tomber de la peinture sur une toile qu’il avait placé sur une table tournante. On voyait donc des spirales de couleurs diverses qu’il laissait aller pour la modique somme de $3,500 chacune. On est ensuite passé vers des "oeuvres" plus "sérieuses" pour enfin terminer sur un bronze qu’il vendait pour seulement $49,000. Il s’agissait d’un morceau de styromousse qu’il avait écrasé avec un pneu de sa voiture et qu’il avait ensuite fait bronzer.

    Je n’ai finalement rien acheté et j’ai quitté sa maison le laissant seul avec sa copine de 37 ans sa cadette en me demandant si je n’avais pas rêvé. Je me disais : Y a-t-il des gens assez débiles pour acheter ces cochonneries en sachant en plus comment elles ont été produites ? Force est de constater qu’il y a en ce bas monde plus de cons qu’on ne peut l’imaginer.

    J’ai côtoyé le monde de l’art pendant très longtemps et j’en suis venu à la conclusion que c’est un monde ou le talent et la créativité sont extrêmement rares mais où la prétention et la suffisance font bon ménage.

     

  • Comme le dit la responsable de la comm artistique : "decouvrir le discours qui se cache derriere l’art contemporain" sans tout devoiler. Car encore une fois, c’est monsieur Soral qui devinait bien les choses, sans pourtant en maitriser les subtilités. Car elle est bien la verité de ce genre d’art contemporain : il s’agit bien de comm et de marchandise à l’echelle d’une hyper classe. Car tout l’interet de l’art contemporain reside dans son aspect fiscal et ses deductions d’impot qui en decoulent. Un petit groupe de copain specule sur les deductions d’impot, achat puis revente autour de quelques oeuvres... J’appelle ça travailler avec le dû de l’Etat. C’est le meme principe que speculer ou trafiquer la TVA.

     

  • Je suis d’accord, l’art reflète son époque. Il exprime quelque chose de transcendant qu’aucun autre moyen de communication ne peut représenter.
    L’art d’aujourd’hui correspond bien à notre époque qui se caractérise par : la paresse intellectuelle, le refus de l’apprentissage des méthodes anciennes, le mépris du monde ancien, la négligence du travail bien fait, la recherche du profit, l’élitisme ploutocratique, la pseudo-subversion, la moraline bien-pensante.
    Et surtout ce qui caractérise principalement notre époque c’est la destruction pour la destruction, sans déconstruction ni construction... juste détruire toujours détruire indéfiniment pour ne jamais rien créer. C’est ça qui animent inconsciemment l’art contemporain et son époque, la pulsion de destruction par subversion comme on détruit la nation, les racines, les structures traditionnelles... sans rien proposer d’autres que de pousser toujours plus loin la destruction....
    Et je crois que c’est à cela que Céline faisait allusion lorsqu’il parlait des destructeurs, lui pourtant qui est un grand déconstructeur il fait bien la distinction avec le destructeur. Céline a déconstruit pour créer tandis que l’époque contemporaine détruit sans passer par la déconstruction et pour laisser derrière elle que des ruines informes.


  • Quel gag l’art contemporain, il faut les voir ces idiots contempler des excréments (ou d’autres saletés) en essayant de se convaincre que c’est beau et ensuite s’enorgueillir de cette petite victoire sur eux-même !

     

  • Mes chiottes sont bouchés.
    15000 € prix de départ, livraison non comprise.

     

  • Si c’est ton premier soir, tu dois COMBATTRE !!
    A l’abordage, et pas de QUARTIERS !!
    RBN, mangez en !


  • #1463054

    Soral dit les choses franchement, l’Art contemporain c’est de la merde. Je trouve que dans cette période où toute critique du système est censurée, il est normal qu’un Art dit contemporain soit vide de sens.
    Qui débourserait des millions d’euros pour une oeuvre qui critique le système (capitalisme, usure, surconsommation, pauvreté, guerres, pollution, chimie, espionnage, chouina,...) ? Pour un riche, ça reviendrait à se tirer une balle dans le pied.
    Les vraies oeuvres viennent de gens qui ont du talent, déjà. Pour moi, les oeuvres d’Art sont celles qui font passer un message de contestation (ou qui sont d’une beauté renversante). Le reste, c’est de la merde et c’est se foutre de la gueule du monde.
    Il y a beaucoup plus d’Art dans les dessins de la semaine que dans toutes ces baudruches lyophilisées que le système expose partout.

     

    • Faire un dessin avec son pied dans le Sable c est déjà de l Art, et n oubliez pas que chaque urinoir a été dessiné par quelqu’un avant d être fabriqué en série, Il n est pas apparu par magie, ainsi que la plupart des objets qui Nous entourent . Après les questions de goûts , c est une autre affaire . Personne n est obligé d acheter , et on n empêche personne de faire mieux, que Je sache .



    • Faire un dessin avec son pied dans le Sable c est déjà de l Art,



      non ce n’est pas suffisant, il faut en plus qu’il y ait du sens, une esthétique maîtrisée ce qui se traduit par une émotion ressentie par celui qui reçoit le message.
      un urinoir vous chavire le coeur ?


    • @paramesh

      L’urinoir n’a en soi aucune importance. Vous passez à côté du sujet.


    • @ paramesh

      1.

      …d’accord avec vous, bien sûr, mais il faut ajouter que l’émotion ressentie par le spectateur est le seul critère "objectif" qui valide une oeuvre d’art.

      Nullement, c’est exactement le contraire que j’ai exprimé. Si le seul critère « objectif » qui valide l’œuvre d’art était l’émotion ressentie (sic !), ma femme et mes enfants seraient au Musée, tout comme mon menu de ce midi etc. Existe-t-il quelque chose de plus volatile, aléatoire et changeant que les sentiments ou les émotions ? Comme ils varient en fonction des individus, il devient impossible d’en faire un critère objectif qui soit universalisable. Si une œuvre d’art est réellement de portée universelle, c’est parce qu’elle transcende les limites des « goûts » particuliers (j’aime >< j’aime pas) de chacun, et nous invite (nous individus spectateurs) à opérer (en) nous-mêmes ce dépassement – par la contemplation de l’œuvre – des limites de notre « moi ». C’est en ce sens que l’art véritable est une ascèse (Il y aurait ici quelques parallèles intéressant à tirer avec ce que l’on appelait au Moyen-Âge l’ « Art Royal », c’est-à-dire l’alchimie). L’art véritable, c’est la recherche de l’universel, pas la satisfaction des penchants individuels.

      Dis simplement :-) : ce n’est pas parce que cela « me » plaît (à titre individuel), que c’est de l’art. Ca, c’est de l’individualisme pur et dur.

      Vous utilisez vous-mêmes l’expression de « recherche de la perfection ». Mais la perfection est d’ordre archétypal, pas d’ordre individuel.

      Ce qui ne veut pas dire que la contemplation d’une œuvre d’art ne s’accompagne pas aussi d’une émotion (non ne sommes pas des robots), évidemment, mais cela n’a aucun rapport immédiat avec la valeur artistique d’une œuvre : c’est une sorte d’effet concomitant inhérent à la nature humaine. Le Beau procure forcément aussi un sentiment de plénitude et d’harmonie.


  • Ma définition de l’art contemporain... Si j’ puis me permettre.

    1) Déjà il n’ existe pas... L’ art est ou n’ est pas, il n’ y a pas l’ art d’un côté... L’ art contemporain de l’autre... A savoir que DUCHAMPS n’ était PAS un ARTISTE

    Scandale...

    Ducamps a réalisé un ACTE artistique Fabuleux... et MALGRÉ LUI.

    La vrais question est "Qu’est ce qu’un artiste... ?"

    Un artiste est un passeur entre le monde sensible et le monde palpable. Mais on peut en discuter... (Avec arguments...)

    L’ art dépasse l’artiste. La technique sert l’ art et non l’ artiste. La technique est juste une preuve de sérieux. Et d’effort, de Respect vis a vis du spectateur. Mais AVANT tout de l’oeuvre. Car l’ artiste est dévoué . il n’est pas mégalo qui s’auto-proclame... Dali est un artiste mégalo... NON. C’est une caricature de mégalo. C’est un artiste.

    L’ Art est l’ émanation de la spiritualité ou n’est pas.

    L’ artiste est Humble ou n’est pas . (Car s’il est prétentieux il est fermé a cette émanation qui le dépasse et peut le transcender.)

    L’ art est universel. Ou n’est pas. Bien des artistes sont religieux... Ou avec cette idée de transcendance... Parfois critique..

    Si l’ art porte un message politique de gauche , ce n’est pas de l’ art. De droite non plu. Le message porté par l’ art est universel.

    - Le soucis est que l’ on est tous un peu artiste, c’est un enfant qui a cuyltivé son ouverture d’esprit sans l’ avoir enfermée dans des codes sociaux... Mais l’ art c’est l’artisanat parfois, la maçonnerie (La vrais, celle qui bâti des maisons en dur !) , C’est l’ artisanat

    Tout les artistes qui crée des toiles d’ailleurs honnêtement ou des oeuvres autre, ceux qui sont honêtes la plus part se disent être des artisans... (Au service d’une œuvre comme le cordonnier est au service de sa chaussure... je ne plaisante pas.)

    Je pourrais dire qu’en détruisant l’artisanat on a remplacé une part de l’art qui est utile en gardant la partie spirituelle de l’ art qui ne sert a rien dans une société qui l’ a perdu.

    Le Homard dans la salle serait de l’ art si l’ artiste l’ avait fabriqué de ses mains ? J’ne sais si c’est le cas... Le Crane avec les diamants est une escroquerie parce que rien n’est artisanal c’est même morbide (Sans y voir de conspiration)

    L’ art transcende et n’ a pas besoin de discours ! La chaussure est belle ou elle n’est pas...

    L’ art a Discours c’est l’ artiste d’abord, c’est l’artiste perdu !

    Conclusion... L’ art.. C’est l’ artiste... Sans le discours.


  • L’ art c’est l’ artiste sans le discours .

    Mais dans une société ou l’ on prend et on laisse comme de sals consommateurs,

    On prend l’ art... Et on laisse l’artiste !


  • "On prend l’ art et on jette l’ artiste..."

    Sentiment un peu amer.
    Tout dépend effectivement de bien des choses...
    Il faudrait parler d’un artiste pour développer mais je vais gonfler tout le monde..

     

    • L’artiste est simple . Humble ... Je dirais par esprit de critique sociale et d’engagement que aujourd’hui on se moque de la simplicité et de l’humilité . Comme dit Alain Soral , "je finirais là dessus"....... Sans me comparer . Mais juste faire une note de respect . Pour selon moi un des grand artiste malmené révélateur de notre epoque .
      A savoir si il s’en tire bien il faudrait lui demander car je ne sais pas . (Car j’entends souvent qu’il vit de sa demarche etc. Moi je ne sais pas si c’est une vie ou si c’est agreable ou une prison ... Je ne le connais point je dirais que c’est étouffant d’être à ce point peu libre de ses actions ...)


  • L’ art c’est l’ artiste sans les maux


  • Peu importe j’ai dévié sur Alain Soral .. seul lui peut parler de lui en fin de compte j’ai exprimé mon ressenti

    J’ai adoré son film et ses courts métrages surtout de grande qualité esthétique et de dialogues ...


  • Dieudonee disait à la question "comment fait on pour faire rire ?" Il suffit aujourd’hui de dire la vérité .

    l’art c’est ça , c’est la vérité , mais la vérité d’une émotion ... Simple à critiquer ou à dire , mais c’est un investissement d’humilité et de sincérité qui n’est pas si évident en pratique . Pas simple à realiser .

    D’ou technique le travail etc....


  • L’art con t’emporte, hein ?

     

  • Je suis né (1952) et j’ai été élevé dans la ville Lumière.
    Je me suis absenté une bonne grosse décénie et lorsque je suis revenue la France était entrée en plein dans l’âge d’or de la frime. Il n’y a pas de gens méchants, il y a des gens bêtes. Pour exister les gens bêtes font semblant d’être pas bêtes. Nous sommes à présent en plein âge d’or de l’imposture..

    Le problème ce sont les disciples de génies qu’ils n’ont pas compris. L’art moderne fut introduit par des artistes qui avaient une culture de l’art pas moderne du tout. Les "artistes" d’aujourd’hui n’ont pas de culture, il sont disciples de frimeurs qui eux même abusaient un public sidéré.

    On reconnait l’imposteur au fait qu’il sait très bien vendre sa merde à coup de bla, bla, bla abscon : "J’ai voulu incliner ma pente dans le registre du non dit afin d’obtenir un objet en attente".


  • À 6 mn20 Me Sylvana Lorens nous dit qu’elle voit un "Nomar" et à 7 mn10 elle déplore le manque de culture du public. Consternant non ?

     

  • Quelqu’un sait de quelle pièce l’animateur de Fréquence Orages d’acier parle-t-il quand il parle de "pièce luciférienne au Palais des Congrès" ?

    Il me semble qu’il ne la cite pas...

    Merci !


  • #1464476

    Art comptant pour rien...
    Même la merde possède une valeur, ces choses hideuses issues de cette modernité qui confine à la médiocrité en étant parfaitement dépourvues, il est donc logique de leur accorder un prix !
    Remplaçables et interchangeables à l’infini, elles ne peuvent que garnir les poubelles de cette société de consommation dont elles constituent objectivement les déchets ultimes.


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