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Encyclopédie des changements de noms – Tome III

20 000 changements de noms de janvier 1998 à décembre 2012 Fruit de plusieurs milliers d’heures de recherches, de classement, de saisie en base de données et de multiples vérifications, voici la suite des deux tomes du Dictionnaire des changements de noms (1803-1962) de l’archiviste Jérôme (alias Henry Coston) et des deux premiers volumes de l’Encyclopédie des changements de noms. Le nom n’est pas neutre. Pendant des siècles, le nom de famille était important. Il signifiait la lignée, l’ancienneté, l’origine. Les changements de noms étaient soigneusement surveillés et encadrés. Il furent donc moins de 20 000 à changer légalement de nom au Journal officiel en cent soixante ans (1803-1962). Mais, depuis lors, rien que de 1963 à 1997, ils furent plus de 35 000. Et à nouveau 20 000 en quinze ans (1998-2012) !

Aujourd’hui, en France, les noms de « souche » sont moins bien protégés que n’importe quelle marque. Pour une proportion de plus en plus importante, il faut y voir la volonté du législateur à la fois de dissimiler la réalité de l’immigration extra-européenne et de se complaire dans la sacro-sainte intégration républicaine, dont on sait qu’elle a fait pourtant faillite. Afin de cacher ces faits, le législateur a interdit la mise en ligne de ces données sur Internet. À l’ère de l’informatique et de la « transparence administrative », il nous aura donc fallu plonger dans les archives papier du Journal officiel.

Nous ne pouvons citer toutes les personnalités présentes dans ce volume dont le nom est « emprunté ». Mais il en aura été ainsi de l’acteur Dany Boon (Hamidou) au chanteur Patrick Bruel (Benguigui), du journaliste Patrick Poivre d’Arvor (plus prosaïquement Poivre) à l’actrice Mireille Darc (Aigroz), du diplomate François Bujon de l’Estang (précédemment Bujon tout court) à l’acteur Tomer Sisley (Gazit). Et de tant d’autres, qui deviendront demain célèbres ou dont les enfants accéderont à la notoriété.

Il y a aussi tous les autres, qu’ils aient voulu franciser leur nom, se doter d’une fausse particule nobiliaire ou éviter le ridicule (les Cocu et autre Courtecuisse sont aujourd’hui remplacés pas les Side ou les Le Pen...). Le plus légalement du monde, ils vous ont donc peut-être « emprunté » votre nom sans jamais vous en avoir demandé l’autorisation. Vous le saurez enfin, car voici répertoriée, pour la première fois, l’intégralité des changements de noms de 1998 à 2012 parus au Journal officiel (on se reportera aux deux autres volumes précités pour les années précédentes).