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Entre Woodstock et fête à Neu-Neu, Nuit Debout vue par un « résident de la République »

Le journaliste Jérôme Godefroy observe de son balcon parisien la « kermesse euphorique » de Nuit Debout...

« Tout le monde se prend pour une Louise Michel connectée à la 4G. »

Je me couche quand ils sont encore debout. Je suis « résident de la République », comme le chantait Alain Bashung. J’habite sur la place de la République à Paris et c’est de mon balcon que j’observe depuis une douzaine de jours la kermesse euphorique de Nuit Debout.

Dans un premier temps, ce rassemblement foutraque suscite ma bienveillante curiosité. C’est bavard mais étonnamment paisible  : on échange sans s’invectiver. Pas un papier ne traîne par terre. Ces hipsters barbichus, ces étudiantes conscientisées respectent l’environnement avec obsession. Dans les slogans placardés un peu partout, Manuel Valls en prend pour son grade mais on retrouve aussi toute la panoplie anticapitaliste, libertaire, écologique, pro immigration et féministe. Aucune faute d’orthographe. Tout ça respire le Bac+ 2 ou +3, minimum.

 

 

Cette jeunesse est atteinte de la maladie des cadres, la réunionite : assemblées générales, commissions, ateliers de réflexion. Il y a même un groupe qui élabore une nouvelle Constitution pour la France. Si j’ai bien compris, c’est plus proche de 1789 que de Michel Debré. Le dimanche, les bobos débarquent du Canal Saint-Martin avec poussettes et marmaille pour visiter pieusement ce laboratoire de démocratie citoyenne et solidaire.

Mais, peu à peu, les choses se gâtent. Le mini-Woodstock se mue en Notre-Dame-des-Landes. Les graffitis changent de nature. Les anarchistes sont arrivés avec leurs injonctions  : « Ne travaillez jamais » (réponse radicale à la loi El Khomri). Des vagabonds zadistes battent maintenant le pavé, rejoignant quelques punks à chiens.

Les agences bancaires sont aspergées de peinture mais le petit commerce ne se plaint pas. Les fast-foods, malgré leur appartenance au pire capitalisme, ne désemplissent pas. Les stands de vendeurs de victuailles et de bière pullulent. On vend, comme il se doit, des tee-shirts de la gamme Che Guevara.

Lire la suite de l’article sur lopinion.fr

Les analyses sociologiques du printemps bobo, voir sur E&R :

 



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