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Entretien avec Arnauld de Tocquesaint – Le niveau des élèves a-t-il baissé ?

Partie 3 sur 5

Dans cet entretien en cinq parties, Arnauld de Tocquesaint présente son ouvrage La Face cachée de l’école, édité par Kontre Kulture, ainsi que les principaux enjeux de l’instruction aujourd’hui.

 

Partie 3 – Le niveau des élèves :

Se procurer l’ouvrage chez Kontre Kulture :

Sur le même sujet, chez Kontre Kulture :

 



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57 Commentaires

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  • le niveau a baissé, bien entendu, mais avant d’évoquer l’immigration comme cause principale, je tiens à dire que cela n’a rien à voir : l’arrivée de la télé, du portable et de l’internet a abruti les générations actuelles qui consacrent l’essentiel de leur temps à commenter le vide et à vivre par procuration via les stars de la télé ....l’abrutissement des masses va dans le sens de l’histoire, mes amis, la société de consommation aliène et détruit tout sur son passage...les choses iront en s’aggravant ! Le niveau a baissé certes, mais c’est le cas partout - au Japon, au Maroc ou au Canada...et qu’on ne cite pas la Corée du sud : là-bas, seuls les meilleurs éléments sont testés. Pour finir, le but de l’école, tel que voulu par ses concepteurs, est d’élever le niveau d’instruction des masses, pas celui de l’intelligence ( sinon, cela fait belle lurette que le système l’aurait abolie), mais après 1968, le basculement vers la société de consommation a mécaniquement et fort logiquement conduit à simplifier les programmes scolaires afin de créer des générations entières de consommateurs serviles et bornés...

     


    • avant d’évoquer l’immigration comme cause principale, je tiens à dire que cela n’a rien à voir



      Salut l’oracle.
      Bien sûr que l’immigration a eu un impact. cela faisait partie des armes de destruction de l’école.
      Pour être clair : les 1ères victimes ont été les Français de souche et, maintenant, les victimes sont les plus défavorisés.
      Je le dis d’autant plus calmement que ses fractures sociales programmées ont été dénoncées et qu’elles ont été exécutées avec un mépris égal pour les Français de branche et de souche et les "Emigrés-immigrés". Le Peuple en a conscience maintenant et se réunit pour son bien être collectif.
      Et puis, on est en 2014, le Français de branche, aussi bronzé soit-il, est traité comme un Français : ils voient l’immigration comme une arme contre lui. Ils ne trouvent pas de boulot dans la restauration et le BTP...

      Pour le reste : tu dresses un constat fataliste comme pour nous inviter à nous plier à leur scénario délirant. c’est vraiment pas mon truc. Même s’il y a des cataclysmes en vue, baisser les bras ou ne rien tenter équivaut à un suicide de l’âme. La 1ère fonction de la vie est de préserver et reproduire la vie.


  • Voici le sujet de maths du certificat d’études primaires de 1961. Je vous prends tous les paris qu’un bachelier d’aujourd’hui se planterait... A vous de juger...

    Calcul :
    1er problème : (8 pts)
    Une commune veut faire un terrain de sports. Elle achète un champ qui est représenté au plan cadastral, à l’échelle de 1/2500, par un rectangle de 60 mm sur 42 mm.
    1) Quelle est la surface réelle du champ ?
    Le terrain est estimé à 16F l’are. Les frais d’acquisition s’élèvent à 20% du prix d’achat. L’aménagement en terrain de sports coûte 450 F.
    2) Calculer le prix de revient du terrain de sports.

    2ème problème : (12 points)
    Le réservoir d’une arroseuse municipale a la forme d’un parallélépipède rectangle dont les dimensions intérieures sont les suivantes : longueur : 1,80 m - largeur : 1,70 m -hauteur : 1,50 m
    1) Quel est, en hl la capacité du réservoir ?
    2) Le véhicule vide pèse 2,4 t . Quel est le poids de l’arroseuse quand le réservoir est plein d’eau ?
    3) Les 2 jets de l’arroseuse débitent chacun 340 litres par minute. Combien de temps faudra-t-il pour épuiser le réservoir ? Répondre en minutes et secondes.
    4) L’arroseuse parcourt 12 km en 1 heure. Quel chemin aura-t-elle parcouru quand le réservoir sera vide ?

    Calcul mental :
    1) Que dois-je payer pour 20 timbres à 0,30 F ?
    2) Quel est l’âge d’une personne née en 1889 ?
    3) Quel est le prix d’un gâteau si j’ai payé 3,25 F pour 5 ?
    4) Je suis parti à 8h 15 mn et rentré à 10 h 5 mn. Quelle a été la durée de mon absence ?
    5) Combien coûte un ruban de 0,75 m à 2,60 F le m ?

     

    • bonjour

      avez-vous les resultats afin de les comparer aux miens

      merci


    • @curtis newton,

      il est grand temps d’arrêter de dénigrer les lycéens.
      Votre problème est d’une trivialité extrême, n’importe quel bachelier vous rirait au nez.
      Je vous invite sérieusement à vous pencher sur le programme de mathématiques pour les premières et les terminales.

      Et cette fois, je crois que ce sont tous ces arrogants éructant leur consternation qui seraient bien en détresse face au niveau exigé.


    • non, normalement, un bachelier scientifique réussirait le concours sans trop de soucis ( à condition de disposer de notions élémentaires)...pour les filières littéraires, c’est déjà moins sûr....


    • Tu vis vraiment dans ton monde, toi. Les bacheliers te torche ça sans problème. Il y a beaucoup plus difficile à résoudre au bac aujourd’hui. Ton problème d’écolier de primaire là, il ferait marrer tous les jeunes.


    • Ça va mais j’ai le niveau ingé, je suis né dans les 80 et j’ai surtout fait ma primaire en privé chez les bonnes sœurs "light" ou va dire, des adorables mais aussi certaines "méchantes" mais j’ai su quand elle sont parties qu’elles avaient du coeur et pour notre bien.

      Je me rappellerai toujours de ce syrien musulman nouvellement débarqué suite à cette guerre contre Assad,
      qui m’avait envoyé :
      bien sur mon petit fils je le mets chez les curées,
      c’est un tout petit peu plus cher,
      c’est du sérieux et il en sort plus poli que les autres arabes !

      ps : ce ne sont pas des remarques racistes, c’est juste un constat sur la qualité et la rigueur de l’enseignement.


    • Faut pas pousser non plus. Bien sur qu’un bachelier répond sans problème à ces questions au détail prêt qu’effectivement il ne sait peut être pas ce que représente un are, chose encore largement enseignée dans la France de 1961 beaucoup plus rurale qu’aujourd’hui.
      Pour le reste, mon fils de 15 ans qui vient d’entrer en seconde n’aurait aucune difficulté. Bon c’est vrai qu’il à fait la scolarité à la maison jusqu’à cette année. :)

      La ou le niveau à considérablement baissé, ce n’est pas en math à mon avis mais plutôt en Français, c’est même dramatique, et surtout surtout en Histoire de France et là on comprends bien pourquoi


    • ... Crois-moi, un bachelier te rira au nez. On est loin des études de fonctions, des intégrales, et autres nombres complexes. Pour les filières littéraires, même chose.


    • Peut être l’écart au niveau des maths est moins grand,mais il faut ce rappeler que le certificat d’étude était passé par des enfants de 13 ans environ tout de même.Par-contre pour le français,la c’est une autre paire de manche.Et je dis ça en sachant mon niveau déplorable.


    • Niveau bac +4 actuellement (informatique et sciences cognitives) et je pense pouvoir répondre a tout... Si j’ai internet sous la main...


    • Il est vrai que ces petits problèmes d’arithmétique sont sans doute à la portée des bacheliers actuels ...Mais je reste dubitatif .
      A l’époque ou le service militaire existait encore , j’ai eu sous mes ordres deux ingélieurs arts et métiers , tout à fait remarquables, doués , compétents et sérieux ...Un jour j’ai trouvé un sujet d’ arithmétique d’un certificat d’études primaires de 1925. Il y était question de deux trains qui ne partant pas de la meme gare , à des horaires différents, ne roulant pas à la meme vitesse, se dépassaient , et on demandait l’heure à laquelle ils arriveraient au terminus ....Il faut se rappeler qu’à l’époque le certif ; se passait à 12 ans !
      Ils ont commencé par en rire, m’ont expliqué que c’était simple : une équation à deux inconnues , facile !
      Mais j’attends encore le résultat.... Quant aux autres matières ... à moins deux points par faute ( sur 10) , ils se sont vite retrouvés dans les choux ...En histoire ils n’avaient que des idées approximatives sur la chronologie , et en géo , ils ignoraient les affluents des principaux fleuves et étaient incapables de les dessiner .Mais ils avaient d’autres connaissances , du moins je l’espère ,


    • Tenez les artistes. Quelques exemples du talent de certains de nos lycéens...
      http://www.perlesdubac.com/2010/05/...


    • Je ne sais pas si le niveau a baissé en math depuis cette époque, mais moi en tout cas, je suis nulle avec des lacunes graves et handicapée par un niveau très faible en calcul mental alors que j’étais plutôt bonne en français et très bonne en histoire-géo et en anglais... Certains pointent du doigt les "mathématiques modernes" alors en vogue dans les années 70 quand j’étais à l’école primaire. Celle où nous faisait faire des "ensembles" (connus également à l’époque sous le nom de "patates"...), cette méthode avait le grave défaut de plonger l’élève de primaire (certains dont moi en tout cas) dans des notions trop abstraites pour leur âge. Le résultat est que je si j’essayais de résoudre votre problème, j’aurais un zéro pointé car je n’ai jamais rattrapé le retard que j’avais accumulé à l’époque (je suis rentrée en sixième sans savoir faire une division et je ne sait toujours pas les faire...)


    • Excuse moi Curtis mais pour n’importe quel bachelier cette exercice est d’une facilité déconcertante.
      Pour te donner une idée du niveau demandé en math en term S (ex année 2012) voici un petit exercice sur les équations différentielles .. (Résolution avec second membre)

      Résolution de y’+ 2y = e^x* + 3 (E)
      a) Résoudre y’ + 2y = 0 (E’)
      b) Déterminer a et b de façon à ce que g définie sur R** par g(x) = ae^x + b soit solution de (E)
      c) Montrer que f est solution de (E) si et seulement si (f-g) est solution de (E’)
      d) En déduire les solutions S de (E)
      * : e^x c’est e puissance x
      ** : Il s’agit de l’ensemble R des nombres réels.

      Voila, ça c’est des maths. Et que tout ceux qui se gargarisent avec le trés fameux "haha le niveau a chuté depuis mon "école"" viennent donc résoudre cette exercice tout simple pour un bon élève de term S en 2014.

      Yen a marre des lieux communs sur la chute imaginaire du niveau de l’ecole. Si le niveau globale des bacheliers a chuté c’est parce que le pays fais en sorte qu’un maximum d’élèves arrivent au bac, et donc forcement, plus il y a d’élèves, plus il y a d’élèves en difficulté.

      Mais il ne faut pas oublier qu’il y a 60 ans quazi aucun enfant d’ouvrier passait le bac, et que donc aucun n’avait la possibilité de faire des études supérieurs. Mais c’est sur que les 10% des enfants qui allaient jusqu’au bac avaient, en moyenne, de meilleurs résultats que maintenant, sauf que maintenant c’est 60 ou 70% des enfants du pays qui vont jusqu’au bac. Il faudrait voir à comparer ce qui est comparable ...

      Toujours est-il que 80% de la population active est tout simplement incapable de résoudre la première question de l’exo ci dessus, et pourtant quazi tout les élèves de term S savent le faire. CQFD.


    • Vous n’auriez pas dû mettre au défi les élèves de Tle S qui ont chialé récemment au Bac.

      La seule vraie constatation qui importe, c’est qu’un élève de 6e ne réussirait pas un tel test ; même en 3e ce serait aujourd’hui une galère. Et je suis étonné d’apprendre qu’ensuite ils arrivent à calculer des différentiels 3 ans après au Bac. Parle-t-on des mêmes élèves ?


    • @Adekwatt,oui le niveau comme tu l’avoues toi-même sur le bout des lèvre et à contre-coeur a bel et bien baissé,il a même depuis 15 ans chuté !!
      Des "ouesh-ouesh" qui ont tout au plus 250/300 mots de vocabulaire,est-ce que cela te dit quelque-chose ??
      Et bien,saches qu’il y a aussi aujourd’hui parmi eux des bacheliers !!!
      Et le niveau n’a pas chuté seulement en histoire-géo et en français mais de manière globale et dans presque toutes les matières...
      J’ai un pote prof de maths âgé de 45 ans qui a eu son bac à la fin des années 80,il m’a dit que les mecs qui ont fait maths sup/maths spé comme lui avaient à l’époque un niveau qui leur permettraient aujourd’hui de rentrer aujourd’hui directement en licence dans n’importe quelle école d’ingénieur mis à part peut-être Polytechnique,les Mines et Ponts et Chaussées !!!
      Et ses dires m’ont été confirmés par un prof de physique,un prof d’optique et un autre prof de maths de mes connaissances,tous âgés entre 40 et 52 ans.
      Bref c’est pas pour dire "c’était mieux avant" comme un ancien combattant nostalgique d’un hypothétique âge d’or,mais force est de constater que même si il reste encore des bastions dans le secondaire ou l’universitaire (lycées d’excellence et grandes écoles)où le niveau n’a pas ou pas trop bougé,il a dans son ensemble globalement chuté !!


    • @Adekwatt :
      Un élève de terminale S qui résous ton exercice ne sera pas forcement un bon scientifique et il ne sera pas forcement bon en orthographe."

      Savoir résoudre une équation différentielle c’est une chose, mais n’oublions pas que la vie ne se résume pas aux mathématiques.
      Autre temps, autres mœurs. A une époque on appelait scientifique la personne qui s’accomplissait à la fois dans les langues et dans les mathématiques.
      Ceux qui ont séparés les matières étaient intelligents. Dans les deux cas vous abaissez déjà le niveau intellectuel.
      Pour l’un, la logique est le summum de l’art. Cela créer les scientifiques modernes.
      Pour l’autre, l’art littéraire est le nirvana. On les appelles les Intellectuels.
      Pour finir le dernier est l’hégémonie de l’économie et la glorification de l’argent. Ahhh l’économiste !
      Dès que les matières sont isolés on voit naître chez les élèves une arrogance caractéristique à leur filière et une vision tunnel centré sur leur cursus.
      On est très loin de l’enseignement jésuite et de l’approche scientifique ancienne qui nécessitait d’instruire des enfants et de monter leur niveau intellectuel tant sur la morale, la littérature que les mathématiques.
      En caricaturant, l’intello dénigre le scientifique qui considère comme un outil.
      L’outil voit l’intello comme un cafard qui n’a rien compris au progrès.
      Et l’économiste se fait de l’argent sur le dos des deux précédents.
      Bienvenu dans le nouveau système de classe moderne ! Vous êtes utile au travail et incompétent dans la famille.
      Car être un beau parleur ne fera pas les comptes à votre place... Et être bon en algèbre ne règlera pas vos conflits de couple !

      Pour conséquent oui il y a une chute du niveau de l’école et elle n’est pas imaginaire.
      Plus le niveau intellectuel baisse, plus les gens deviennent consuméristes pour compenser les manques qu’ils n’arrivent plus à exprimer puisque c’est la seule porte de sortie offerte par notre société et plus la population s’avilit dans la servitude.
      Maintenant si le niveau des bacheliers chute drastiquement ce n’est pas parce qu’on leur donne accès au bac. Ce n’est que la face visible du problème.
      Structurellement l’éducation les formates ainsi et par conséquent cela créer des élèves en difficulté.
      Le bac ne créer pas la difficulté. C’est l’instruction qui le fait et la conséquence d’une instruction de mauvaise qualité est un élève médiocre.

      Comme je l’expliquais précédemment, autre époque, autres mœurs.


    • @Adekwatt : (suite)

      Remontons 50 ans en arrière, un élève d’ouvrier qui allait a minima jusqu’au certificat d’étude avait sans doute plus de niveau qu’un élève de terminal d’aujourd’hui, ne serait-se qu’en français et en calcul mental.
      Il y a des mythes entretenus par le système et qui sont très très très discutable :
      - Avoir le bac ne fait pas de nous une personne compétente...
      - Un ouvrier, un paysan, n’est pas forcement un abruti qui n’a jamais fait d’étude...
      Je caricature encore une fois mais le fond est là !
      Comparer ce qui est comparable revient à admettre alors qu’une personne qui ratait le bac il y a 50 ans, sortait des études avec probablement un niveau intellectuel beaucoup plus polyvalent qu’un d’jeuns d’aujourd’hui.
      Un doute ? Aller à la sortie des lycées et regarder la faune locale. C’est édifiant !

      Pour conclure, je n’en voudrais à personne de ne pas savoir résoudre une équation différentielle tant qu’ils ont la soif de regarder dans toutes les directions.
      KontreKulture existe pour ça.


    • Vous avez tous un gros problème de perspective, en plus de prendre des corrélations pour des conséquences, des exceptions pour des vérités absolus, et votre lycée de quartier pour un lycée type français, ça n’aide pas

      1-Les banlieues parisiennes ne sont pas la France, il y a un quart des établissements français qui sont dit "ruraux" et qui échappent complétement à votre tableau sur l’éducation française, si on rajoute à ça toutes les petites villes, on arrive probablement à plus de la moitié des établissements qui n’existent pas dans votre "compte-rendu"

      2-Vous ne comprenez pas les codes de la nouvelles générations "urbaines", et je vous le dis parce que je le sais,.Ce n’est pas parce qu’un gamin semble parler "banlieue" et qu’il s’habille "wesh-wesh" que c’est un abruti illettrée. On adopte les codes de l’endroits ou l’on vit, que l’on soit intelligent ou pas. Mais juger de l’intelligence d’un jeune sur son apparence c’est aussi malin que de penser qu’un gars en djellaba est forcement un terroriste. C’est un cliché stupide. Naturel certe, mais stupide.

      3-Je me répète, quand 70% d’une génération va jusqu’au bac, il y a forcement plus d’échecs (en nombre) que quand seulement 10% de la même génération va jusqu’au bac. C’est mathématique. Mais essayer de donner sa chance à tout le monde, c’est plutôt une bonne chose non ? Combien de fils et filles d’ouvriers vont pouvoir faire des études supp grâce à ce système ? Regardez maintenant combien de fils et filles d’ouvriers passaient le bac en 1950.
      Si le prix a payer pour un accès a l’éducation plus juste c’est un taux d’échecs légèrement supérieur, c’est rentable.

      4-Pour ce qui est de la séparation des enseignements, c’est un choix qui est surement contestable, mais contrairement à l’époque "des écoles jésuites" ou l’on se cultivait pour briller pendant les débats de scolastique, et ou l’éducation était réservé a 1% de la population, l’éducation en 2014 a pour finalité d’apprendre un métier.
      Alors oui c’est très bien le savoir pour le savoir, apprendre un peu de tout sans ne rien maitriser, c’est surement très épanouissant, mais ça ne permet pas de gagner sa vie. Et je ne sais pas pour vous, mais pour moi, pouvoir vivre du fruit de son travail ce n’est pas un détail.

      Et si tu excuses bien volontiers au gens de ta génération de ne savoir résoudre une equa diff, accepte aussi que les jeunes de notre pays ne maitrise pas la complexité de la langue française sur le bout des doigts (moi le premier).


    • De mon point de vue Adekwatt, le taux d’échec au bac n’est pas représentatif d’une bonne ou mauvaise éducation.
      Ce qui compte n’est pas tant le nombre de personnes mais le pourcentage qui lui représente un ratio.
      Voici un graphique tiré de senat.fr :
      http://www.senat.fr/rap/r07-370/r07...

      Soit on en conclu que les élèves deviennent plus brillant.
      Soit le niveau du bac a baissé.

      En lisant de livres d’histoire authentiques, voir Mde Sigaud par exemple, on remarque que l’école post-révolution n’existait pas pour uniquement faire "briller" 1% de la population.
      Elle existait dans un but d’instruction et d’excellence. Excellence utile pour travailler à l’amélioration de la nation sur tout les plans.
      Les plus grands noms Français sont sortis de ce type d’instruction.
      On peut voir cela comme des écoles élitistes qui avait aussi, via la religion, la possibilité d’extraire de la masse une personne repérée ayant un potentiel, là où aujourd’hui vous devrez faire chauffer votre CB très fortement pour vous en sortir.
      Concernant les masses, elles étaient éduquées par l’église qui au fur et à mesure à travailler à élever le niveau moral et intellectuel du peuple plus que personne d’autre. Serte en maintenant leur logique de classe, mais toujours en élevant le peuple vers le haut.
      Qu’elle logique de classe est plus saine aujourd’hui ? La leur ou la notre ? la morale ou l’argent ?
      Aujourd’hui l’école nous apprend des matières sans aucune morale ni structure intellectuelle.
      Tenez l’anecdote du jour : En cours de philosophie ils vont retirer "la Logique" du programme.
      Essayer de raisonner philosophiquement sans logique, à moins que vous soyez un génie cela va être difficile !

      On ne parle pas de savoir pour savoir. Mais bien de notions obligatoires pour pouvoir comprendre le monde dans lequel on vit et être réellement paré au quotidien dans TOUT les domaines : Personnels & Professionnels.
      Sans savoir la notion de liberté apprise par l’école moderne se résume à la liberté de consommer.
      La où l’ancienne école, post 68, offrait aux personnes une bonne éducation, aujourd’hui l’école nous apprend à être paré au monde du travail, sous-entendu paré à accepter la logique mortifère du capitaliste.
      Paré à accepter de mettre de côté l’Humain pour laisser place aux pôles de compétences. D’ailleurs les ressources humaines ne jure que par les compétences.


    • Aujourd’hui, si l’école se résume à "gagner sa vie", cela signifie que l’éducation se résume à se prostituer au système.
      Et si gagner sa vie est devenu la finalité en soi, c’est que l’école n’en montre aucune autre et que le système nous force dans cette voie.
      Il est fort probable que cela génèrera des personnes dépressives qui ne sauront pas faire face à autre chose que le monde du travail.
      Quid de l’éducation, des divorces, des dépressions ?

      Regardez cette vidéo du Docteur Gernez, c’est édifiant :
      http://www.dailymotion.com/video/xc...

      L’instruction n’existe plus et l’éducation nous amène progressivement à la dégénérescence centralisée et généralisée.
      L’éducation, outre le fait qu’elle nous prépare qu’à n’être que des vecteurs de la bourse, elle nous formate à maintenir le chaos social ambiant.
      Pire, elle nous formate à ne plus être capable de raisonner et de formuler des raisonnements.
      Car quand bien même nous maitriserions la langue de Molière à la perfection, encore faut-il être capable d’esquiver le piège de la novLangue qui lui aussi formate les esprits et conditionne et façonne les esprits.
      On ne parle pas de croissance et de décroissance... Mais de croissance et de croissance négative !
      Le dogme est là, ancrer, malsain, pervers et l’éducation est l’outil idéal pour nous formater.

      Une bonne éducation c’est une instruction. Une instruction qui nous permet de penser de façon moins dirigée tout en nous permettant de réussir à vivre dans le monde du travail. Bref c’est ce que l’on trouve avant mai 68 tout simplement.


    • Excuse moi mais l’école n’est pas la pour t’apprendre a gérer ton divorce, l’école est la pour t’instruire, pas pour t’éduquer.
      C’est le rôle de tes parents de t’apprendre à vivre dans une société humaine, de te donner les bases du savoir-vivre.
      Si le reproche majeur que tu fais a l’école c’est de ne pas apprendre au gens a gérer correctement leur relations humaines, excuse moi mais tu te trompes de cibles ....

      Puis c’est des conneries de penser que l’école moderne ne nous inculque tel ou tel façon de penser. Regarde moi, je suis issue de cette école dite "moderne", comme beaucoup de jeunes sur ce site, et ça ne pas empêché de me poser des questions sur le monde qui m’entoure, sur son fonctionnement et sur les forces qui l’agite.
      Tout comme pré-68 il y avait une majorité de gens qui gobaient la doxa sans broncher et quelques autres chez qui ça ne passaient pas.
      Je sais bien qu’en réalité la vie est plus complexe, et que cette simple dichotomie ne représente pas avec exactitude l’ensemble des comportements face a une idéologie d’État, mais je schématise pour aller vite.
      Mais si les comportements face a une idéologie d’état sont les mêmes avant et après 68, alors que l’école a changé, c’est que ces comportements ne sont pas induits par l’école.
      .
      L’école, jusqu’en term, elle est la pour faire travailler ton cerveau, pour te faire réfléchir a des problèmes complexes. Après libre a toi d’appliquer ces compétences à d’autres domaines que les maths ou la philo.
      Mais l’école a toujours eu et a encore cette unique fonction, faire travailler le cerveau des jeunes humains pour qu’il se développe.
      Après l’idéologie que l’on adopte, ce n’est pas le fruit de l’école, c’est un mélange complexe d’histoire familiale, de rencontres, de lectures etc. Penser que l’école a la main mise sur le cerveau des jeunes c’est de la foutaise. Elle a beaucoup moins d’influence que la télévision par exemple. Et qui autorise la télévision aux enfants ? La maitresse ? je ne crois pas ....

      Mais ceci dit, si pour toi apprendre un metier, pour gagner sa vie de son travail, c’est "se prostituer au système", alors en effet, les facs, les grandes ecoles, les BTS et les IUT sont de grandes maisons closes.
      Mais pour moi, apprendre un métier, c’est aussi, en plus de gagner de l’argent, donner un sens a sa vie, c’est trouver sa place, son utilité, au sein d’une société humaine. Ce n’est pas rien d’apprendre un métier.


    • L’école d’aujourd’hui est faite pour nous éduquer et non pour nous instruire.
      Elle empiète sur la sphère d’influence de la famille.

      Le système n’a pas besoin de tête bien faites.
      Il a besoin de personnes isolées qui seront plus promptes ainsi à consommer et par conséquent moins nuisible.
      Cela passe FORCEMENT par l’éducation généralisée via l’école d’où son changement de nom.

      De l’autre côté le système ne laisse pas aux parents le loisir d’éduquer les enfants.
      Les 2 parents doivent maintenant travailler pour subsister, ainsi la boucle est bouclée et l’éducateur est le service publique CQFD.

      L’école moderne nous inculque une façon de pensée.
      Tu te pauses des questions, mais les questions sont forcement dirigées en fonction de tes connaissances liées à ce que tu as appris.
      Donc si l’école ne te donne pas les moyens par l’instruction de raisonner sainement tu ne raisonneras pas sainement.
      Mixité, Histoire revue et visité, Cours d’éducation sexuelle, HyperSpécialisation ont pour conséquence tous la même chose : -> Abaissement de la conscience au profit de l’intégration dans le système.

      Maintenant en lisant des livres pré-68, peut-être qu’ils avaient la doxa de leur époque mais au travers de leurs écrit on remarque qu’ils avaient une capacité de reflexion et de remise en cause nettement supérieure à ce que l’on peut retrouver aujourd’hui...
      Clouscard, Delassus et j’en passe.

      Je te conseil de faire des recherches sur la guerre de 5eme génération.
      L’idée étant de faire en sorte que l’homme ne soit plus capable de formuler l’idée même de s’opposer à quelque chose, où s’il lui en vient l’idée qu’elle ne puisse pas aboutir par manque d’instruction.

      On ne peut pas supprimer une institution sans risquer un soulèvement.
      Par contre on peut la dégrader progressivement sans attirer l’attention.

      Ce genre de théorie est appliquée et écrite depuis plus de 200 ans. Preuves à l’appuis.

      Au final l’idéologie est majoritairement le fruit de l’école puisque la famille est atomisée, les lectures orientées, l’école utilisée.
      Elle est beaucoup plus importante que l’impacte de la télévision. 2eme dépense de l’état !

      Apprendre un métier n’est pas tant se prostitué.
      N’apprendre que ça avec un cadre bien défini par contre oui.
      Mon DG actuel, Franc Maçon de sucroit me la bien fait comprendre :
      "L’ingénieur c’est le prolétaire de demain"


    • Mais soit, si le sens de ta vie c’est travailler... Pourquoi pas !
      Cela me fait penser à charlie chaplin dans les temps modernes :
      https://www.youtube.com/watch?v=h4r...

      De mon point de vue travailler n’est pas une finalité.
      Quand on sera agé et trop cher on sera mis à la poubelle. C’est la logique du monde du travail.
      Pour moi, eduquer des enfants avec des valeurs est une finalité bien plus honorable que de travailler.
      Le paradoxe étant que pour pouvoir le faire il convient de réussir à se détacher juste ce qu’il faut du monde du travail et de défaire ce que l’école fait.

      Idéologie du progrès quand tu nous tiens...

      Je te souhaite bonne chance pour être heureux en tout cas !
      Et surtout bon travail hé hé hé !


    • Excuse moi -M- mais tu n’y es pas du tout. Il n’y a aucun complot du "système" pour que l’école devienne un gigantesque moyen d’asservir la population, c’est purement du fantasme.
      L’école c’est justement ce qui nous permet a tous de remettre en cause ce système ... et moins les gens sont instruits, plus ils sont manipulable, c’est pourtant d’une évidence !
      C’est du pur délire de penser que la maitresse de tes enfants en primaire et la pour abaisser "leurs consciences au profit de l’intégration dans le système" alors qu’elle fait de son mieux pour leur apprendre à lire et à écrire...
      Je ne dis pas que tout est beau tout est rose dans le système éducatif actuelle, mais vouloir faire passer ces acteurs pour d’horribles manipulateurs, et ses bénéficiaires pour des incultes illettrés, c’est très mal connaitre la réalité de terrain, encore une fois, c’est du pur fantasme.

      Et je n’ai pas dit que le sens de la vie c’était uniquement de travailler, j’ai simplement dis, ce que tout le monde sait, c’est que pour être heureux et épanouie, il faut, en plus d’une vie sentimentale et familiale stable, un travail enrichissant. C’est tout.
      Et qu’il n’y a absolument rien de honteux a gagner sa vie du fruit de son travail, au contraire.

      et ça :"Apprendre un métier n’est pas tant se prostitué.
      N’apprendre que ça avec un cadre bien défini par contre oui. "

      c’est une phrase "pilpoulesque", quand on apprend un métier, on apprend un métier, donc évidement qu’il y a un cadre bien défini. Faudra m’expliquer ou est la prostitution chez le patron de bistrot, chez l’ambulancier, le flic, la coiffeuse etc etc.

      Mais ceci dit, dans ce qu’a apporté l’idéologie de 68 à l’école, je semble avoir été plus imperméable au mépris pour le travail que toi. Comme quoi, tout n’est pas dans l’école.


    • Excuse moi -M- mais tu n’y es pas du tout. Il n’y a aucun complot du "système" pour que l’école devienne un gigantesque moyen d’asservir la population, c’est purement du fantasme.

      Je pense que nous resterons sur deux avi divergents.

      L’école est déjà un moyen d’asservissement depuis 200 ans et les bienpensant l’on bien compris :
      « Il faut pourtant gagner à notre Ordre le commun du peuple : le grand moyen pour cela est l’influence sur les écoles (...) C’est à la jeunesse qu’il faut aller, c’est elle qu’il faut séduire, elle qu’il faut entrainer, sans qu’elle s’en doute... Allez à la jeunesse, et si c’est possible jusqu’à l’enfance. »
      Adam Weishaupt (1748-1830)

      « Les enfants appartiennent à la république avant d’appartenir à leurs parents : l’égoïsme des pères pourrait être dangereux pour la République. Voilà pourquoi la liberté que nous leur laissons ne va pas jusqu’à élever leurs enfants autrement qu’à notre gré. »
      Georges-Jacques Danton (1759-1794)

      « Il existe un père de famille qui les comprend tous : c’est l’Etat. »
      Jules Ferry (1832-1893)

      « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. »
      (Laurence Rossignol, Secrétaire d’Etat à la famille, en fonction depuis le 9 avril 2014)

      "Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécéssaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté envers les traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux."
      George Brock Chisholm (1896-1971),

      « Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire son choix. (...) Et donc, l’école a un rôle fondamental puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. »
      Vincent Peillon, (2014)

      Cerise sur le gateau, ces citations s’étalent sur 200 ans. Ils ont tous eux le pouvoir et ils appartiennent tous aux même communautés.
      Toutefois il n’y a sans doute pas de complot, enfin pas de vices dans leur idées. *ironique*

      Pour ce qui est du complot qui n’existe pas j’aime beaucoup l’explication d’un enseignant qui se nomme chouard :
      https://www.youtube.com/watch?v=33F...

      Soral à son mot à dire dessus aussi :
      https://www.youtube.com/watch?v=B7E...

      Maintenant je suis prêt à croire qu’il n’y a pas de complot si vous avez des arguments solides !


    • Je vous conseil de lire le livre d’Arnaud de Tocquesaint qui vous fera relativiser sur la féminisation de l’école...
      Ou de réécouter l’interview précédente qui synthétise ce point.
      Mais c’est sans doute du fantasme me direz vous !

      Il reste que si on regarde l’école 42 ou apprend (conditionne) des ados à bosser 7j/7, 24h/24, ce qui est un cadre bien défini, je ne vous souhaite pas d’être information quand ces bêtes de compétition vont arriver sur le marché et prétendrons à un salaire plus faible que le votre ! Car en plus ils en sortent sans diplôme ah ah !
      Pilpoulisme ? Peut-être, ou peut-être pas. Toutefois si j’étais un DG je les embaucherai sans me pauser de question.

      La question n’est pas de savoir si on méprise ou non le travail.
      La question est juste d’avoir une vision juste de ce qu’est le travail.
      Quand la vision du travail s’éloigne de trop du travail comme étant un dut à la société parce qu’elle nous nourrie, nous sommes déjà dans une certaine forme de dérive.
      Et si aujourd’hui il devient difficile de vivre parce sans travailler 45h/semaine c’est aussi une forme de dérive. On peut aimer faire un travail oui. Mais si on tombe dans la dérive consistant à le glorifier alors je pense que l’on passe à coter de quelque chose.


    • J’espère que vous êtes conscient qu’avec ce genre de procédé on peut prouver tout et n’importe quoi.
      Prendre 50 lignes, tirées de leur contexte (du contexte du paragraphe certes, mais aussi du contexte du livre, et de l’époque) sans prendre aucun compte des différences énormes qui existent entre chaque auteurs de chaque citations, différence de nature (déclaration TV, interview, livre de propective ou de confessions etc etc), différence d’époque et de situation politique, et mettre tout ça, tout ce meli-melo de choses qui n’ont rien a voir, tout ça ensemble pour prouver tel ou tel chose, c’est un procédé plus que douteux, voir carrément mensonger. Alors oui ça fait un effet en trompe l’oeil et on peut sy laisser prendre, mais ce genre de "collection" de citations ne saurait résister a une analyse plus approfondi de toutes les différences sus-citées. J’espère pour vous que vous voyez ce que je veux dire.

      Imaginez bien que sur 200 ans, les milliers de livres écrit, les milliards de lignes et les milliards de milliards de mots échangés, peuvent, si ils sont bien choisi, prouvez que Louis XIV était une femme et que Madame de Pompadour était une agent de la CIA.
      Cette méthode, de prendre plusieurs citations, plusieurs faits, hors de contexte, hors de TOUT contexte (social, historique, politique etc) pour appuyer une théorie, cela a un nom, ça s’appelle la méthode hypercritique, ou comment prouver quelque chose avec une constellation de citations et/ou fait sans aucun rapport les uns avec les autres et surtout sans ne jamais prendre un compte le contexte.
      Vous savez, c’est important le contexte. Par exemple si, a la veille de sa mort, un vielle homme politique confie dans un bouquin confession bien racoleur, ces perspectives pour l’avenir, et, ce mettant à rêver un peu, il se lâche :"Il faudrait pour l’avenir blablabla" est-ce pour autant que toute son action politique a été dirigé en fonction de cette dernière phrase ? Ou est-ce des délire de vielle homme ? Et si, 50 ans avant le vielle homme, un jeune poète a publié, dans un recueil a faible publication :"Il faut vraiment que sonne le glas, pour tout ceux qui ne veulent pas du blablabla" est-ce que cela fait du jeune poète un complice du vielle homme ? Ou peut être son inspirateur ?

      Il faut être un peu sérieux ... les politiques ne s’occupent le plus souvent que de leurs sondages et de leurs futurs réélections, et vous voudriez me faire croire qu’ils manigancent sur 200 ans ?


    • Tu sous-estimes les bacheliers. Aujourd’hui on voit ça en ce2 et voilà.

      Tes problèmes ne sont rien de plus que de l’arithmétique. Tu t’es arrêté au chapitre fractions en maths et conversions d’unités en physique, c’est tout à fait élémentaire. J’ai torché ça les doigts dans le nez en quelques minutes. Les seules choses qui m’ont causé quelques difficultés sont 1. la définition de are et 2. la formule exprimant le débit.
      Apparemment t’es pas au courant de l’évolution des programmes. Le programme actuel est beaucoup plus vaste : analyse de fonctions, équations différentielles, statistiques descriptives, inférentielles et probabilités, etc. sans compter tout ce qui vient avant (trigonométrie, opérations telles que exponentiels et logarithmes, etc.) et sans compter les démonstrations de théorèmes algébriques, etc.
      Tes trucs sont plus orientés pratique quotidienne. Plus utiles mais très faciles. En fait, le vrai point fort de l’éducation vieille école en maths c’était les problèmes concrets (donc contextualisés, mais les vrais problèmes, presque comme des énigmes si on veut). L’abandon des problèmes concrets en maths et de la dictée en français sont deux points négatifs de l’école actuelle, mais les soucis les plus importants ne viennent pas du contenu.

      Ceux qui sont restés bloqués sur le dogme de « la mission de l’école c’est de savoir lire, écrire, compter » se plantent. Ils ont des décennies de retard. Premièrement, le monde actuel, un monde de services, ne peut plus se satisfaire de ces compétences trop rudimentaires. Ensuite, l’école est aujourd’hui surchargée de concepts foireux et mal définis, d’exercices inadaptés, de redondances démotivantes. Si l’école crève ce n’est pas par le vide mais par la prolifération, le manque de temps et les éléments perturbateurs (tous les gamins débiles autrement dit, ce qui empêche d’avoir une vraie élite intellectuelle). Autrement dit : manque de discipline et de bon sens dans l’élaboration des cours et manque d’autorité dans le déroulement des cours.
      Je ne parle pas de tous les gravissimes problèmes de barbarie, qui sont dû à un laxisme ahurissant et une complaisance de la part de toute l’éducation antinationale. Il faut rétablir les notes de comportements bien-sûr, ainsi que tous les aspects civiques. L’école, c’est le premier pas vers la société et la société a des exigences comportementales. Finalement, vu la barbarie et l’ultraviolence scolaire actuelles, on sait qu’on vit dans la société de l’indécence.


  • En 1958 les cours (tous magistraux) d’Histoire antique dispensés aux élèves de 6ème ont bien évidemment disparu, remplacés par l’explication des belles images du manuel, on devait écrire environ deux pages pendant l’heure . Aujourd’hui on retrouve ce genre de cours en... Licence d’histoire ! La grande erreur des pédagos du Ministère est de SOUS ESTIMER l’intelligence de l’élève de 6ème et ses capacités de mémorisation ; et puis il faut compter sur l’arrivée de plus en plus massive d’élèves africains très défavorisés intellectuellement : il faut abaisser le niveau pour qu’ils puissent suivre, tant bien que mal .

     

    • On ne sous-estime pas le niveau des élèves, mais on créé des cours pour les plus faibles, histoire que tout le monde comprenne. Le problème c’est que les niveaux sont très hétérogènes, donc pendant que les plus faibles rament pour réussir un exercice ou pour lire un texte (c’est authentique, certains élèves ont dû mal à lire un texte normal en 3ème), vous avez les plus forts qui s’ennuient.
      Ajoutez à cela les revendications des élèves au droit d’être nul et les parents qui remettent la faute sur les professeurs (certains sont aussi responsables du niveau intellectuel actuel) ou qui font pression pour qu’on baisse le niveau des contrôles. Tant que l’on ne fera pas des classes aux niveaux homogènes, on avancera pas. En outre, on autorise les élèves à passer au niveau suivant jusqu’en 3ème, donc il peut avancer, qu’il ait les capacités requises ou non. Comment voulez vous les stimuler ainsi ?
      Arrivés au brevet, les élèves qui ont cessé de suivre et/ ou comprendre il y a deux à trois ans ont perdu plusieurs années d’apprentissage et se réveillent à ce moment-là, lorsqu’ils apprennent que les résultats comptent. À force de ne pas vouloir admettre que nous ne sommes pas tous égaux, on renforce les différences. Compte rendu d’un élève de lycée.


    • Topaze, des "élèves africains très défavorisés intellectuellement", tu ne voulais pas plutôt dire pas dans la norme d’ici ?
      J’ai été prof d’arts plastiques en collège, dans le 93, et à considérer les différents groupes ethniques, il y avait toute une palette de niveaux dans chacun.
      D’ailleurs c’est davantage le contexte familial dont est issu l’enfant qui prime sur toutes autres considérations.

      Robin, s’il y avait des classes homogènes, la classe "des nuls" serait immédiatement stigmatisée et moquée.
      Et les "nuls" en question, forts de leur statut, en feraient probablement encore moins.
      Je dis ça, je ne suis pas favorable à l’école, mais il y a des réalités contextuelles inévitables.


  • Vous voulez savoir pourquoi il n’est plus possible d’étudier ? faites des caméras cachées.
    La réponse sera immédiate et les images diront ce qu’il est interdit de dire aujourd’hui.


  • Dans la même veine, la suppression progressive des filières universitaires sélectives françaises (Grandes Écoles et Faculté de médecine) est en cours d’après cet article :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

    Tout cela au bénéfice des Facultés "européennes" ou "internationales" privées onéreuses, et au détriment de l’Université publique française et de son excellence académique. Nos gouvernants sont en train de détruire le patrimoine universitaire français et sa singularité.


  • Je comprand pa ce qu’ils racconte.
    Tu les geans que je connait save lire et ecrirent.
    Ses chifres il les prend ou ?
    Il se plentent, le niveau et trais bon, y a pas de doutes...

     

  • Franchement vous penser vraiment que la vraie question est la méthode d’apprentissage ?

    http://www.leparisien.fr/val-de-mar...

    Pas de marche communautaire en soutient ? ou sont les asso de quartier ?

    c’est ce genre d’info qui font envisager le talmud sous un autre angle. Honnêtement le talmud est bien plus soft que certains écrits de céline... j’aime beaucoup céline.


  • Bien évidemment que le niveau est en baisse. Pas parce que l’école est sabotée, mais parce qu’il y a l’école...


  • L’école est une machine à contraindre et à produire.
    C’est pourquoi je pense que le vrai problème de l’école c’est l’école.
    Quand on a lu "Libres enfants de Summerhill" de A.S. Neill on ne peut plus scolariser son enfant dans une école "normale" sans n’avoir qu’une seule envie, le voir en sortir au plus vite…


  • Ce qui me frappe dans les discussions ayant trait à la baisse du niveau scolaire, y compris dans vos commentaires, c’est l’absence de considération sociale. On dirait qu’il y a les Français d’un côté et les immigrés de l’autre, comme si c’était deux blocs parfaitement homogènes. Non, Jean-Charles et Timéo, bien qu’ils soient tous deux de souche, n’ont absolument pas le même rapport à l’école. De même que, dans une moindre mesure, il existe des disparités au sein des populations immigrées.

    Sinon, voici ma petite analyse quant à la baisse du niveau des élèves, essentiellement basée sur ma propre expérience et celles de mes proches et portant avant tout sur le collège. Plusieurs facteurs, profondément imbriqués les uns dans les autres, l’expliquent (du moins en partie) :
    - La mixité sociale. Bien que son but officiel soit louable et parfaitement chrétien (lutte contre l’inégalité), elle a malheureusement pour principale conséquence de tirer tout le monde vers le bas : phénomène de victimisation des « intellos » souvent perçus comme « bizarres » par le petit peuple, Jean-Charles copiant sur le populaire (dans tous les sens du terme) mais médiocre Dylan pour plaire à la « belgoss » Cindy, au grand dam de sa réussite scolaire, etc.
    - La culture de masse libérale consumériste, promouvant des valeurs contraires à celles de l’Ecole qui ne fait plus le poids. Culture à laquelle le petit peuple de souche comme immigré est particulièrement sensible (rap, Skyrock, téléréalité, etc.), donc importée dans l’Ecole via la mixité sociale. Ainsi Kimberley, rêvant d’argent facile, de grandes marques et de rappeurs s’emporte-elle en cours d’Histoire : « wésh madam sa me servira a koi dans la vie de savoir ke charlemagne habiter a versaille ou jsai pas koi la ?? mdrr », Éléonore se sentant obligée d’acquiescer, malgré sa passion pour l’Histoire, pour ne pas passer pour une « vielle meuf ». Sans parler de toutes ces nouvelles technologies abrutissantes (Iphone, tablettes, etc.), là encore très prisées par le peuple.
    - La mixité sexuelle, ne pouvant qu’entraîner un parasitage sexuel tout à fait nuisible sur le plan scolaire, particulièrement lorsqu’elle est combinée aux deux précédents facteurs. Si Cindy ne portait pas de leggings ultra moulants et de décolletés agressifs (pour faire comme Nabila), il est probable que Jean-Charles n’aurait pas compromis sa scolarité en imitant Dylan le mec stylé dans l’espoir de plaire à ladite belgoss et de se vider.


  • (suite)
    - L’immigration, les élèves en étant issus - qu’ils soient maghrébins, subsahariens ou portugais - étant très défavorisés sur le plan culturel et intellectuel, venant parfois de familles ne parlant même pas français. Cela ne peut que contribuer au phénomène de "tirage vers le bas", d’autant plus que ces jeunes, incultes et déracinés, sont plus réceptifs que la moyenne à la culture mondialiste libérale consumériste, qu’ils imposent parfois avec violence, étant également plus violents que la moyenne. Il faut ajouter à ça les phénomènes de regroupement communautaire, racket, racisme, etc. nuisant gravement à l’ambiance scolaire et donc à la réussite de l’ensemble des élèves.
    - La féminisation du corps enseignant, au sens propre comme au sens figuré, pas vraiment indiquée lorsqu’on a des élèves de plus en plus turbulents et violents. Je me souviens d’avoir vu des enseignants hommes se faire victimiser par des gamines de 12 ans, je pense qu’il n’y a rien à rajouter... Je me souviens également d’une CPE qui avait pris la défense de gamines emmerdées car habillées en demi-putes (string dépassant de 10cm, etc.), ce qui devrait normalement être interdits dans un établissement scolaire pour les raisons que j’ai évoqué plus haut, au nom de la liberté, l’égalité des sexes, de la lutte contre le machisme, etc.

    Pour résumer, au nom d’idéaux de gauche (mixité sociale et sexuelle, immigrationnisme, etc.), on se retrouve avec des hordes de décérébrés, tirés vers le bas ou confortés dans leur misère culturelle, totalement en phase avec le consumérisme à l’américaine. Bref, il semble que le gauchisme a une fois de plus été l’idiot utile du capitalisme...

     

    • Ouai sauf qu’il y a une diversité que tu oublis, sciemment ou pas.
      C’est la diversité des territoires, car si ton petit exposé est peut être vrai pour quelques établissements de banlieues, dans la majorité des établissements ruraux, rien ne se passe comme indiqué dans ton exposé.
      Je ne reviens pas sur la soit-disant violence intrinsèque des populations immigrées, c’est d’une telle bêtise ... on pourra discuter quand t’auras fini de prendre des corrélations pour des conséquences ... (et pourquoi les portugais ? pourquoi pas les italiens, les espagnols ? )


    • Effectivement ça concerne surtout les collèges de zones urbaines, quoique dans les banlieues vraiment "chaudes" c’est encore différent. Quant à la bêtise intrinsèque aux jeunes issus de l’immigration, ce n’est pas absolu, mais globalement oui ils sont plus défavorisés que les autres sur le plan culturel et intellectuel, bien qu’on trouve souvent l’équivalent chez le petit petite peuple de souche déstructuré. Les Portugais et pas les Italiens et Espagnols, parce qu’il s’agit d’une immigration plus récente, moins assimilée, et culturellement différente.


    • Bravo @Mansour,vous avez bien cerné le problème mais à cela s’ajoute une démission du corps enseignant (surtout les hauts-fonctionnaires des ministères et autres inspecteurs d’académies syndiqués à l’ultra-gauche,etc...).
      Non seulement le niveau global de nos enseignants actuels (spécialement les moins de 35 ans) a chuté,c’est d’ailleurs pour cela que l’on demande aujourd’hui aux profs d’avoir le niveau Bac +5 (alors que l’on demandait il y a dix ans Bac +3 et il y a 25 ans un DEUG suffisait pour passer le CAPES) mais en plus,hors lycées d’élites localisées dans des points stratégiques correspondant à des ghettos de la bourgeoisie,la mission éducative du professeur de jadis consistant à essayer d’apporter l’excellence à tous,quelque soit sa classe sociale et l’environement socio-culturel dont il était issu,n’existe plus depuis 15 ans,en gros la politique consistant à faire profiter de l’ascenseur social les enfants issus des milieux populaires s’est arrêtée dans notre pays à la porte du XXIème siècle...
      Nos école primaires sont devenues des garderies et nos collèges et lycées de institutions où le niveau a été volontairement baissé pour que 75% d’une classe d’âge obtienne un BAC et 95% un diplôme,bref aujourd’hui on peut très bien à la fois être titulaire d’un BAC ou d’un BEP et être plus ou moins analphabète,chose impensable il y a encore dix ou quinze ans ans !!
      Voilà le résultat de 35 ans de politiques académiques post-soixanthuitardes gauchisantes qui ont peu à peu,en privilégiant la forme sur le fond (les fameux "pédagogos") abouties à ce que l’école publique devienne "la fabrique du crétin" comme l’explique fort bien Brighelli dans son livre éponyme...
      Tout juste si un effort est fait pour que certains jeunes,bons élèves issus de la diversité venant d’établissements périphériques médiocres,puissent accéder eux-aussi (à petites doses) au grandes écoles grâce à des "passes-droits" (la plupart n’ayant pas le niveau) car fabriquer du crétin grâce aux ségrégations sociales et spatiales implicites existant dans notre beau pays,pour notre oligarchie mondialiste n’est pas très grave,encore ne faut-il pas trop prêter le flan à l’accusation de ségrégation ethnique (raciiisme ?!) qui lui est aussi souvent liée...


    • Les "ceci", les "cela".
      Ce genre de généralité ne recouvre aucune réalité sociologique et démontre une certaine paresse intellectuelle chez celui qui, faute de mieux, fait appel à ce genre de poncifs.
      il faut rendre au réel sa complexité, et savoir rester précis, sans quoi on succombe vite à la pensée magique des abstractions.


    • @Adekwatt
      Arrête avec ton ton condescendant, et au lieu d’affirmer que je ne dis que des conneries, prouve le.


  • J’ai justement rencontré des voisines hier après-midi qui ont pour l’une une fille au collège et l’autre un fils au lycée. Ces deux jeunes ont d’excellents résultats scolaires mais du coup se font traiter "d’intellos" par les autres camarades et pour se faire accepter, ont tendance à jouer les imbéciles et ont parfois volontairement de mauvaises notes pour ne pas paraître trop bons... Les parents essayent de leur expliquer qu’ils ne devraient pas faire attention à ces autres élèves et de penser à leur avenir tout en sachant que les adolescents sont plus tentés à se faire accepter par le groupe, bref à être des moutons, que de penser à eux-mêmes, leurs envies et leur avenir professionnel qui à 13-15 ans parait bien lointain.

    Il est clair que le système a mis en place une pseudo culture "voyou et rebelle" où l’excellence et la curiosité est montrée du doigt, où l’on fait croire aux bons élèves qu’ils sont isolés et pour ainsi dire anormaux et il faut faire pression sur ces excellents élèves des milieux populaires pour qu’ils rentrent dans le rang et ne fassent pas de l’ombre à l’élite héréditaire en place !

     

    • Les ravages de la mixité sociale. C’est exactement ce que j’ai décrit plus haut. J’avais un ami en 5ème, issu d’un bon milieu, cultivé, etc. sauf que son goût pour la popularité et les filles l’ont poussé à imiter le comportement des « gens stylés » du collège, qui tenaient le haut du pavé dans la cour... Tous des petites gens incultes complètement en phase avec la culture consumériste de masse. Aujourd’hui le pauvre gars est complètement déclassé, il traîne au bar avec et dans les parcs publics avec les sous-prolétaires et marginaux. Moi même, quand j’ai commencé à vouloir être « stylé », « comme les autres reubeus » pour plaire aux filles (c’est à dire con, violent, mal élevé, etc.), je m’étais forcé à avoir des mauvais résultats et m’exclamant que les bonnes notes c’était pour les « petits Français ». Heureusement ça n’a duré qu’un an.


    • Le système n’a rien mis en place du tout ...
      Que les petits caïds plaisent aux jeunes filles et suscitent l’admiration des autres "mâles" dans groupes d’ados, c’est vieux comme le monde ...
      Le "système" n’a pas inventé les rapports anthropologique qui existent entre violence, libido et séduction ... Ça existe depuis le nuit des temps.


  • J’étais en CM2 en 1996, et il est clair que j’aurais été incapable de résoudre le problème énoncé dans le reportage ! En effet à "mon époque" (je mets des guillemets car ce n’est pas si lointain que ça)
    - la formule du volume d’un cylindre était enseignée en 5ème ou 4ème il me semble (soit 2 à 3 ans plus tard)
    - je ne me rappelle pas avoir étudié le principe de fonctionnement des unités de mesure des aires et des volumes avant la 6ème
    - savoir qu’un décimètre cube équivaut à un litre .... il me semble que c’était enseigné en cours de SVT et/ou physique en 6ème / 5ème
    Pour résumer, en CM2, je ne connaissais aucun des 3 outils indispensables à la résolution du problème !

    Mais rassurez-vous, Madame la Marquise ...le niveau monte, le niveau monte !


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