Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
          Contact | Forum | Boutique | Atelier
A A A
imprimer

Entretien avec Gilad Atzmon sur Dieudonné, Alain Soral et le sionisme

Propos recueillis pour E&R par Alimuddin Usmani

Dieudonné vit en ce moment une période particulièrement tourmentée. Le pouvoir multiplie les attaques sournoises à l’encontre de l’humoriste. Il reçoit toutefois quelques soutiens et notamment d’outre-Manche en la personne de Gilad Atzmon, musicien de jazz et essayiste de grande renommée, édité par Kontre Kulture. Il se livre ici à une analyse particulièrement pertinente de la politique en France.

 

Alimuddin Usmani : Pouvez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles vous avez décidé d’apporter votre soutien total à Dieudonné dans sa lutte avec le gouvernement français ?

Gilad Atzmon : Dieudonné incarne l’authentique résistance. En étant convaincant et cohérent, il a su exposer le lien destructeur qui existe entre le socialisme français sionisé et le pouvoir politique juif.

Bon nombre d’entre nous étaient inspirés par la pensée politique de gauche des années 60-70 et embrouillés par le progressisme pendant un certain temps. Pour une raison quelconque, celle qu’on appelle « la nouvelle gauche » a très rapidement fait des compromis sur des sujets cruciaux que sont le travail ou la politique envers la classe ouvrière. Au lieu de se mettre du côté des travailleurs et des gens qui luttent pour améliorer leurs conditions sociales, la gauche post-soixante-huitarde a adopté le discours de la politique identitaire, destiné à diviser la société et à marginaliser la classe ouvrière. Cette approche a conduit à une paralysie politique qui a préparé les fondements d’une invasion de la finance, de la culture de l’hégémonie et de la globalisation.

Dieudonné est parvenu à mettre en lumière cet esprit fallacieux. Il a également réussi à identifier le pouvoir de la religion de l’Holocauste et le pouvoir du lobby juif qui sont au cœur du pouvoir politique. En tant qu’auteur du livre Quel Juif errant ?, qui déconstruit l’identité politique juive, je vois Dieudonné comme une continuation de moi-même. Il est mon frère jumeau et je le soutiens, ainsi que son appel.

 

Les détracteurs de Dieudonné l’accusent d’antisémitisme. Ils argumentent que Dieudonné, dans son spectacle Le Mur, a tenu les propos suivants à l’égard du journaliste d’origine juive Patrick Cohen : « Tu vois, quand j’entends Patrick Cohen parler, je me dis : Les chambres à gaz....dommage. » Les partisans de Dieudonné expliquent que Dieudonné ne faisait que répondre à une provocation de Patrick Cohen qui l’avait inclus dans une liste noire et qui le traitait de « cerveau malade ». Pensez-vous que l’humoriste est allé trop loin ou bien qu’il a le droit de répondre à un type qui souhaite publiquement sa mort économique, sociale et professionnelle ?

Ces juifs qui insistent pour que l’Holocauste devienne notre nouvelle religion d’État doivent accepter que l’Identité possède un rôle dynamique réflexif. Quelqu’un qui souhaite s’identifier aux chambres à gaz, à Auschwitz et à la victimisation doit accepter que l’autre l’identifie en tant que tel. Je ne vois aucun problème dans la réaction de Dieudonné à l’égard de Cohen. Dieudonné est un artiste, son rôle est de refaçonner et de réviser notre vision du monde. En conséquence, mettre un miroir en face de Cohen était la chose la plus appropriée qui soit.

 

Le seul parti politique d’importance qui ne s’est pas livré à un dénigrement de Dieudonné est le Front national, fondé par Jean-Marie Le Pen. Quelle est votre explication par rapport à cela ?

Cela veut manifestement dire qu’en termes de tolérance et d’ouverture ethnique et culturelle, vos nationalistes sont en avance sur les soi-disant progressistes et sur la gauche. Cela ne me surprend pas outre mesure. La gauche a toujours eu des difficultés à se lier avec les gens qui travaillent. L’entier de la philosophie progressiste est élitiste jusqu’à la moelle. Après tout, l’identification au progressisme signifie seulement que quelqu’un d’autre doit être réactionnaire. Cette interprétation pourrait expliquer pourquoi le progressisme est si attractif pour nombre de juifs – cela offre une alternative athée à la notion de peuple élu.

En outre, cela explique également pourquoi les classes populaires se distancient de la gauche. Ils préfèrent s’identifier au tout, au grand collectif narratif du drapeau et du langage, ils choisissent le patriotisme et le nationalisme. L’aboutissement est clair. La gauche a dérivé vers un état de détachement total. C’est précisément l’état actuel du socialisme en France. Dieudonné a réussi à galvaniser tout cela. Un « Noir » jouit du soutien du Front national et il est acclamé par un front populaire uni composé d’immigrés et de « Blancs » de la classe laborieuse, ce qui aboutit au mûrissement d’une névrose collective de la gauche. Je trouve cela très amusant.

 

Grâce à Nicolas Anelka, les médias britanniques se sont intéressés à Dieudonné. D’après Alain Soral, son entretien accordé à la BBC était fait de manière plutôt correcte [1]. Comment expliquez-vous l’incapacité des médias institutionnels en France à traiter cette affaire de manière équitable ?

Pour commencer, il ne faut pas se leurrer. Il est facile pour les Britanniques de se moquer de ce totalitarisme casher français. Néanmoins, personne à la BBC n’ose évoquer le fait que 80 % de nos députés du Parti conservateur sont membres du groupe parlementaire « Amis conservateurs d’Israël ». Personne à la BBC n’a jamais été assez courageux pour souligner un fait embarrassant concernant Tony Blair. Ce dernier a embarqué le pays dans une guerre illégale contre l’Irak. Son collecteur de fonds n’était autre que Lord Lévy et le LFI (Amis travaillistes d’Israël).

Laissez moi répondre à votre question de manière succincte : le pouvoir juif, c’est la capacité à réduire au silence la discussion sur le pouvoir juif !

Le CRIF et BHL ne représentent pas l’essence du pouvoir juif, ils sont juste les symptômes de ce pouvoir. Le vrai pouvoir juif réside dans la capacité de réduire au silence la discussion sur les lobbys, sur le CRIF et sur BHL. Alain Soral doit considérer que le boycott à son égard est une distinction honorifique. Cela n’est que la confirmation que les médias ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour faire face à lui ainsi qu’à son travail. Cela n’est guère étonnant, je commence à comprendre que George Orwell doit être la dernière personne qui a eu une capacité de réflexion au sein de la gauche. La gauche contemporaine est semblable à un fragment de culture détaché de toute pensée dialectique ou de tout échange intellectuel. C’est vraiment tragique.

 

Dans notre dernier entretien vous nous indiquiez avoir appris que nombre d’ONG palestiniennes étaient financées par une fondation du « sioniste libéral » George Soros. Le caricaturiste français Joe le Corbeau, arrêté brièvement par la police pour une photo de quenelle, a suggéré dans un de ses dessins que les Femen étaient financées par Soros [2]. Est-ce tout cela qui peut expliquer le fait que les Femen s’attaquent à des églises et à des mosquées et jamais à des synagogues ?

Je ne sais pas, de manière claire, si les Femen sont financées par Soros, mais cela ne me surprendrait pas si c’était le cas. La philosophie de Soros, pour autant que je la comprenne, est très simple. C’est un sioniste libéral qui finance des « bonnes causes » qui sont également très bonnes pour les juifs.

 Laissez moi maintenant mettre en lumière le choix des lieux de « production artistique » des Femen. Comme vous le savez probablement, le post-structuralisme est une école de la pensée philosophique française. Il faut la définir comme une tentative de déconstruction des textes littéraires, hormis ceux qui sont juifs. En accord avec l’esprit soixante-huitard et la yechiva de la communauté de Francfort, les Femen sont très satisfaites de mettre en pièce l’ensemble de l’héritage culturel français, à part celui qui est juif. Il faut remonter la trace financière de cette organisation et identifier les personnes qui facilitent leur venue en France, vous trouverez les réponses à vos questions en quelques minutes.

J’ai également une anecdote intéressante qui pourrait éclairer le sujet. Des juifs radicaux (des juifs marxistes et bolcheviques) qui méprisaient le Talmud et la culture rabbinique ont, à travers l’histoire, brûlé de nombreuses congrégations religieuses, principalement des églises (notamment en Espagne et en Ukraine). Ils n’ont jamais brûlé une seule synagogue. D’après l’historien renommé Yuri Slezkine, qui a écrit Le Siècle juif, les juifs étaient les exécuteurs des basses œuvres de Staline. La révolution bolchevique, comme nous le savons, a impliqué un grand nombre d’églises brûlées. Lors de la guerre civile espagnole, les juifs constituaient le quart des forces combattantes des Brigades internationales. Le yiddish était un moyen de communication de la brigade. Ils se battaient contre les forces gouvernementales. Le gouvernement en place considérait qu’il s’agissait clairement d’une guerre menée contre les églises. Lorsque la guerre fut terminée, plus de mille églises avaient été brûlées…

 

Les gens qui soutiennent le droit au blasphème des Femen sont souvent les mêmes qui souhaitent interdire les spectacles de Dieudonné. Ce genre de « deux poids deux mesures » ne risque-t-il pas de provoquer une révolte populaire contre l’élite ?

Il n’y a aucun doute là dessus. D’ailleurs, comme nous pouvons le voir, c’est ce qui est en train de se passer.

 

L’ancien ministre israélien, Shulamit Aloni, décédé récemment, expliquait que l’accusation d’antisémitisme était une « ficelle » destinée à faire taire les critiques de la politique israélienne [3]. Comment expliquez-vous que la gauche israélienne soit si faible à l’heure actuelle ?

Le mot « faible » est un euphémisme. La gauche israélienne n’existe pas pour une bonne raison : la gauche juive est un oxymore. Alors que la gauche est un concept universel, la judéité est une idéologie déterminée par son tribalisme. Même Aloni, que j’admirais, n’était pas exactement une universaliste. Elle n’a pas vraiment milité pour le retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons et dans leurs villages. Elle était avant tout concernée par Israël en tant que « civilisation juive » en opposition avec une vision universelle.

 Ce n’est pas un secret que la prétendue « gauche juive » est, en pratique, une forme de national-socialisme. Les gauchistes israéliens soutiennent une philosophie égalitariste déterminée par le racial. Leur socialisme ne s’applique qu’aux juifs. En d’autres mots, ils sont plein de contradictions et ce n’est pas étonnant qu’ils représentent désormais une espèce en voie de disparition.

L’extrême droite israélienne, de son côté, est parfaitement cohérente avec sa grossièreté immorale. Leur postulat dit que les juifs ont le droit de retourner en Palestine. Pour cela, il est nécessaire de fonctionner sur une ignoble idéologie militariste qui permet de maintenir une prédominance juive sur cette terre. Les dirigeants de l’extrême droite sioniste admettent quotidiennement qu’ils ne sont pas éthiques, mais ils justifient leur projet national en terme de survie.

Puisque Israël se définit comme un État juif, les Israéliens s’identifient de manière naturelle et cohérente à une idéologie d’extrême droite tribale plutôt qu’à une idéologie socialiste casher alambiquée et mal dégrossie.

Retrouvez Gilad Atzmon, Alain Soral et Dieudonné chez Kontre Kulture :

Soutenir Alain Soral dans les épreuves qui l’attendent
en faisant un don par Paypal :

Le paiement peut aussi s’effectuer par chèque à l’ordre d’Alain Soral, à envoyer à cette adresse :

Alain Soral
Égalité & Réconciliation
3 rue du Fort de la Briche
93200 Saint-Denis
 



Article ancien.
Les commentaires sont maintenant désactivés



21 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • « la gauche post-soixante-huitarde a adopté le discours de la politique identitaire, destiné à diviser la société et à marginaliser la classe ouvrière. » il voulait dire la nouvelle politique identitaire libertaire je pense !

    « Quelqu’un qui souhaite s’identifier aux chambres à gaz, à Auschwitz et à la victimisation doit accepter que l’autre l’identifie en tant que tel. » C’est vrai que c’est trés ambigue d’un côté on pleurniche pour que ce soit un fait contesté et avoir le statut de victime éternelle ..... et puis de l’autre dénoncer que Dieudo fréquente et qu’il fait de la promo sur le négationistme de Robert F. . Alors je comprends pas, on dénonce ici le faite qu’il veut les chambres à gaz et puis de l’autre on dit qu’il fait la propagande des thése négastioniste ?............ Toujour excellent le Gilad Atzmon


  • Excellent Gilad ! C’est toujours un plaisir de le lire. Son analyse sur la gauche est d’une justesse stupéfiante ! Il enrichit également notre culture historique grâce à ses références. C’est totalement vrai que les médias institutionnels n’ont pas les capacités intellectuelles d’affronter Alain Soral !


  • Etre de gauche c’était avant tout lutter collectivement contre l’oppression et l’exploitation.

     

    • @ sdb
      C’ETAIT tu fais bien de le dire au passé, car maintenant il s’agit de faire la grande lessive des idées, la vraie gauche se trouve aujourd’hui ’paradoxe historique" grâce au travail d’Alain Soral la vraie gauche populaire se trouve concrètement au FN. comme la droite populaire d’ailleurs et là aussi c’est une e&r.


  • #713399
    le 03/02/2014 par [email protected]
    Entretien avec Gilad Atzmon sur Dieudonné, Alain Soral et le (...)

    Comme d’habitude Gilad est fidéle a lui meme dans son discours.Toujours aussi bonne analyste de la pensee juif totalitaire.Sur le meme sujet je conseille cette conference de Jean Soler(http://www.youtube.com/watch?v=dXsD...) qui explique bien la difference entre la pensee Grecque et Hebraique.
    Il explique tres bien pourquoi le judaisme tend toujours vers le totalitarisme(et le ghetto) et pourquoi les Grecques ont invente la medecine et la democratie.

     

    • Merci beaucoup du lien, qui est passionnant, et je n’avais même jamais entendu ne serait-ce que le nom de cet éminent professeur, je suis vraiment ravi de le connaître, et je le mets dans mes signets. J’ai un peu approché les bouquins de Philippe Némo, ça va être un régal de les lire en regard l’un de l’autre.

      Merci mille fois encore ! ça fait partie des grandes joies sur E&R, de tomber sur des à côté desquelles on est peut-être passé dix fois, sans jamais les avoir aperçues.

      Pour Gilad Atzmon (encore une découverte ex-nihilo pour moi, sur E&R, comme pour Michel Clouscard), oui, il est tout à fait exceptionnel ! ça vole très haut ! Il y a vraiment une famille de pensée de la "dissidence" complètement à découvrir, tant elle a été reléguée au maximum, au profit des penseurs officiels, qui semblent désormais comme des vieilleries sans consistance.


  • gilad que dieu te garde !


  • ...quand on parle du fn...je sors mon flingue...à part le Président d’Honneur, qui a défendu DIEUDO ?!...Aliot et Mme Le pen ?...Uniquement sur des questions de principe, c’est tout ! Dieudo est depuis longtemps grillé au fn...avez-vous des exemples de candidats fn aux municipales qui ont défendu DIEUDO ?...

     


  • ...La gauche contemporaine est semblable à un fragment de culture détaché de toute pensée dialectique ou de tout échange intellectuel. C’est vraiment tragique...



    Aujourd’hui nous somme dans une situation nouvelle, l’intellectuel de gauche, pour la majeure partie est une personne plus stupide que les personnes du commun.

    Et ça c’est une nouveauté de ces dernières 30 années.

    Aujourd’hui quand on entends parler les intellectuels de gauche dans les différents média on entends des stupidités.

    C’est un temps à repenser, en lisant Schopenhauer on s’aperçoit que la morale est compassion, la morale est identifiées comme les valeurs altruistes, ça peut paraître banal mais c’est intelligent.

    Aujourd’hui on ne peut apercevoir nulle intelligence à part des idioties et ça c’est une nouveauté, une nouveauté historique nouvelle, qui doit faire l’objet d’une re-visitation philosophique profonde.

    Dans notre époque une personne peut mettre de la merde en boite et la vendre comme merde d’artiste, c’est transgressif, ça ne change strictement rien, ça apporte zéro réponse au problèmes réels de la population, c’est de gauche.


  • Gilad, maître quenellier 3e dan ! :-)


  • #713839

    Gilad connaît la musique.


  • "Alain Soral doit considérer que le boycott à son égard est une distinction honorifique. Cela n’est que la confirmation que les médias ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour faire face à lui ainsi qu’à son travail."

    En effet je vois mal un Ali Badoo, un Patrick Cohen, un Frédéric Haziza ne pas finir ko devant la puissante et la maîtrise du Logos d’Alain. Ces journalistes subventionnés par l’Etat n’ont absolument rien entre les jambes et c’est pour cela qu’ils n’osent pas inviter Alain alors que son site est le 1er blog politique de France,il faut le rappeler à ces gnomes...


  • A propos des Femen, il est juste de remarquer que leurs "provocations" n’ont concerné que la Grande Mosquée et Notre Dame (si mes souvenirs sont bons). Cela pose des questions. Cela dit, je ne comprends pas la référence un peu absconse et non développée en référence au post-structuralisme. Sans vouloir être trop long, il est utile de noter que le post-structuralisme est d’abord apparu en réaction au structuralisme. Je vous épargne l’histoire du structuralisme.. Mais pour faire court les post structuralistes - Derrida, Lacan, Foucault, Deleuze et Baudrillard essentiellement - ne sont surement pas des gens dont le but était "une tentative de déconstruction des textes littéraires, hormis ceux qui sont juifs." D’abord, les cinq que j’ai nommés sont aussi différents que les cinq doigts de la main, ce n’est pas un complot sioniste (quoique Derrida soit juif...). J’éprouve peu d’intérêt pour Lacan (brillant "player" mais dont l’histoire ne retiendra rien), Derrida, dont je ne comprend toujours qu’on ait pu s’enticher de lui, tellement je le trouve insignifiant, ensuite viennent les trois autres candidats nettement plus sérieux. Baudrillard, relisez le fameux complot de l’art paru dans Libé le 20 mai 1996 que visiblement Alain Soral a lu, c’est ce qu’on croit comprendre du moins quand on l’écoute parler du sujet. Deleuze ? Comment être bref ? sur Deleuze, une citation ? : "Ce qu’on nous présente comme le maître, c’est l’idée que s’en fait l’esclave, c’est l’idée que l’esclave se fait de soi-même quand il s’imagine à la place du maître, c’est l’esclave tel qu’il est, lorsqu’il triomphe effectivement." Quelque chose à redire ? Quant à Michel Foucault, Wow ! Merde... Relisons surveiller et punir, description des biopolitiques à venir. Relisons "Ce qui reste d’Auschwitz" de Agamben, voilà des pistes intéressantes pour reformuler la Shoah et le 11 septembre. Le problème c’est le système, pas les personnes ou une communauté. On s’en sort pas comme ça. Taper sur les juifs en guise de point final, je n’achète pas. Israel est un pays crée artificiellement pour gérer les intérêts pétroliers certes. Je suis d’accord avec ce site sur bien des points, mais quand on arrive à la fin tout se ramène toujours à "c’est la faute au peuple élu". Etant un ancien pubard je trouve ce marketing simpliste. Ca me déçoit de Alain Soral, souvent. Car il vaut mieux que ça. D’un autre coté, chacun se choisit librement son rôle dans ce court parcours entre le néant et le néant. Donc je respecte.


  • C’est toujours un plaisir de vous lire, M. Gilad Atzmon.
    Merci.


  • Gilad Atzmon m’intimide ! Quelle puissance intellectuelle et virilité ! Il est héroïque !


  • J’aimerai connaitre le point de vue de Gilad sur un point très important du conflit Palestinien, son avis m’intéresse vraiment car je trouve qu’il est un des seuls qui traite ce sujet avec une pensée logique et très clair loin de ambiguïté et de la pensée bisounours qu’ont certains militants pro-palestinien light. Et donc la question que je me pose c’est quelle solution voit il pour ce conflit ? Je l’ai déjà entendu dire que l’idée de deux états n’avait aucun sens (et là je le rejoint entièrement) mais quelle solution voit il ou qui lui semble la plus logique ? Certains ici ont peut être lu un article ou une interview où Gilad parle de ça ? Dans ce cas partagez la avec moi svp. :)

     

    • Voici ce qu’il disait dans sa dernière interview pour ER à propos du conflit israélo-palestinien :

      À propos du conflit israélo-palestinien, expliquez-nous pourquoi la solution d’un État binational est préférable à une solution avec deux États ?

      Pour commencer je dirais que ce sujet ne me concerne pas. Je suis un philosophe et pas un politicien ou un activiste. Ma tâche est d’affiner et de redéfinir la question plutôt que de produire des réponses ou des solutions. En outre, je ne vis pas dans la région et je ne compte pas m’y installer dans le futur. Autant je n’attends pas des Palestiniens qu’ils disent aux Britanniques comment vivre au Royaume-Uni, autant je n’ai pas à leur conseiller comment vivre sur leur terre.

      Pendant plusieurs années j’ai soutenu la solution d’un seul État parce que cette solution répond à ce que je croyais être au centre de la cause, celle du droit au retour. Néanmoins j’ai appris il y a deux ans que BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), basé à Ramallah, avait fait des compromis sur les frontières de 1948 et sur le droit au retour. La révélation de ce tournant radical n’a pas suscité de réaction notable parmi les Palestiniens. J’ai réalisé que la solidarité palestinienne s’était transformée en une industrie. J’en ai déduit que la cause palestinienne a été réduite à un symptôme du pouvoir juif. À côté de ça, j’ai appris que nombre d’ONG palestiniennes étaient financées par une fondation du sioniste libéral George Soros.

      J’accepte le fait que les Palestiniens ont leurs propres priorités et je préfère me concentrer sur ce que je sais faire le mieux : décoder la culture juive et déconstruire le pouvoir juif. En conséquence, j’essaie de comprendre ce qui empêche les juifs israéliens de considérer que leur État puisse devenir l’État de ses citoyens. Je veux comprendre par exemple les raisons qui font que les juifs qui vivent en Occident sont des partisans acharnés des politiques pro-immigration alors que dans le même temps l’État juif possède l’appareil d’État le plus sauvage contre l’immigration. Ces questions sont évidemment cruciales. Contrairement au blogueur palestinien Ali Abunimah, qui croit que la compréhension culturelle est hors sujet dans le processus ou la prise de conscience politique, je soutiens que c’est un élément clé de toute coexistence possible dans la région.


    • Un État multi-confessionnel laïque est la solution proposée par Soral, et je pense Atzmon pense la même chose.
      Personnellement, je pense qu’un État islamique, un vrai, pas dans le sens saoudien, est à même de garantir une coexistence pour toutes les minorités, comme ce fût le cas pendant le règne musulman sur la Palestine. Un retour à la normale en quelque sorte !


  • Bravo pour cet entretien d’Alimuddin Usmani ! Excellent comme à chaque fois !


Afficher les commentaires suivants