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Francis Cousin sur l’impasse narcissique de l’engagement virtuel

"Il faut retrouver la rage du vouloir vivre"

Francis Cousin sur E&R :

 



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111 Commentaires

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  • Suis je dans l’action ?

     

    • Au pire tu peux donner du pognon à ceux qui agissent, c’est toujours un moyen de participer ;)


    • C’est exactement ce que je me suis dis en écoutant cet extrait sur "l’engagement virtuel" (qui n’a aucune valeur dans le réel par définition).

      Cousin nous dit : lisez, découvrez le monde, émerveillez vous, réalisez votre destiné ontologique dans la comtemplation de la vérité en vous libérant de tout conditionnement aliénant ... bla et re-bla.

      Alors que le peuple français agonise ... il a des préoccupations de bourgeois qu’il exprime avec un verbiage de bourgeois, s’adressant donc au bourgeois (autrement, depuis longtemps il aurait fait un effort pour rendre son discours accessible au plus gand nombre).

      Alors qu’il s’agit de passer à l’action il préfère rester dans la réflexion !

      C’est déjà tout réflechi Francis ! .... Fais nous signe quand il te poussera des couilles...


    • Puisqu’apparemment vous avez des couilles en plus d’une tête mais que vous êtes cependant un peu étourdi, j’en profite pour vous poser la question : que faites-vous de si définitif qui nous aurait échappé et qui explique et justifie cette hauteur de ton ?


    • Mon message s’adressait bien entendu au couillu boule&bill.


    • @eric
      c’est l’attaque sur sa virilité qui t’émoustille et t’agite... N’y voit rien de personnel, cela concerne tout les philosophes qui par définition ne sont que dans la réflexion et pas dans l’action (en sautant les médiations ... donc des sans couilles, jamais confronté au réel).

      Mon action, limitée par mon champ d’action, se réduit à la ré-information autour de moi, comme la plupart de ce qui fréquentent le site ER, j’imagine.

      On fait ce qu’on peut, on en est tous là.


    • Rien ne m’émoustille (! !!) et m’est avis que le terme d’agité correspondrait plutôt à la nature de votre intervention. Allez savoir. Merci tout de même d’avoir répondu à mon interrogation à la fin de votre post. Cela aurait dû vous incliner à un minimum d’humilité dans votre commentaire initial.
      Je passe sur votre assertion toute en finesse (chassez le naturel ...) sur le fait que les philosophes ne seraient que dans la réflexion et pas dans l’action. Ne manque plus que le " Tous sans exception ".
      J’ose espérer pour votre entourage que vous lui épargnez votre " ré-information " s’agissant d’histoire de la philosophie, et que vous vous en tenez à ce que vous connaissez. Même s’il est permis, au vu de vos deux sorties, d’émettre quelques doutes.


    • @lovyves
      non tu n’est pas dans l’action , on "est" dans l’action que lorsqu’on ne s’identifie plus "au personnage" qui agit ...


  • J’avais écouté cette discussion entre Bhû et F. COUSIN, le passage mis en exergue est essentiel et mettra sûrement un bon coup de pied aux fesses à pas mal d’auditeurs.

    - Moi le premier, et pourtant je fais parti des lecteurs des Marx.

     

    • j’avais également déjà visionné la vidéo complète, c’est une remise en question salutaire donc bienvenue.


    • Bof. En gros il nous explique que si on lit pas du Marx ou du Debord 3h par jour comme lui on est un abruti.
      C’est un peu comme les médecins qui affirment qu’on doit manger au moins 5 fruits et légumes par jour si on veut pas crever. A force d’être excessifs, les "coups de pied aux fesses" des moralisateurs finissent par être contre-productifs et par décourager le public visé plus qu’autre chose.


    • @Tarek
      Je crois que tu as mal compris ce qu’il dit, il dit seulement que si vous n’avez pas compris le fond du truc, mieux vaut se la fermer et ne pas commenter et/ou s’en mêler ! Bref Debord ou Marx explique le fond du truc..
      C’est comme ceux qui voit une alternative chez la Russie, la Chine ou les BRICS... a ce que je sache ce sont eux aussi des entités capitalistes bancaires, monétaires et consuméristes donc au final c’est la même merde seul le drapeau et quelque réglages change ! Le Capital est déjà mondial seulement son noyau dure(l’Occident) est plus belliqueux car il est en position de force par rapport aux autres ! Sa donne l’impression qu’il y a des méchants et des gentils mais il n’y a ni l’un ni l’autre, seulement des rapports de force !

      Les multinationales russes et chinoises ne sont pas moins pire dans leur quêtes de l’augmentation éternelle du taux de profit.


    • Je suis d’accord avec vous Älskar. C’est aussi comme cela que je comprends le message, à savoir ne pas s’aventurer à donner des avis sur des lectures, et plus largement sur des sujets, que l’on maîtrise peu ou pas. Et même si cela devrait relever de l’évidence, il faut malheureusement bien constater que peu y sacrifient. Parfois même jusqu’à tourner les choses en dérision alors que c’est cette attitude même qui est dérisoire.


    • Je suis d’accord avec vous Älskar. C’est aussi comme cela que je comprends le message, à savoir ne pas s’aventurer à donner des avis sur des lectures, et plus largement sur des sujets, que l’on maîtrise peu ou pas. Et même si cela devrait relever de l’évidence, il faut malheureusement bien constater que peu y sacrifient. Parfois même jusqu’à tourner les choses en dérision alors que c’est cette attitude même qui est dérisoire.


  • Il me semble qu’il y a une grande différence entre le vouloir lire et le vouloir vivre. Je ne suis pas sûr que mettre toute son énergie de vivre dans la lecture et la nourriture intellectuelle puisse s’appeler combler sa rage de vouloir vivre. Nous sommes sans doute des intellectuels, mais cette partie de nous ( qui dégénère d’ailleurs dans notre beau pays), n’est qu’une partie du chemin. Je trouve la vision de mr Soral bien plus réaliste et factuelle, une vision qui comprend le rôle du corps, de l’expérience, du passage par les stades de vaurien, de galerien qui apprend le réel loin du livre et de l’ordi, et finalement d’inclure dans ses réflexions et son arsenal culturel le matériel de toute la vie passée et des lois de la vie réelle, concrètes, complexes, émotionnelles, bien ancrées au fait, au réel. Je respecte quand même la profondeur de vue de mr Cousin qui est très au dessus de la moyenne sur Marx, Debord, Engels, Heraclite etc.... on touche presque au mystique, intellectuellement certes ......

     

    • M’étant pris récemment un râteau magistral je plussois


    • Impossible de vraiment comprendre un sujet ou d’y réfléchir autant en profondeur avec des vidéos, c’est là le sens de son conseil. On ne convainque que des crédules en ne connaissant un sujet que superficiellement.


    • #1539881
      le 23/08/2016 par La trousse à outils à Riton
      Francis Cousin sur l’impasse narcissique de l’engagement virtuel

      @ Dede

      "M’étant pris récemment un râteau magistral je plussois"

      Moi c’était un marteau, ce qui fait que je plus sois aussi.

      Dis Dede, on crée un club ? Le club de ceux qu’ont plussoif.

      Pas exclusifs, bienvenue à ceux aussi qui se sont pris des clous, des tournevis, des scies sauteuses, des clefs de douze, des chaînes à vélo, des guidons, des écrous, des masses et massues.

      Abrasif 320, pinceaux, tabliers s’abstenir. Ça vaut pas... pas assez violents.

      Riton, dit Riton la chance.


  • Lisez et partez à la découverte du monde ,sinon vous serez des crétins savants mais vous ne serez pas des hommes d’intelligences et des hommes de vie.

    Magnifique phrase de Francis Cousin !!


  • II s’échauffe un peu, sur le coup : le tout n’est pas d’accumuler un savoir sans fin, mais plutôt de savoir comment le synthétiser ; (de la même manière qu’il aussi pouvoir sortir de Marx ou Hegel).


  • Mine de rien, c’est la meilleure critique contre la "dissidence".....


  • Bien avant ER, y a plus de 15 ans j’avais fait une critique sur un newsgroup fsp (fr.soc.politique), qui m’a valu une plainte à abuse@ de mon FAI par un écolo de la diversité vert de gris.

    Es-ce que ça a changé les choses du monde ? moi ? euh non, le chemin il dit.


  • J’étais veilleur de nuit en 2010 lorque j’ai découvert Alain Soral . Mon "action militante" consiste depuis à écouter Soral , Pierre Hillard, Francis Cousin et d’autres , dont la trilogie des Rav ( Chaya, Dynovisz , Touitou ) . Je ressors de cette écoute aussi instruit qu’hébété . Je vais faire ma marche rapide vespérale autour du quartier en repassant dans ma tête les paroles de ces messieurs et en récitant mon Notre Père .
    Dans les repas de famille je fais mon possible pour aborder les sujets- clés . Je remarque depuis peu que la dissidence a fait quelques progrès dans les esprits , même si elle n’est jamais radicale . J’envoie des mails à quelques contacts choisis . " Mais que fais -tu concrètement , à part parler ? " Je réponds que parler de ces sujets interdits , c’est déjà agir . Mis à part le manque de temps et de curiosité intellectuelle, je constate aussi la redoutable efficacité des barrières psychologiques qui empêchent les gens d’aller plus loin dans la recherche :
    " C’est quoi le sionisme ? Des riches , y en a toujours eu . . . Faut bien des patrons . . . Oh moi le Bon Dieu faut pas m’en parler , chuis baptisé mais j’crois pas . . . D’où tu la sors ta théorie -là ? . . Tu pries ? A quoi ça sert ? . . "
    Autour de moi c’est la fuite en avant dans les tâches du quotidien et dans le job qui paie la maison et tous les bidules qui l’encombrent . On est fatigués mais on aime son boulot . On n’aime pas les politiciens mais on veut une voiture neuve et une grande télé .
    Je continue mon projet fou de terrain en permaculture et je retourne chez Lechansino pour me nourrir . Pas assez radical .

     

    • @ telecaster
      Tu as raison, parler c’est agir.
      L’action, ce n’est pas défiler dans la rue en s’égosillant comme un porc qu’on égorge, c’est effectivement éveiller en douceur notre entourage à voir les choses de manière moins conditionnée, à le sortir de sa léthargie ou à apaiser ses réflexes d’autruche.
      Quand quelqu’un crie, on l’entend. Quand quelqu’un parle, on l’écoute..
      Mais c’est une action au long cours et ce concept est carrément lunaire dans une société sans mémoire qui ne vit que dans l’immédiateté.

      La vraie action, c’est de créer une vague de fonds.
      Au début elle est indicible en surface mais une fois qu’elle s’est mise en marche, son mouvement se nourrit de sa force d’inertie, donc sans effort, puis quand elle atteint le rivage, là on la voit finalement au moment où elle est devenue inarrétable.
      Chacun fait donc avancer modestement les choses dans son cercle social proche.

      La difficulté est de se contraindre d’y aller avec tact et tempérance pour ne pas affoler les moutons, alors même qu’on ressent un sentiment d’urgence.
      Si on fait irruption dans un troupeau en criant "Au loup !", ce n’est pas très productif.
      Comme dit le dicton : "Les petits ruisseaux font les grandes rivières".


    • telecaster

      Ne le prend pas pour toi spécialement, mais ton temoignage, me rappelle que j’ai la sensation que le sujets """""conspirationnistes"""" attirent souvent les jeunes adultes mâles célibataires et sans enfant, donc d’emblée un peu marginalisés, un peu à part, ce qui fait que dés que tu aborde certains sujets, on te catalogue gentiment comme un doux dingue et on accorde peu de crédit à ce que tu dis... Ou bien est-ce mon côté parano conspirationniste qui me fait dire ça ah ah...


    • @ Thorfinn

      non je pense que ton constat est juste, je suis personnellement arrivé au même.
      après ça a un avantage, tu es capable de directement repérer les gens réellement ouverts d’esprit.
      quand je prononce chemtrails, et que je vois le regard suspicieux de la nana, dans une optique rencontre je sais que je peux arrêter tout de suite, je vais me fatiguer pour rien.


  • Je me suis bien reconnu là pour le coup...
    J’avoue que je me contente souvent de videos ou d’articles, mais lire un bouquin représente parfois un effort laborieux ( quand je décide enfin d’en lire un...). En ce moment je relis les Secrets de la Reserve Federale d’Eustace Mullins, et je m’ennuie profondément, du coup je passe à côté du livre. C’est un peu mon souci, j’ai une grosse envie de découverte, mais quand j’ai le bouquin dans les mains, je décroche souvent. Comme dit Francis, faut se mettre un coup de pied au cul.
    J’ajouterai qu’internet est aussi un sacré piège, car même si il est une source d’informations alternative formidable, on a parfois tendance à survoler les sujets de façon compulsive plutôt que de les traiter en profondeur avec un bon bouquin !

     

    • Les secrets de la FED est plutôt difficile à lire car il cite énormément de personnes et de prises de participation dans des organisations officielles ou officieuses, ce qui casse sa structure intelligible. Mais c’est encore très différent des livres philosophiques qui sont encore plus rédhibitoires dans leur accessibilité car ils font souvent référence à des concepts qui leur étaient contemporains. Il faut donc passer par une longue initiation des codes philosophiques (perso j’ai commencé par Le Monde de Sophie en Terminale pour m’ouvrir des portes) pour tenter de comprendre Engel. C’est là où je trouve que Cousin a totalement tord : les conférences sont un point d’appuis importants dans l’initiation, car la vidéo est bien plus ludique et permet de garder une meilleure attention que devant des pages inanimées. Chacun son point de vue sur la chose (selon la génération : X, Y, Z...), mais comprendre ne serait-ce que 3 concepts importants grâce à une vidéo sera toujours un meilleur début que ne rien comprendre à Ainsi parlait Zarathoustra après 3 relectures. Le mieux pour commencer : conférences et livres de commentaires et d’explications sur les textes. Tout le problème réside dans la possibilité à s’y consacrer et la motivation d’aller jusqu’au bout.


  • Je ne comprends pas la position de Cousin... il écrit des livres et coache des gens en difficulté... et traite de crétin les gens.... pourquoi ?... parce qu’ils regarderaient des vidéos sans lire Hegel....
    Mais une fois que tu as lu Hegel, tu n’es plus crétin ou bien tu l’es encore ?... quand est-ce que ça s’arrête ?...
    Perso, je me sens toujours aussi crétin et impuissant... aucune lecture ne m’a jamais libéré de la situation sociale actuelle... ni en France ni ailleurs... ça fait une parenthèse plus ou moins intéressante à vivre mais ma condition humaine continue de peser... ma proximité avec des gens qui ne voient pas le monde comme moi me pèse... le mensonge et l’injustice et le gâchis me pèsent....
    Je ne comprends pas en quoi ça aide d’écrire des livres et de faire coach... ? ça rapporte de l’argent mais sinon ?... en quoi ça améliore notre rapport au monde ?... et à quel moment M. Cousin a décidé qu’il n’était plus un crétin... ?

     

    • Tout a fait d’accord Al... Terrible sentiment d’impuissance et après coup, parfois l’envie de reposer le voile sur l’ampleur du désastre...
      Communiquer avec l’entourage peut vite tourner au cauchemar malgré l’envie constante de lui ouvrir les yeux.... et pourtant, notre seul arme est le savoir et notre devoir est d’essayer de faire de la pédagogie...


    • #1539928
      le 23/08/2016 par Seb jailachémoncacadecrétin
      Francis Cousin sur l’impasse narcissique de l’engagement virtuel

      @Al Mon point de vue épouse parfaitement le vôtre. Cela fait t’-il de moi un crétin de consommateur ? telle n’est pas la question.

      @M. Cousin je ne vous connais pas mais respecte votre personnage surtout pour ses prises de positions. Car votre dialectique est aussi claire que l’impact réel de son dire.

      Je suis un bel exemple de crétin, ou plutôt névrosé de notre époque.
      Etats d’âme => J’ai lu 10 ou 20 livres mais n’en ai globalement rien retenu sauf Sociologie du dragueur dont je ne me souviens plus et que je n’ai jamais osé relire.

      Pas terrible, ma vie n’est pas rêglée comme celle d’un militaire.
      Mais par l’honneur et avec l’amour de Dieu, je vis pour ce que je suis et pas pour mon personnage de surhomme.

      Mon personnage nietzschéen, schématiquement, il a pris conscience de lui-même grâce à un mentor, qui n’aurait jamais pu être vous.

      Vous avez pas la stature ni l’épaisseur de quelqu’un qui en impose. Vous êtes un dialecticien tellement bon que personne comprend rien (faut pas m’en raconter).

      Vous vous attaquez à un auditoire qui, il me semble, vous est acquis.

      Enfin bref tout ça pour vous dire que je vous aime sinon j’aurais pas pris la peine d’écrire quelquechose de juste. Peut-être que c’est ça que les femmes, comme moi, - façon de parler -, attendent d’un grand leader, de l’amour, enfin de l’audace quoi.

      p.s. : j’ai essayé de parler comme vous parce que je suis un crétin et que j’ai osé croire que j’avais quand même quelquechose à dire. FIN de ma littérature je m’en vais jouer maintenant hein


    • Je dirais même plus : en quoi être crétin poserait problème ? Tout le monde est crétin, surtout celui qui sous-entend qu’il ne l’est pas. Sous bien des aspects, Cousin est un crétin mais bon on s’en fout car ça ne remet pas en question la qualité de son travail.


  • Nous voyons là l’éternel obstacle auquel se heurte fatalement l’homme de gauche : après avoir fantasmé l’homme de la masse et s’être persuadé que cette masse pouvait et devait s’élever, il finit par redécouvrir que la masse est la masse et que son seul désir est d’être prise en charge.
    Ce que l’homme de droite au vrai sens du terme, sait instinctivement depuis toujours. Et alors naît le ressentiment ; émotion totalement inconnue à l’homme de droite qui n’a jamais connu qu’un souverain mépris pour la masse mais un mépris constructif, parfois capable de se muer en une sorte d’authentique affection et, partant, un désir de protection. Comme celle qu’un maître est capable d’éprouver pour son chien sans jamais avoir prétendu pour autant que ce dernier pouvait marcher sur deux pattes - ce qui, au final, serait aussi humiliant pour le maître que pour l’animal.

     

  • Pour faire une bonne transition du virtuel au réel je vous conseille casasnovas.

     

    • #1539835

      Si t’as besoin d’un mec pour passer du virtuel au réel, tu peux être assuré que le mec que tu vas trouver pour ça en a autant besoin que toi. Sauf que ce dernier croit que c’est pas le cas.

      Quelle drôle d’idée de penser que t’as besoin d’un autre que toi pour voir où tu vas mettre le pied. Tu le sauras quand tu l’auras posé !

      Les cannes blanches c’est prévu pour les aveugles.

      Il n’y a que les enfants qui ont besoin d’être accompagnés jusqu’à l’âge adulte. Et, encore dès l’adolescence, ils ont déjà un pied dans le théâtre.

      Après tout est mise en scène entre ceux qui se croient + et ceux qui se croient -
      Chacun convaincu du fait interprète ce que l’autre attend de l’autre pour recevoir quelques miettes de reconnaissance, voire plus si intéressé, vu qu’ils ne se voient pas tels qu’ils sont.

      J’suis pas sûr que les gaulois, les amérindiens, les indiens d’Amazonie... aient jamais lu un bouquin et qu’ils aient eu beaucoup d’argent de porche....

      Dans je ne sais plus quelle langue, de je ne sais plus quel peuple, pour se saluer on dit « Je te vois ». C’est sans doute pour ça que c’est rare de voir un indien porter des lunettes !

      Tu m’diras on a pas non plus besoin dans notre oxydentalité de lunettes pour voir si tu préfères baratiner ou être baratiné pour assumer le minimum vital écononique.

      Moins on est de fous moins on rit.


  • L intellectualisme, toujours...l action concrète, elle est ou ? J en vois peu dans mon quotidien, beaucoup de blabla, peu de ’ faiseurs’...parce que lire des bouquins c est bien, mais agir concrètement ca demande nettement plus de courage, et la, ca manque..


  • L’érudition rend libre ?


  • Pour se familiariser en douceur avec la philosophie vous avez les modules "le coup de Phil" sur Youtube. Les principaux philosophes y sont abordés ainsi que leurs théories. Dont Hegel.

    Un palier intermédiaire en somme.

     

  • En fait la radicalité dont parle Cousin est impossible à mettre en oeuvre individuellement car seul on est rien et on ne peut rien. Mais, et c’est la force du Système, même collectivement c’est extrêmement compliqué d’envisager de vivre en marge du Système car sa force d’attraction est beaucoup plus puissante que l’on ne l’imagine lorsque l’on est dans le Système. On pourrait presque dire que nous sommes habitué à vivre dans le confort et le spectacle marchand, c’est devenu une seconde nature. Facile d’en critiquer les effets pervers allongé dans son canapé en tapotant sur son PC, beaucoup plus compliqué de se reconstruire collectivement dans un mode de vie radicalement différent dont les modalités pratiques restent d’ailleurs à définir et à valider...


  • S’il faut avoir lu Hegel (un philosophe très inaccessible pour le commun des mortels ),pour être un révolutionnaire authentique je crois que les capitalistes peuvent dormir tranquille.La révolution ne sera pas pour demain !En plus les gens ayant le temps et les moyens intellectuels de lire de la philosophie de haut niveau appartiennent en général à des milieux sociaux aisés qui n’incitent pas à la radicalité. Le plombier ou l’ouvrier de chantier qui bosse comme un malade pour faire vivre sa famille ,lui il n’a pas des années à consacrer à décoder la phénoménologie de l’esprit.

     

    • #1539861

      La phénoménologie c’est devant le miroir de la sdb quand tu te laves les dents, dans ta bagnole quand t’es dedans, au marché ou supermarché, à la poste, au restau pendant une bouffe, au rade du coin, au boulot si t’en as un, derrière tes fourneaux, dans le sommeil quand tu rêves, éveillé quand tu rêves aussi, au sport pour les sportifs, devant un radis pour les anorexiques ou une triple pizza pour les boulimiques, aux mariages et enterrements, dans une cour de justice, une salle d’attente, chez le coiffeur... globalement dans la vie.

      Ce dont il est question dans la vidéo, en matière de « phénoménologie de l’esprit », c’est juste la pensée qu’à perdu sa route dans le temps et qui se prend la tête à la retrouver, en cherchant dans la lecture ou ailleurs des panneaux de signalisation. Et, voilà comment on tombe dans le panneau du faux et du mensonge qu’on se raconte à soi-même et aux autres par répercussions. C’est pas crapuleux, c’est juste pas tout à fait conscient et c’est bien arrangeant quand on est un peu puant parce qu’on veut bien jouer aux billes, mais on veut pas que les copains nous gagnent nos billes.

      A 6, 8 ans c’est bien agréable d’avoir des billes plein les poches. C’est la marque de l’adresse, de la dextérité, de l’appréciation des distances, de la qualité de la mesure de la force du mouvement... Mais passé 20 ans des billes plein les porches, c’est lourd et ça les déforme.


    • Je pense qu’il y a confusion, F Cousin parle ici de Engels (sans qui Marx n’aurait pas existé) philosophe allemand et ami de Marx, mort à Londres le 5 aout 1895 et non de Hegel, dont F Cousin se refere parfois egalement dans d’autre vidéos...


  • #1539814

    Personnellement, je ne comprend pas pourquoi Francis exhorte de lire Hegel comme devoir impératif, alors que je me rappelle très bien l’avoir entendu dire que le prolétariat insurgé de demain n’aura justement pas eu besoin de lire pour se mettre en mouvement et savoir instaurer la communauté de l’être car il sera pris dans l’immanence...

     

  • Bon mais faut pas s’vénère non plus Francis ! Parfois on a juste envie de "rester avec le monsieur".

     

    • Le chien n’est pas un chien, c’est une radicalité stellaire qui indique le monde nouveau. Tant qu’on à pas lu Hegel, on ne peut pas connaitre cet axiome astral indispensable pour atteindre les jalons de conscience qui permettent de s’émanciper du fétichisme narcissique aliénatoire du spectacle de la marchandise terminale en mouvement.


    • @Ugly Bob, enfin un commentaire édifiant ! Je suis même tenté de dire...radical !!!!


    • #1540049

      Ugly Bob, tu te trompes, il ne s’agit pas de s’émanciper du fétichisme narcissique aliénatoire du spectacle de la marchandise terminale en mouvement mais de prendre conscience de l’aliénation dynamique permanente en phase terminale du fétichisme de la marchandise du spectacle narcissique, il me semble que Marx l’a très clairement démontrer, enfin il me semble ou l’inverse.


    • @ mon_chien_c_mon_copain

      Il faut que tu fasse appel à l’intelligence de ton cœur et a la radicalité tripale de ton savoir. Lis Rosa Luxembourg sans quoi tu n’est que pourriture par essence. Debord nous dis que le crétinisme dynamique multiséculaire du spectacle fétichiste aléatoire de la marchandise s’inscrit dans le mouvement du temps long cosmique des rencontres factices. Il faut prendre conscience de cela pour obtenir la rage présocratique du vouloir vivre.


    • "Le chien n’est pas un chien " signifie le caractère péjoratif de soumission et dominé de l’animal par l’homme capitaliste. Le terme "radicalité stellaire" je pense veut indiquer l’infini amour et fidélité que cet animal non perverti par l’avoir peut éprouvé envers son compagnon, l’homme qui lui est dans l’apropriation de ces sentiments. Il est du futur car sa jouissance à l’autre indique sur quoi l’homme non aliéné pourrait tendre. Oui ça fait rire, c’est "cucu" mais vous vous inscrivez parfaitement dans la logique de l’homme narcissique se moquant du vrai jouir, puisque que vous vous attaquez à sont logiciel par le biais d’une futilité, on vous attend pour passer aux choses sérieuse quant à la démolition de sa pensée.


    • @ Azagthoth

      Réaction typique du zélote du Dr Cousin : traiter d’ignorant et de narcissique ceux qui n’adhèrent pas a son discours, ou comme dans le cas présent, ne font qu’ironiser de dessus. Personnellement, je ne poste que très rarement de commentaire mais j’ai exprimé mon avis dans d’autre page de ce site traitant du même sujet tant la pensée "cousiniste" me parait nocive. Je sais donc qu’il est inutile d’essayer d’argumenter face aux personnes acquises a ce discours mais on à le droit de rigoler quand même (merde !). J’ai simplement voulu rebondir sur le commentaire de Bernamej dont la dernière œuvre "La Veuve" m’a fait découvrir cette fameuse (et fumeuse) phrase de Cousin qui m’a fait beaucoup rire.


    • #1540444

      Ugly Bob, sur ce point je suis d’accord, tu oublies peut-être le spectacle démocratique de la tyrannie spectaculaire (qui est l’apothéose de la démocratie de la marchandise) et qui dans une trajectoire d’essentialité donne un souffle cosmique et un mouvement de pensée, une pensée absente de l’univers mental du cretinisme de la marchandise dans sa forme superieure. Et cela Debord nous l’explique très bien.


    • @ mon_chien_c_mon_copain

      Exactement. Je pense que ceux qui n’ont pas lu Debord ont atteint un cycle de caducité dans la liberté despotique de ce mode de production tyrannique de la fausse conscience. Ils devraient laisser le grand explorateur des jalons quantiques philoanalitiques de l’existence leurs donné les clés de la jouissance cosmique de la communauté de l’être pour quitter le crétinisme narcissique de la société de l’avoir aliénée en mouvement. Mais ce n’est que mon avis.


    • En fait les gars, votre problème à tous c’est que vous ne semblez pas reconnaître le vrai vrai vrai, du faux vrai vrai, du faux faux vrai du faux vrai faux. Le vrai faux vrai n’étant qu’un rampé spectaculaire niant la révolution triple faciale que Marx annonce depuis les pré-socratiques.
      Faites vos devoirs à la fin !


    • Vous avez raison Azagthoth. Et vous n’aurez évidemment pas été entendu, pauvre " zélote " que vous êtes :-)


    • @ Bernamej

      Il me semble que tu oubli le vrai vrai faux. On ne le répète jamais assez, il faux revenir à Rosa Luxembourg sans quoi l’on n’est qu’un crétin savant ennemis du logos radical. Tu nie la négation ontologique du crétinisme spectaculaire universitaire de la domestication narcissique. En cela tu est l’adversaire du vrai jouir de la vie générique du cosmos. Marx nous dit que l’histoire ne repasse pas les plats et le mode de production du totalitarisme de la liberté despotique de l’argent prendra fin lors de l’abolition du fétichisme aliénatoire de soumission à la vérité inversée. Le mètre et l’heure ne sont que des relations aliénatoires par rapport à l’espace temps stellaire radical.


    • @Uggly bob

      Le vrai vrai faux oublié ou volontairement radicalisé dans l’immanence du voilement du crétinisme tripatif caché ?

      On va congestionner le site d’ER, rejoins-moi sur Faceberg ou Jewitter pour aller plus loin.


  • C’est vrai que la pronfondeur a du bien, mais l’avantage du format video c’est qu’on peut en couvrir beaucoup plus en beaucoup moins de temps, et avancer vers l’Homme complet.


  • Je me repasse les spectacles de dieudo en boucle, suis-je fou docteur ?


  • Il a malheureusement raison. Les gens, en particulier les jeunes, n’ouvrent jamais un bouquin, n’ont pas lu les bases, méprisent les classiques et se contentent de digérer des commentaires et des comptes-rendus partiels et partiaux. Sans même parler de tous ceux qui croient voir en dessous des cartes et se prennent pour des géopoliticiens (on se demande pourquoi ils n’ont pas persévérer dans les études).

    Pareil, quand on a lu trois lignes de Voltaire ou de Rousseau en classe de première, est-on qualifié pour discréditer intégralement la pensée des "lumières satanistes" ?

    Peut-on se prendre pour un "catho tradi" en découvrant les Evangiles sur le tard ou quand on lit Léon Bloy en fumant des joints (si, j’en ai connu) ?

    Peut-on traiter tout et n’importe quoi de "néocon" et de "conflit de civilisation" quand on n’a pas lu le bouquin d’Huntington, qui d’ailleurs n’est pas un néoconservateur ?

    Finalement, c’est un peu comme regarder du porno et jouer aux jeux vidéos, sauf que les branleurs et les joueurs ne se mentent pas à eux-mêmes. De ce point de vue, il a raison, le spectacle de la critique est encore pire que le spectacle en lui-même.

    Certains "dissidents" devraient se sentir naturellement visés dans la catégorie "crétins savants".

    Il vaut mieux faire du jardin, aller parler à son voisin ou draguer une fille, c’est plus constructif et au moins ça aide à supporter la vie.

     

    • " Découvrir les Evangiles sur le tard " est un bon exemple de coup au pied au cul . C’est l’impression que ça m’a fait lorsque que cette chose qui s’appelle la foi m’est tombée dessus à 35 ans . Je n’ai rien trouvé de plus radical que les Evangiles , où Jésus-Christ nous dit le contraire de ce que l’on voudrait entendre , et répond à côté aux questions simples .
      Comme vous dites , parler de Soral à son voisin et démarrer un potager , c’est de la radicalité .On peut voir dans le regard de l’interlocuteur une profonde perplexité à la simple évocation de mots-clés comme sionisme , création monétaire, accords Sykes-Picot, marchands du Temple, Talmud, Révolution bourgeoise de 1789 , Bildelberg.


  • Hegel c’était un couillon il avait pas lu Hegel avant de l’ouvrir sur facebook. En plus contrairement à Ramses II, il lisait des livres au lieu de s’informer sur un bon vieux papyrus.


  • Hegel, Hegel, pourquoi pousser les gens à lire absolument cet auteur gnostique et anti-catholique par excellence ?

    Petit résumé sur le fameux être et sur le Christ dans la phénoménologie de l’esprit hegelienne. Le monde est un tout divin, n’ayant pas de conscience de lui-même en perpétuel mouvement et en déploiement, l’être total (panthéisme). Cet être, à la suite d’un long processus évolutif (Darwin viendra apporter une caution scientifique à cela, qui n’est finalement que la vieille doctrine gnostique et kabbaliste) finit par prendre conscience de lui-même à travers l’homme. Le Christ est le premier homme à prendre conscience de cela, à prendre conscience de sa nature divine, et par la crucifixion tue l’homme en lui pour n’être plus que divinité.

    Petite citation de l’ami Francis : « Par la résurrection, la scission entre l’homme et le divin est supprimée. »

    On a le droit d’être d’accord avec cela, d’ailleurs on peut être sûr que nos élites oligarcho-maçonniques sont complètement d’accord avec cela ! Personnellement je le ne suis pas. Je préfère quelqu’un comme Michel Onfray qui pense que le Christ n’a pas existé, plutôt que ce genre de thèses.

    Une autre citation, Elia Benamozegh : Ce qui caractérise le judaïsme, c’est qu’au rebours des autres religions, il place la perfection non pas au commencement, mais à la fin, telle est en effet la signification de l’ère messianique qu’il attend et que nous définissons ainsi, la foi en la perfection future, religieuse, morale, sociale, et matérielle du genre humain qui doit voir son accomplissement dans les derniers temps. (Israël et l’humanité)

    Cela ne vous rappelle rien ?

    Donc merci Mr Francis Cousin, mais personnellement je préfère rester un abruti et me conscientiser à ma manière, avec d’autres lectures que Hegel.
    Et par ce message j’espère aussi poser certains "jalons de conscience".

     

    • Par ailleurs je rajouterais qu’Hegel est un auteur très étudié par nos élites oligarchiques et que la dialectique historique est leur arme favorite. Le mondialisme actuel ayant suivi la chute du mur n’est-il pas la synthèse entre d’une part la thèse capitaliste impériale américaine, et son antithèse communiste soviétique ?


    • De toute façon lire ,apprendre , s elever sans pour autant adhérer a se qui se présente a notre pensée est bénéfique si toute fois on garde en tête que ce monde n est que le passage vers la paix de notre âme mais nous sommes soumis a la matière qui elle nous barre la route de la compréhension de la vérité, cette matière que le prince de ce monde manipule a souhait pour accomplir sa mission qui est de prouver a l éternel notre inutilité et notre ingratitude malgré un dont que même même d autres hommes nous confisquent cad le libre arbitre avant le vrai but de notre présences ici ,tout le reste n est que littérature comme ont dit .


    • Hegel est protestant : il est luthérien. Hegel est partisan d’une monarchie constitutionnelle laïque qui doit s’appuyer sur la classe universelle (les fonctionnaires) et les corporations. Hegel est révolutionnaire, donc libéral. Ce qui n’est pas le cas pour un penseur comme de Maistre qui est catholique et contre-révolutionnaire (le catholicisme est par essence monarchique et contre-révolutionnaire.).
      Cousin est un communiste : il veut dépasser la révolution libérale (bourgeoise), dialectique oblige !


    • La révolution (mouvement révolutionnaire mondial en marche depuis 1789) a certes une identité libérale et bourgeoise mais elle est également et avant tout religieuse.

      Le fond de l’histoire est peut-être marqué par un conflit de classe entre les exploitants et les exploités mais il est également traversé par une opposition fondamentale entre deux conceptions métaphysiques du monde, la transcendance contre l’immanence, l’univers crée contre l’univers qui s’auto-crée, l’homme soumis à Dieu ou l’homme s’auto-divinisant. C’est une clé de lecture fondamentale de l’histoire qu’il faut toujours garder en tête et dont l’étude requiert pas mal de travail.

      Quand on aborde cette question, on se rend vite compte que tous nos sympathiques révolutionnaires bourgeois, libéraux, ou bien marxistes, marxiens ou autres radicaux sont finalement tous du même côté, ils sont tous du côté de l’immanence, niant la transcendance. Et en cela, ils sont en dernière instance comme dirait l’autre, du même côté que nos élites oligarchiques, maçonniques, financières, occultes (et occultistes), etc … Il serait bon que Bhû par exemple, titille un petit peu plus Francis Cousin sur ces questions.


  • " lis au nom de ton seigneur qui a crée l’homme...."premier verset révélé au dernier Prophète illettré envoyé à l’humanité
    sourate 96 pour ceux ou celles qui voudraient approfondir le sujet ainsi que hadith avec l’ange Gabriel ou celui ci étreint le Prophète et lui demande de lire 3 fois et 3 fois il répond je ne sais pas lire
    Paix à vous

     

  • je préfère Schopenhauer à Hegel (et les pages de Schopenhauer contre Hegel sont excellentes de mon point de vue) - Quant à "la rage de vouloir vivre", ça ne veut rien dire, on croirait entendre un petit chanteur de rock... Il faut au contraire du calme, de la douceur et de la confiance collectives ; qui dit "rage de vouloir vivre" dit forcément : "moi je moi je !" - Là dessus, donc, Cousin se trompe.

     

  • Il est largement possible de se cultiver, même quand on travaille beaucoup. Il suffit juste de mettre de côté certaines activités frivoles, certaines sorties inutiles, zapper un peu le net qui peut être autant salvateur que destructeur, et chercher plutôt à se forger une individualité véritable en ayant une aptitude à l’esprit critique. C’est assez réalisable en étant célibataire, bien plus difficile en couple : à chaque fois que j’y ai été, je régressai intellectuellement car je ne lisais plus,et l’autre en face n’a que faire de Hegel, comme de Schopenhauer, de Proudhon, de Venner ou de De Benoist. Et d’un point de vue sagesse, se référer plutôt aux penseurs Stoïciens gréco-romains qu’au christianisme : point de vue personnel.

     

    • Pourquoi ne pas vous intéresser d’entrée de jeu à des femmes qui lisent ? (Quand je dis lire, je ne parle pas de lire Marc Lévy ou le magazine Elle, entendons-nous bien...)
      Mon conjoint (qui est militant E&R depuis des années) et moi lisons ensemble, on s’échange nos lectures, lui est plutôt branché philo/socio ou géopolitique, et moi littérature classique, chacun fait découvrir son monde à l’autre, c’est sympathique, et ça permet de s’éveiller à des pensées dont on ignorait jusqu’à l’existence. On peut même se lancer des défis, chercher des auteurs qui intéresseront l’autre. Lui m’a initiée aux théories littéraires de Lukacs et Goldmann et à leur méthode d’analyse dialectique qui est de fait très intéressante, mais également à Jean-Pierre Lebrun ; moi je lui ai présenté Saint Thomas d’Aquin, les classiques grecs ou les balbutiements du matérialisme historique chez Mme de Staël.
      Ne vous découragez pas, il y a des femmes qui seront ravies que vous leur fassiez découvrir Hegel. :)


  • Le plus malheureux dans tout ça est que l’humanité (celle que F. Cousin nomme la communauté de l’être) n’a absolument pas besoin de tous ces concepts foireux métaphysiques qu’absolument tout le monde peut tordre dans tous les sens. Il ne me semble pas que les communautés primitives d’Amazonie lisent Hegel ou les pré-socratiques. Pourquoi doit-on passer par là ?

    PS : Francis Cousin est-il le frère de Muriel Cousin ? A-t-il donc été plus ou moins le beau-frère d’Alain Soral ? Doit-on ici y voir une prédestination ou une immanence du spectacle terminal de la marchandise ?

     

  • Bravo Monsieur Cousin ! Vous décrivez parfaitement votre propre narcissisme... Que vous soyez dans une quête personnelle, parce que cette dernière est un passage obligé dans la société qui interdit la Vie et qui ne propose aucun comment faire réel visant à combler les manques, est une chose... mais que vous imposiez votre réalité au reste du monde comme faire valoir sans tenir compte véritablement du terrain de chacun en est une autre... Etre en Relation demande d’avoir une parfaite connaissance de l’individu avec qui on veut ’’lier une relation’’, mais également une parfaite connaissance de soi-même.

    Sans Conscience Intégrée, je vous l’accorde, pour un masculin la Terre c’est compliqué. Et hélas, dans ce jeu de société dont il est le maître, sans problème il se permet tout, même la culture de ses propres incohérences... Alors comment faire taire cette raison sociétale et faire naître les ensemenceurs du Futur... ? En changeant les habitudes bien sûr ! Gigantesque chantier où nécessairement il va falloir apprendre à vider sa coupe dans un premier temps (sa merde personnelle au sens propre...), afin d’espérer redécouvrir le Sens réel de la Vie. ’’Etre en résonance’’ et’’ vouloir tendre vers’’ n’est aujourd’hui plus suffisant...

    Enfin, à vos yeux Monsieur Cousin, la solution est la lecture, les mêmes sempiternelles références balancées dans la place : Hégel, Marx, comme s’il était impossible de faire appel à autre chose qu’à de la culture sociétale. C’est à se demander finalement dans la société ce que nous voyons réellement du Vivant. Pas grand-chose malheureusement, à part nos propres intérêts...

     

    • A L’HOMME QUI PORTE LE FUTUR : L’HOMME DEBOUT

      Mes racines me font sentir le parfum de la Terre
      Me lovant dans celle-ci au plus profond de ses entrailles.
      Ma sève est mon Or, elle est chaude
      Et se répand dans tout mon être, dans tout mon corps, elle circule.

      Légers sont mes pas sur ce chemin retrouvé...
      Debout, droit, la direction que prennent mes pas, pas à pas,
      Est un délice à la hauteur de mon calice.

      Sans masque, ni mensonge, l’Authenticité et la Vérité m’embrassent.
      L’Authenticité et la Vérité m’accompagnent
      Et les ondulations de leurs vagues toutes uniques me prennent
      Et me reprennent sans arrêt...

      Tantôt caressé par les rayons du Soleil
      Tantôt caressé par les rayons de la Lune
      Les flux et reflux des marées me font danser
      Sans interruption, continuellement...

      Sans masque, ni peur, à chaque seconde
      La brillance exposée de mon diamant solidaire
      Emmène dans mon sillon, dans mon champs,
      Ceux croisés sur mon chemin.
      Sans appâts-rances, au-delà des apparences...
      C’est cela ma Voie !

      Mon Elle, ma Terre se déploie...
      Chacun de mes battements d’ailes
      Chacun de mes battements de cils
      Trouve la mesure de mon Souffle, de la Vie.

      Un pas, deux pas, puis trois,
      Plus de retour en arrière possible,
      Le Passé est loin, très loin...

      Qu’est-ce que le Passé quand le Futur est là ?
      Là, devant moi, à un pas, à deux pas...
      A trois pas mon Horizon est là !

      Tout s’imbrique maintenant avec une telle cohérence
      Avec une telle simplicité, plus de hasard possible,
      Ma vision est limpide.

      Chaque geste, mot, pensée, parole, sert un élément, puis un autre.
      Générer sur cette Terre voici mon secret :
      Etre là dans la richesse de chaque seconde,
      Laissant émerger du Temps les multiples rondes d’Inspiration...

      MP


    • Assez d’accord avec votre commentaire ... Pour changer de paradigme la lecture et l’accumulation de références culturelles et littéraires ne me paraissent pas être forcément les meilleures solutions ; çà peut vite tourner à la branlette narcissique du mec qui se croit plus intelligent que les autres parce qu’il s’est tapé des wagons entiers de philosophes allemands ... Aujourd’hui de toute façon le monde est devenu tellement absurde et délirant qu’un jeune homme un peu conscient n’a plus besoin de lire les oeuvres complètes de Heidegger Marx et consorts pour comprendre d’où provient le malaise existentiel qui par moments lui tord les boyaux ...
      Mais concrètement on fait quoi après pour changer les choses ?
      Personnellement et dans un premier temps je recommande la pratique de la prière et de la méditation ( sous n’importe quelle forme : chrétienne , bouddhiste , hindouiste : peu importe , tous les chemins mènent à Rome ) . çà aère bien le cerveau et çà dénoue les tripes ... Et je vous garantie qu’au bout de seulement quelques semaines de pratique sérieuse vous serez surpris , voir extrêmement surpris du résultat . Et çà permet de comprendre que la frontière entre son ego et le reste du monde est beaucoup plus poreuse qu’elle ne le semble, et que se changer soi même c’est aussi changer le monde . Radicalement .
      Je reconnais néammoins que la lecture d’un seul livre peut modifier un destinée : j’ai un ami qui menait une vie absurde ne correspondant pas à ses aspirations profondes , ayant fait des études d’informatiques pour plaire à son père alors qu’il rêvait de devenir musicien ... Il a fini par somatiser , souffrant de terribles maux d’estomac . Il a lu un ouvrage de Krishnamurti et ressenti un choc intellectuel qui lui a littéralement dénoué les tripes : il a alors décidé de tout envoyer balader et de mener la vie qui lui convenait vraiment : il est aujourd’hui chanteur et musicien à Londres .
      Apprentissage de la musique autodidacte et sur le tard je le précise .
      Il ne faut jamais céder sur son désir .
      Voilà , j’espère que ce petit commentaire ne sera pas censuré pour insuffisance de " soralisme béat " comme j’ai parfois le sentiment que c’est le cas ... ;-) .

      Amicalement .


    • A Monsieur SuperDupont

      Si votre ami musicien londonien a lu Krishnamurti, vous-même pourriez vous y mettre ; non pas que l’orateur qu’il fut vous l’aurait conseillé, il donnait sans attendre et n’attendait pas pour donner. Seulement, à l’entendre vous relèveriez de vous-même dans l’esprit de sa pensée des inexactitudes de la pensée et un zeste de lèche-bottisme puéril dans votre commentaire.

      Krishnamurti s’égosillait à parler pour partager sans s’écouter parler. Il avait saisi que ce qu’il ne donnait pas à autrui, il en privait « le reste de l’humanité » qu’il disait être. Il était si modeste, qu’il n’eut pu dire en vérité qu’il était l’humanité entière, en relation avec "Cela" d’immatériel qu’il ne nommait pas.

      Il était, aussi, si pédagogue qu’il n’eut jamais pris la liberté vexatoire de relever qu’il est impropre de dire : « Il ne faut jamais céder sur son désir », mais qu’il convient d’inscrire « céder à son désir » ; voyez-vous, en l’occurrence, il est juste de dire « ne jamais renoncer à... ».

      N’abusons pas plus, Monsieur SuperDupont avec un T, de Jiddu Krishnamurti, comme d’une gourmandise et dans le souci de n’être pas censuré pour insuffisance de soralité béate, il est vrai.

      Il est vrai aussi que bien que l’initiale soit la même, Les Ed. K.K, n’éditent pas Krishnamurti. Une probable question de droits d’auteur.

      Bien à vous, Monsieur SuperDupont.

      Et, on s’excuse pour l’insuffisance...


    • Madame Durand, sans vouloir verser non plus dans la vexation, la formule utilisée par la personne à laquelle vous répondez n’est pas impropre (sans doute pas généralisable et donc excessive, mais en aucun cas impropre). En effet, on peut dire " il ne faut jamais céder sur son désir ", ce qui signifie qu’il ne faut jamais nier ou étouffer son désir. Le sens de la formule " il ne faut pas céder à son désir " est donc l’exact opposé. Pour le reste, il est clair que le commentaire est très contradictoire, notamment sur le thème de la lecture.


    • « Madame Durand, sans vouloir verser non plus dans la vexation, la formule utilisée par la personne à laquelle vous répondez n’est pas impropre (sans doute pas généralisable et donc excessive, mais en aucun cas impropre). En effet, on peut dire " il ne faut jamais céder sur son désir ", ce qui signifie qu’il ne faut jamais nier ou étouffer son désir. Le sens de la formule " il ne faut pas céder à son désir " est donc l’exact opposé ».

      En effet, où avais-je l’esprit tard dans la nuit ? Merci de me corriger.

      Voyons tout de même que "ne pas nier ou étouffer son désir" signifie ne pas renoncer à lui.


    • " Voyons tout de même que "ne pas nier ou étouffer son désir" signifie ne pas renoncer "
      En effet Madame Durand !


  • Francis Cousin dit le contraire de Debord dont pourtant il se réclame. L’a-t-il lu ?...en effet Debord et les situationnistes placaient la vie comme antérieure à la lecture dont le role consistait à une simple vérification des actes de la spontanéité révolutionnaire suscité non pas par la lecture mais par l’impossibilité de vivre dans la société spectaculaire -marchande.
    Comme chacun peut s’en rendre compte la lecture est complètement étrangère aux hommes qui provoquent de grands changements sociaux qui ne consistent pas en l’addition des volontés individuelles mais en leur métamorphose collective. L’activité séparée de la lecture et de l’idéologie est bien plutôt du côté de ceux qui veulent manipuler ses changements.
    C’est la vie qui éduque et non la lecture. Celle-ci n’est pas sans importance mais concerne la mémoire. Marx affirmaient que c’étaient plutôt aux éducateurs d’être éduqués...par la vie dont il reprochait aux théoriciens ne n’y voir qu’une activité juive sordide et non la grande éducatrice du monde, le jeu des hommes avec le monde.
    Hegel lui-même reconnaît pourtant que la philosophie de l’histoire ne fait que "peindre du gris sur du gris" et arrive toujours trop tard quand les événements se sont déjà produit. Où Cousin lit-il chez ces philosophes que la vie consisterait à simplement se penser.


  • Ne pas lire Hegel ne fait pas de toi un crétin ... en revanche si tu commences à jacter pompeusement sur le phénoménologie de l’esprit alors que t’as rien lu, ou si peu, alors là t’es un crétin ! nuance donc.

    En fait il ne dit rien de plus que cet adage populaire : quand on sait pas, on ferme sa gueule. Ce qui est une marque de probité intellectuelle en réalité. Car savoir que l’on ne sait rien, c’est déjà beaucoup. Se taire, c’est juste la suite logique de ce constat.

    Le problème réside donc dans "ceux qui croient savoir". Ceux là sont définitivement les plus crétins car l’humilité intellectuelle, c’est avant tout comprendre que dans l’ère capitaliste t’es éduqué et instruit littéralement pour être un crétin et un ignare. Et puisque l’éducation nationale est obligatoire jusqu’à l’age de 16 ans.. nous sommes tous plus ou moins des crétins ignares, c’est un fait.

    Le truc, c’est que la plupart des gens sont incapables de le reconnaitre car ce sont deux valeurs beaucoup trop négatives pour être acceptées d’emblée.

    Bref pour savoir, il faut souffrir ! qui dit.


  • J’y vais de mon petit commentaire narcissique d’ignare, alors, tant pis !

    Pas sûr que les insurgés de Catalogne ou les communards de Prague en 56 aient tous lu Hegel.

    Ne pas confondre intelligence et culture, ni culture et lecture. Des cons érudits, y’en a plein ce haut lieux du crétinisme universitaire qu’est la faculté de philosophie, selon tes propres mots.

    Et puis, Francis, bon ! t’es pas idiot, t’as bien compris que lire Hegel et Marx, pour la plupart des gens c’est pas un gagne-pain.

    Alors faut peut être la mettre un brin en sourdine : qui va te préparer la baguette pour six heures du mat’ si tout le monde passe ses nuits et ses journées à lire tes auteurs préférés ?

    On peut y aller étape par étape, pour les jalons de conscience.

    Sans rancune, tout le monde peut s’enflammer après avoir bu sacralement un bon Bordeaux, et avant de sortir promener le chien pour se rafraîchir les idées.



  • il faut partir à la recherche du monde dans les livres




    tout est dit, Cousin est un intello indécrottable ;
    le prolo exploité, le chômeur humilié, le syrien sous les bombes n’a pas besoin d’Hegel pour prendre conscience du monde dans lequel il vit. Hegel n’est tout compte fait qu’un "philosophe" qui agite des concepts pour en tirer d’autres concepts et tout cela à 1000 lieues du concret. voila pourquoi la philosophie occidentale n’est que de la bouillie depuis les présocratiques.
    La recherche de la connaissance n’est pas l’amour de la sagesse.
    Etre sage c’est tout simplement agir bien et éventuellement conseiller ou donner son avis quand on vous le demande parce qu’on pense que vous détenez une certaine sagesse de par vos actions. le reste est pipeau.
    Pas besoin de connaître tous les rouages de l’économie politique pour comprendre qu’on vit dans un monde de merde
    s’il fallait attendre d’être conscient pour agir, on n’agirait pas beaucoup.
    c’est plus l’expérience de la vie qui forme l’homme que la lecture d’un bouquin.
    Cela dit, Cousin a raison sur un point (qu’il ne pratique hélas pas) il faut agir, construire sa vie en fonction de la conscience qu’on en a, et surtout arrêter de penser que l’on ne peut rien faire parce qu’on est seul ou minoritaire.
    si la ville c’est de la merde, vivez à la campagne.
    si la télé c’est de la merde balancez votre télé
    si le salariat c’est du vol soyez travailleur indépendant.
    si la démocratie c’est de la merde, refusez de voter. etc etc....
    vivez selon vos convictions et si ça vous libère, c’est que vous êtes sur le bon chemin.
    plutôt qu’Hegel je conseillerais le message d’un vrai sage : le Christ : le vrai bonheur, la vraie richesse est dans la pauvreté. car quand on est pauvre on limite ses problèmes au strict minimum : la bouffe et la santé ce qui laisse alors pas mal de temps pour profiter de la vie (et éventuellement lire un bouquin).

     

    • à @paramesh , la sagesse dans les civilisations traditionnelles n’était pas affaire de moralisme mais d’intellectualité pure et découlait du caractère rituel des actions ( en conformité avec les principes universels et métaphysique donc rapport entre microcosme et macrocosme , science des nombres , actions et réactions concordantes , doctrine des cycles appliquées à différent point de vue , caractère initiatique et rituel des activités de la vie quotidienne etc... ) et n’était pas une affaire de moralisme ou de "gentillesse" . Ce n’est qu’au fil d’une dégénérescence et même d’une déviation dans le sens profane , que la définition du mot sagesse a pris ce caractère exclusivement moral et sentimentale
      Une même experience en elle même ne prouve rien et peut selon le point de vue auquel on se place avoir une valeur très inégale croire l’inverse relève plutôt de ce que guénon appelle la "superstition de la vie " . En revanche toutes les traditions sont unanimes à affirmer la supériorité de la connaissance sur l’action , donc oui , dans le vrai sens du terme , la sagesse est avant tout question de connaissance cependant nous sommes bien d’accord qu’il il ne faut pas confondre la connaissance réel , initiatique , des principes métaphysiques , avec l’érudition livresque et la culture purement profane , Guénon et les doctrines traditionnelles ont très bien insistés là-dessus.
      Bien à vous.


    • #1540395

      Tout à fait juste, seulement "donner son avis quand on vous le demande". C’est pas parce que l’on a quelque chose à dire qu’il faut l’ouvrir !

      Si Jésus l’avait pas ramené, il aurait atteint l’âge d’être grand-père. Pauvre Marie... Des larmes inutiles vu l’état de ce monde.

      S’il était né dans une grange 5 *****, plutôt qu’une étable... Qui sait ça aurait peut-être changé la face du monde. Non, j’déconne parce que j’ai rien à dire.


    • #1540445

      "le vrai bonheur, la vraie richesse est dans la pauvreté. car quand on est pauvre on limite ses problèmes au strict minimum : la bouffe et la santé ce qui laisse alors pas mal de temps pour profiter de la vie (et éventuellement lire un bouquin)".

      La bougie pour chauffage central ou individuel, la dynamo pour la clarté, le lavoir par - 10° pour avoir de beaux draps, aller faire tes besoins dans le jardin pour économiser la chasse d’eau et sa facture... Terre à terre, oui c’est bien que du bonheur.

      T’as tellement besoin de sécurité psycho-affectivo-socio-spiritualolologique que t’appauvris la « Communauté de l’être, Fils de chien stellaire ».

      La vrai richesse n’est pas de (se) gaspiller et de se vautrer dans le superflux psycho-affectivo-socio-spiritualolologique et matériel c’est de ne pas manquer de l’essentiel !

      Et, la ciboulette la salade s’en passe très bien !


    • @ anonyme, qui parle de morale ?, je parle d’expérience. tu connais bien mal comment fonctionne la pensée traditionnelle,
      Si tu veux séparer la connaissance de l’action tu vas à l’encontre de toute tradition. même le Tao du non agir est issu de cette dialectique et la Bagavad gita recommande même l’agir ou le non agir indépendamment de la connaissance : la connaissance se crée autant par l’action qu’elle la justifie (tout est une question d’état de conscience : on tu agis en pleine conscience, ou tu agis inconsciemment mais le résultat de ton action te donnera la connaissance).



      La vrai richesse n’est pas de (se) gaspiller et de se vautrer dans le superflux psycho-affectivo-socio-spiritualolologique et matériel c’est de ne pas manquer de l’essentiel !




      c’est bien ce que je dis : la vraie richesse est dans la pauvreté.
      PS : tu devrais aller plus souvent chier dans la nature , c’est philosophiquement très instructif.
      savoir véritablement ce qui est indispensable c’est justement çà la sagesse.
      et la ciboulette est INDISPENSABLE pour faire une bonne salade.


    • #1541006

      @ paramesh

      Ainsi, votre coutume, outre celle de la vulgarité, réside dans le fait de "chier" dans la verdûre (bravo ! Chez ER on rencontre du beau linge !) et qu’hannetons (pour la liaison), fourmis et insectes rampants vous enseignent la philosophie.

      Grâce à Dieu vous n’avez certes pas de problème au niveau des genoux. En effet, faire la grosse commission sans trône demande une grande habileté et une excellente santé articulaire.

      Par ailleurs, si vous dépendez de la ciboulette pour la salade... Que vous dire ? Et bien, crotte quoi, consultez, mon ami !

      Nous affirmons que la salade se suffit à elle-même et n’a pas davantage besoin de ciboulette.

      La pensée traditionnelle philosophique n’est qu’assaisonnement, pour relever le goût et exciter un peu les papilles gustatives.

      Insultez-nous autant que vous le souhaitez, nous n’irons pas fléchir les genoux parmi les rampants.


    • @ Homo et Hariel liquide
      où voyez vous la moindre vulgarité dans mes propos ?
      chier ? mais c’est du parfait Français en tant que synonyme de déféquer (certes plus hegelien), Rabelais l’emploie à longueurs de pages.
      quant à chier dans la nature outre le fait que cette petite gymnastique est excellente pour la souplesse et l’équilibre, la position accroupie est en outre idéale pour chier correctement. elle facilite le travail du colon et du sphincter.
      Et pour terminer ce premier cours de savoir vivre à l’usage des jeunes générations, cela permet aussi de trouver ludiquement la bonne place. C’est très important de savoir trouver sa juste place dans la nature comme en société, cela évite les stress inutiles et parfois les conflits.
      sur ce je vous laisse sur votre trône, le panorama doit y être imprenable.


    • à @paramesh , je crois que je me suis mal fait comprendre , c’est de ma faute : je ne disais pas que la tradition séparait la connaissance de l’action , mais plutôt que sous quelque mode qu’on l’envisage , l’action ou l’expérience était subordonnée à la connaissance. Deux personnes peuvent agir de la même façon mais avec des intentions différentes et un niveau de conscience très différent également. La connaissance porte ses fruits en-elle même , alors que l’action n’en est qu’une modification transitoire qui a son importance certes , mais subordonnée et relative. Confucius disait qu’il y a 3 façons d’atteindre la sagesse : la 1ere par l’intellect , qui est la plus noble et la plus haute , la 2eme par l’imitation qui est la plus facile , et la dernière par l’expérience qui est la plus douloureuse et la plus limitée .


    • à @paramesh , il n’y a pas de contradiction entre mon propos et le vôtre car la baghavad gita s’ adresse essentiellement aux kshatriyas et même là encore on parle de krishna guidant arjuna (la connaissance guidant l’action) , merci bien pour cet échange intéressant , bien à vous.


  • Oui, l’humilité, mais le ton de sa voix le contredit. Et puis, pour naître à une présence au monde, je préfère la poésie, le roman, le théâtre : Shakespeare, Molière,Balzac, Casanova, Baudelaire, la Bible, Junger., Céline.. Je ne suis pas assez savant pour comprendre Hegel et son jargon intimidant. Il me fait penser à Badiou, Zizek, des personnes qui ne m’inspirent pas confiance. Et puis, je préfère les Grecs, les Romains : Tacite, Platon, Sénèque, Héraclite... Ou Machiavel, excellent Machiavel. Hegel, je n’y comprends rien, trop limité pour ça, et ces discours sur la radicalité m’ennuient. Enfin, c’est la vie qui le plus souvent a éclairé mes lectures, davantage que l’inverse. Signé Un crétin aliéné


  • incroyable,
    entre ceux qui ont pas compris ce qui est dit dans cette vidéo et ceux qui réagissent comme ci cousin n’avait fait que cette vidéo de 7 min, qu’il n’avait pas co-écrit 3 livres...( sérieux j’ai vu plein de pseudo qui ont commenté d’autre vidéo qui démontent complètement ce qu’il sont en train de reprocher a cousin qui réponds ici a une question bien précise...)

    tellement dur d’accepté qu’on est des crétin ignares qu’on est prés a user de la pire mauvaise fois.

    La totalité des commentaire est risible quand on a compris ce qu’est la représentation narcissique de nos jours.

    Nous sommes tous pitoyables...

     

  • Malheureusement, il semblerait qu’il ait raison.
    Plus d’une fois je me suis pris des gifles de réalisme par des petites vidéos mais aucune ne peut donner le fil directeur, faute de temps.
    Pour toucher du doigt l’ampleur de radicalité qu’il nous explique, en terme de profondeur et de densité, je vous invite a visionner le film complet la société du spectacle de Debord.
    A la base, je regardais un analyse de soral et en post prod, il y avait un extrait de ce film. Si quelqu’un retrouve cette vidéo de soral je suis prenneur. Sur ce, bon visionnage !
    https://m.youtube.com/watch?v=eE_nu...


  • Vivez votre vie, prenez des décisions, assumez les risques, reconnaissez les risques que certains prennent .. Bref, soyez vous-mêmes et cessez d’agir en tant que spectateur mais agissez en conscience pour votre bien être et celui de la communauté humaine. E&R est un média intéressant mais ne construira pas votre vie á votre place.

     

    • C’est évident



    • Soyez vous-même, les autres sont déjà pris, Oscar Wilde



      "Soyez vous-même" ne veut strictement rien dire tant que l’on pas décrit le mode opératoire pour atteindre l’objectif assigné.

      Sans mode opératoire, c’est une injonction paradoxale, rien de plus.


    • #1541596

      Toto

      "Soyez vous-même" ne veut strictement rien dire tant que l’on pas décrit le mode opératoire pour atteindre l’objectif assigné".

      Un mode opératoire et pourquoi pas une souris de laboratoire pendant que t’y es !

      T’as pas d’autres absurdités desquelles t’entourer ?

      Des cygnes et des cimes à gré peut-être...

      Après le temple, le labo !
      Après l’encens, le joint de marijuana.

      Le seul objectif de la relation à "vous-mêmes", de la religion à Vous-autres, si tu préfères est la conversion totale de l’homme en Homme, pas la construction d’édifices et de pratiques.

      Si le savoir et le Savoir sont indispensables à l’efficacité de l’action, il n’est pas le moyen de transformation de l’homme.

      Il structure la pensée, rien de plus. Et, elle, ne fait rien de plus que rabâcher ce qu’elle connait, ralentie par des boulets à angles droits qu’elle aimerait voir arrondis ; elle n’agit pas.

      Elle (l’action) ferait mieux de sectionner cette maudite chaîne, seulement elle est attachée à l’Homme entier.

      Combien de relances encore pour mettre à sa juste place la pensée !


  • Pas besoin de se vexer, nous savons tous que la culture n’est pas l’intelligence.


  • Les propos de Francis Cousin m’ont fait beaucoup réfléchir et m’ont permis de me remettre en question, ça fait du bien !
    Merci pour le partage ;)


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