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François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

Alain de Benoist confirme : le FN doit suivre la ligne E&R pour s’imposer

Breizh-info.com : La victoire de François Fillon signifie-t-elle une « révolution conservatrice » comme beaucoup, à droite, le laissent entendre. Avec Fillon assiste-t-on au « triomphe de la droite des valeurs » ?

Alain de Benoist : Des valeurs cotées en Bourse, c’est en effet probable. Pour les autres, vous me permettrez d’en douter.

La droite HLM (« hors les murs ») cherchait depuis des mois un candidat qui soit plus libéral en matière économique et plus « conservateur » en matière sociétale que ne l’est aujourd’hui le Front national. Ce candidat, elle l’a trouvé. Il s’appelle François Fillon. Il présente bien, il est convenable, propre sur lui, bien élevé, fidèle à sa femme, il n’épile pas ses sourcils, il vote en faveur de l’IVG et n’a pas la moindre intention de revenir sur la loi Taubira mais en son for intérieur il n’en pense pas moins (sic). De surcroît il va à la messe, et puis il habite un manoir, ce qui fait décidément de lui un homme très bankable.

Personnellement, je me réjouis bien entendu de la défaite du maire de Bordeaux, qui avait cru intelligent de faire une campagne de gauche dans une primaire de droite, comme de celle du mari de Carla Bruni, qui n’a pas vu qu’une primaire « ouverte » lui serait fatale. Fillon, me semble-t-il, a d’ailleurs surtout été perçu comme un moyen de se débarrasser de ces deux-là. Mais à mes yeux, cela ne suffit pas à en faire un héros.

D’abord et avant toute chose, je suis un adversaire du capitalisme libéral. Or, François Fillon, si sympathique qu’il puisse être (mais ce ne sont pas les individus qui m’intéressent), est de toute évidence un libéral. Si j’en crois les médias, c’est même un « ultra-libéral ».

Je ne peux donc que lui être ultra-hostile. Son programme nous ramène directement au XIXe siècle : destruction des services publics, suppression de l’impôt sur la fortune et hausse de deux points de la TVA (ce qui augmentera le coût des produits de première nécessité), démantèlement du système de santé (exclusion des « petits risques » de la couverture maladie), simplification des licenciements, diminution des allocations chômage, proposition faite aux travailleurs de travailler plus en étant payés moins, baisse des retraites et des salaires, soumission à la Commission de Bruxelles, problème des banlieues réduit à l’emploi, nouveaux cadeaux aux entreprises pour faciliter l’embauche (alors que celle-ci dépend de la demande, et que la demande est tuée par la baisse du pouvoir d’achat induite par les politiques d’austérité). Bref, une « casse sociale » qui correspond très exactement au programme du MEDEF.

Henri Guaino, qui n’est pas à proprement parler un gauchiste, parle déjà du « pire programme de casse sociale imaginé depuis 1944 ». Il ajoute, non sans raison, que « ce sont les politiques économiques absurdes qui minent la protection sociale, et non la protection sociale qui détruit l’économie ». François Fillon, c’est d’abord le candidat patronal du Wall Street Journal et des actionnaires du CAC 40.

Cela dit, je suis bien conscient que ce n’est pas ce programme qui lui a permis de remporter la victoire. Et que ceux qui ont voté pour Fillon ont d’abord voté pour sa personne. Mais pour être franc, je suis vraiment fatigué de cette droite bourgeoise imbécile, dénuée de la moindre structuration idéologique, toujours à la recherche d’un « homme providentiel », et à laquelle il suffit de faire de vagues promesses qui n’engagent à rien pour qu’en toute bonne conscience elle puisse se concentrer sur la seule chose qui l’intéresse vraiment, à savoir la défense de ses intérêts. Comme disait Céline, « ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture ». Cette droite conservatrice et « nationale-libérale », qui n’a jamais été capable de comprendre qu’elle adhère à un système économique qui détruit tout ce qu’elle prétend conserver, qui mélange libéralisme économique et conservatisme social, logique du profit et appel aux « valeurs », ordre moral réactionnaire et xénophobie, n’a rien pour me plaire – et c’est pourquoi je la combats depuis toujours.

On le sait, certains cathos ont préféré voter pour Fillon plutôt que pour Jean-Frédéric Poisson, plus proche pourtant de leurs convictions, mais qui avait aussi pris position pour un revenu de citoyenneté et qui estime que « le libéralisme est la pensée unique d’aujourd’hui, qu’il soit majoritairement économique comme le libéralisme de droite, ou majoritairement sociétal, comme le libéralisme de gauche, les deux n’étant évidemment pas incompatibles ». Poisson se prononçait aussi « contre la domination du marché sur tous les domaines de la société humaine ». Un discours insupportable pour ceux qui, oubliant les critiques du pape François dirigées contre le néolibéralisme, voient avant tout dans l’Église une « gendarmerie sacrée » (Georges Sorel) destinée à mater les « classes dangereuses ».

 

François Fillon peut-il être un « Victor Orban » ou un « Donald Trump » comme certains semblent le croire ?

Ni l’un ni l’autre, pour l’excellente raison que François Fillon est tout sauf un populiste. À la limite, c’est même son antipopulisme qui a convaincu ceux qui l’ont élu. Le fait dominant des primaires auxquelles nous venons d’assister, c’est en effet que les classes populaires ne se sont pas déplacées pour aller voter, sans doute parce qu’elles ne se reconnaissaient dans aucun des candidats – et qu’elles savaient bien que les trois problèmes qui les préoccupent le plus, à savoir l’immigration, l’Europe et la mondialisation, ne seraient abordés par personne.

Le sarkozyste Gérard Darmanin, maire de Tourcoing, en a fait le constat : « Les classes populaires ne sont pas venues voter […] Or, ces électeurs constituent la majorité des voix pour une élection présidentielle ». Les couches populaires abandonnées, en France, cela représente en effet 24 millions de voix. On voit par là que Fillon n’est nullement le « candidat du peuple de droite », mais seulement le candidat de la moyenne bourgeoisie de province, et plus particulièrement des seniors, plutôt riches et inactifs, qui se fichent bien des questions sociales, puisqu’ils font partie des classes protégées. C’est ce que Patrick Buisson vient de déclarer lui aussi : « La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter ».

Fillon avait commencé par être « gaulliste social » avec Philippe Séguin (c’est à son exemple qu’il avait appelé à voter « non » au traité de Maastricht, choix qu’il déclare regretter maintenant). Aujourd’hui, il se réclame de l’abominable Margaret Thatcher, qui représente très exactement tout ce que Séguin détestait.

 

Peut-on dire néanmoins qu’après ce scrutin, les jeux sont déjà faits ?

J’ai déjà eu l’occasion de dire que le système des « primaires », que l’on a importé des États-Unis en France, est une absurdité. Les primaires se conçoivent très bien outre-Atlantique, où l’élection présidentielle ne comporte qu’un seul tour, ce qui impose aux partis de ne présenter qu’un seul candidat. En France, où l’élection se déroule en deux tours, elles ont pour seul but de donner aux partis le monopole de la désignation des candidats en même temps qu’elles instituent une sorte de vote censitaire parfaitement contraire à nos institutions. Les vraies primaires, en France, ce devrait être le premier tour.

Cela dit, voir dans cette primaire de la droite et du centre l’annonce du résultat final de la présidentielle est d’autant plus absurde que ce scrutin a rassemblé moins de 4,5 millions de voix (dont il faut encore déduire 600 000 voix « venues d’ailleurs »), alors que l’on dénombre en France près de 45 millions d’électeurs, dont 36 millions qui devraient participer à l’élection présidentielle soustraction faite des abstentionnistes. Sur ces 36 millions, il y a encore au moins 20 millions d’électeurs de droite. Ce sont eux qu’il va falloir convaincre, ce qui n’est pas gagné.

Il y a six mois, l’élection de Hillary Clinton ne faisait aucun doute, mais c’est Trump qui l’a emporté. Il y a deux mois, l’élection d’Alain Juppé à la primaire ne faisait aucun doute, mais c’est Fillon qui l’a emporté au terme d’une campagne qui a également démontré l’extraordinaire versatilité des électeurs de droite. Croire que l’élection présidentielle ne va pas nous réserver d’autres surprises est extrêmement naïf. On ne sait pas si Bayrou va se présenter. On ne sait pas si les libéraux auront à choisir entre Fillon, Bayrou, Valls et Macron. On ne sait pas ce qui va se passer à gauche. On ne sait pas ce que va faire Mélenchon.

On ne sait même pas si Marine Le Pen sera au second tour. Considérer que les jeux sont faits et que le second tour opposera immanquablement Marine et Fillon est donc pour le moins aventuré. Cinq ou six mois à l’avance, une élection présidentielle n’est jamais jouée.

 

Marine Le Pen est-elle plus en danger pour l’élection présidentielle avec François Fillon qu’avec Alain Juppé ?

À supposer qu’elle soit présente au deuxième tour, Marine Le Pen aurait probablement préféré se retrouver face à Juppé, voire à Sarkozy. Mais face à Fillon, elle conserve toute ses chances à condition d’employer la bonne tactique : d’un côté mettre en accusation Fillon sur l’immigration, et chercher à rallier les ex-sarkozystes qui ne se reconnaissent pas dans le programme de l’ancien Premier ministre, mais surtout s’adresser en priorité aux classes populaires directement menacées par le libéralisme patronal de Fillon en s’attachant à faire comprendre à une gauche aujourd’hui en déshérence qu’elle ne peut pas, en conscience, aller voter pour un ultra-libéral qui ne rêve que de renforcer l’emprise du Capital, d’augmenter la précarité et le nombre des travailleurs pauvres.

Le rôle naturel de Marine Le Pen est de s’adresser à une France périphérique qui se sent aujourd’hui exclue et abandonnée, qui voudrait voir embaucher plus de gendarmes, de policiers, de pompiers, d’infirmières et d’enseignants, qui ne veut pas travailler plus pour gagner moins ni voir démanteler les derniers mécanismes de protection sociale auxquels elle peut encore avoir accès. Cette France périphérique ne se reconnaîtra jamais dans un représentant de la bourgeoisie traditionnelle. Contre Fillon l’ultra-libéral, le FN n’a donc qu’une chose à faire : durcir et amplifier impérativement sa critique du libéralisme.

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  • #1613302

    Si vous désirez sentir ce qu’est la France de Fillon, assistez par exemple à des ventes aux enchères à Saint Cloud le Dimanche après-midi, cela vous mettra dans le bain des peaux défraîchies rafistolées au maquillage précieux, des bottes Chanel noires à croisillons sur pantalons noirs bien tendus façon corset, les pantalons des messieurs en velours pourpre sombre aux bottines en daim de couleur assortie, tous donnant l’impression de sortir de chez le coiffeur, truffés au cachemire, avec des teintures de cheveux chères, une élégance faussement désinvolte, des sourires entendus, et au-dessus, des yeux froids, implacablement glacials.

     

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    • #1613526
      Le 1er décembre à 09:38 par Sedetiam
      François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

      C’est beau...
      Si la caissière de chez Auchan, l’artisan relégué à l’auto-entrepreneur, le paysan désormais à 700/mois, l’employé.e municipale, les quelques corps constitués vivant en HLM et le chômeur du coin pouvaient lire cela...puis voter.

       
    • #1613591
      Le 1er décembre à 11:50 par Geof’
      François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

      un bien belle description, on dirait du Mauriac...

      perso’, je contacte régulièrement Philippot et Rachline depuis fesses de bouc pour leur faire prendre connaissance de mes vues de neo-communiste :

      le FN doit se "gauchiser", çàd proposer un front national populaire (la gauche ET la droite, l’élite ET le peuple) contre la finance et l’UE, seule façon de faire voter des gens qui n’ont jamais voté FN (et ainsi gagner la présidence).

      le problème, c’est qu’il y a 2 FN : celui des travailleurs/chômeurs évincés par les immigrés et le patronalisme du gouvernement, et celui du dandy libéral (Charles Gave) qui se moque des sans-dents mais pas de l’insécurité...

      Il faut trancher, dirimer même, et tant pis pour les vieux militants, romantiques de philippe p.

      Geoffrey, neo-communiste et idéologue (entre autres choses)

       
  • #1613310

    J’ai fait un comm cette semaine( jetté a la poubelle) qui dit en gros ce que dit de Benoist a savoir que si MLP suivait la ligne ER depuis longtemps la messe serait presque dite. Or la le systeme lui a trouvé une contre mesure puissante et qui est entrain de prendre dans l’opinion grace a ceux qui font l’opinion. Fillon fait aujourd’hui ce que MLP aurait du faire depuis longtemps,je parie que ce type regarde ER ,en fait beaucoup de ces types viennent lire et regarder ER plus qu’on ne pense pour tater le pouls de la France profonde pour savoir ce qu’il faut dire aux gens. Oui ils ont perdu des plumes sur Trump,les mensonges ,la manipulation,mais ils conservent un puissant pouvoir de nuisance et de manipulation,il n’ya qu’a regarder comment la presse internationale et nationale enscence Fillon.5 mois avant la presidentielle c’est beaucoup et peu pour redresser la barre

     

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    • #1613539

      Fillon n est pas un frein pour Marine Lepen, le programme économique est un repoussoir complet pour 90 pour cent de la population.
      Est ce que les francais veulent jouer le rôle d Yves Montand avec Don Salustre ?
      Le Front National a un boulevard pour affirmer sa gauche du travail et a l authenticité de la droite des valeurs.

       
  • #1613317

    dans ma ville qui est plutôt pauvre et avec une forte immigration, je n’ai vu dans le bureau de vote de la primaire que des retraités bien habillés et des jeunes BCBG.

    pas un seul survêtement ou chaussure mal cirée ou tenue négligée, pas un membre des classes populaires, françaises de souche ou immigrées.

    la population de la primaire de droite n’avait rien à voir avec la population qu’on voit faire ses courses à Carrefour ou qu’on voit dans les transports en commun.

    ceux qui essayent de nier cette réalité n’ont pas été voter.

     

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  • #1613366

    Fillon devra être le piédestal sur lequel sera érigée la statue de Soral - si tout se passe bien... Blague à part Fillon fait la courte échelle à Soral, ou plutôt : E&R peut prospérer sur le terre plein Fillon . Autre image : Fillon premier étage de la fusée Soral .

     

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  • #1613367

    La victoire de Fillon c’est une très bonne nouvelle pour E&R : le retour à un certain ordre moral, en attendant mieux .

     

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  • #1613511

    Quand on parle de « Libéralisme », il faut absolument le distinguer du « capitalisme de connivence », qui est la véritable plaie (Je vous invite à lire Charles Gave pour connaître le point de vue d’un vrai libéral http://institutdeslibertes.org/capi....
    Il est utopique de rêver à un système parfait car les hommes eux-même ne le sont pas, par essence. « La Démocratie est le pire des systèmes. A l’exception des autres. » disait Churchill. Le Capitalisme aussi je pense.
    Le Capitalisme, comme « les belles idées » (communisme), ont fait des ravages. Mais on ne peux nier l’incroyable augmentation de notre qualité de vie (santé, confort…) apporté par le Capitalisme. Je comprends le dégout pour des personnes richissimes ne distribuant que des miettes, mais « Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim ». L’intérêt des pauvres n’est pas dans le maintien de l’ISF, bien au contraire !!! Mais pour le comprendre il faut dépasser le dogmatisme pour retourner au réel, aussi imparfait soit-il.

     

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    • #1614010
      Le 1er décembre à 22:02 par durandal
      François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

      C’est vous qui êtes dans la propagande et le dogmatisme, d’autres voies existent entre votre capitalisme libérale et le socialisme marchand.

      Le libéralisme chimiquement pur n’existe pas, c’est ça le retour au réel.

      « Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim ».

      Aujourd’hui ont doit plutôt dire : "plus les riches grossissent plus les pauvres crèvent la dalle" car il ne reste que des miettes.

       
  • #1613538

    Chaque fois ,c’est la même chose ,on fait les élections avant le premier tour alors que les débats n’ont même pas commencés .C’est du bourrage de crane ,comme d’habitude .Je regrette Fillon il est bien gentil ,mais il a été 1er ministre pendant 5 ans de Sarkosy ,il a un bilant 0 ,les Français ont foutu ce gouvernement dehors en 2012 pour mettre une loche à la place dont les Français ne supportent plus et seraient content de s’en débarrasser .Et maintenant on voudrait remettre une personne qu’on a jeté il y a 4 ans et demi .On remet le couvert ,comme toujours ,et après on ira manifester parce que la TVA a augmentée,les remboursements médicaux ont diminués et la politique Fillon est mondialiste .C’est bien ce que disait le Général De Gaulle , les Français sont des veaux.

     

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  • #1613563
    Le 1er décembre à 11:07 par karimbaud
    François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

    @Jérôme.............+ 1 !.....et Alain de Benoist, comme souvent, est excellent de pertinence .

     

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  • #1613603

    Sans complexe, son adversaire n’est pas la finance.

     

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  • #1613629
    Le 1er décembre à 12:56 par ultralibéralisme destructeur
    François Fillon, candidat du Wall Street Journal et du CAC 40

    Voter pour l’ultra-libéralisme, c’est voter pour la destruction de la nation. C’est la disparition progressive et inéluctable des tpe/pme artisans et petits commerçants. Fillon est un candidat ultra-libéral et mondialiste, le candidat de la banque et des multinationales, l’ennemi des petits patrons et à l’évidence des classes populaires. En bref, l’exact opposé de Marine Lepen. Je pense que Fillon est un excellent candidat pour Marine car les masses populaires ne voteront jamais pour lui.
    Il faudrait enfin que les petits entrepreneurs arrêtent de voter pour l’ump et se rendent compte que l’ultralibéralisme les tuent et que seul un patriotisme économique et un état fort peuvent les protéger des multinationales et du pouvoir financier. Je suis entrepreneur et quand j’écoute autour de moi, je me rends compte que c’est pas gagné !...

     

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