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François Hollande : le Mao Zedong français

Il y a plusieurs types de gouvernance. Mais pas une infinité. Ce qui rapproche François Hollande et Mao Zedong, en mettant de côté le poids historique incomparable de ces deux dirigeants (mais peut-être Hollande à la fin de son ou de ses mandats sera-t-il plus grand que de Gaulle), c’est la faculté de régénérer son pouvoir dans la manipulation des antagonismes qui agitent naturellement ou artificiellement leurs opposants et leurs peuples respectifs.

 

 

Logiquement, on ne devrait pas avoir le droit de comparer deux dirigeants différents, issus de deux pays culturellement différents, à deux époques différentes, soumis à deux régimes politiques complètement différents. Pourtant, ce croisement est fertile. Ne dit-on pas désormais, après décantation de l’Histoire, que les grands dirigeants chinois qui ont mis leur pays sur la pente du surdéveloppement ont été, non pas Mao Zedong, mais Zhou Enlai et surtout Deng Xiaoping ? Même si les morts de Tian’anmen seront reprochés à Deng, qui aura pris la décision historique, en une nuit, de sauver le régime en sacrifiant la bourgeonnante démocratie estudiantine, peut-être chauffée par Moscou… 25 ans plus tard, l’acte fondateur de la répression a fait dévier une Chine qui prenait la direction de la perestroïka, pour en faire le géant économique que l’on sait. Mais revenons à notre parallèle.

Derrière un président de la République dont la popularité chute lentement mais sûrement depuis son élection de mai 2012, si l’on excepte le sursaut dû à l’épisode terroriste, il y a une trahison de tous les idéaux de la gauche qui l’a élu. Initiée sous Jospin, et achevée à coups de pelle par Hollande.

« Les gens détestent Hollande… Quand t’es à 13 % de popularité, ça veut dire que la France te déteste ! […] Les gens le prennent pour une nouille ! […] C’est moi qui leur dis mais non, pas du tout, il est très drôle, il est très intelligent ! »

(Éric Zemmour, Ça se dispute, i>Télé, 21 septembre 2014)

En élargissant les lignes de failles qui zèbrent la structure administrative du pouvoir, en montant leurs administrés les uns contre les autres, ces dirigeants brisent les blocs oppositionnels en injectant des sujets polémiques (aujourd’hui on dit clivants) dans le débat, et remportent ainsi des victoires politiques, non sur leurs propres forces, mais sur l’exploitation astucieuse des faiblesses des autres. Stratégie négative, mais efficace, surtout quand on est minoritaire. Toujours perdante à long terme, mais gagnante à court terme. Mao ou Hollande ne sont pas plus forts, mais leurs oppositions sont régulièrement laminées. Ce sont des malins, dans tous les sens du terme. Leurs pays respectifs payent le prix de leurs calculs risqués à plusieurs bandes. A eux le profit politique, aux autres les dégâts. Grands tacticiens, médiocres stratèges. Ce sont des destructeurs, pas des constructeurs.

 

« C’est toute la tactique du député de Corrèze : pagayer un coup à gauche, un coup à droite, avec pour seul principe celui d’avancer. Il donne l’impression de faire du sur-place ? “C’est un effet d’optique, souligne Gérard Le Gall, grand spécialiste des sondages au Parti socialiste. En fait, François est toujours en mouvement. Ce n’est ni un pédalo ni un hors-bord, c’est un sous-marin en surface... un insubmersible.” Toujours le syndrome du crocodile. »

(Serge Raffy dans Le Président, Pluriel, 2007)

En dix ans à la tête du PS puis en deux ans à la tête du pays, François Hollande aura réduit ou acheté les frondes internes à son courant, cassé la droite en deux, utilisé le FN au maximum, neutralisé ou évacué la gauche de la gauche du gouvernement, changé le social-socialisme en libéral-socialisme, engagé la France dans une multitude de conflits extérieurs (alors qu’il avait promis un retrait militaire global) pour le compte des États-Unis, d’Israël et de l’OTAN, laissé les rênes de la gestion intérieure du pays à la paire prosioniste Valls-Macron, pour finalement échouer sur le chômage (c’est le cas de tous ses prédécesseurs) et la relance de l’activité. Comme Mao après ses expériences économiques désastreuses. Après le désastre, les deux hommes resteront les maîtres du jeu, mais à quel prix ?

« C’est en 1958-1959 que se noue la tragédie centrale de la première Chine populaire, le Grand Bond en avant : à l’origine, une politique destinée à accélérer la croissance économique en multipliant d’un coup tous les investissements. Il s’agit d’un évènement extraordinaire par l’ampleur des pertes humaines : peut-être 36 millions de morts – un tarif de guerre mondiale… Si l’on tient compte de ce coût humain, deux caractéristiques paraissent étranges : d’une part, que cette politique ait été d’emblée critiquée par les esprits raisonnables et pourtant lancée avec leur concours, ce qui a rendu son application à la fois possible et efficace ; d’autre part, qu’elle ait très vite entraîné des erreurs et des pertes manifestes, au point de provoquer durant l’été 1959 l’opposition publique de très hauts dirigeants, et que pourtant elle ait été poursuivie pendant une période qui s’est révélée la plus meurtrière.

Plusieurs explications sont possibles : notamment le nationalisme et l’utopisme de Mao et de ses collègues, l’absence de formation économique des millions de cadres du PCC, le mélange de passivité et d’anarchie de la population, et enfin le rôle des conflits de factions au Centre et dans les provinces. L’analyse des évènements à travers le prisme des Murs rouges confirme en large partie ces explications, mais en ajoute deux autres : Mao veut lancer le Grand Bond en avant pour échapper à la société – qu’il juge étouffante – que forment ses collègues des Murs rouges, et pourtant il a besoin d’eux pour le conduire. Incapables de s’unir pour l’empêcher de mettre en œuvre une politique qu’ils n’approuvent pas complètement, ceux-ci ne peuvent rien faire d’autre que l’appliquer en espérant la vider progressivement de son contenu. »

(Mao, sa cour et ses complots. Derrière les Murs rouges, Jean-Luc Domenach, Fayard, 2012, page 189)

 

Alors que tout le monde le donne pour mort, avec ses 15-20 % de satisfaits, record d’impopularité d’un président sous la Ve République, Hollande a en réalité toutes les cartes en main pour 2017.

Débarrassé de sa gauche pénible (Montebourg et sa VIe République, les paléosocialistes du type Lienemann et Filoche, et ces emmerdeurs d’écolos) comme François Mitterrand le fut de ses alliés communistes, Hollande lorgne désormais vers le centre, et la droite. Car Macron, le petit chouchou de l’attelage Minc/Attali, aurait pu aisément travailler dans un gouvernement Juppé ou Fillon. Le pôle de centre gauche hollandiste va donc mécaniquement décrocher un bon morceau du centre droit, de cette droite qui ne peut plus gagner depuis que le FN grignote sa propre droite (via les députés du Sud). Cela tombe bien : le centre n’existe plus, Borloo est sorti du jeu, et Bayrou, le paysan catholique qui rêve depuis une prophétie de Mitterrand d’être président, n’a plus de troupes. Ainsi, l’hypothèse de Ségolène Royal de l’entre-deux tours 2007 revoit le jour. La redistribution des cartes en France risque d’être la suivante : un pôle de centre gauche-droite (50), une droite dure (30), et une gauche dure (20).

« C’est sa toute dernière prophétie, Hollande nous débarrasse du socialisme, comme Mitterrand nous a débarrassés du communisme. »

(Reportage sur Alain Minc, C politique, France 5, le 16 février 2014)

Adieu bipolarité. Cependant, l’alliance des socialistes et des centristes, c’est-à-dire les chrétiens sociaux, est remise en cause par les agressions du duo Taubira/Belkacem, sans oublier, avant qu’elle ne saute, celle de Filippetti et de son ami Ribes, protecteur de Piss Christ. Tout cela a laissé des traces, dans un pays, faut-il le rappeler, de socle chrétien. Logiquement, Hollande devrait désavouer à terme ses coupeuses de France en deux. Sinon, les portes du centre et de la victoire lui seront fermées.

Hollande opère donc une recomposition du paysage politique, en larguant ces officines de chantage que sont les Rouges et les Verts. Quoi qu’on en dise, Hollande est sur le chemin de 2017 et pour l’instant, personne n’a autant de cartes en mains. La différence entre la situation actuelle, avec ses trois pôles en voie de cimentation, et la bipolarité d’hier, c’est que la bipolarité n’offrait paradoxalement pas de choc politique majeur, les finales des présidentielles opposant plus des individus que des idées. Une fois constitué, le pôle centriste (la fameuse social-démocratie à la française) sera attaqué très durement sur sa droite comme sur sa gauche, situation que la République de Weimar a connue dans les années 20. Nous sommes nous aussi à plus de cinq millions de chômeurs, avec une démocratie libérale prise en sandwich entre des extrêmes se renforçant.

 

« Ce n’est pas lui qui manipule mais lui qui est manipulé. Ce n’est pas un stratège mais un tacticien au jour le jour qui tente de s’adapter à des mouvements qui le dépassent. C’est un technocrate uniquement intéressé par les questions économiques et qui croyait malin d’utiliser les questions sociétales pour ratisser électoralement un électorat bobo des grandes villes, mais qui se prend les pieds dans le tapis. »

(Éric Zemmour, RTL, le 7 février 2014)

Hollande, malgré ce que dit Zemmour, qui se trompe parfois quand il pense par lui-même, n’est pas un véritable économiste : c’est un pur politique. Comme Mao. Mais à l’idéologie floue.

« Tout d’abord, la “pensée de Mao”, qui n’a jamais fait l’objet d’un exposé rigoureux et complet en Chine, n’existe pas comme corps de doctrine. Elle se déploie historiquement (c’est en partie ce qui a engendré sa séduction) comme une sorte de gauchisation vivante, aléatoire et opportuniste, d’une doctrine marxiste-léniniste qu’elle “continue”. Mais le génie tactique de Mao est à l’œuvre en permanence et cette “pensée” est bien plus souvent dictée par le souci de justifier des manœuvres victorieuses que de construire des actions positives.

Dans son développement historique, la “pensée de Mao” vise d’abord à véhiculer l’action que le dictateur déploie en permanence pour protéger son pouvoir, le regagner ou le rendre définitif (car tel est le sens des ovations sur ses “dix mille ans”). […] Le Mao manœuvrier et bureaucrate l’emporte le plus souvent sur le Mao idéologue. »

(Derrière les Murs rouges, page 271)

Lorsque Mao a senti que le pouvoir, acquis au bout du fusil après 30 ans de luttes (1919-1949), a commencé à lui échapper dans les mains des technocrates des Murs rouges, plus efficaces, plus adaptés, tournés vers l’avenir, la paix et le développement, il a renversé la table et redistribué les rôles par la terreur. Une première fois en 1958 avec son Grand Bond (en arrière), et dix ans plus tard avec la Révolution culturelle, qui feront perdre 20 ans à la Chine.

En 2013, déjà en perte de vitesse, Hollande jette de l’huile sur le feu de la question religieuse, en accordant aux homosexuels le droit de se marier, prélude à l’ignoble gestation pour autrui (GPA), marchandisation officielle de l’être humain autorisée. Qui est aujourd’hui une réalité en France (voir dans le Grand Soir 3 du 11 février 2015 le reportage sur Sarah, qui a acheté son bébé 30 000 euros). La menace d’un changement de civilisation selon Christine Boutin, qui jettera des millions de Français dans les rues. Un déchirement qui n’est toujours pas refermé.

 

« J’ai évoqué tout à l’heure l’unité de la République. Ça, c’est l’enjeu majeur pour la France. Se retrouver sur l’essentiel même quand il y a des clivages. » 

(Conférence de presse du président de la République, le 5 février 2015)

Parlant d’unité nationale mais faisant le contraire, Hollande choisira pratiquement des gouvernements de désunion nationale. Ouvrant des failles qui se feront sentir jusque dans son propre camp, une partie des députés socialistes entrant en fronde contre l’exécutif, suite au retrait de la loi sur la famille, et perdant une bonne partie des électeurs français de confession musulmane ayant voté pour lui (à 70 %) en 2012.

« Hollande c’est le sauve-qui-peut des malins. La rébellion des familles de banlieue l’a affolé car il n’ignore pas qu’il doit une partie de son élection au vote massif des populations musulmanes en sa faveur. Le cercle de réflexion Terra Nova conseillait naguère à la gauche d’abandonner l’électorat populaire trop réactionnaire pour se rapprocher de la jeunesse diplômée et des populations issues de l’immigration. Celles-ci se révèlent aussi réactionnaires que le peuple français tant dénigré. »

(Éric Zemmour après la Manif pour tous, RTL, 7 février 2014)

Mais le président de tous les Français n’en a cure. Malgré les dommages collatéraux, d’un pur point de vue politique, il a gagné : la pierre de la droite a éclaté en deux, entre droite dite réac et droite libérale. Un coup d’épée que n’aurait pas renié son modèle, François Mitterrand. Le FN, en retrait, comptant les points, et poursuivant le même objectif que Hollande : la pulvérisation de la droite. Tout le monde a commenté l’alliance objective des deux formations. Un pacte de non-agression à la Ribbentrop-Molotov qui annonce peut-être un choc final, après élimination de la droite. Dans sa main, Hollande conserve d’autres grenades pour 2017. Le droit de vote des immigrés notamment, qui pourrait lui faire d’une pierre trois coups : faire passer l’opposition de droite pour raciste, booster le FN pour achever définitivement la droite classique, et rafler un bon million de voix.

Hollande aura utilisé les dangereuses lignes de fracture qui peuvent opposer les Français : homos/hétéros, hommes/femmes, peuple/élite, sionistes/antisionistes, chrétiens/musulmans, religieux/athées, racistes/antiracistes… en les élargissant au gré de ses besoins. Il a reproduit sur la France ce qui a fait son succès au Parti socialiste, où il s’est imposé en jouant avec les courants comme on joue d’un instrument de musique. Mais la France n’est pas un parti, et les fractures ouvertes n’en sont que plus dangereuses.

Mao aura joué sur les luttes entre clans et factions à l’intérieur des Murs rouges, siège du pouvoir central, et à la tête des provinces : militaires entre eux, militaires contre civils, anciens (ceux de la Longue Marche) contre nouveaux cadres, diplômés contre non-diplômés, armée contre gouvernement, Parti contre armée, services secrets contre tous (avec le roi de la purge Kang Sheng), parents contre enfants…

 

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Kang Sheng, maître des ombres pendant 50 ans, le Dzerjinski chinois

« Ce sont ces groupes que nous avons combattus, et d’ailleurs victorieusement, au Mali. D’autres agissent au Nigeria, en Libye, en Somalie, mais c’est en Irak et en Syrie, que le danger est le plus grand. Le mouvement terroriste, que l’on appelle Daech, a prospéré dans le chaos syrien et, disons-le, aussi parce que la communauté internationale est restée inerte. »

(Conférence presse du président de la République, le 18 septembre 2014)

 

« On croit toujours que la guerre c’est pour les autres, on pense toujours que la guerre c’est loin, que la guerre ce n’est pas pour notre génération – c’était pour les temps de nos parents, de nos grands-parents – on n’imagine pas que la guerre puisse être une réalité et, pourtant, à quelques heures d’avion à l’est de l’Europe, à ses frontières, il y a des femmes, des hommes, des civils qui meurent chaque jour… » 

(Conférence de presse du président de la République, le 5 février 2015)

Hollande se sortira du marasme intérieur en faisant ce que font tous les présidents affaiblis : endosser la panoplie de chef de guerre, projetant nos forces pourtant laminées par les coupes budgétaires en Afrique et en Asie, si l’on excepte le théâtre intérieur avec les « attentats » de janvier 2015.

Pour durer, Mao aura fait deux grandes guerres à son élite et à son peuple. Malgré ça, le peuple chinois et son élite naturelle trouveront le chemin de la paix et de l’unification.

« Cette première réconciliation avec le peuple en entraîne une deuxième à l’intérieur de l’élite dirigeante elle-même. En 1949, celle-ci était unie par les combats et les succès communs ainsi que par la volonté également commune d’en tirer profit. Mais cette unité cachait plusieurs fêlures : entre les factions originelles, entre le haut et le bas de la hiérarchie, entre l’armée, le Parti et le gouvernement… En exploitant jusqu’au bout ces fêlures, Mao a provoqué, au contraire, le déclenchement d’une logique de réunification interne : face au désordre, il fallait serrer les rangs. On découvrait que pratiquement toutes les factions avaient eu des victimes, et que tous les cadres étaient nécessaires au fonctionnement du régime.

Cette nouvelle atmosphère modifie insensiblement ce que l’on pourrait appeler l’opinion publique des Murs rouges, cette même opinion publique que la “lutte entre les deux lignes” avait clivée et rendue muette. Une première révision concerne la dialectique du dire et du faire. La Révolution culturelle a confirmé dans l’esprit de la majorité les conséquences catastrophiques de la logorrhée. Désormais, au contraire, le Parti se ralliera au bon vieux pragmatisme de la population : une bonne politique n’est pas une politique que l’on dit bonne, c’est une politique qui réussit. La seconde révision concerne le nouveau rôle attribué à l’économie : chacun comprend d’un coup que la croissance économique, et non la révolution politique, améliorera le niveau de vie et renforcera l’État. »

(Derrière les Murs rouges, page 427)

« Je veux aussi vous dire, que pendant deux ans et demi, c’est-à-dire tous les jours qui me séparent de la fin de mon mandat, je ne cesserai d’agir dans l’esprit de l’unité de la République et de l’égalité entre les Français. »

(Conférence de presse du 5 février 2015)

Un président qui n’a pas de vision est condamné à mentir. Hollande, le grand séparateur, a beau en appeler à l’unité, il prospère sur la désunion. Si l’on écoute la voix de l’Histoire, il sera chassé par une personnalité populaire et pragmatique, qui ressoudera la nation.

À lire, chez Kontre Kulture :

Faire de la politique dans l’intérêt de la France
avec Réconciliation nationale :

 
 



Article ancien.
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18 Commentaires

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  • #1118661

    Article intéressant mais j’imagine plus volontiers une scission de l’UMP en deux branches, une droite molle prête à une alliance éventuelle avec le PS et une droite dure encline à s’allier au FN.
    20 % pour l’extrême-gauche me semble très excessif.


  • #1118663

    Bravo aux rédacteurs de l’article, car c’est le plus brillant que j’ai lu depuis assez longtemps sur ce site. On avait déjà une idée du bonhomme quant à sa façon de gérer brutalement sa vie sentimentale....

    La vision de la pratique politique de Hollande est effectivement perverse et très "friable" ; ce type de vision est donc nuisible pour la France, car elle ne prend pas en compte des notions comme "le bien commun" ou "l’intêret général", entre autres....
    Un des meilleurs exemples est l’obstination délirante à vouloir maintenir christiane Taubira à son poste, alors que c’est (on peut le dire !) de loin la plus mauvaise ministre que la Ve république ait connu.....


  • #1118731

    Non pas Mao Zedong ! juste Flamby Zeding !!


  • #1118746

    Toujours est - il que la société en a pris un grand coup ... Et pas dans le bon sens. Dans le sens de la merdocratie et de la dictature . Enfin dans le sens qu’ils espéraient mais pas dans l’intérêt des citoyens. Les riches ont gagné ... Mais ça on le savait déjà ... Bref rien ne s’arrange et cette société devient de plus en plus crétine.


  • #1118752

    Article très bon mais il y a un point que je ne partage pas.

    La mort annoncée de l’UMP. Je pense que les baby-boomers, les droitistes convaincus et les déçus du vote Hollande sont assez forts (et amnésiques) pour remettre Sarko au pouvoir en 2017.

    Je pense que la loi de l’alternance perpétuelle du pouvoir en France est bien plus forte que les manigances de Hollande, je peux me tromper bien-sûr, mais je pense que l’on ne mesure pas assez l’impopularité de Hollande qui permettrait sans problème (sauf Lepen), et notamment à un Sarkozy, de le battre à toutes les élections. Perso, je vois un second tour Lepen-Sarko pour 2017. Encore une fois, je ne suis pas Madame Soleil, mais je m’appuie sur l’histoire ! Chirac aurait dû être battu par Jospin si Taubira n’avait pas constitué sa liste en 2002. Or, ni Chirac, ni même Sarkozy aux moments les plus sombres de son règne, n’ont bénéficié de la même aura de nausée que peuvent avoir Hollande auprès des gens. Parlez aux gens autour de vous : même les bobo très naïfs, même les petits gauchistes violents peinent à justifier l’action de ce gouvernement, PERSONNE n’est capable de considérer Hollande comme vraiment présidentiable en 2017. De plus, rappelons-nous d’une chose : Jospin, qui n’était pas le pire des socialistes, a été battu en 2002 et on a plus eu de socialistes pendant 10 ans au pouvoir. Je pense que ce sera la même chose pour Hollande/Valls. Si on nous ment d’une façon aussi prononcée sur les chiffres du chômage aux USA, alors je pense que c’est la même chose pour la popularité de Hollande. Après, peut-être que celui-ci peut encore agir sur sa popularité par certaines manipulations (le vote des immigrés est une question très grave et dangereuse que l’on va devoir affronter bientôt) mais sincèrement, en ce moment, je ne vois pas comment il peut inverser la tendance : l’effet électoral "Charlie Hebdo" a duré assez peu de temps et n’oublions que dès la mi-2016, on entre dans le temps de la pré-campagne présidentielle ce qui ne laisse plus à ce gouvernement qu’un an et demi, à peine, pour faire une grosse action d’éclat...je pense que le timing joue vraiment contre eux.

     

    • #1119516
      le 15/02/2015 par de passage
      François Hollande : le Mao Zedong français

      Moi aussi, je ne suis pas madame soleil, mais je suis prêt à parier avec vous sur vos pronostics avec un bémol sur Lepen. La comparaison entre Hollande et Mao Zedong est amusante certes, mais on ne peut pas dire qu’elle n’est pas forcée et un peu tirée par les cheveux comme pour confirmer l’adage : pour faire un monde, il faut un peu de tout.


  • #1118877

    Mao ? Ce n’est pas plutôt Moa ?
    Moa, président, blablabla...


  • #1118884
    le 14/02/2015 par daghemhamdave
    François Hollande : le Mao Zedong français

    C’est ça , c’est exactement ça, en France on va de "grands bonds en avant" en "révolutions culturelles" catastrophiques pour le peuple et le pays ; le tout encadré par les gardes-rouges que sont les anti-fa et bientôt les étrangers qui auront le droit de vote. Les souchiens se font hollandiser, vallsiser sur la table des tortures...


  • #1118912

    Excellent article, qui permet de mettre en perspectives notre propres convictions au sujet de Flamby.
    Une majorité de personnes, dont je fais parfois partie, ont tendance à voir Hollande comme un clown, un personnage presque burlesque.
    Grave erreur : il ne faut jamais sous-estimer un agent du système, si l’empire l’a autorisé à "gouverner" la France, ce n’est pas pour rien.
    Il ne faut pas perdre de vue que le gouvernement n’est qu’un théatre dont les acteurs jouent de véritables comédies au peuple pour le distraire et mieux le manipuler.
    Les véritables dirigeants, auxquels toute la clique médiatico-politique obéit, constituent l’élite mondialiste américano-sioniste, qui contrôle tout grâce à la finance internationale.


  • #1118981

    Excellent article, mais je pense que pour 2017 il y aura une surprise de TAILLE...

     

    • #1119258

      Je ne serais pas surpris si un changement se produisait avant 2017 et sans passer par les urnes.


    • #1119261

      Une surprise de taille, à quoi fais tu allusion camarade ?

      En 2017 marine sera au second tour, mais qu’elle gagne ou non cela ne changera rien.

      N’oublies pas que les médias ont le pouvoir de propager les révolutions colorées auprès des crédules qui sont une majorité. Isl n’hésiteront pas à la diaboliser elle et son action.

      De plus la France n’a plus la maitrise de l’outil monétaire donc quand "ils" voudront "ils" couleront soit la Fance soit l’Europe entière tout en accusant marine. Il suffit de voir ce qu’ils ont essayé de faire à la Russie, qui a pu s’en sortir parce qu’elle a la maitrise de ses outils financiers et monétaires.

      Sans parler du fait qu’"ils" ont noyauté le FN avec des FM et des sionistes, et je ne parle même pas des institutions "française" totalement sous controle.

      Il faudrait un grand coup de karcher chez les traitres et délinquants en col blanc, ce ne sera possible seulement que lorsqu’il sera trop tard car il y a en france au moins 7 millions de manipulés qui ne pourront se défaire de leurs chaines dans un lapse de temps aussi cours.

      Désolé mais je ne vois aucune raison d’être optimiste, il faut au contraire se préparer au pire.


  • #1119035

    C’est certain que Hollande est un manipulateur de l’esprit ,
    l’esprit "Charlie" ça c’est juste pour resserrer les rangs entre
    tous les complices de la mondialisation et de l’anti-nation , pas compliqué
    de comprendre que tous ceux qui ont été invités à venir à cette fameuse
    marche du 11 janvier en font parti , tous sauf le FN , ça en dit long sur la
    stratégie en préparation , ensuite pour laminer ce seul parti vraiment
    représentatif de la défense de la nation , le lynchage à chaque passage
    à la télé est vraiment terrifiant de manipulation le but étant de faire peur
    et de les discréditer , la préparation de l’esprit des français que le FN est
    dangereux à coup de martèlement de slogans nauséabonds , va marcher
    partiellement mais va marcher encore une fois , malheureusement les
    français sont des moutons , puis ensuite le fameux François se réservera
    en dernier ressort du vote des étrangers , tout est prévu , ils ont deux ans
    de battage médiatique et de manipulation pour réussir .

    Donc Hollande ou sa bande réussiront avec :
    les PS Hollandais , l’extrême gauche et verts raccrochés grâce aux votes
    des étrangers qu’ils souhaitent de leur voeux
    puis les centristes qui sont des euro-mondialistes forcenés
    puis une grosse partie de l’UMP aussi pro Euro-mondialistes
    et d’autres UMP (les élites) sans opinion fiable qui ne veulent pas quitter
    le bateau et perdre tous leurs avantages , voila comment je vois
    les choses

    Et malheureusement le FN sera encore une fois sacrifier face à toute
    cette tambouille politique encore une fois personne ne voit ce qui
    se prépare.... !!!
    L’Europe socialiste fait le travail de division entre l’UMP et le FN ,
    c’est tout bénéfice pour eux et plus le temps passe plus ils
    prennent du poids et plus cette Europe là devient une dictature
    socialiste , cause de cette UMP qui s’est couchée devant eux ,
    ils n’ont plus d’opposant , plus besoin de démocratie partagée ,
    ils ont tous les pouvoir , il y a vraiment danger.... !

     

    • #1119484

      Au contraire, ça fait monter la victimisation du FN et donc sa popularité, ce parti étant le plan B des sionistes comme le démontre bien Blanrue dans son bouquin.


  • #1119436

    Je bondis sur le commentaire : ......pour 2017,il y aura surprise de taille et aussi sur la réplique :
    Marine sera au deuxième tour .
    Non, cette surprise du FN au 2ème tour a eu déjà lieu en 2002 avec l’élimination de Jospin .
    En 2017, la surprise historique,ça sera la présence au second tour de notre grand frère
    Alain Soral . Je suis persuadé qu’avec le travail héroique qu’il accomplit avec ses amis militants
    et sympatisants en France,il a fait un bond de géant en direction de cet objectif qui incarne la victoire du bien contre le mal absolu. Je me permets,simplement de suggérer à notre frère
    Alain de multiplier ses visites à l’étranger pour conforter sa stature d’homme d’Etat . Commencer par les pays européens,notamment les pays scandinaves . La Russie,la Chine,Inde et Brésil et d’autres pays encore donneraient davantage d’éclat à cette stratégie .


  • #1119488

    Vu qu’une bonne partie de l’opinion est très mallèable, c’est difficile de se projeter...
    Je suis sur que si Hollande demande poliment il trouvera quelques millions prêt à voter pour lui, par pure sympathie, ou pour le fun..
    On ne peut plus vraiment parler de conscience politique à ce niveau, entre le discours et les actes, c’est le grand écart permanent !

    Encore,si on applique une vision, un projet pour l’avenir, l’erreur est permise...mais là il n’y a même pas de projet, juste la liquidation des dernières barrières "au commerce".
    (rien de neuf,donc)

    Je suis pas fan de Mao,mais au moins ca se discute, là il y a plus rien à discuter, sinon le "style" personnel du type estampillé "président" ...
    Ils font tous la même chose depuis des décennies, libéralisme,atlantisme(via l’europe)...
    (donc soumission intégrale).

    A chaque fois on à l’impression que le destin du pays se décide ailleurs...et comme on a même plus prise sur le sociétal (liberté d’expression,culture,morale)...à quoi sert la politique ? sinon à occuper l’espace public,et les esprits ?
    Il n’y a même plus de pédagogie,de débat,ou d accompagnement des réformes...tout est imposé, en douce, ou de force...

    Où est le futur ? ou se prepare t’il donc ? Où est le "choix" ?
    Maintenant le "jeu politique" a remplacé la politique tout court.


  • #1119899

    ça paraît évident que leur seule chance pour 2017 est d être face au FN au second tour et d en apeller alors "a la republic et la démocratie face au fascisme"


  • #1119932

    Avec tout mes respects à l’auteur de l’article , je tiens à préciser qu’il n’y a aucun point commun entre le grand timonier Mao et Holland . Entre eux,il y a un abîme . Très brièvement,Mao a hérité,début des années 30 du siècle dernier,du pays le plus peuplé du monde avec,environ, 560 millions d’habitants
    à l’époque .
    De plus,le chaos résultant de la misère,de la guerre sino-japonaise et les atrocités commises par l’armée japonaise sur la population chinoise,en plus de
    la guerre civile , faisait de la Chine,à l’époque,un pays fantôme.
    C’est alors qu’a commencé le travail pharaonique de Mao et de son fidèle
    collaborateur Chou En Lai (aujourd’hui son nom est désigné par Zhou).
    Voici,ci-après,un bref et net descriptif de la complémentarité entre les deux
    géants de la Chine moderne :
    « Mao dominait tous les rassemblements ; Zhou s’en imprégnait. La passion de Mao s’efforçait d’écraser l’opposition ; l’intelligence de Zhou cherchait à la persuader ou la manipuler. Mao était sardonique ; Zhou perspicace. Mao se considérait comme un philosophe ; Zhou comme un administrateur ou un négociateur. Mao était avide d’accélérer l’histoire ; Zhou se contentait de l’exploiter[1]. »
    D’ailleurs,Kissinger,l’ancien secrétaire d’Etat de Nixon, classait Chou En Lai
    au même rang que le héros de la France,de Gaulle.
    Bref, ce duo légendaire,Mao et Chou,a fait de la Chine une puissance nucléaire,disposant du veto à l’ONU .
    Nixon,reconnaissant cette puissance de la Chine , a décidé en 1972,d’effectuer sa visite historique en Chine .
    En conclusion,et sans se lancer dans l’invective,il va falloir chercher ailleurs
    une personne susceptible d’être comparée à l’actuel locataire de l’Elysée.


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