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Grèves, blocages et hypocrisies : la rançon de l’UE et de l’euro

Le Premier ministre, le gouvernement et la presse aux ordres se déchainent contre la CGT et qualifient les grèves qui touchent les raffineries de « terrorisme social ». Le discours tenu aujourd’hui par Manuel Valls est en contradiction complète avec celui qu’il tenait en 2010. Vérité dans l’opposition, erreur dans la majorité…

 

Mais, l’inquiétant est que, par sa pratique, comme une gestion exclusivement policière du mouvement ou par l’usage abusif de l’article 49-3 pour faire passer la loi « El Khomri », tout comme par son langage, il installe un climat de guerre civile en France. Il le fait alors que nous vivons, du moins en théorie, dans l’état d‘urgence. Ce comportement parfaitement irresponsable constitue aujourd’hui une menace pour la paix civile.

 

La rançon de l’UE et de l’euro

La vérité, niée par le gouvernement mais aujourd’hui largement révélée par de multiples déclarations de dirigeants de l’UE, est que cette loi El Khomri est la rançon qu’il nous faut payer à Bruxelles, à l’Union européenne et à l’euro pour faire admettre un déficit dépassant les normes [1]. On sait que les diverses instances européennes reprochaient à la France son « manque » de réforme et la menaçaient de procédures disciplinaires. De fait, cette loi est la stricte application de la « stratégie de Lisbonne » et des « Grandes Orientations de Politique Économique » qui sont élaborées par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne [2]. C’est pour cela que le gouvernement y tient tant et qu’il ne veut, ni ne peut, revenir sur sa décision.

Nous sommes donc rançonnés, ce qui est logique car nous ne sommes plus souverains. Mais, cette loi ne constitue plus précisément une partie de la rançon. Déjà Emmanuel Macron, Ministre de l’économie annonce un politique de modération salariale, soit la diète pour les salariés, au moment même où il s’oppose à une mesure similaire pour les patrons. Beau raisonnement d’un homme qui confond un gouvernement avec un conseil d‘administration. Car, dans l’esprit de Monsieur le ministre, est intégré le fait que la France ne pouvant plus dévaluer, elle ne peut rétablir sa compétitivité que dans une course au « moins disant/moins coûtant » salarial. La volonté de ramener toute négociation dans le strict cadre des « accords d’entreprise » au détriment des accords de branches ou des accords nationaux, affaiblissant de manière dramatique le rapport de force des salariés face aux patrons.

 

Rapport de force et légitime défense

Rapport de force, voilà bien le mot qui fâche, mais qui néanmoins s’impose. Il n’est de bonne négociation qu’avec un rapport de force construit et, bien souvent, pour qu’il en soit ainsi il faut faire intervenir des agents extérieurs à la négociation. Ce qui nous conduit directement à la question des grèves et des blocages actuels. Il y a conflit, cela est évident pour tout le monde.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Retrouvez Jacques Sapir sur E&R :

 
 



Article ancien.
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25 Commentaires

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  • Vérité dans l’opposition, erreur dans la majorité…



    On en est encore au stade du constat de notre impuissance politique face à la récurrente trahison des élus.
    Il serait temps de passer au niveau supérieur comme dirait Chouard.
    Et pour ceux qui rêvent encore au FN, le système ne laissera pas un parti souverainiste arriver au pouvoir, on l’a vu en France avec les régionales et en Autriche avec le FPÖ.
    En supposant même qu’il soit élu, quelles sont nos chances de ne pas le voir s’agenouiller comme Tsipras ?
    Se cantonner à espérer un salut par le suffrage universel est dans tous les cas une perte de temps risquée pour nous autres, car pendant ce temps l’étau se resserre.
    La khomri de pousser la durée maximale d’une semaine de travail à 60 heures, le travail le dimanche, les temps de transport rallongés, la paperasserie, c’est autant d’heures de temps de cerveau disponible en moins et c’est voulu.

     

    • C’est sûr que si on ne vote pas pour lui, le camp national n’a aucune chance d’être élu face au camp mondialiste...
      Le système repose encore sur le choix des électeurs. Ce sont les électeurs qui ont voulu et donné les clefs du pouvoir à François Hollande, ne l’oublie pas.


    • #1473870

      En votant Front National (terme impropre), vous :

      - balancez l’extrême gauche dans le cosmos
      - faites du PS et des verts la nouvelle gauche extrême, minoritaire et exclue.
      - redonnez au centre et à la droite libérale leurs véritables couleurs : gauches mondialistes
      - Faites de l’ex droite nationale ce qu’elle est devenue : un centre gauche avec beaucoup d’intérêts et zéro idéaux
      - De l’extrême droite, ce qu’elle est devenue également : la gauche républicaine au pouvoir

      Et surtout,

      A droite de ce marécage républicain et pestilentiel, vous faites réémerger la Droite française, disparue des radars depuis 1945 : notre seule chance de salut

      En votant FN vous ressuscitez Maurras, Pétain, Philippe Auguste : la France du sillon.
      La France.


    • @Francois Desvignes

      Raison de plus pour moi de ne pas voter FN ou autre.


  • Que la CGT décide de faire grève, à la rigueur c’est son choix.
    Personnellement, l’analyse de la société faite par la CGT, je n’en ai aucune cure.
    Ce qui me pose problème en revanche, c’est que le droit de grève/manifester des uns ne doit pas supprimer le droit de NE PAS faire grève des autres.
    Que 70% des gens souhaitent manifester contre cette loi travail n’enlève pas le droit aux 30% restants de ne pas suivre ce mouvement.

    En ce sens, je ne comprend même pas pourquoi le gouvernement et la police tolère des blocages, que ça soit dans des raffineries, des écoles, etc. Bloquer, c’est bien empêcher des gens qui ne veulent pas faire grève de travailler non ?

    En gros, nous avons :
    - D’un côté, un ministre qui s’assoie sur l’opinion du peuple et veut lui imposer une loi par le 49.3
    - De l’autre, des manifestants CGT qui considèrent comme leur droit de grève celui d’empêcher les autres de ne pas faire grève.

    Les deux se sentent cohérents en nous disant qu’il est mal d’imposer des idées aux autres...

    Dans les deux cas, des gens qui se croient éclairés prétendent vouloir imposer à d’autres ce qu’ils doivent penser/faire, pour leur bien. "Cette loi est bonne pour vous, 49.3 !". "Empêcher un étudiant d’aller à l’école, c’est bien, parce que c’est son avenir qu’on défend en faisant ces blocages", pouah !

    Et on m’explique que la société crève parce qu’elle est bouffie de liberté.

     

    • Vous êtes le même Julien qui passe son temps à défendre le libéralisme, sous prétexte que le vrai "libéralisme" économique n’est pas appliqué ?
      Je comprend mieux que vous défendiez le droit du peuple de travailler...même contre ses intérêts.

      Le problème de votre raisonnement, c’est que JUSTEMENT si vous pouvez aller bosser, rien ne changera.
      Citez-moi UNE seule manifestation, sans aucun blocage, qui a donné raison aux manifestants ? Je vous souhaite du courage...car cela n’est jamais arrivé. Et n’arrivera jamais.

      Les seuls reculs des gouvernements interviennent après blocage, car leurs potes oligarques leurs passent un coup de fil pour lâcher du lest quand leur cotation en bourse chute.

      Vous voulez du changement ? Bloquez le pays. Et quand le pognon va manquer dans vos poches, il va aussi manquer dans les caisses des exploiteurs comme les "pétroleurs".
      C’est bien une guerre économique. Et nous sommes plus fort qu’eux à ce jeux-là.

      Défendre la liberté de jouer contre son camp de travailleur, cela ne me semble pas un bon calcul...mais libre à vous de me prouver le contraire par les FAITS.

      De mon côté, je soutient toute forme de blocage. Même si je vais en subir les conséquences aussi. Et que je suis smicard à mi-temps avec une femme et deux enfants à nourrir.

      Je préfère cela à faire partie des "jaunes" et autres briseurs de grèves.
      Ou une sorte "d’antifa" du "Droit à se faire exploiter contre ses intérêts".

      Un peu de courage des travailleurs exploités serait un bon début, au lieu de se lamenter sur ses factures et ses crédits, en oubliant que c’est aussi contre votre salaire de misère que vous faites grève.


    • Je n’aurai pas dis mieux que TheAtheist ! Le nerf de la guerre c’est le pognon ! Et tant qu’ il y aura des gens qui ne penserons qu’à leur petit confort avant de penser à l’intérêt général on y arrivera pas ça c’est sur !
      49.3 rime avec blocage ! Rien de plus normal.
      Tu veux nous prendre notre fric et nos vies, aucun soucis on va faire chuter tes actions d’assassin !
      Et tout ça avec amour, paix et coquelicots.


    • Vous avez bouffé et digéré la propagande de nos medias. Et c est là où l on voit la puissance des mots et l importance de la sémantique.

      Les raffineries ne sont absolument pas "bloquées ". Il n y a aucun blocage. Les salariés ont juste arrêté de travailler. Du coup, pourquoi faire intervenir la police ? Ce sont les CRS qui vont remettre en route les machines et conduire les camions ?!

      Parler de blocage, ça sous entendrait que les raffineries fonctionneraient à plein régime, que l essence serait prête à jaillir mais que les camions et les trains seraient bloqués par 10 mecs qui ont mis un cadenas sur le portail. Cette vision est profondement ridicule.

      Le carburant n est pas "bloqué ", il n est plus produit. Excellent rappel que ce sont les travailleurs qui créent les richesses que ce sont eux qui font tourner la France. Si ils décident d arrêter de bosser, tout s arrete. Ils ont raison.

      Ps : j ajouterai qu’ il est toujours drôle de voir des gens parler de révolution, de grands changements, et d hurler pour une demi-pénurie d essence de quelques jours. "Je peux pu bosser !!" Holalala...

      Je ne parle pas pour toi spécialement, Julien. Je parle en général.


    • Hum ce genre de raisonnement m’amène à être du côté des grévistes. Quand le gouvernement s’assoie sur le peuple, je serais toujours des leurs.
      La loi du travail fait-elle partie du programme socialiste ? La réponse est non ! C’est une loi inique pour préparer notre pays à accepter l’appétit des entreprises étrangères néo-libérales à organiser le nouvel ordre économique mondial et pour mieux faire rentrer l’ogre TAFTA.
      Ce seront les nationalistes et ce qui reste des communistes qui résisteront à la destruction de la France comme les résistants durant la 2 GM.
      Soral est un grand visionnaire : Gauche du travail, Droite des valeurs.


    • Julien, votre siège à Bruxelles vous attend, vous l’avez bien mérité. Vous êtes UE-compatible, félicitations !!!!


    • Salut :)

      Effectivement je suis bien ce Julien là, même si vous semblez caricaturer mon propos.

      Je dis juste la chose suivante : l’opinion de chacun doit être respectée.
      Au même titre que je défend Dieudonné ou Faurisson quand la majorité me dit "c’est un fasciste, il faut l’interdire" et à qui je répond qu’il a le droit de s’exprimer comme n’importe qui et que les gens ont le choix de l’écouter ou non.
      Au même titre que je défendrai le manifestant à qui le gouvernement dira "t’as pas le droit de défiler dans la rue, même pacifiquement parce que j’aime pas ta tête" (je pense par exemple à ceux des manifs pour tous qu’on a gazé alors qu’ils manifestaient pacifiquement).
      Et au même titre que je défend l’étudiant qui a le droit de ne pas se joindre à une manifestation et qui préfère aller en cours.
      Même si je pense qu’il a tort, ce n’est pas à moi ni à quiconque de lui dire "pense ça, c’est bon pour toi".

      Je défend le droit d’un individu de faire ses choix, et d’en prendre la responsabilité. Vous me dites en face qu’il ne faut pas permettre à un individu de faire ses choix s’ils sont contre ses intérêts. Mais... qui suis-je pour dire à mon voisin que son intérêt n’est pas là ou il le situe et que je dois donc le bloquer pour l’empêcher d’aller contre ce que je pense être son intérêt réel ?????

      Vous voulez du changement ? Allez manifester là ou les lois se votent : à l’assemblée, à l’Élysée, au parlement européen. Là oui, ça a du sens, et d’autant plus dans le cas présent que la loi est passée contre le peuple à coup de 49.3. Mais en empêchant l’étudiant qui le souhaite d’aller à l’école ou le chômeur d’aller à son entretien ?

      Mettez tous les faits que vous voulez en série en me disant que c’est par cette forme de violence que les choses bougent, je dis que si le changement que vous voulez amener, vous l’amenez à coup de bottes en empêchant ceux qui ne sont pas d’accord de vivre leur vie comme ils l’entendent, alors vous ne valez pas mieux que ceux que vous combattez. Et c’est même vachement contradictoire avec le fait de dire qu’il faut remettre l’éducation au centre du jeu car éduquer un individu, c’est justement lui apprendre à mener un raisonnement et à faire des choix libres. Ne pas respecter ces choix ne vaut pas mieux qu’un 49.3.


    • @Julien2

      Je partage, il y a des cas ou il y a blocage et d’autres non.
      Un salarié qui arrête de travailler, ce n’est pas un blocage, c’est un exercice normal de son droit de grève.
      Un groupe de salarié qui empêche les gens d’accéder à une entreprise pour travailler, c’est une forme de blocage.
      Un groupe d’étudiants qui bloque l’accès de l’école à d’autres étudiants, c’est une forme de blocage.

      @Dami

      On s’est mal compris.
      Je ne veux prendre le fric et la vie de personne.
      Mais je ne suis pas d’accord sur le fait d’empiéter la liberté de certains de faire leur choix (travailler, circuler, ce que vous voulez) au motif qu’ils ne sont pas d’accord avec la majorité.
      Pour certains, l’intérêt général c’est ceci. Pour d’autres, c’est cela. Vous prétendez avoir une meilleure définition que votre voisin pour lui imposer "la bonne vision de ce qu’est l’intérêt général" ?
      En quoi celui qui va travailler pour nourrir ses gamins défend moins l’intérêt général qu’un autre ?!
      C’est intéressant, cette considération comme quoi quelqu’un qui ne partage pas un avis est en fait un vilain égoïste opposé à la notion d’intérêt général..
      Paix, amour, coquelicots et tout ça aussi :)

      NB : je vois que mes propos font polémique. Vous enflammez pas non plus, je suis gentil et ne mord pas.


    • Bonsoir Julien.
      Je vous comprend d’une certaine manière mais la situation est telle qu’elle concerne tout le monde, vous aussi, même si vous semblez l’ignorer.
      Mais ce n’est pas grave. La situation vers laquelle nous nous dirigeons vous permettra de comprendre qu’il ne s’agit plus de "je " mais de "nous".
      Comme nous tous. Il s’agit de défendre nos droits, comme celui de vouloir vivre dignement et pas devenir une machine a rentabiliser davantage ceux qui nous exploitent déjà beaucoup.
      Vous n’acceptez pas "encore" le bouleversement qui s’agite devant nous tous.
      Rejoignez le combat, même si celui-ci vous semble ubuesque.
      Pouvez-vous arrêter de cautionner ce qui se passe ? Ne voyez-vous pas réellement ?
      Vous préférez vous rassurer, ce qui est respectable en soi. Et totalement compréhensible.
      Mais ce combat nous concerne tous, et les idées se bousculent tellement le formatage a été violent, depuis notre tendre enfance mais croyez ce que je vous dis, j’en reviens, la vie ce n’est pas ça. Enfin pas totalement du moins.
      Rejoignez l’humanité, la vraie, celle qui fait de vous ce que vous êtes originellement, pas ce que fait de vous votre employeur, aussi "gentil" ou "généreux" soit-il.
      Le monde paisible que nous avons égaré de nos esprits, cette vie qui nous semble impossible, mais qui est totalement réalisable.
      Notre société est divisée, alors que nous vibrons tous des mêmes choses...
      Détente, amour et "coquelicots".

      PS : Ne prenez pas mal mon message, il ne s’agit pas du tout de vous faire quelconque leçon de morale, peut-être de vous tendre la main ...


    • @nettoyeur

      Merci pour votre commentaire et votre main tendue. Je vous tend la mienne avec plaisir, et suis parfaitement en phase avec votre esprit de réconciliation. C’est d’ailleurs la raison de ma présence ici : j’aime l’idee de me réconcilier avec ceux avec qui je ne suis pas d’accord.
      Et d’ailleurs, vous verrez que je suis même plus d’accord avec vous que vous ne le pensez.
      Par exemple, je ne cautionne pas non plus la politique actuelle. Valls, hollande, les républicains, l’union européenne, tout ça sent le non respect des peuples contre leur liberté (je raisonne en liberté individuelle, mais même si vous raisonnez collectif aucune liberte individuelle ou collective n’est respectée par ce gouvernement). On le voit avec le 49.3 qui en est un marqueur.
      Nous n’avons juste pas les mêmes moyens d’opposition. Je tâche de m’opposer en tachant de discuter avec les gens, en les convainquant de lire, même si ça les amène sur un autre chemin que le mien. J’aime l’idee que les gens se libèrent intellectuellement et défendent leur liberté, même si cela va dans un autre sens que le mien.
      Et c’est ce qui me fait mal avec la cgt. La cgt va au frontal, en mode "je fais chier tous ceux qui ne partagent pas mon avis" plutôt que de prendre le chemin, certes plus difficile, de faire adhérer les gens. Ça m’enrage de voir des écoles fermées car bloquées par quelques étudiants, c’est tout un symbole. Cela pollue le débat public avec des exactions violentes qui touchent des gens du quotidien plutôt que ceux qui imposent les lois qui, eux, sont bien à l’abri dans leur palais. La finalité est la même vis à vis du gouvernement qui reculera sur ce projet comme il l’a fait par le passé, mais ces méthodes ne peuvent pas remporter l’adhesion populaire et n’aboutiront à rien. Et c’est dommage : il y a un énorme coup intellectuel à jouer en ce moment, il y a une demande pour se libérer de cette oligarchie. Demande que l’on gâche si on joue la carte "je vous impose Ma vision de l’interet général", méthode qu’appliquent justement ceux au pouvoir mais aussi ceux qui jouent la violence. N’adoptons pas les mêmes méthodes que les élites qui prétendent à nous gouverner. C’est tout ce que je dis.

      Merci en tout cas de vous montrer ouvert à la discussion, sincèrement.


  • Excellent papier de Jacques Sapir, comme d’habitude, à lire dans son intégralité, il faut que les français et les peuples comprennent que cette loi est dictée par l’UE et que d’autres mesures d’austérité suivront, car nous ne sommes plus souverains, d’autre part peu importe quel sera le prochain "fondé de pouvoir" ou "administrateur" qui sera élu en 2017, il devra obéir à l’UE, ou bien alors peut-être le chaos si le peuple se réveille encore plus violemment, de toute façon ce sera très difficile, voir la dernière de l’émission de Taddei, (CQFD), avec Marie-France Garraud, si quelqu’un peut relayer l’émission très intéressante, "la France va-t-elle mieux ?"


  • Globalisation n’est qu’un cache-sexe pour colonisation ; la France est en train de vivre durement les conséquences de la trahison de la classe politique. L’heure de choisir entre continuer avec les mêmes et se perdre ou lutter et se relever sonnerait-elle ?


  • #1473760

    Si les Africains savaient que l’Union Africaine va faire, dans toute l’Afrique, ce que l’Union européenne fait subir aux Européens, les Africains n’écouteraient par Kémi Séba.

    Les Africains doivent savoir que leurs enfants diront : "nos parents ont tous voté, acheté des produits ou services et fréquenté des Panafricanistes. Cette idéologie a donné les pleins pouvoirs à une institution non-démocratique qui transforme notre vie en Enfer : l’Union Africaine."

    Conséquence : ils feront la critique de tout ce que leurs parents leur ont enseigné. Par exemple L’ISLAM.

    N’oubliez pas cette prédiction précise.


  • Quand nos craintes deviennent réalité.
    C’est un cauchemar, et cette loi n’est qu’un point de départ, d’autres suivront.
    On est dans le collimateur du FMI et de Bruxelles, les réformes ne sont en fait que des plans d’austérité.
    La situation est inquiétante, voir explosive parce que le gouvernement nous ment et trahit le peuple.
    Alors qu’il est censé nous représenter et nous défendre.
    L’autisme de valls n’est rien d’autre qu’une soumission aux dictacts de l’oligarchie mondialiste. Valls n’a pas été élu, ne l’oublions pas.
    C’est de la haute Trahison !
    Dans un tel contexte, la démocratie n’est plus. Nous sommes devenus otages de gens sans scrupules et d’autres lois viendront et continueront de saboter tous nos acquis sociaux.
    Le cynisme de ces gens est sans limite, oser qualifier d’honnêtes gens qui cherchent à défendre leur "qualité" de vie tant bien que mal de "terroristes" est tout simplement inqualifiable. Le terrorisme, Monsieur Valls, est de votre côté.
    Le peuple de France comprend bien et se mobilise.
    Je lis ici et la que le salariat coûte trop cher en France, ils s’attaquent aux salaires indirectement puisqu’à terme on sera amenés à devoir travailler bien plus pour une rémunération équivalente.
    Le tout encore une fois sous les injonctions de bureaucrates qui se foutent éperdument de nous !
    J’en arrive même à me dire que l’état d’urgence promulgué a été une anticipation des débordements massifs actuels afin de mieux contrôler et sanctionner.
    En bref bâillonner les contestations populaires légitimes.
    État d’urgence qui va devenir la norme à mon avis...
    Notre pays est en grand danger. Une guerre silencieuse est secrètement menée contre lui et donc contre nous.
    C’est sous nos yeux.
    Mais dans quel but in fine ?


  • En fait tout cela maintenant on s’en fiche un peu. Ce n’est rien je pense comparé à ce qui viendra après.
    Les gens ne se rendent pas compte que tous les privilèges qu’on avait jusqu’a présent ont été obtenus par de la dette et que de toute façon on fonce droit dans le mur, loi El Komri ou pas.

    Maintenant il y a trois possibilités :
    - toujours plus de chomeurs
    - des travailleurs avec de moins en moins de droits et toujours plus précaires
    - la recherche d’autonomie et de résilience

    Quoi qu’il en soit, je pense qu’il faut faire le deuil de la France des trente glorieuses...


  • J’adore l’expression "politique de modération salariale" . En clair : un doigt d’honneur aux salariés .


  • Assez tergiversé : 85% des Français sont des salariés et ils sont tous concernés par la loi "travail" : s’ils sont mécontents qu’ils décident la grève générale, mais le pb c’est que 99% d’entre eux n’ont pas lu cette loi .


  • L’ignorance des responsables est incroyable. On vient d’entendre un certain Bertrand Le Maire à qui ont demandait : "Que feriez-vous si vous étiez élu président de la république" répondre : "JE (sic) ne négocierai jamais avec la CGT".

    Outre que ce "je" est ridicule, ce type censé avoir fait l’ENA sait-il que le monde du travail est en France organisé et que l’état légifère seulement après avoir permis aux "partenaires sociaux" (représentants syndicaux des employés et des employeurs) de négocier entre eux ? C’est le terme "par branche" qui permet aux syndicats d’avoir une petite influence dans les entreprises par le biais de la fameuse "hiérarchie des normes".

    Si on récuse ce système des accords bilatéraux arbitrés par les représentants de l’Etat, on entre dans une économie administrée, au mieux pétainiste, au pire bochévique. Ce qui recoupe les étonnant propos de Najat Valleau-Belkacem récemment sur un radio publique laissant entendre qu’i était légitime que les français se considèrent comme des enfants et s’en remettent à l’état comme à leurs parents (une communication spéciale serait à faire sur cette intervention ahurissante). D’où l’utilisation par les ministres du mot "pédagogie" : paidos : enfant). Ces propos ne serait jamais passés autrefois sans déclencher l’indignation. Aujourd’hui, rien.

    Le problème de l’article 2 de la loi, c’est qu’il abolit le droit syndical, d’un seul coup. Bien joué. Les syndicats sont dépouillés de tout pouvoir et de leur mission protectrice des salariés (y compris contre eux-même). Je ne pense même pas qu’ils s’en rendent vraiment compte. Les salariés doivent s’en remettre à leurs patrons pour être protégé. Féodalisme !

    C’était une patiente et difficile conquête des gens qui travaillent et qui n’avaient que cela pour vivre et voulaient être traités avec dignité. Le "patron" (il faudrait voir ce qui se cache maintenant derrière ce terme) devient le législateur dans son "entreprise schumpetérienne" avec sa "destruction créatrice". On entre dans la folie du monde américain et les français ont parfaitement raison de s’y opposer de façon forcenée. Le patron sera à la fois un féodal et un homme d’affaire en hélicoptère. Les seigneurs féodaux d’autrefois, au moins, ils étaient là, présents les pieds dans la glèbe..


  • Les traîtres sont coincés ils ne peuvent faire marche arrière, Barack et sa clique de meurtriers légaux (parce que droit de l. homme, la paix et surtout la démocratie) ne voudront pas maintenant ça va être de plus en plus marche ou crève.


  • On parle du "code du travail" avec des trémolos dans la voix. Mais le code du travail et le droit du travail ont été pulvérisés par la loi n°2008-67 du 21 janvier 2008 - art. 3 qui modifie l’article 1er du code du travail (voir sur légifrance) qui dispose : "Le présent article (organisant les négociations entre partenaires sociaux pour tout projet de réforme) n’est pas applicable en cas d’urgence. Lorsque le Gouvernement décide de mettre en oeuvre un projet de réforme en l’absence de procédure de concertation, il fait connaître cette décision aux organisations mentionnées au premier alinéa en la motivant dans un document qu’il transmet à ces organisations avant de prendre toute mesure nécessitée par l’urgence".

    Il s’agit d’un micro-coup d’état, passé totalement inaperçu dans l’ambiance vicieuse, glauque et huileuse de la présidence Sarkozyste de l’époque, un coup de force social décidé par le gouvernement en 2008 dont Valls profite maintenant. Le gouvernement (qui n’était avant qu’un arbitre entre partenaires) peut tout en matière "sociale". Pétainisme total. L’"Urgence", (le n’importe quoi bien gaulliste), une sorte d’article 16 social !

    Le code du travail est mort ! Ce sont les rapports de force qui résoudront les choses. La forfaiture de l’état le justifie.


  • Encore une fois, la France (qui n’est pas un pays comme un autre comme le croient les batraciens de Bruxelles mais "le phare de nations") peut montrer la voie. Cette voie est assez simple à définir : "foutez-nous la paix. Nous légiférons en matière sociale souverainement et pas sous les ordres des mercantis. Les pauvres sont des hommes qui valent bien les riches et doivent être respectés. Les "investisseurs", on a l’insigne honneur de les enc..". Yankees, go home.

    Tous les peuples d’Europe suivront la France comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises (révolutions de 1789, de 1848, de la commune de Paris) et si cela emmerde les américains, tant mieux.


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