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Histoire et conscience de classe

Essais de dialectique marxiste

« La forme marchande renvoie aux hommes les caractères sociaux de leur propre travail. »

L’Ouvrage par-dessus tout. Théoricien d’exception. Analyse brillante : Histoire et conscience de classe de Georg Lukács est la tentative la plus fertile (Clouscard continuera ce travail) de repenser la constitution du marxisme, en partant des problèmes actuels des années 1917-1923 et de leurs perspectives. Lukács renoue avec la totalité et l’identité dans la praxis. Il reprend les aspects fondamentaux du Capital de Marx qui avaient occulté l’analyse des formes de la valeur, la conception du fétichisme de la marchandise et la théorie de la réification des rapports sociaux.

En partant de ces aspects fondamentaux, Lukács explique la genèse des phénomènes structurels du mode de production capitaliste, qu’il avait déjà décrits partiellement dans La Théorie du roman. Ainsi, histoire et totalité deviennent les principales « catégories » de la pensée de Lukács, tandis que la mort perd de son importance essentielle. La relation sujet-objet n’est plus pensée, en 1923, à partir de l’individu – qui ne peut dépasser la dualité, mais à partir du fondement identique : classes sociales et histoire dans la totalité des rapports socio-historiques.

Selon Lukács, le phénomène de la réification, comme structure de base du mode de production capitaliste, constitue la « conscience ». À travers l’analyse du phénomène de la réification, l’auteur d’Histoire et conscience de classe dévoile les limites de l’existence sociale et économique de la société bourgeoise et de sa pensée. Lukács étudie ce phénomène structurel à tous les niveaux de la société bourgeoise tel qu’il s’impose aux individus et à la pensée qu’il produit, et tel qu’il peut être compris et expliqué du point de vue du prolétariat, à partir de sa vocation à disloquer dans sa praxis. Lukács considère les relations de la philosophie occidentale avec ce phénomène de la réification. C’est l’un des nœuds du débat – selon Goldmann – entre Lukács et Heidegger. Goldmann, qui avait écrit souvent sur la réification, envisageait de reprendre ce chapitre essentiel de Lukács après Pâques 1968 ; divers travaux d’étudiants ont suspendu le projet.

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