Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
 
A A A
imprimer

L’Heure la plus sombre n°43 – Émission du 4 juillet 2016

Invité : Riton, ancien camarade de Dantec

Pour ce 43ème numéro de L’Heure la plus sombre, Vincent et Xavier recevaient « Riton », ancien camarade de Maurice G. Dantec, pour un entretien sur la vie de l’écrivain.

Introduction
1’05 : La rencontre
2’05 : Jeunesse en milieu populaire
3’20 : Les débuts à l’extrême-gauche
6’09 : Période punk
7’45 : Création du groupe État d’urgence
9’55 : R.A.F Propaganda, du groupe État d’urgence
15’15 : Premier concert : épique
17’40 : Dantec, le guerrier chétif
20’13 : La période « autonomes »
24’19 : L’idéal anti-utopique
26’20 : Crash, du groupe État d’urgence
35’05 : Artefact ou le virage commercial
37’15 : La période New wave
39’25 : Un concept : la samplification
41’00 : Massacre à l’électrode, du groupe Artefact
46’25 : L’influence de Kraftwerk
48’25 : Un look de travailleurs industriels
50’30 : La guerre Rose bonbon
54’25 : Vie acide...
56’30 : ... dans une époque libérale
57’34 : L’underground : un cheval de Troie
1’00’20 : Deux visions divergentes, une explosion
1’06’00 : International Disco, du groupe Artefact
1’09’50 : Apothéose avant explosion
1’11’40 : Dix ans plus tard : Dantec écrivain
1’16’20 : Le virage technologique
1’22’13 : Dantec honnête ou stratège ?
1’30’00 : L’exil au Canada
1’33’30 : Du gauchisme au néoconservatisme
1’36’36 : Et Dieu dans tout ça ?
1’40’00 : Paradoxes
1’42’00 : Une fascination pour l’Amérique
1’43’25 : Autodestruction
1’48’47 : Frères ennemis
1’51’52 : La rupture finale
1’58’00 : Sans contrôle, du groupe État d’urgence

 

Écouter l’émission en format mp3 :

 

 

 

À ne pas manquer, sur E&R :

Voir aussi :

26 septembre
L’Heure la plus sombre n°47 – Émission du 26 septembre 2016
Invité : Marc Laudelout
33
19 septembre
L’Heure la plus sombre n°46 – Émission du 19 septembre 2016
Émission spéciale Mein Kampf
36
28 juillet
L’Heure la plus sombre n°45 – Émission du 25 juillet 2016
Invité : Alain Soral
69
18 juillet
L’Heure la plus sombre n°20 avec Alain Soral (rediffusion)
La guerre civile programmée, Daech, Donald Trump
11
11 juillet
L’Heure la plus sombre n°44 – Émission du 11 juillet 2016
Invité : Éric Vennettilli
32
27 juin
L’Heure la plus sombre n°42 – Émission du 27 juin 2016
Voyage en Ariège
28
20 juin
L’Heure la plus sombre n°41 – Émission du 20 juin 2016
Invités : Félix Niesche et Alain Soral
72
13 juin
L’Heure la plus sombre n°40 – Émission du 13 juin 2016
Invité : Francis Cousin
218
6 juin
L’Heure la plus sombre n°39 – Émission du 6 juin 2016
Invités : les dessinateurs de la semaine
11
30 mai
L’Heure la plus sombre n°38 – Émission du 30 mai 2016
Revue de presse (depuis Lyon)
34
23 mai
L’Heure la plus sombre n°37 – Émission du 23 mai 2016
Revue de presse (avec Faits & Documents)
19
16 mai
L’Heure la plus sombre n°36 – Émission du 16 mai 2016
Invité : Jacob Cohen
4
9 mai
Le réseau Solid’E&R – L’Heure la plus sombre du 9 mai 2016
Invités : Éric Sancery, Julien (E&R / Kontre Kulture) et Alain Soral
29
2 mai
L’Heure la plus sombre n°34 – Émission du 2 mai 2016
Invité : Maître Pascal Junod
16
25 avril
L’Heure la plus sombre n°33 – Émission du 25 avril 2016
Revue de presse, depuis Lyon
18
18 avril
L’Heure la plus sombre – Émission du 18 avril 2016
Émission spéciale Kontre Kulture
9
11 avril
L’Heure la plus sombre n°31 – Émission du 11 avril 2016
Invitée : Marion Sigaut
12
4 avril
L’Heure la plus sombre n°30 – Émission du 4 avril 2016
Revue de presse (avec Faits & Documents)
19
21 mars
L’Heure la plus sombre du 21 mars 2016 – Invité : le professeur Robert Faurisson
52
14 mars
L’Heure la plus sombre du 14 mars 2016 – Dieudonné et Alain Soral
La résistance par l’humour
64
7 mars
L’Heure la plus sombre n°27 – Émission du 7 mars 2016
Invité : André Pertusio, ancien résistant
12
29 février
L’Heure la plus sombre n°26 – Émission du 29 février 2016
Invité : Vincent de Faits & Documents
9
22 février
L’Heure la plus sombre n°25 – Émission du 22 février 2016
Invité : Pierre Hillard
84
15 février
L’Heure la plus sombre n°24 – Émission du 15 février 2016
Invité : Hubert Viel (Les Filles au Moyen Âge)
12
8 février
L’Heure la plus sombre n°23 – Émission du 8 février 2016
Invité : Lucien Cerise
72

Comprendre la France des années 70, 80 et 90 avec Kontre Kulture :

Pour soutenir ERFM :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

46 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1502492

    Ils sont perchés les morceaux de musique. ^^
    On sent l’influence des groupes de l’époque (Pink Floyd, etc.)

     

  • #1502499
    le 04/07/2016 par otan, syndicat du crime
    L’Heure la plus sombre n°43 – Émission du 4 juillet 2016

    Un parcours complexe ; son installation en amérique du nord ne lui aura pas été bénéfique, de plus ...


  • #1502511

    Un écrivain qui m’avait marqué ado avec ses "racines du mal", mon premier pas dans le thriller sombre et cyber-punk...j’ai surtout en tête ce souvenir chez Ardisson où l’écrivain donnait une impression d’intensité :
    https://www.youtube.com/watch?v=4vY...
    En le réécoutant il avait "vu" des choses (transhumanisme, survivalisme, islam sous l’angle conflit de civilisations, agences de gouvernances transnationales, guerre du tous contre tous...)


  • Désolé pour Riton qui m’a l’air d’un bon gars mais au niveau musique
    l’harmonie est douteuse ! Y’a des "faussetées" partout !
    Enfin c’est le simple avis d"un compositeur/Ingé-son !

     

    • Camarade je pense que c’est volontaire. La perfection est une conception et exigence bourgeoise et dictatoriale...c’est ce genre de "théorie" à l’emporte-pièce qui a amené l’Occident et à sa traîne le reste du monde dans cette situation de déchéance complète...


    • C’est le mien aussi, je n’aime aucun des morceaux passés à l’antenne. D’une manière générale, c’est assez rare pour le souligner, l’émission est trop longue et l’intervenant n’est pas très passionnant.


    • #1502843

      @ goy pride : je pense que c’est exactement l’inverse : l’atonalisme et le manque d’harmonie sont la norme dans la bourgeoisie depuis l’école de Vienne, et le public dont je fais partie préfère une jolie mélodie à des machins déstructurés qui créent plus de l’ambiance sonore que de la musique. Voici une leçon justement sur cette imposture qui n’a que trop duré (vivement le retour des mélodistes) :
      https://www.youtube.com/watch?v=Yot...


    • @Simone Choule,

      Ce que j’entends par la bourgeoisie ici ce ne sont pas le bobos mais la classe productrice allant du petit patron à la PME. Eux sont conservateurs et préfèrent la musique "classique", chiante parce que harmonieuse, aux élucubrations intellectualistes...ce que visaient et vise encore l’oligarchie par l’intermédiaire de jeunes cons et autres rebelles sans cause c’est cette bourgeoisie et non pas celle qui aime l’art moderne avec des peintures aux excréments, des plug anal en guise de sapin de Noël et de la musique atonale...


  • c’était l’écrivain que je suivais le plus quand j’avais 23-24 ans... mais je commençais à suivre aussi beaucoup Soral, et d’ailleurs je m’amusais à l’époque à faire cohabiter les 2 dans mon cerveau (en même temps qu’ils s’insultaient par vidéo interposé)

    Soral a évidemment sur le long terme gagné totalement la bataille des idées-le retour du réel on va dire- mais ce qui m’a fait me détourner de Dantec, c’est ma rencontre avec lui lors d’une séance de dédicaces à Montreal. J’y ai vu un bipolaire, avec des bouffées d’agressivité verbale - il était plutôt sympa puis d’un coup a commencé à péter un plomb en me parlant de ces journalistes français à qui il voulait casser la gueule car ils s’étaient moqués de l’Amérique profonde... je passe sur les histoires des bougnoules de Montreal Nord qu’il attendait avec son poing américain... il ne m’a vraiment pas inspiré la sérénité...

    à cette époque, j’étais très anti-français par anti-socialisme et haine de la racaille immigré, j’étais aussi très pro-américain, il me paraissait logique de soutenir les sionistes car après tout nous avions le même ennemi (le barbare musulman, n’est-ce pas :) )

    avec le temps, j’ai simplement compris que les sionistes de droite préféreraient toujours soutenir des sionistes de gauche que des nationalistes européens (fûssent-ils libéraux comme eux sur le plan économique, par exemple Gollnisch ou Lepen père) - on le voit très bien avec l’imposture Rioufol ou les escrocs de Dreuz. Isräel a le droit de ratonner mais surtout pas de FN en France et vive l’immigration extra-européenne tant qu’elle est pas musulmane, un double langage difficile à décoder à 20 ans sans les vidéos d’alain Soral.


  • Dantec, tellement de choses contradictoires et rien au final... Comparé à Soral [qui a bien vu. C’est bien relevé ici, de 01h22 à 01h24], et même aux faibles, il a très mal assumé, assuré. Un devenir raté.

    Je n’aime pas ce genre de type. Pas cool. Il s’invite chez des gens avec qui le courant ne passera jamais. Et effectivement, le courant n’est jamais passé... Grognant ensuite comme un ivrogne raciste.

     

  • "Pousser à bout un système pour en extraire l’essence dictatoriale."

    Pousser à bout par la violence pure et simple provoquera inévitablement une réaction "dictatoriale" quelque soit le système en question ! Pour faire un parallèle, à force de sévice et torture on peut pousser un animal d’une nature peu agressive à réagir violemment...donc on en a extrait l’essence "violente" de l’animal mais qu’est-ce que cela prouve ? Cela me rappelle une anecdote quand j’étais gosse ; vous savez ce que c’est qu’un orvet ? Un lézard sans patte ne présentant absolument aucune agressivité quand capturé et manipulé...or un jour après en avoir capturé un je décida de le ramener à la maison en vélo. Pour ce faire je le tenais dans la main droite tout en saisissant la poignée droite du guidon. Résultat lors d’une descente rapide les vibrations que transmettait le guidon à ma main et donc à l’orvet était si insupportable pour ce dernier qu’il finit par essayer de me mordre ! Immédiatement je m’arrêta très choqué par la scène non pas parce que douloureuse, une morsure d’un orvet est indolore, mais parce que je réalisa l’extrême souffrance que j’avais fait endurer à ce petit animal inoffensif et habituellement complètement pacifique pour qu’il réagisse d’un manière si inattendue...donc cette petite histoire pour dire que cette méthode consistant à tourmenter de manière agressive, violente un individu, un animal, un groupe, un Etat...ne prouve en fin de compte pas grand chose car en dehors du Christ toute entité violentée, martyrisée...fini par avoir une réaction violente !

     

    • #1502700

      Pas simple votre passé ! Une dent contre la conjugaison ? ;)


    • Cher monsieur Goy Pride,

      Je sais, vous êtes le genre qui aime dire des choses " profondes", légèrement pédant sur les bords et qui se la joue un peu intello, pas vrai ? Eh ben un chômeur qui s’assume et sans prétention intellectuelle va vous aider un peu avec la conjugaison ; et qui plus est n’est même pas pure francophone. Eh oui, je suis aussi bien Flamand qu’anglophone. Avoue que c’est un drôle de cocktail pour un Congolais oh dis donc.

      "je m’arrêta" (je m’arrêtai), les vibrations que transmettaient, je réalisa (je réalisai), que j’avais fait endurer (que je fis endurer) tu décris l’action.

      Bon, aller, je crois que je vais me recoucher un peu. C’est pas tjs simple la vie d’un chômeur, tu sais ? Oh dis donc.


    • #1502768
      le 05/07/2016 par Laboratoire expériMental
      L’Heure la plus sombre n°43 – Émission du 4 juillet 2016

      "... force de sévice et torture on peut pousser un animal d’une nature peu agressive à réagir violemment...donc on en a extrait l’essence "violente" de l’animal mais qu’est-ce que cela prouve ? ".

      Cela prouve qu’un animal n’est pas un légume. C’est cher payé pour l’animal que d’avoir été contraint au service d’un insensible, le genre de mec qui se sent plus, qu’a besoin d’une encyclopédie universalis pour comprendre que l’autre, vivant, a un système nerveux. Et, qui ne fait pas dans un potager la différence entre une limace et une salade. Le genre de mec à qui on descernera un prix Nobel intellectuel pour le récompenser d’avoir perdu toute noblesse d’âme.


    • @ Gélindo

      Qui est-ce qui transmettait ? Les vibrations ou le guidon ?

      Exemple : "La vibration que transmettaient les chenilles du Panzer réjouissait Hermann..."


  • J’ai rencontré Dantec une fois à un salon du livre noir, avec J-B Pouy, on avait parlé de l’influence qu’avait eu Manchette sur lui, comme quoi c’était le premier écrivain qui lui avait montre que le polar pouvait servir à autre chose que le simple fait de raconter une histoire... Les racines du mal, c’est un très grand roman, ça restera dans l’histoire de la littérature de genre, même si évidemment Dantec ne sera jamais K. Dick, ni même Ellroy, ses 2 autres modèles narratif.
    Pour la musique je vois aussi l’influence de Métal Urbain, autre grand groupe punk de cette époque.
    Très bonne émission en tout cas, merci.


  • La tentative de restitution de la première époque (fin 70) est faite avec honnêteté mais n’évite pas certains raccourcis qui pourraient égarer les plus naïfs parmi ceux qui n’ont pas connu cette époque (l’idée d’une internationale Punk qui se saborderait consciemment en 1979, je comprends à quoi il fait allusion, mais ça n’a jamais existé dans les termes qu’il emploie ! Son "situationnisme" n’a pas l’air très en rapport avec les groupes, même dégénérés, mais cohérents, pouvant se réclamer de ces idées à l’époque... Les jeunes gens modernes aimaient bien leurs mamans : il est devenu de bon ton d’attribuer un faux air prolétaire à des gens qui n’étaient pas riches mais dont l’appartenance aux classes moyennes gauchisantes ne faisait pas des prolos. La mythologie ouvriériste a la peau dure.)

    On aimerait par contre en savoir beaucoup plus sur les manipulations des autonomes par les sionistes et les franc-macs. Via la loge opérative de la rue Amelot ?

    Très intéressant, même pour quelqu’un qui n’a jamais lu une ligne de Dantec et découvre avec dépit les borborygmes industriels bien éloignés de la hargne de Métal Urbain.


  • #1502848

    Emission instructive, pas tant par ce qui est raconté que par, précisément, la banalité assez affligeante, d’un point de vue tant politique que sociologique et surtout musical, de ces parcours... 40 ans plus tard, cette génération nous raconte une histoire, toujours la même, sans réaliser à quel point elle révèle finalement un profond conformisme. On s’en rend compte en discutant avec les gens de cette génération, tous vous racontent avec des trémolos une histoire qu’ils croient passionnante et même avant-gardiste, mais finalement c’étaient les blaireaux d’une époque, et la musique produite, sorte de gloubi-boulga d’incompétence instrumentale crypto-punk et de postures cyber sub-kraftwerkiennes, est aujourd’hui assez inécoutable pour quiconque n’a pas vécu l’époque. Je ne doute pas que tout ça finira dans les poubelles de l’histoire de la musique dès que les derniers témoins directs auront cassé leur pipe.

     

    • Si on modifie les quelques références dont est émaillé votre commentaire, on obtient une généralité inconsistante. En clair ce qu’ont toujours pensé les jeunes cons des vieux cons (qui le leur rendent bien).

      On attend ce que vous pouvez aligner face aux diverses œuvres de Dantec.


    • #1503309

      Tout d’abord, je ne suis pas si jeune que vous semblez le croire. Mon adolescence, c’est plutôt les années 80, période peu propice à l’idéalisation comme chez les soixante-huitards trop souvent portés à jouer les "anciens combattants" (alors que souvent, quand ils n’ont pas fait le travail d’autocritique d’un Sorel, ils se sont quand même gourés sur pas mal de choses et devraient se garder de trop la ramener).

      Pour le reste, mon commentaire ne s’appliquait pas à l’oeuvre littéraire de Dantec (j’avais lu en son temps "Les racines du mal", qui m’avait plutôt impressionné, mais c’est tout), ou même à l’ensemble de son parcours musical (je l’ai vu une fois en concert avec Richard Pinhas il y a une quinzaine d’années), mais plutôt aux extraits musicaux qui émaillent l’émission (comme déjà noté, c’est le plus souvent épouvantablement mal joué, et esthétiquement très daté - au sens péjoratif du terme - et finalement très "suiviste" quant aux tendances de l’époque) et au ton complaisant (et vaguement ennuyeux) sur lequel son ex-comparse raconte leur parcours musical comme s’il présentait un quelconque intérêt au regard de la postérité. Ça me procure un sentiment quelque part entre l’agacement et l’amusement.


  • Je ne suis pas d’accord avec la critique indécente de ce Mr Riton. Provenant d’un amis de longue date, je trouve cela douteux, choquant même.. je comprend la démarche de Vincent de l’inviter, mais je trouve que l’invité ex "amis" de Maurice, lui crache quasiment à la figure très régulièrement.
    Il n’y a aucun respect pour le travail de Dantec, par le fait par exemple, qu’il n’y ai aucun compliment. Il remet en question ses convictions alors que son cadavre est encore chaud.. ou presque.

    Maurice avait une passion pour ce dont il parlait, le fond de ses convictions pouvait être totalement sincère, et on ne ressent pas une seule admiration de ce Riton pour son "Amis" .. je suis choqué au point d’en perdre un peu mes mots.

    Je ressent une sorte de jalousie malsaine à l’écoute de ce Mr, et je trouve qu’il y a une sorte d’odeur de pervers narcissisme qui plane..

     

    • Entièrement d’accord avec vous. Merci pour votre probité.
      Ce témoignage est écoeurant. En 2005, Riton a commis un pdf intitulé Artefact, où ils revenait sur son histoire commune avec Dantec. Je l’ai lu à l’occasion de la mort de ce dernier, c’est donc tout frais dans ma mémoire. Le pdf a été entièrement régurgité dans l’itw. Au mot prêt parfois... Comme si le temps et la mort n’avait pu guérir son aigreur.
      Ce petit bonhomme m’a fait penser aux survivants synthétiques de la Shoah, qui trimbalent leur témoignage appris par coeur d’associations en classes d’école. Pov’ gar.


    • D’accord avec vous. J’élargirais encore davantage votre propos. Tous les "hommages" faits à MGD par E&R ressemblent plus à des règlements de compte et des portraits à charge qu’autre chose. Pas très chrétien comme méthodes, si vous voyez ce que je veux dire.


    • #1503503

      Attendez-vous d’E&R un panégyrique en l’honneur de quelqu’un qui avait tellement loin de la ligne politique du site ? Néoconservateur, antimusulman, pro-américain... On peut avoir de l’indulgence pour les égarements idéologiques, mais franchement, le parcours n’est pas exactement exemplaire. Après, la valeur de son oeuvre littéraire, c’est autre chose, mais votre surprise m’étonne, si je puis dire...


  • L’illustration parfaite de la personnalité antisociale.

    Maurice à décollé sans ce Riton, n’avait pas eu ses "conseils" qui apparemment lui laissent une amertume de n’avoir pas eu le génie créatif de Maurice, son "amis"..

    Je pense que nous avons là un exemple de personnalité anti sociale, qui démolis sans scrupules les gens puissants, derrière eux, et capable de démolir leurs "amis" à la moindre occasion, mais étant incapable de le reconnaître. Le mal n’a pas de couleurs politiques, ni amicale, ni familiale..


  • #1502899

    Toutes les descriptions de Dantec "néo-punk" correspondent exactement à l’idiot utile de "Le Capitalisme de la séduction" de Clouscard (rebellitude, drogue,...)

     

    • Complètement d’accord avec vous, Orwellaraison.
      Cette mouvance, que vous décrivez comme "néopunk", n’a été, ni plus ni moins, que le cheval de Troie de ce libéralisme sans foi ni loi (d’ailleurs il y fait une brève référence dans l’entretien) .
      Rappelons nous ce slogan...sex, drogue et rock’n roll...combien de jeunes gens influençables ont été conduit à leur perte avec ce programme ?...


  • Paradoxalement c’ est un mec bien plus jeune que moi à l’ époque (en gros 25 ans et quasiment 50) qui m’ a fait connaître Dantec. J’ ai lu sa trilogie, la sirène rouge, les racines du mal, Babylone Baby, ouais ça passait... Ensuite j’ ai essayé de me coltiner Vortex, et m. incorporated... J’ ai vite capitulé. En écoutant l’ entretien avec cet "ami", Dantec paraissait ingérable à tout travail en groupe et ayant fini seul, l’ histoire s’ est mal terminé. Dommage.
    Mais bon, ce n’ était pas un écrivain flamboyant non plus. S’ il prenait Ellroy comme modèle narratif, il a dû choper un sacré vertige, un sacré spleen en comparant sa production avec la sienne. Ellroy qui a eu une jeunesse autrement plus perturbée que la sienne (" Ma part d’ ombre") et qui est parti de bien plus bas dans un contexte autrement plus violent.


  • Petite rectification concernant les écrivains et le mouvement (car se fut un vrai mouvement) cyberpunk : Philip K. Dick, Jim Ballard et Norman Spinrad n’étaient "que" les pères spirituels, entre autres, de ce sous genre de la SF. Les véritables protagonistes avaient pour noms : William Gibson ("Neuromancien", le roman fondateur du mouvement, est sorti en 1984), Bruce Sterling (son anthologie "Mozart en verres miroirs" est une bonne porte d’entrée pour découvrir le style et pose les bases idéologiques du mouvement dans l’introduction), Pat Cadigan, Lewis Shiner, John Shirley, Walter Jon Williams, Greg Bear...
    Le monsieur n’est pas un fin connaisseur de la chose, qui plus est je doute qu’en 1979, les jeunes gens moderne d’Etat d’Urgence se disent cyberpunk, le terme ayant été inventé en 1984, par Gardner Dozois, dans un article pour le Washington Post pour désigner cette jeune génération d’écrivains turbulents.
    La mémoire commence à lui faire défaut au Riton, le LSD ça n’aide pas...


  • J’ai adoré cette émission du début à la fin. Démarrer par une référence au (surestimé) Blue Oyster Cult et à l’album Tyranny and Mutation c’est toujours un plaisir. J’ai apprécié la plongée dans le milieu hype de la fin des seventies. On retrouve pas mal des groupes évoqués sur les deux volumes parus chez Naïves Des Jeunes Gens Modernes. Et quand on cherche... On trouve beaucoup de ré-éditions, de disques d’époque.
    Aucun soucis non plus pour écouter la musique d’Artefact et d’Etat d’Urgence. Décidément le post-punk et la New Wave sont à redécouvrir.
    Quant aux commentaires qui affirment que ce Riton serait un mauvais camarade... Cet entretien est aussi un hommage. Le Maurice... M’est avis qu’il fallait se le fader.

    Merci Riton d’avoir partagé ces souvenirs et analyses précises et justes. D’ailleurs, du coup,je me suis remis sur le Théâtre des Opérations.

    Dernier point : l’émission ponctuée de pauses musicales underground est vraiment agréable.

     

  • Artefact devrait expliquer comment et où ils ont trouvé les moyens d’enregistrer.
    Les moyens d’enregistrement étaient beaucoup plus compliqués et onéreux à l’époque, et ça se la joue "banlieue" et mon cul !
    Rien qu’un enregistrement K7 en studio coûtait la peau du cul.
    Du bobo des 80’s.
    Musique de merde approximative pseudo intello et chiante à mourir (à l’époque ce genre de truc se faisait humilier s’ils avaient l’outrecuidance de se produire sur scène...)
    Et quand on voit que les références c’est Lio, Étienne Daho, Elie Meideros ou Simple Mind...
    Mais maintenant c’est légendaire...
    Comme quoi la culture française qui part en couille ne date pas d’aujourd’hui.

     

  • Belle emission Vincent !..une fois de plus.
    neanmoins, je suis assez d’accord, peu de compassion de Riton pour son meilleur ami.
    ils veut transmettre l’idee que Dantec n’aurait rien pu faire sans lui et qu’il a ete ingrat.
    finalement il parle de lui et non de Dantec.
    Or Dantec a ecrit des Romans tout simplement Passionants .
    DOA , la nouvelle " star " de la noir a evidemment lu Dantec.


  • Très très intéressant.
    La description d’une époque, d’un milieu, d’une atmosphère qui, bien que populaire, n’était jamais déconnecté de la haute culture.
    C’est le syndrome Depardieu : un petit gars de Chateauroux se retrouve en porte-étendard de la culture française.
    On voit maintenant très clairement le gouffre qui peut par exemple séparer le "punk situationniste" des années 70 de la tektonik des années 2000. Plus on avance, plus le monde populaire s’appauvrit, avec de moins en moins de culture, de plus en plus d’égo...


  • Maurice G. Dantec était un homme de l’entre deux mondes à la recherche de la possibilité d’équilibre dans les profondeurs de l’abyssal à sa résurgence...
    Défier la machine dans la prise de psychotrope ne peut que fausser les dés de cet équilibre dans son attirance du toujours plus où Maurice a toutefois pu se maintenir par le palier de la musique et de l’écriture, et certainement de son couple.

    Profondeur et espace étant liés à l’infini dans le choix de l’un ou du partage, ne pas oublier de revenir "avant le grand silence"...
    En référence musicale des années 80, Alan Vega, Billy Idole, lou Reed à la maintenance quand femme est à la beauté du monde... si on le veut bien...

    Riton, ami de Maurice, parle de façon pragmatique et ne peut fusionner à son esprit sans s’y perdre à l’être dans la construction de l’un et de l’autre...

    Comme dirait Johnny, quelque chose de Tennessee.. ?

     

  • Donc, en fait, l’intuitif, l’initiateur, le chef du groupe Artefact selon ses dires, Riton, 10 ans après avoir été viré par le simple exécutant Dantec "le faible", redevient ami avec lui au moment où celui-ci connait le succès avec la Sirène Rouge...

     

  • Ex-cell-ente cette émission. Un véritable document. Un classique absolu.


  • Ayant découvert Dantec pour son implication dans No One Is Innocent, je trouve regrettable de ne pas lui rendre hommage par un extrait musical digne de ce nom. De plus, son œuvre serait, comme Philip K Dick, de très bons scénarios de films. Personnellement, j’ai autant de plaisir à regarder la sirène rouge, ou babylon babies qu’un total recall, ou un blade runner. RIP.


  • Excellente emission comme d’habitude, d’un point de vue informatif, pas du point de vue de la qualite de l’invite. Dure d’ecouter ce gars derouler sa jeunesse de parasite, tout ce que je deteste au plus haut point, insupportable. On croirait entendre un jeune con de 17ans nous raconter ses soirees biture et les performances de son garage band. Et la pause musicale, c’est la cerise sur la gateau, je ne crois pas avoir ecoute quelque chose de pire, oscille entre inecoutable et de la tres mauvaise copie de Pink Floyd periode psyche. Le pire est que ces pourritures on profite des restes des 30 glorieuses et n’ont jamais eu aucun probleme pour vivre. Une jeunesse d’insouciance encore pire que les baby boomers car ces derniers ont encore subit le risque de partir se battre en Algerie ou ailleur. C’est la qu’on se rend compte des qualites de Soral d’avoir su s’extirper de cette "culture".
    Par contre j’ai bien aime le passage sur Dantec force a quiter la banlieue a cause de la racaille, le lot de millions de Francais comme l’exprime souvent Zemmour.


  • Des amis comme ça, je n’en souhaite à personne.
    Dantec qu’on aime ou pas sa littérature a été un écrivain qui a compté dans les années 90-2000.
    Il n’y a pas beaucoup de nuances dans le portrait de "riton" sur son camarade de jeunesse, ni surtout de compassion, ce qui est véritablement la moindre des choses pour évoquer un ami.
    Un peu de modestie et de miséricorde, c’est utile dans l’existence.


Commentaires suivants