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La Bulgarie impose l’open source dans son administration

Un enjeu de souveraineté nationale ?

La Bulgarie s’est dotée d’une loi déterminante pour sa gouvernance informatique. Désormais, toutes les réalisations et commandes de l’État devront être open source mais également réutilisables et publiées sur une plateforme gouvernementale.

Parmi les promesses de François Hollande, celle d’une circulaire favorisant les logiciels libres plutôt que des solutions propriétaires a été respectée en début de mandat, sous l’égide premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Toutefois, la France n’est jamais allée au bout de sa démarche et, de fait, la loi n’est pas encore en mesure de changer définitivement les mauvaises habitudes de la gouvernance numérique française.

 

La loi et les logiciels

À l’étranger, des initiatives plus prometteuses existent. C’est le cas de la Bulgarie, dont la démarche récente pourrait servir de modèle à bien des pays européens. En effet, grâce à la détermination d’un conseiller, Bozhidar Bozhanov, Sofia a voté des lois contraignantes pour l’ensemble des opérations informatiques gouvernementales.

Celles-ci obligent l’État à employer exclusivement des solutions open source. Sans préciser quelle licence doit être favorisée, le texte de loi se concentre bien plus sur les critères à respecter lors d’une commande ou d’une réalisation faite avec l’argent public.

Lire la suite de l’article sur numerama.com

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10 Commentaires

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  • Il y une différence entre logiciel open-source et libre. Un logiciel peut-être open-source mais ne pas respecter les lois édicter pour un logiciel libre. Pour faire simple vous avez accès au code mais pas forcement le droit d’y toucher, modifier ou le reproduire.

    cf : gnu.org


  • ça -peut- être bien... Quand des milliers de développeurs peuvent se pencher sur le code, le moindre backdoor devient évident, et si quelqu’un veut faire le fourbe, il doit justifier ce qui est envoyé, et qui est validé ou non par une communauté.

    La plupart des erreurs en securité après tout peuvent être corrigées simplement, la plupart des exploits étant déjà connus. Un développeur ne peut cependant pas tous les connaitre, et l’open source est généralement pas trop mal pour parer ça.

    A savoir que la, on parle de code, et pas de base de données. Personne n’a un libre accès aux données, du moins de manière directe, la seule chose possible est d’essayer de commit (Proposer) du mauvais code, mais celui ci sera généralement refusé après que de nombreux développeurs aient pu poser les yeux dessus.

     

    • #1507282

      +1

      Le Bitcoin est open source on peut lire et vérifier le code, le fait qu’il soit open source évite les backdoor (qui seraient fatales pour le Bitcoin).


    • Des milliers de développeurs "peuvent".
      C’est ce qu’il y a de plus beau avec le liberalisme, tout le monde peut se faire construire un manoir dans une foret anciennement domaniale dans le sens le tout le monde en a le droit mais dans le même temps, tout le monde ne le peut pas dans le sens ou tout le monde n’en a pas les moyens.

      La possibilité que des milliers de développeurs peuvent se pencher sur le code n’est en rien une garantie. La seule garantie qui vaille c’est que des développeurs fiables, se penchent en pratique sur le code, y investissent du temps et du travail, le tout sans rémunération directe de la part des milliers de leechers qui ne vérifient rien mais profitent bel et bien du travail.

      Les beaux principes ça va un moment mais c’est la pratique qui prime. Ce n’est pas l’open source en lui même qui assure la souveraineté mais le fait que l’on décide de ce qui est intégré ou non dans le système.
      Je n’ai rien contre l’open source, bien au contraire mais les Ian Murock meurent dans des circonstances étranges et des remplaçants de la même trempe ne courent les rues. Tant que l’on reste dans les bons sentiments, on reste à la surface des choses. Le coups de l’"ouverture" que permet de l’open source n’est au final qu’un argument de vente comme par exemple pour cette escroquerie qu’est le Bitcoin...


    • Green, c’est en considérant une marge que j’ai dit un millier. Parce que vraiment, ça serait plutot des millions. Je crois que tu ne te rends pas compte.


  • Le bon sens près de chez-soi comme dirait l’autre...


  • Pour les bases de données de grande volumétrie, en Open Source ben bonne chance hein !


  • Quand on parle d’open source et d’Ubuntu sur Numérama, j’ai un peu de mal à avaler le sujet avec le projet de GNU de Richard Stallman

    Quand une personne explique qu’elle utilise Linux (open source) mais que pour regarder les vidéos, elle utilise Flash-player d’Adobe, le système d’exploitation n’est plus open source, pourtant c’est du Linux dans le texte, sauf Adobe qui est du code fermé et propriétaire, tout comme Windows

    quand on entend la ministre de l’éducation nationale faire un partenariat avec Microsoft, la France est loin de l’open source surtout quand on sait que Windows 10 s’installe sans le consentement du client

    Donc, on a encore un paquet de temps à se retrouver dans le libre et dans l’open source

     

    • T’arrives à manger 100% bio ?
      Bah les besoins utilisateurs font que parfois ils ont aussi besoin de 1% de produit raffiné.

      Ne pas oublier d’ou l’on (re)vient, et la quantité de chemin à faire : Flash est beaucoup plus restreint qu’il y a 14 ans, quand j’ai fait ma migration.

      Pour continuer dans la parabole : l’informatique de qualité et indépendante, c’est comme les bons légumes (jardinage) et la bonne bouffe, ça prend du temps et de l’énergie, mais à la fin y il y a plus que du plaisir, il y a une démarche saine, l’autonomie, et la maîtrise de son environnement. (et pour l’informatique, du code qui reste, et peut profiter à tous)


  • Ayant travaillé dans une grosse communauté de communes : plus de 500 postes sous windows + office + divers progiciels, des dizaines de serveurs sous windows serveur, des médiathèques avec des dizaines de postes en libre accès sous windows + office + des tablettes apple, quasiment jamais utilisés.... Soit une gabegie sans nom de centaines de milliers d’euros par an de licences logicielles inutiles (linux + libre office + pléiade de logiciels sont gratuits). Mais pour embaucher des informaticiens il n’y a pas le budget...