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La Ville de Béziers répond à la rédaction de Midi libre

Putes ou chômeurs, l’éternel dilemme des journalistes

Journalistes de Midi Libre : encore un peu de courage !

Dans un article intitulé « Ménard calomnie la rédaction de Midi Libre », paru le 19 août, la rédaction du quotidien parle, à propos de la campagne d’affichage réalisée par la ville, d’un « caprice » du maire de Béziers. Reprenons donc point par point les explications déjà données à la presse mais quasiment jamais reprises par elle.

Le premier objectif de cet affichage était d’informer les lecteurs de Midi Libre de la situation très particulière de ce journal. En effet, il n’est pas sans intérêt de savoir que Midi Libre appartient à Jean-Michel Baylet, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et que celui-ci en a confié la direction à son ex-épouse, aujourd’hui compagne de Laurent Fabius, encore ministre des Affaires étrangères il y a peu…

Si cela se passait au-dessous du tropique du Cancer – un baron politique local propriétaire de l’unique quotidien tout en étant ministre à la capitale – on parlerait de république bananière. Ici, la rédaction de Midi Libre semble trouver cela normal ! On a connu des journalistes plus sourcilleux de leur indépendance…

Second objectif de cette campagne d’affichage : dénoncer l’attitude de Midi Libre qui ne se soucie pas d’informer ses lecteurs de ce qui se passe à Béziers mais préfère mener un combat de tous les jours contre la municipalité. Les exemples sont légion. Citons-en quelques-uns parmi les plus récents.

Aux lendemains de l’attentat de Nice, la ville organise un rassemblement devant l’Hôtel de Ville. Dans l’édition de Midi Libre qui rend compte de cette manifestation, pas un mot du discours du maire ou même de sa présence ! Mais, en revanche, colonnes ouvertes aux autres responsables politiques du Biterrois… Drôle de conception du pluralisme.

Au mois de juin, la Ville perd un procès contre l’ABCR, une association qui domicilie des clandestins. Midi Libre en fait sa Une. Le mois suivant, la Ville gagne le deuxième procès contre l’ABCR. Rien dans les colonnes du journal. Pas une ligne, pas un mot !

La messe aux arènes, en début de féria, regroupe 4.000 personnes dans une ambiance lourde des menaces qui pèsent sur la France. Encore une fois, pas le moindre compte-rendu dans Midi Libre. Tout cela au nom de la « hiérarchisation de l’information » selon les journalistes du quotidien. Qui peut les croire ?

Toujours selon ces mêmes journalistes, cette campagne d’affichage qui dénonce une « info en laisse » renverrait « à un passé funeste de notre histoire ». Mettre en cause le traitement que ce journal réserve à Béziers relèverait donc, selon eux, d’une pratique digne de l’occupation nazie. Un parallèle que ces journalistes devraient éviter de faire quand on sait que Midi Libre appartient au groupe La Dépêche du Midi qui a compté parmi ses administrateurs, dans les années soixante et pendant plus de dix ans, un certain… René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, organisateur de la rafle du Vel’ d’Hiv’.

Dernier point. Cette campagne d’affiches – 51 au total – a coûté la somme faramineuse de… 190,94€ TTC. Pour mémoire, le groupe La Dépêche du Midi, propriétaire de Midi Libre, a bénéficié, en 2011, de 1.820.838€ d’aides de l’État ! À noter que Jean-Michel Baylet, son propriétaire, n’a jamais trouvé problématique de voter ces subventions de sa main de parlementaire – il fut sénateur et député – et de les empocher de l’autre main comme patron de presse… Drôle de mélange des genres.

Face à cette situation, il est hors de question de se taire. Bien des élus qui font les frais de cette situation de monopole de Midi Libre n’osent rien dire de peur des représailles. Bien des journalistes de ce quotidien voudrait bien dénoncer ce mariage malsain entre la politique, les affaires et la presse mais craignent de se retrouver à la rue. Certains aimeraient travailler dans un journal libre. Mais parler, c’est la porte assurée pour eux.

Dire la vérité sur Midi Libre, ce n’est pas attaquer la presse, c’est vouloir la libérer du pouvoir de l’argent et du pouvoir politique. Dire la vérité sur Midi Libre, ce n’est pas mettre en cause la liberté de la presse, c’est, au contraire, se battre pour le pluralisme et l’indépendance des médias. Il faut en finir avec les aides publiques à la presse. C’est à cette condition que nous aurons une presse réellement libre, qui ne soit pas une presse aux ordres ou de caution.

Les journalistes de Midi Libre le savent. Il leur manque juste le courage de le dire. Dommage.

 

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Article ancien.
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18 Commentaires

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  • Bien des journalistes (...) voudraiENt...

    De toute évidence, les journalistes de Midi Libre ne sont pas chômeurs !


  • bravo Ménard, une belle quenelle de 190,94


  • Ils n’ont pas compris que la presse est de gauche, que l’idéologie de gauche traque tout ce qui n’est pas comme elle et empêche de parler tous ceux qui pensent pas pareil. Il n’y a pas besoin d’avoir tel personne comme propriétaire. Même si le journal appartenait aux journalistes qui écrivent dedans, on aurait exactement la même chose.

    Et puis toujours ce faux politiquement correct en réponse à la bêtise des journaleux en faisant référence à Vichy. La gauche utilise l’histoire falsifiée de la période pour contrer la droite et ensuite des gens faussement de droite reprennent cette propagande contre la gauche. Ce qu’on dit sur René Bousquet est une propagande de gauche contre Vichy (d’ailleurs Bousquet était de gauche en plus).

     

  • Je n’aime pas Ménard (son passé à la tête de Reporter sans Frontiere, ONG financé en partie par la CIA et son attitude trouble vis à vis des vrais souverainistes), mais je dois avouer que ce coup, je le suis à 100/100...
    Je dois préciser qu’en tant que Montpelliérain et ancien vis-responsable région UPR je connais parfaitement la "mentalité" du Midi Libre, raison de ma prise de position sur cette affaire...

     

    • Montpelliérain également, j’ai découvert le Midi Libre en m’installant ici. Quel torchon insipide. Je n’ai jamais lu de journal aussi nul. Il est clair qu’ils estiment le QI des lecteurs à un niveau extrêmement bas. Lire ce journal, comme beaucoup d’autres, c’est se faire chier, en plus des critiques dont l’article est le sujet. Surtout si vous lisez sur E&R.
      A éviter absolument. A mon humble avis.
      Moins de 200€ la campagne d’affichage de 51 affiches ! Comme quoi il doit y avoir beaucoup de détournements de fonds dans les diverses campagnes d’affichages...
      Bravo Robert !


  • A mes camarades qui résident à Béziers, pouvez vous faire un topo de votre ville dirigée par votre maire svp ?

     

  • Pravda...en occitan, cela se dit comment ?...Midi-Libre, peut-être ?...


  • Ménard souligne en substance ce qu’Alain Soral affirme depuis bien longtemps : le journaliste devient une pute en cautionnant les lignes éditoriales et le contenu du journal pour lequel il travaille sinon par impartialité, il devient chômeur par souci d’indépendance.

    La famille Baylet est nocive voire acide nécrosante-brûlante. Particulièrement connue dans le sud-ouest, disposant des mêmes psittacismes qu’une mafia, elle tient en laisse tous les politiques tant que cela lui rapporte gros sinon elle les calomnie (affaire Baudis, entre autre) jusqu’à entraîner le suicide du diffamé. Cette famille mafieuse mange à tout les râteliers (droite, gauche, centre), un Macron bis. Elle agit, en sous-main, par le chantage, la manipulation mais virtuose de la désinformation quotidienne. La dépêche, un journal râpeux, gratte-cul, à n’utiliser que pour les chiottes en plein air.


  • Parler de la liberté de la presse est un doux euphémisme ...
    Quant à l’indépendance des journalistes ...
    Mo’Truckin’.


  • Cette campagne de Ménard a au moins le mérite de montrer à tous les habitants de sa ville qu’il y a plus à prendre en compte de la presse que juste ce qui est écrit, notamment les intérêts des proprios des différents canards, que la plupart des lecteurs zappent totalement.

    Une (ex-) amie me faisait "la leçon", s’estimant bien informée parce qu’elle lisait plusieurs journaux de masse de "bords différents" (qui, on le sait, servent tous le même plat avec une sauce différente, c’est tout). La pauvre ne savait même pas, par exemple, que le Figaro appartient à Dassault, que le boss de l’AFP est un ancien collaborateur de Lang et Fabius, etc.

    Ménard, en faisant ceci, montre que comme pour un iceberg, l’essentiel est sous la surface, et ce faisant, il éveille probablement des consciences, quoi qu’on en dise...


  • Ce Baylet, que les toulousains ont surnommé "le veau sous la mère", n’a jamais rien fait par lui même ..... Héritier d’une fortune colossale, constituée principalement par des journaux, il court depuis toujours derrière une carrière politique ..... Totalement ratée malgré tout !!!


  • Si derrière ça crée un effet boule de neige pour dénoncer les conflits d’intérêt, les subventions, etc... de tous les canards de France que ce soit de droite ou de gauche, je lui dirai bravo.

    Mais pour moi Menard n’est qu’un avatar du système et un beau fouteur de m.... servant les intérêts de qui on sait !


  • Ménard, c’est un des seuls qui les fait déborder, au moins devant les caméras
    Souvenez vous le verre d’eau en pleine poire de Arnaud K, l’émissaire Sarkozyen de la brigade des chatons. Souvenez vous le mépris de "ma poule" Stéphane A, banquier des pauvres auto-proclamé, le lambrissé de la BIRD, lui reprochant son odeur de moisi, vieille France surement peitainiste et collabo. N’oublions pas non plus qu’il figure en bonne place sur la liste des sites "complotistes" de l’opportun Express, à quelques encablures d’ER, et loin devant Dieudo.
    A ma gauche, le sieur Beylet, patron du courant PS dont la radicalité des erreurs de casting est proverbiale, en commençant par Bernard T, quasi patron de presse lui aussi, le météore gaucho-business, dont les pitoyables frasques judiciarisées reviennent régulièrement à la surface. Il attendait depuis tellement longtemps de revenir aux affaires du fin fonds de sa gamelle des dernières primaires PS, et après avoir imposé sa petite protégée Sylvia P, que c’est probablement pour raison de biture permanente que cet homme de com’, éternel allié d’Israel par son ex, attend paisiblement à présent son ascencion dans les grades d’ordres divers. L’issue du combat ne fait pas de doute...


  • La gauche est et a toujours ete le synonyme de totalitarisme.

     

  • après la liberation 95% des journaux vont fermer.

    c est toujours la meme chose

    ps : lesechos ont du recevoir de l argent de Soros (pas bcp mais c dommage de s être compromis ouvertement 3 semaines avant sorosleaks : vraiment pas de bol)


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