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La Décomposition des nations européennes

De l’union euro-atlantique à l’État mondial (2e édition revue et augmentée 10 juin 2010)

La deuxième moitié du XXe siècle aura été fondée sur un paradoxe. Des générations d’hommes politiques ont parlé de la « construction européenne » mais il semble s’agir d’un objectif qui, comme l’horizon, s’éloigne au fur et à mesure que l’on avance.

En fait, avec les années qui passent, on assiste à la déconstruction, à la destruction des nations, sans que rien ne vienne les remplacer. Et l’on peut même se demander, hypothèse encore plus terrible, mais vraisemblable, si « faire l’Europe » ne consiste pas, en fait, à détruire les nations. L’historien allemand Rudolf von Thadden l’avait dit sans prendre de gants : « Pour faire l’Europe, il faut défaire un peu la France. »

La construction européenne fut fondée, dès l’origine, sur l’idée d’une renonciation à l’exercice de la souveraineté, sous prétexte que certains pays européens, l’Allemagne, en particulier, avaient cédé, entre 1914 et 1945, au vertige de la puissance. On avait libéré les nations mais pour, aussitôt, les démanteler à nouveau. Confondant la puissance et la souveraineté, on s’imaginait que l’équilibre des puissances passait désormais par l’abolition des souverainetés. Comme le montre Pierre Hillard, jeune et brillant connaisseur de l’Allemagne et des affaires européennes, on a, par cette politique de gribouille, permis à des forces fascistes et impériales de revenir sur le devant de la scène. Son nouvel ouvrage est l’occasion, pour lui, d’élargir le champ de son enquête : derrière le morcellement territorial des États, on ne retrouve pas seulement des organisations héritières du national-socialisme et des mouvements ethno-racistes, largement décrits dans son enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe : on recense, en fait, de multiples courants qui, de la droite à la gauche, militent pour la destruction des nations et, quelquefois consciemment, font le jeu de la mondialisation économique et politique, qui est, en fait, le produit du basculement des États-Unis d’Amérique dans l’impérialisme, comme l’avouent ouvertement les idéologues du gouvernement Bush.

Pierre Hillard montre comment l’atlantisme, qui n’avait plus de raison d’être après la fin de la Guerre froide, est devenu l’instrument de ce « mondialisme » que prônait, dès son élection à la présidence de la République, le père de l’Europe actuelle, Valéry Giscard d’Estaing. Chercheur scrupuleux, Pierre Hillard reconstitue un certain nombre de réseaux et identifie les fondations qui, en Europe et aux États-Unis, s’emploient à saper les principes mêmes de la souveraineté des États, au nom des droits des minorités et au service du capitalisme prédateur qui caractérise notre époque, toutes ces tendances faisant le jeu de l’hégémonie américaine. Une hégémonie que Zbigniew Brzeziński décrivait, en 1997, dans un cadre spenglerien : la vocation américaine est désormais de contrôler l’Eurasie, pour réaliser l’empire occidental. C’est la logique mortifère d’une Europe carolingienne à la fois impuissante diplomatiquement et ravagée par les désordres économiques qu’engendre l’ordre américain pour détruire la seule Europe possible, celle des souverainetés pleinement exercées par des Etats nationaux, coexistant dans la paix et la prospérité.

L’auteur de ce livre s’affirme de plus en plus, en effet, comme un observateur très précieux de la politique internationale. La clarté et la précision de ses analyses sont le meilleur antidote aux tours de passe-passe idéologiques dont se servent les manipulateurs de la démocratie.

Vous souhaitez éviter les grands réseaux de distribution ? Vous pouvez aisément vous procurer cet ouvrage auprès de votre libraire habituel en lui donnant le titre du livre et son ISBN (978-2755404050).

 
 



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2 Commentaires

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  • #23490
    le 15/06/2011 par jean luc berteloot
    La décomposition des nations Européennes

    Que faut il préférer :une France islamisée ou une Europe carolingienne ?
    la France islamisée ;on a déjà un aperçu de ce que cela va donner !!
    L’Europe Carolingienne a donné naissance à la France qui n’arrive plus aujourd’hui a maintenir son leadership en Europe. C’est toujours l’antagonisme franco allemand,mai avec un paramètre nouveau totalement différent :l’arrière cour de l’Allemagne c’est l’Europe .l’arrière cour de la France,c’est Marrakech !!! En 14/18 la France a coincé l’Allemagne avec le verrou polonais au nord,et le verrou yougoslave au sud .Deux verrous que l’Allemagne a fait sauter ;faut il le lui reprocher ??La France a une politique toujours aussi hypocrite et n’a jamais hésité a s’allier avec l’islam (voire FRANCOIS 1er).La France nie ,et renie ,les identités ,a la différence de l’Allemagne et de l’Angleterre qui ne visent pas à la civilisation universelle .S’agissant de la Corse ,ce territoire et sa population n’ont jamais demandé à la France de s’installer chez eux ,et de ne pas vouloir en repartir !!!

     

    • #100396
      le 13/02/2012 par marmiédoise
      La décomposition des nations Européennes

      l Allemagne au contraire de la France n a pas eu un empire coloniale "digne de ce nom" et elle n est pas non plus a l origine de la declaration des droits de l homme, en prenant en compte ces 2 aspects, le cote "universaliste" de notre pays ne peut etre que beaucoups plus marque que celui de l Allemagne. Les trajectoires de ces 2 pays sont tres differentes et donc leurs approches rarement communes. En ce qui concerne l Angleterre je ne suis pas d accord non plus, elle a eu autant que la France le desir d imposer au monde son modele, et elle y est surement mieux parvenue que nous, meme si au final son "empire" ne vaut plus rien.
      L Allemagne "nationale" a peine a exister tant le poids du regionalisme dans ce pays est marque ce qui n etait surtout pas le cas de la France jusqu a il y a peu de temps. Notre pays s est bati sur l "indivisibilite de la Republique" et le role centrale de la nation.
      En d autres termes on ne peut guere, il me semble, comparer la France et l Allemagne.
      En outre je ne crois nullement dans la fatalite et nous ne sommes pas condamnes a 2 scenarios, l ouverture totale ou le replis complet. La France quoi qu on en dise s est aussi batie sur et grace a l immigration, le probleme ne venant pas de cet aspect mais plutot de procedes ayant finis de pourrir la donne, tels la double nationalite et l immigration incontrolee. Cessons de faire porter le chapeau aux musulmans et n oublions pas la mise en garde d un certain Danton : "le pire ennemi du peuple, c est son gouvernement"