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La fiabilité des études scientifiques en question

Fraudes, business et politique

L’analyse de nombreuses études publiées dans les grandes revues médicales et scientifiques le montre : elles sont souvent fausses. La majorité d’entre elles n’est pas « réplicable ». C’est flagrant en psychologie, en pharmacie et d’une manière générale dans les sciences humaines, mais le phénomène touche aussi une science dure comme la physique des particules. La proportion des études fiables régresse.

 

Un article de First Thing secoue le milieu des épistémologues américains. Son auteur, l’informaticien William A. Wilson, se fondant sur plusieurs études d’études et sur les travaux de John Ioannidis, professeur à l’école de médecine de l’université de Stanford, tire la sonnette d’alarme : selon lui, la science régresse et les études publiées par les revues scientifiques renommées telles Nature sont fausses en majorité. Plus, le phénomène n’est pas passager, il est structurel.

 

Les études dans les grandes revues sont fausses en majorité

Le secteur le plus évidemment touché est la psychologie. Sur un échantillon de 2 000 études publiées en 2011 et réexaminées, leurs auteurs ont avoué dans plus de la moitié des cas avoir sélectionné les expériences qui étayaient leur thèse, et 10 % avaient falsifié les données ou les avaient présentées comme statistiquement significatives alors qu’elles ne l’étaient pas. À l’été 2015, l’OSC, l’Open science collaboration, a choisi les cent études les plus réputées de l’année et les a soumises à un test de réplicabilité. On se souvient que, selon les critères définis par le philosophe des sciences Popper, l’un des critères retenus pour déclarer scientifique une expérience est qu’elle soit réplicable, qu’on puisse la répéter avec des résultats approximativement semblables. Eh bien, dans le cas des études examinées par l’OSC, 65 % ne l’étaient pas.

La même chose se constate hélas concernant la pharmacie. La firme Bayer a testé en 2011 les études ayant débouché sur les soixante-sept médicaments anticancer les plus connus : les trois quarts d’entre elles étaient sans valeur. L’économie et les sciences sociales ne sont pas mieux loties. Toute la communauté scientifique s’est esclaffée quand on s’est aperçu que la thèse de Ken Rogoff et Carmen Reinhardt liant la hausse de la dette publique au ralentissement de la croissance reposait sur… une erreur sous Excel ! Et celle de Steven Levitt liant la baisse de la criminalité à l’avortement sur une grosse faute d’arithmétique.

 

Même la science physique est touchée

Le plus étonnant dans le phénomène est qu’il touche aussi ce qu’on nomme les sciences « dures » par oppositions aux sciences « molles » que sont les sciences humaines, et l’une des plus dures de toutes, la physique, y compris la physique des particules. Ainsi la découverte des neutrinos superluminiques a-t-elle dû être abandonnée sans tambour ni trompette quelques mois après son annonce triomphale. Se fondant sur les travaux de Danielle Farelli, Wilson avance que tous les scientifiques ont tendance à biaiser, et qu’ils en ont plus l’occasion dans les sciences molles que dans les sciences dures, mais que cela arrive quand même dans les sciences dures.

En dehors de l’erreur grossière et de la fraude plus ou moins consciente, on constate très simplement que les chercheurs, quand ils sont persuadés de la validité d’une hypothèse, ont tendance à la vérifier par leurs études. Et il ne faut pas croire que la recherche sur un phénomène par plusieurs équipes indépendantes améliore les choses, au contraire. Cela tient à la psychologie de la recherche : les équipes sont en concurrence pour publier dans les grandes revues, or celles-ci ne publient pas des non-résultats, donc la concurrence aboutit à publier, donc à tenir l’hypothèse lancée pour vraie et établie ! Et ce qu’il y a de plus grave, c’est que ces hypothèses aventurées sont reprises dans des dizaines d’études dérivées, sans que celles-ci ne s’attachent à en vérifier la validité pour les confirmer ou les rejeter...

Lire la suite de l’article sur reinformation.tv

Un système vermoulu qui crée de plus en plus de dégât, voir sur E&R :

 



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28 Commentaires

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  • #1448779

    Bonjour,

    Le soucis dans les sciences dures et notamment la physique, c’est que les chercheurs cherchent en fonction de ce qu’ils croient, en fonction de dogmes et, sauf exception ou "hérétiques" ne croient pas en ce qu’ils peuvent trouver en dehors de ces dogmes.

    Les exemples sont nombreux à travers l’histoire, tous ceux qui sont sortis ou qui tentent de sortir de ces dogmes, voient systématiquement leurs crédits supprimés et sont mis au ban de la communauté scientifique et pour les têtus, leur carrière brisée.

    Les œillères qu’ils s’imposent, imposées aussi par le CNRS nottament, fait que depuis une cinquantaine d’année, rien de transcendant n’a été découvert, rien de transcendant n’a révolutionné l’avenir de l’homme, depuis une cinquantaine d’année la science stagne, voire recule.

    L’innovation aujourd’hui est plus d’ordre technologique que strictement scientifique.

     

    • #1448828
      le 21/04/2016 par jacquedechante
      La fiabilité des études scientifiques en question

      Bonjour, J’aime la vacuité de la physique quantique en ce qu’elle propose une vision qui la dépasse. L’idéologie du progrès dans toute son excellence. Une dichotomie parfaite O/1. Et cette route est infinie. Aah....Le progrès... Un projet qui court, qui court... Que ses racines doivent être longues et fragiles comme des fils de soie !


    • #1448839

      Il y a effectivement ce que tu as décrit auquel s’ajoute la corruption de l’argent...donc entre les dogmes, les intérêts idéologiques et financiers à satisfaire il ne reste plus beaucoup de place à la vérité !
      Heureusement qu’avec du bon sens, un bon niveau de culture générale et un esprit d’investigation nous poussant à chercher la vérité on parvient quand même à discerner le vrai du faux. Par exemple cela fait près de 15 ans que je sais avec certitude que le cholestérol alimentaire, les graisses saturées ne sont absolument pas délétères pour la santé...que les graisses hydrogénées comme celle trouvée dans les margarines sont par contre toxiques...évidemment au début on me prenait pour un dingo tant un discours affirmant que le cholestérol des oeufs et le lard d’un bon cochon fermier c’est bon pour la santé allait diamétralement à l’opposé de la doxa officielle martelée depuis des décennies par les plus éminents nutritionnistes à la solde des lobbies (quelle bande de clowns !) ...il aura fallu plus d’un demi siècle et des millions de vies gâchées par des recommandations diététiques bidons pour que la vérité commence par être officiellement timidement reconnue (du moins aux USA, en France on en a encore pour 25 ans...)


    • #1448847

      Tu as tout dit. Travaillant moi-même dans un labo CNRS, je confirme tes propos.
      "Le soucis dans les sciences dures et notamment la physique, c’est que les chercheurs cherchent en fonction de ce qu’ils croient, en fonction de dogmes et, sauf exception ou "hérétiques" ne croient pas en ce qu’ils peuvent trouver en dehors de ces dogmes."
      Le dogme dans son ensemble, qu’il soit scientifique, religieux, politique, etc... est le problème. Le dogme et la peur, voilà le cocktail mortifère de nos temps obscurs.


    • #1449304
      le 21/04/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
      La fiabilité des études scientifiques en question

      @ EinZwei

      ...rien de transcendant n’a été découvert, rien de transcendant n’a révolutionné l’avenir de l’homme, depuis une cinquantaine d’année la science stagne, voire recule.

      C’est bien ce que l’on tente de vous faire croire ! S’il est juste de penser que le système avec sa religion scientifique autorisée ne permet pas d’avancée pour le bien du nombre, pratiquement toute la géopolitique contemporaine s’explique par le prisme de la connaissance scientifique réellement détenue par le peu et qui lui permet de conserver voire d’augmenter son avantage concurrentiel.
      C’est même un saut qualitatif récent qui justifie de la fin de l’U.R.S.S., les autres considérations (même celles admises en "dissidence") ne faisant que brouiller les pistes pour le plus grand bonheur... des mêmes !
      Le Graal ne se situe peut-être pas là où il est d’usage de le chercher...


    • #1449386

      D’accord avec toi.

      Pour simplifier, je dirais qu’il y a deux choses qui tuent la qualité de la recherche :

      - les dogmes. On n’autorise pas à penser "neuf" car les défenseurs des dogmes occupent généralement les gros postes et décident des crédits. Le chercheur finit par s’ennuyer et se "poussiérise".

      - la recherche de la rentabilité à tout crin, préoccupation qui nous vient de la finance et de l’industrie car ce sont eux qui ont l’argent. La sélection des sujets de recherche est orientée pour qu’en sortent des applications ayant de rapides débouchés, d’où la mise en place d’innovations technologiques au détriment de vraies avancées conceptuelles. Si vous travaillez dans la recherche fondamentale, votre productivité sera jugée au volume d’articles pondus.

      Recette pour faire de la bonne recherche :
      - des gens passionnés et bien formés,
      - de la probité et de la minutie,
      - du charisme pour convaincre les "mécènes",
      - du temps
      - et de la conscience pour saisir les conséquences de ce que l’on trouve


    • #1450063

      @ Heureux qui, comme Ulysse

      Je dirais que le saut qualitatif a pris officiellement naissance en mars 1989. Vous confirmez ? En laissant de côté Dickens, le maître de l’illusion aurait aussi pu retenir "Ironfield" comme nom de scène... Avez-vous des conseils de lecture sur le sujet ?

      L’appareil italien : doit-on y voir une application honnête ou est-ce de l’E-esbroufe ? Difficile de se prononcer sans accès au matériel, mais sa médiatisation, même marginale, me laisse perplexe... Sauf s’il s’agit là de tester la réaction des mougeons (ou son absence), évidemment.

      Et demain, par quoi est-il prévu de remplacer cette poudre ultra-fine en entrée du réacteur, objet géostratégique de toutes les convoitises ?

      Au plaisir de vous lire.


    • #1450320
      le 22/04/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
      La fiabilité des études scientifiques en question

      @ (2021)

      Oui, question date, on peut arrêter celle que vous évoquez, la période est bien celle-ci.

      Pour l’Italien, envisagez surtout votre seconde hypothèse, rien n’est jamais livré au verdict du hasard chez ceux qui détiennent le pouvoir véritable.

      Pour la poudre, voyez avec Clive Palmer, vous comprendrez pourquoi le Queensland fut inondé... un certain 26 Décembre.

      26/12, 11/03 et 11/09, sûrement des dates pour les "numérologues"... ou pas.

      Sinon, bravo, il ne vous manquera bientôt plus beaucoup de pièces pour reconstituer le puzzle.

      Prenez soin de vous, amicalement.


  • #1448786

    J’ai terminé mon doctorat en hématologie/oncologie à l’hôpital Saint Louis il y a quelques mois et effectivement tout le monde de la recherche est en train de se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce système.

    On applique une logique libérale démente aux chercheurs, en leur demandant de publier le plus possible, sans leur donner ni les moyens ni le temps nécessaires pour effectuer un travail sérieux. Alors puisqu’il faut publier, les équipes publient ... On estime qu’une bonne moitié des articles publiés sont faux, c’est un secret de polichinelle dans le milieu, mais les institutions type INSERM sont très heureuses de publier autant d’articles tous les ans, même si ces publications sont inutiles, trafiquées, voir complètement fausses.
    Et alors ceux qui publient en grosse quantité montent, ont tous les moyens qu’ils veulent, une très bonne réputation alors que leur travail n’est pas toujours très sérieux et à côté de ça, ceux qui tentent de faire un travail sérieux et donc lent galèrent à trouver le moindre financement, se font remonter les bretelles par la hiérarchie s’ils ont un mauvais "ratio" et finissent donc par adopter une méthode un peu plus "créative" comme on dit !

    Au final tout le monde y perd, c’est une catastrophe pour les patients, malgré les quantités astronomiques de publications et de nouvelles molécules en phases d’essai clinique la recherche progresse peu. Les chercheurs y perdent aussi car quand on se lance dans ce métier ce n’est pas pour en être réduit à traficoter ses résultats pour les rendre sexy et publiables ...

    Tout est à revoir, à commencer par le système des publications qui est très mal fait et qui demande au chercheur de raconter une histoire à partir de ses résultats, alors que ce n’est jamais aussi simple. La compétition est également aberrante, des équipes travaillant sur le même sujet se retrouvent en rivalité au lieu de coopérer dans l’intérêt des patients.
    Tout ceci est aberrant et en écœure plus d’un.

     

    • #1449004
      le 21/04/2016 par la pince mon seigneur
      La fiabilité des études scientifiques en question

      C’est-à-dire que tu participes à ce système, tu as suivi un cadre d’instruction et pour te défaire de big-pharma chimio, ça risque d’être compliqué, tu es devenu malgré toi un agent commercial et étant donné ta profession qui est sans doute la plus informatisable, tu risques dans peu de temps d’être relégué au statut d’infirmier et ce sera un programme informatique qui fera le boulot, j’dis pas cela pour te dégouter, tu vas toucher 4500 euros pendant quinze ans après tu verras mais t’auras pas fait avancer le schmilblick, et vu l’intérêt que tu as à y prendre, il sera difficile de te déconditionner , et c’est pas la réunion de 110 oncologues qui va changer quoique ce soit, quand tu sais que les administrateurs des établissements ont accru leur pouvoir sur vous, le truc ça serait de péter la machine "patient-pharma-sécu-contribuable", ça ne peut venir que des patients si un jour une majorité décide que les médocs qu’ils prennent est plus toxique que la maladie, comme le dirait Dr Schwartz : le délai de mortalité est le même pour les patients traités et non-traités... En tout cas, merci pour ton témoignage.


    • #1449008

      Il y a la nouvelle médecine mise en place par le médecin allemand Dr. Ryke Geerd Hamer Ce médecin a été persécuté par le système et traité de tous les maux du monde comme Soral. Informez-vous sur ces méthodes, car la dissidence allemande fait sa promotion.

      NB. Si quelqu’un est persécuté et traité de tous les maux du monde par le système, c’est quelqu’un de bien.

      Cordialement.


    • #1449169

      Bonjour,
      c’est ma première réponse sur E et R après plusieurs année de lecture mais ce sujet me concerne directement en tant qu’enseignant chercheurs. Je suis entièrement d’accord avec ce qui est écrit, la politique du toujours plus d’articles au détriment du mieux nuit profondément à la science et à l’efficacité du système. Des milliards dépensé par l’état, peut se concrétisent en retombées dans notre tissu industriel car l’avancement des chercheurs et leurs primes ne tiennent compte que du volume. Pour ma par je me refuse à demander ces primes et me console à travers la reconnaissance de mes partenaires industriels !


    • #1449266

      A ce propos, puisque visiblement des personnes du milieu de la recherche passent sur ce site, je suis à la recherche d’un emploi dans un laboratoire privé au public. Ma spécialité est plutôt la recherche en cancérologie.
      Vous pouvez me contacter à cette adresse si jamais : magicnanar@hotmail.fr


  • #1448858

    Epoque de mensonge intégrale.
    "Satan le Diable, père du mensonge, qui égare la terre habitée toute entière"
    Et c’est bien pourquoi seul Dieu pourra débarrasser le monde du mal qui l’infecte.
    Les hommes même avec toute leur bonne foi sont condamnés à se tromper, à être trompés.


  • " Publish or perish " (USA, 1932, "Life and letters", de Coolidge) . " Publier ou périr " (France, années soixante) . Ce n’est donc pas d’hier qu’il y a une inflation de publications scientifiques .


  • #1448970

    Vous le voyez : Alan Sokal a raison !
    A quand la quenelle d’Alban Sopal ? Plus besoin de gri-gri, certains noms semblent predestinés :D


  • #1448982
    le 21/04/2016 par la pince mon seigneur
    La fiabilité des études scientifiques en question

    Les neutrinos ne sont pas supraluminiques, ils ont été comparé par rapport aux photons en partant du même point (étoile en explosion) et en effet les neutrinos sont arrivés premiers mais seulement les photons ont été ralentis par de la matière qui n’ont pas impacté les neutrinos ; en revanche l’intrication quantique est plus rapide que la lumière mais on lui accorde une instantanéité du fait de ne pas pouvoir la mesurer : quand on n’avait pas encore mesuré la lumière, il y a quelques siècles on disait que la lumière était instantanée. Ainsi, la relativité serait bidon dans sa formule mais pas dans les faits qu’elle vérifie, rappel épistémologique : ce n’est pas parce que vous vérifiez des faits que la formulation de la théorie est bonne. Concernant le principe loufoque de superposition dont toutes les sectes s’emparent pour justifier le don d’ubiquité et effectuer leur manipulation mentale, je dirai que les particules sont constitués à leur tour de sous-particules qui justifient ces effets loufoques mais en science il faut prouver, rappelant la chose la plus importante en épistémologie : la validité de l’expérience, celle-ci est remise en question car elle est temporaire et que d’autres expériences viennent en contredire les fondements et ainsi de suite, d’où le questionnement incessant sur la nature de la réalité, voir plus en amont sur ce qu’on appelle la théorie de la connaissance ; pour ma part je résumerai les choses ainsi : le raisonnement est adaptable en fonction des désirs de chacun, en d’autres termes d’un point de vue collectif les prophéties auto-réalisatrices ou d’un point de vue individuel, les outils que vous vous accordez pour mener à bien un projet ; au plaisir du partage et surtout n’hésitez pas à répondre pour nourrir un échange intéressant, merci à E&R d’avoir amorcé le sujet et j’espère que vous continuerez à mordre sur ce terrain.

     

    • #1449257

      je dirai que les particules sont constitués à leur tour de sous-particules qui justifient ces effets loufoques



      Plutôt que des sous-particules aux photons (des poupées russes infinies en allant par là, puis au niveau des ondes EM ?) entre autres particules avec lesquelles le phénomène d’intrication est permis, j’opterais pour la manifestation d’une liaison permanente faisant fi de toute notion d’espace-temps. Car dans les expériences en question, même si les photons sont séparés de plusieurs km (testé et approuvé) 100% des fois quand l’un traverse ou non le miroir sans tain/semi-transparent, l’autre fait de même.

      Et théoriquement, même si l’un se trouvait sur Terre et l’autre dans la Galaxie d’Andromède, le phénomène serait identique. S’agit-il d’une information (ou de sous-particules) transmise entre les particules à une vitesse bien supérieure à c voire instantément ? Ou l’intrication implique qu’elles deviennent la seule et même particule en dehors de nos dimensions spatio-temporelles, se manifestant ici en deux particules distinctes ? Pour ma part une chose est certaine... absolument TOUT est lié dans l’Univers. L’espace-temps tel qu’il se manifeste à nos sens ou aux théories contemporaines n’est sans doute pas la référence absolue encore une fois.

      Les étrangetés de la Physique quantique, comme pour les fentes d’Young, l’effet ondulatoire qui se met en forme même lorsque les photons sont tirés individuellement ou par petits paquets... comme si les photons (ou ondes EM) envoyés des secondes, minutes ou heures plus tard savaient où se positionner afin de créer in fine les franges ondulatoires et ce dans 100% des cas.

      Et lorsque je demande à un physicien d’où provient l’énergie qui sous-tend l’Univers, qui permet au nuage électronique de se maintenir autour du noyau de manière (quasi ?) éternelle (exit le franchissement du principe d’exclusion de Pauli, étoile à neutrons etc) ou aux gluons de maintenir assemblé le noyau, il me répond : "Premier principe de la thermodynamique, la conservation de l’énergie". Et l’énergie du vide ou énergie du point zéro passe à la trappe. Mais comme tu l’as écrit la validité de l’expérience est indispensable, ou la pertinence d’une théorie, sans oublier la réfutabilité dixit Karl Popper.


    • #1449302
      le 21/04/2016 par la pince mon seigneur
      La fiabilité des études scientifiques en question

      @corso : pour moi l’intrication est au moins 10000 fois plus rapide que la lumière(Nicolas Gisin, spécialiste suisse l’affirme) , il s’agit surement de sous-photons circulant extrêmement vite même entre deux galaxies comme tu l’as dit et donc : et non, tu ne peux pas faire fi de l’espace-temps sauf pour justifier les délires spirituels des sectes, je n’ai pas besoin de l’intrication pour justifier que tout est interconnecté d’un amour universel, je te le rappelle : ce sont les sectes new age qui exploitent les concepts de la quantique ; si tu fais fi de l’espace-temps, tu justifie la relativité par la vitesse de la lumière hors je l’ai dis : "une théorie validée par l’expérience ne veut pas dire que sa formulation mathématique est exacte" et je pense que c’est le cas de E=mc2 ;
      Quant aux ondes gravitationnelles, j’ai une petite idée simple : il se peut que ça soit la même chose que la matière noire et comme l’onde d’eau d’un lac comprend des molécules d’eau, une onde gravitationnelle est constituées de "gravitons" après, je ne suis pas affirmatif , en revanche, ce dont je suis sur est que le vide n’existe pas, c’est un état psychologique face à l’inconnu ou ce qu’on peine à détecter.

      Tout ceci ne t’empèche en rien d’être spirituel, moi-même je le suis beaucoup mais justifier la spiritualité par la physique, j’t’assure à 100% que la démarche est nulle à chier.


    • #1449396
      le 21/04/2016 par envolée_des_incultes
      La fiabilité des études scientifiques en question

      Il est dangereux de penser qu’une vérité scientifique doit absolument être reproductible.
      Pour une raison simple : l’univers évolue, donc des conditions évoluent. S’il se trouve une ou des conditions avec une influence prépomdérante sur l’expérience dans le lot, alors une vérité à l’instant T n’est plus valide à T+n. Si tout est lié, alors tout est relatif.
      Un pet d’étoile dans la galaxie, un alignement ou passage d’objets célestes, ou plus près de nous, un changement d’état au coeur de notre planète, tout celà peut avoir un impact sur les expériences.
      Si en plus, ce changement est cyclique et que le cycle dépasse de loin la vie d’un homme ou de l’espèce humaine, alors ces vérités nous sont inaccessibles par la méthode expérimentale. On n’a pas le choix dans la date, il nous faut croire les anciens, l’intuition, les déductions, etc ...
      Il convient donc de caractériser les sciences et vérités aussi selon les conditions qui les régissent.


    • #1449473

      Alors je cherche sur la toile ’intrication quantique Nicolas Gisin’ je tombe sur un article où il est écrit en fin :

      [Le phénomène est décrit – non expliqué – par la physique quantique qui fait appel à une construction mathématique qu’on appelle l’espace de Hilbert, très différent de notre petit espace-temps classique. Il faut se rendre à l’évidence, estiment les chercheurs genevois : « L’intrication existe bel et bien, mais son explication n’est pas de ce monde dans le sens où aucune histoire se déroulant dans notre espace-temps ne peut la décrire ; l’intrication semble venir d’ailleurs. »]

      Concernant les sectes new age, la spiritualité, l’amour, etc je ne saisis pas vraiment ce que ça vient faire dans le sujet. Affirmer que tout est lié dans l’Univers ce n’est pas automatiquement évoquer une doctrine sectaire ou que sais-je. Au mieux ce serait de la métaphysique si tu préfères.

      Par définition l’Univers est l’ensemble de tout ce qui existe, l’ensemble de tous les ensembles, un tout, avec ses fractions écloses. A ne pas confondre avec le Cosmos, ’portion locale’ si je puis dire (Cosmos ekpyrotique, Big Bang ou équivalent, Big Crunch etc des cycles encore des cycles) dans une brane ou densité spécifique, parmi d’autres. L’Univers est éternel et cyclique (exit la création ex nihilo, fluctuations quantiques de la métrique ou non, qui correspondraient plutôt au Cosmos). J’irais même jusqu’à dire que l’Univers est fractal et holographique, et l’expression du plus bel algorithme en quelque sorte. Et tu as raison le vide est loin d’être vide justement du fait de l’effervescence quantique partout en permanence.

      Tout est donc lié/connecté en ce sens que rien n’est dissociable à partir du moment où l’ensemble de tous les ensembles est pris en compte, comme les cellules interconnectées composant un corps biologique. Il faudrait voir l’Univers comme un point, ou un ensemble de points qui forment un seul et même point.

      Quant à l’anomalie ’matière noire’ pour résumer je dis simplement que la source (ou les sources) de cet excédent gravitationnel est encore et toujours indétectable, car pour l’image ce serait comme chercher la nuit ses clés de voiture perdues uniquement sous la lumière d’un lampadaire, sans prendre en considération les grandes zones d’ombre alentours.


    • #1449631
      le 22/04/2016 par la pince mon seigneur
      La fiabilité des études scientifiques en question

      @corso : normal si tu dis que c’est local, tu admets que des particules(sous) vont plus vite que la lumière et circule entre les deux photons et tu violes la relativité, bohr ne s’est meme pas essayé à dire cela à einstein, l’autre lui aurait dit "prouve-le moi", même l’expérience d’aspect qui dit que les prédiction sur l’intrication sont exact protège encore einstein mais le jour où on va mesurer l’intrication, tout le monde dira que e=mc2 est faux ; si je viens sur ce site c’est pour dire le contraire de la version officielle, je ne viens pas l’infirmer par plaisir mais parce que des physiciens se laissent aller dans ce sens car ils en ont marre des dogmes stupides.

      Tiens regardes je te donne encore une autre manipulation : celle du principe d’indétermination de eisenberg : tu ne peux pas connaitre la vitesse et la position d’une particule en meme temps mais si tu la mesure avec un appareil qui balance des particules(pour voir faut allumer la torche du microscope en l’occurence et balancer du photon) d’une taille suffisante pour perturber le champs de la particule observée, tu n’obtiendras rien, c’est comme essayer de mesurer la trajectoire d’un ballon de basket en balancant un ballon de hand !


    • #1449786

      "normal si tu dis que c’est local, tu admets que des particules(sous) vont plus vite que la lumière et circule entre les deux photons et tu violes la relativité"

      Le terme ’local’ ou ’portion locale’ concernait le Cosmos pour le distinguo avec l’Univers.

      "mais le jour où on va mesurer l’intrication, tout le monde dira que e=mc2 est faux"

      Il me semble que tu mélanges les genres. Supposons qu’il y ait communication entre les particules et que la vitesse soit calculée (donc a fortiori supérieure à c) en quoi cela remettrait en cause la formule ou la vitesse finie de la lumière ? Du jour au lendemain les bombes nucléaires seraient-elles inopérantes ? Le Soleil cesserait-il de briller ? Les supernovae d’exploser ? Etc...

      Concernant la détection des particules, prenons l’exemple de l’électron autour du noyau d’hydrogène. Au préalable avant détection il faut voir ça comme un nuage énergétique, pas une particule. C’est le fait de la rencontre entre le photon et le nuage électronique qui va concentrer l’énergie en ce qui nous apparaît comme une particule (par extension un peu comme une aiguille qui crève un ballon de baudruche). Particules/ondes, dans l’absolu tout est vibration.


    • #1449927
      le 22/04/2016 par la pince mon seigneur
      La fiabilité des études scientifiques en question

      @corso : aucun mélange des genres, la relativité est sensée être basée sur la vitesse la plus rapide existante, je rambobine la cassette pour toi : ce n’est pas parceque une théorie est vérifiée par l’expérience que sa formulation mathématique est exacte(etienne klein le dit d’ailleurs), en d’autres termes conceptuellement et expérimentalement une théorie peut etre vraie sans que sa formule le soit d’où certains physiciens pensent à reformuler la relativité


    • #1450035

      Tout est relatif ;)

      Prenons le cas de la théorie de la gravitation de Newton (encore utilisée pour l’envoi de sondes dans l’espace, effet de fronde etc) elle est valable jusqu’à un certain seuil. Lorsqu’il est question de vitesses relativistes, elle est caduque et c’est la Relativité qui prend la relève (utilisée pour la précision des satellites GPS notamment). Donc la théorie de Newton n’est pas fausse en soi, elle fonctionne sous certaines conditions. Idem pour la Relativité, par exemple elle ne fonctionne plus pour savoir ce qui se passe en-deça de l’horizon des évènements d’un trou noir. En outre elle décrit très bien le phénomène (pour l’énergie dégagée) de fusion nucléaire au sein des étoiles, de fission nucléaire, ou l’annihilation de la matière entrant en collision avec de l’antimatière, entre autres exemples.

      La vitesse de la lumière est certes officiellement la vitesse la plus rapide dans l’Univers, dans notre bulle espace-temps. Théoriquement il est possible de dépasser cette vitesse au sein d’une autre bulle d’espace-temps, comme pour le système ’warp drive’, la NASA a même écrit des articles là-dessus. Intéresse-toi au paradoxe de la nuit noire d’Olbers et pourquoi le ciel n’est pas constamment brillant malgré le fait qu’il existe des étoiles ou galaxies à perte de vue. Les astres les plus lointains s’éloignent de nous à une vitesse plus rapide que celle de la lumière via l’expansion universelle. Idem lors des premiers instants suivant le Big Bang, l’expansion s’est produite à des vitesses de très loin supérieures à c. Tout dépend du référentiel.

      En quoi le fait que l’on découvre un jour des particules/ondes voyageant à des vitesses supérieures à c rendrait caduque la vitesse finie de la lumière et accessoirement les équations relativistes fonctionnant dans leurs domaines respectifs ?

      Cela fait des décennies que les physiciens tentent de marier Relativité et Physique quantique et ils se cassent les dents. Il y a bien la Théorie de la gravitation quantique à boucles, ou encore la Théorie des cordes (disons la Théorie M car il en existe un paquet) mais l’expérimentation pour cette dernière fait défaut à cause des échelles concernées (longueur de Planck).

      Par ailleurs je ne mets pas la Science académique sur un piédestal, je pense qu’il existe une science officielle et une science officieuse mais c’est un vaste sujet.


  • #1449094

    "leurs auteurs ont avoué dans plus de la moitié des cas avoir sélectionné les expériences qui étayaient leur thèse"

    Cette phrase résume le problème.

    On se trouve confronté à un problème de fond qui est général dans la société aujourd’hui. Le problème vient de la manière dont les esprits fonctionnent. Cela vient de la philosophie des Lumières qui structure les esprits et la société aujourd’hui. On veut voir les choses comme on a envie et non telles qu’elles sont car on est censé être notre propre dieu. On refuse d’observer le réel tel qu’il est et de s’y plier. Ce problème se manifeste également en histoire d’où l’histoire officielle.


  • #1449117

    Lire Les marchants de doutes - Oreskes et Conway
    entre autres.
    C’est plutôt pas mal comme historique sur le sujet.


  • #1449137

    Le plus étonnant dans le phénomène est qu’il touche aussi ce qu’on nomme les sciences « dures » [...] et l’une des plus dures de toutes, la physique, y compris la physique des particules.



    Un exemple parmi d’autres, c’est la "non localité" s’agissant de l’intrication quantique - réaction identique quelle que soit la distance qui sépare les particules, expériences d’Alain Aspect etc (à distinguer des qubits) - afin que ne soit pas violée la clé de voûte de la Relativité restreinte.

    Dans un autre registre, en Astrophysique, il y a la "constante cosmologique", bouche-trou bien pratique pour combler les failles liées à ladite matière noire (Einstein avait également ajouté malgré lui une "constante cosmologique" à la Relativité générale, avant les découvertes de Hubble, lorsque la Science académique stipulait mordicus que l’Univers était statique). Un excédent gravitationnel, et pas qu’un peu, une source invisible (naines brunes, trous noirs, neutrinos, ... tout y passe, il n’y en aurait jamais assez) emballé c’est pesé, la "constante" fera l’affaire.

    Pourtant l’existence de densités vibratoires autres que la nôtre, à l’origine de cet excédent, n’est pas à écarter (pour la parabole à l’instar du gigantesque spectre électromagnétique, en comparaison avec l’infinitésimal échantillon auquel nos sens sont adaptés, dépendant de la fréquence). La gravitation ayant qui sait la propriété intrinsèque de passer outre les densités vibratoires, la source ou les sources étant non flagrante(s) ou visible(s) sur sur notre plan/brane et pour cause. Comme si le Monde tel qu’il nous apparaît était la référence universelle absolue... non que ces densités soient ailleurs ou adjacentes mais sur d’autres ’fréquences’.