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La plus grande banque portugaise renflouée par des fonds publics

Privatisation des profits, socialisation des pertes

La Commission européenne a approuvé mardi soir un plan de recapitalisation de la banque publique portugaise Caixa geral de depositos (CGD) pouvant dépasser 5 milliards d’euros, dont 2,7 milliards injectés directement par l’État, ont annoncé mercredi les autorités européennes et le gouvernement portugais.

« La commissaire (à la Concurrence, Margrethe) Vestager est parvenue la nuit dernière à un accord de principe avec les autorités portugaises sur la manière de permettre une recapitalisation de CGD au prix du marché », souligne la Commission dans un communiqué.

Outre les 2,7 milliards injectés par l’État, la CGD pourra aussi convertir en capital une aide de 900 millions d’euros qui lui a été versée en 2012 dans le cadre du plan de sauvetage international du Portugal. Cette aide n’a toujours pas été remboursée par la banque.

 

Des réductions de coûts significatives

Dans le cadre de ce « plan de grande envergure » visant un retour à la rentabilité et qui devra impliquer « des réductions de coûts significatives », précise Bruxelles, un autre milliard d’euros doit être dégagé par l’émission de titres de dettes.

L’accord conclu mardi doit encore être validé par les 28 commissaires européens, ont indiqué les services de Mme Vestager. Le ministère des Finances portugais a ajouté dans un communiqué que le plan de recapitalisation pourrait aussi compter sur le transfert de 500 millions d’euros d’actions de la holding publique ParCaixa, ce qui porterait le montant maximum de la recapitalisation à plus de 5 milliards d’euros.

L’opération n’est pas considérée comme une aide d’État par la Commission européenne, assure le gouvernement socialiste, ce qui signifie qu’elle ne pèsera pas sur le déficit portugais de 2016, que Lisbonne s’est engagé à ramener à 2,2% du Produit intérieur brut.

Première banque portugaise en termes d’actifs, la CGD avait passé sans encombre, fin 2014, les tests de résistance de la Banque centrale européenne (BCE), mais elle peine à se remettre de la crise économique. Elle doit notamment améliorer ses ratios de fonds propres, réduits à 10% fin juin contre 10,9% six mois plus tôt, pénalisés en particulier par une hausse des provisions pour créances douteuses. Les crédits à risque détenus par la CGD s’élevaient fin juin à plus de 8,5 milliards d’euros, soit 12,2% de son portefeuille total de crédit.

 

Une perte nette de plus de 200 millions d’euros

Lisbonne avait annoncé en juin un plan de restructuration réduisant la présence de la banque au Portugal et à l’international, à l’exception de l’Afrique, tout en assurant qu’il n’y aurait pas de licenciements. La CGD a subi une perte nette de 205,2 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 47,1 millions d’euros à la même période de l’an dernier.

Le Portugal était sorti en mai 2014 d’un plan d’aide internationale de 78 milliards d’euros, mais le secteur bancaire reste fragile. Les contribuables ont été sollicités en août 2014 pour sauver Banco Espirito Santo (BES) et en décembre 2015 la petite banque Banif. Ces opérations ont coûté respectivement 4,9 milliards et 2,5 milliards d’euros à l’Etat et aux autres banques.

 

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4 Commentaires

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  • #1543350
    Le 27 août à 13:26 par révi-sioniste
    La plus grande banque portugaise renflouée par des fonds publics

    L’usure ou le pillage des peuples par l’usurier

     

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  • #1543369
    Le 27 août à 13:48 par la_marmotte casquée
    La plus grande banque portugaise renflouée par des fonds publics

    Privatisation des profits, et collectivisation des pertes

     

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  • Depuis que le monde de la finance est devenu un grand casino, son horizon indépassable est de faire sauter la banque.

    Logique.

    Un exemple de finance casino :

    Si on pense qu’une action va monter, on peut "parier" sur sa hausse en l’achetant dès maintenant pour la revendre plus tard et empocher le bénéfice (si elle a bel et bien monté entre temps). Pour l’instant, c’est juste de la spéculation à papa (à faible taux de dégueulasserie).

    Mais, ô magie, on peut aussi parier sur sa baisse grâce à la "vente à terme" : je ne possède pas l’action aujourd’hui mais je la vends quand même tout de suite, avec la promesse de la livrer ultérieurement. Plus tard donc, je l’achète pour la livrer et j’empoche le bénéfice si elle a bel et bien baissé entre temps (sinon je l’ai dans l’os).

    Tout ceci est très sain, ça se voit.

    Aussi sain que le fait de pouvoir payer une assurance incendie sur la maison du voisin (CDS). Seuls les malades voudraient alors voir cette maison brûler, pas les honnêtes financiers bien sûr.

    Et pendant ce temps-là, nous autres cons parlons de burkini, de Juppé et de son "Identité heureuse"... tout en trimant.

     

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  • #1544746

    Allez vous installer au Portugal ,ils ont besoin de votre argent pour renflouer les caisses et payer les dettes .S’installer en Europe c’est le principe des vases communicants,si on rafle pas la mise d’un côté ,ils le feront de l’autre.

     

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