Egalité et Réconciliation
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Le Capitalisme malade de sa monnaie

Considérations sur l’origine véritable des crises économiques

On entend souvent dire aujourd’hui que la crise économique et financière qui déferle actuellement sur le monde n’était pas prévisible. Rien n’est plus faux.

À l’origine de la crise, il y a un système monétaire international profondément déréglé par le régime de l’étalon-dollar. Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu’aurait nécessairement la politique d’émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve fédérale américaine sur l’économie mondiale.

Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d’économie, dans une indifférence générale : « Ce qui doit arriver arrive. » Il se produit donc aujourd’hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie : après l’euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C’est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l’échéance, nous n’échapperons pas à l’effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui.

Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une unité de compte internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l’or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire.

Par la suite, il ne faudra pas se contenter de revenir à la référence or que va, en tout état de cause, imposer le marché, quoi que puissent penser ou faire les grands dirigeants économiques et politiques. Pour dépasser les limites quantitatives de l’or, il sera nécessaire de revenir à son indispensable « complément circulant » : l’argent-métal qui a présidé, avec l’or, à l’essor historique de la richesse des nations.

Ce diagnostic posé, et le seul remède possible analysé, reste la question de la mise en œuvre d’une immense réforme par un personnel politique largement responsable de la situation, qui n’a pour l’essentiel rien prévu et dont l’action est, à tous égards, jugée par la présente tragédie...