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Le revenu universel : une proposition ultralibérale ?

Ou comment les idées circulent dans le milieu de la pensée unique

La façon dont le débat sur le revenu universel se tient désormais en France illustre de façon tout à fait intéressante l’extraordinaire transformation des idées et du débat public à laquelle nous assistons depuis la Grande Dépression de 2008. Il était trop tentant d’en prendre note avec ironie.

 

Le revenu universel selon la Fondation Jean-Jaurès

On lira bien entendu avec fascination la note récente de la Fondation Jean-Jaurès consacrée au revenu universel. Celle-ci distingue trois conceptions du revenu universel :

« L’approche libertarienne conçoit le revenu de base comme un transfert du pouvoir de décision depuis l’État vers les individus (…)

Les approches marxistes et écologistes conçoivent le revenu de base comme un instrument de sortie du capitalisme productiviste, voire du salariat, découplant les revenus du travail salarié et financé par la réappropriation, au moyen de l’impôt, des gains de productivité issus de la robotisation. (…)

Enfin, l’approche social-démocrate, encore peu développée, pourrait concevoir le revenu de base comme une adaptation de la protection sociale, héritée des Trente Glorieuses, aux nouvelles formes de travail et notamment au développement de la pauvreté laborieuse ».

On comprend pourquoi cette dernière conception baptisée sociale-démocrate est « encore peu développée » : elle vient juste de naître avec la note de la Fondation Jean-Jaurès, qui récupère ici des thèses jugées comme affreusement libérales et réactionnaires il y a encore quelques mois. Cette récupération consiste notamment à proposer :

« Son schéma de financement s’appuie sur un recyclage de tout ou partie des dépenses actuelles de protection sociale, sur des économies en gestion afférentes à cette simplification, ainsi que sur des hausses ciblées de prélèvements obligatoires de façon à ce que la mise en œuvre du revenu de base ne génère pas d’endettement supplémentaire ».

Autrement dit, la Fondation Jean-Jaurès nous propose, ni plus ni moins, de mettre le doigt dans un engrenage où le revenu universel remplacerait cette forme médiocre de protection sociale que la France appelle sécurité sociale.

 

Conception sociale-démocrate ou ultra-libérale ?

Je me suis évidemment beaucoup amusé en lisant cette proposition, puisqu’elle reprend l’hypothèse que j’ai publiée l’an dernier. Lorsque j’ai osé prétendre que le revenu universel constituait l’avenir de la sécurité sociale, j’ai à l’époque fait l’objet d’une qualification peu enviée en France : celle d’ultra-libéral.

« Contrairement à ce que certains libéraux proposent ( lire l’article "le revenu universel, avenir de la sécurité sociale" d’ Eric Verhaeghe), l’allocation d’un revenu de base à tous inconditionnellement ne doit pas se substituer aux prérogatives de l’assurance maladie ni à celles d’un système de retraite par répartition et réduire ainsi la solidarité nationale à son minimum ».

Encore plus amusant, cette idée de remplacer la protection sociale, en tout ou partie, par le revenu universel, est combattue par le think tank auto-proclamé libéral « Générations libres », qui écrivait en janvier 2016 :

« Le logement, le chômage et les retraites sont difficilement solubles dans la nouvelle prestation, et l’assurance-maladie encore moins ».

Il est donc tout à fait fascinant de voir comment la Fondation Jean-Jaurès, entité proche du Parti Socialiste, peut ranger dans la sociale-démocratie une conception du revenu universel jugée comme trop… libérale, par Gaspar Koenig, gourou de « Générations Libres » et ancienne plume de Christine Lagarde. Cette récupération ni vu ni connu d’une thèse que je me targue d’avoir défendue en m’exposant à de vives critiques, au-delà du sourire qu’elle fait naître, pose une vraie question sur la propagation des idées aujourd’hui.

Lire la suite de l’article sur eric-verhaeghe.fr

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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57 Commentaires

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  • #1473951

    Tu vois l’illustration tu comprends quel genre d’illuminé se trouve derrière l’idée...


  • #1473969

    En effet le revenu universel est un instrument capitaliste qui ne change en rien sa définition de la valeur économique de l’activité : « seule l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé a une valeur économique ». Imposer une telle activité revient à légitimer la définition.

    Au revenu universel il faut opposer le « salaire à vie » (cf Bernard Friot) où chaque citoyen reçoit un salaire modulé selon sa qualification. Il s’agit de la reconnaissance de la valeur economique du citoyen par la valeur de son activité.

    Ce n’est alors plus l’impôt sur la boite privée qui fait de l’obsolescence programmée qui fait vivre le chercheur public mais la reconnaissance d’une valeur de son travail de recherche.


  • #1473976

    Le revenu universel viendra quand on devra tout payer par carte, afin que le fisc puisse tout reprendre .


  • Donc en gros on te supprime tout pour le remplacer par un alloc de misére.
    Bonjour les pathologies lourdes pour qui ca ne compensera jamais.


  • Idee provenant de la Tripartition Sociale du Dr. R Steiner (1861-1925).Mais assez deformee bien sur par les protagonistes rouges-verts comme tout ce a quoi ils touchent.


  • La robotisation, la délocalisation... font qu’ils y aura de moins en moins de salariés, et donc de moins en moins de consommateurs. Les individus auront le choix de la révolte, ou de s’organiser autrement pour vivre.
    Et de quoi auraient-ils le plus peur ?
    Contrairement aux apparences, ce serait la fin d’un espoir de liberté pour l’homme.


  • #1474000

    Oui. Cette grande et belle idée est reprise par des libéraux comme LEFEBVRE qui veulent mettre 80 % des Français à 800 euros par mois


  • C’est l’avenir, on va y arriver. Il y aura de plus en plus de chômage. Les robots vont devenir de plus en plus performants et intelligents grâce à l’intelligence artificielle. Hier ce que nos pères où mères faisaient dans une chaîne de montage de voiture, ce sont les robots qui le font et ça va aller en s’accentuant dans l’industrie automobile avec encore plus de robots mais partout ailleurs. Le métier de caissière va disparaître le jour où l’on aura inventé des robots suffisamments performants pour encaisser à la place d’un être humain, voir au supermarché on passe avec le caddie et tout le contenu sera scanné en 1 seconde, il suffira plus que de payer.

    Un médecin généraliste, si vous allez en voir 10 ans, vous aurez 10 ordonnances différentes. Demain il entrera votre pathologie sur son écran d’ordinateur, relié à internet sur une gigantesque base de données et là-bas un super-ordinateur donnera le traitement le plus adéquat en fonction de millions de données qu’il possède. Le toubib de dans 20 ans se reposera sur un super ordinateur, une super intelligence.

    Ce qui nous manque encore c’est des processeurs capable de calculer à des vitesses de folie, ainsi que des robots suffisants performants et robustes et de coupler les deux. Mais ça avance et vu ce qui s’est passé entre aujourd’hui 2016 et il y a 20 ans 1996, imaginez un peu ce que la vie sera en 2036 !!

    Les voitures autonomes vont arriver, les chauffeurs vont disparaître, les taxis tu monteras dedans et la bagnole te conduira à bon port. Vous vous rendez bien compte qu’une fois que la technologie sera là, on pourra robotiser des employés. Des robots chargeront un camion de 33 tonnes, qui ira se conduire tout seul à l’autre bout de la France, qui sera déchargé par des robots, qui chargeront les colis dans des voitures autonomes de La Poste et tu seras livré en bas de chez toi par un robot et tu n’auras même pas besoin de lui filer un billet. On sera livré aussi par drônes. Etc... etc....

    Donc trouver un emploi deviendra à l’avenir de moins en moins possible, donc il faut réfléchir dès maintenant et le revenu universel, on va devoir y passer. On ne peut pas tous écrire des bouquins, être chanteur, être toubib, etc... Ton petit métier que tu fais tranquille sera amené à disparaître. Ensuite reste à savoir le montant de ce revenu, si tu pourras vivre ou... survivre...

     

    • #1474143

      D’accord avec vous
      mais si plus personne ne bosse qui achetera les bagnoles ?


    • #1474475

      Mais n’est ce pas ce qui s’est toujours passé ?
      Lorsque les premières automobiles sont arrivées, qu’est-il arrivé aux calèches ?
      Lorsque le tractopelle est arrivé, qu’est il arrivé à ceux qui creusaient ?
      Lorsque le téléphone est arrivé, qu’est-il arrivé aux coursiers ?
      Etc. On pourrait continuer la liste longtemps.

      En fait, si on réfléchit sur 200 ans, quels sont les métiers qui existaient il y a 200 ans qui existent encore maintenant ? Il y’en a, mais plus beaucoup, non ?
      Mais raisonnons aussi à l’inverse : quels sont les métiers qui existent maintenant qui n’existaient pas il y a 200 ans ?

      Du coup, si l’arrivée de la robotique au niveau particulier (voiture autonome, etc.) va remettre en question certains métiers ; est ce que ces changements ne vont pas créer de nouveaux métiers ?
      Il est logique de craindre le changement de société, c’est dans la nature humaine (résistance au changement). Mais là encore, il n’y a rien de nouveau dans ce que nous vivons, et on peut regarder comment les gens ont réagi autrefois et ce qui s’est passé pour en tirer des enseignements.


    • #1474619

      Pour la médecine, honnêtement si un logiciel médical est bien fait, évidemment, ça pourrait être beaucoup mieux pour les patients.

      Quand on voit la nullité de la plupart des médecins... (il y a des exceptions).


  • #1474045
    le 26/05/2016 par Chevalier Lefebvriste
    Le revenu universel : une proposition ultralibérale ?

    Autrement dit, la Fondation Jean-Jaurès nous propose, ni plus ni moins, de mettre le doigt dans un engrenage où le revenu universel remplacerait cette forme médiocre de protection sociale que la France appelle sécurité sociale.




    Et est-ce qu’ils savent combien coute une dialyse 4 fois par semaine, avec taxi-ambulance, avec une infirmière pour les personnes âgés isolés dialysé en milieux rural ?
    Ou un traitement pour chimio d’un cancéreux avec des séries de rayons idem pour le taxi-ambulance (bon-de-transport de la sécu) ?
    Combien coute un traitement interféron ou ribavirine pour une hépatite ou le nouveau traitement miracle (bocéprévir et télaprévir) ?
    Le coup d’une sclérose en plaque, d’une leucémie quand on ne se cogne pas contre un poteau mortellement à la sortie d’une vente privé de Fred Perry ?
    Combien coute financièrement un enfant autiste ?
    J’espère que le revenu universel avec les pesticides, les particules, les PCB, les ondes électromagnétiques ,le bisphénol, le tabac, les drogues de synthèses ,les tournantes, le harcèlement sur internet des ados, les suicides manqués, les dépressions, les handicaps du à notre mode de vie (pilule, antibiotique, compteur Linky, tablette, smartphone, tabagisme, dépénalisation des drogues, pratique sexuelle déviantes exemple fistiniere pour ne citer que celle-ci, IST, vaccin, mal-bouffe, aspartame, monsanto, syngenta, pesticide, roundup, OGM, etc, etc...liste non exhaustive) et que le revenu universel se compte en million !!
    Ou alors, il faudra non pas légiférer sur le droit à l’IVG ou à l’euthanasie, mais l’imposer, l’obliger sous peine capitale de mort !
    Parce-qu’il vaudra mieux être pas trop malade et proche d’un hôpital public s’il en reste !
    Idem pour les dents, il vaudra mieux les arracher dés la naissance, pareil pour les yeux des enfants myope, sans parler des enfants dyslexique et du prix des orthophonistes ou des injections, des fond d’œil et des opérations de la cataractes, traitement DMLA, etc, etc... !
    Super le revenu universel non ?
    Remarque pour les taxi-ambulances, ils ont déjà réglé le problème avec Uber (le seul problème c’est la géolocalisation d’un chauffeur Uber en milieu rural, pas certain que ça couvre toute nos petites communes, ce genre de profession ! mais c’est une super avancé ainsi les clients paysans de 89 ans auront la wifi, une petite bouteille d’eau minérale et un chauffeur propre, polis et bien rasé, si avec ça ils ne guérissent pas plus vite, merde quand même !)

     

    • #1474325

      Bon résumé @Chevalier ! Je confirme qu’en milieu rural appeler un taxi, même en cas d’urgence, ce n’est pas possible, ils te répondent carrément non !. Et est-ce que ce revenu universel s’appliquera vraiment à tout le monde ? Même à ceux qui ont proposé ce "truc" ?.


  • De toute façon, dans un monde de plus en plus robotisé, on y arrivera quoi qu’on dise. Mais je doute que le revenu universel permette de vivre décemment. Ce sera un genre de rsa qui nous permettre tout juste de vivre sans crever de faim, et encore

     

  • Tout comme l’URSS, le revenu universel ne peut pas fonctionner car pour pouvoir le financer, une société doit créer de la richesse. Or si tout le monde est payé pareil et que celui qui fait plus est surtaxé, pourquoi faire plus ? Si personne ne fait plus rien, le PIB s’effondre.

     

    • #1474167

      Mon cher ami, tu oublies que l’argent est une création fictive, est une illusion pur et simple. Les mécanismes actuels nous obligent à suivre leur dite science économique ( qui n’est pas une science). Il faut se défaire de ces fausses conceptions imposées par Adam Smith et autres ( se disant des lumières) pour transcender cette prison qui nous rend esclave jour après jour. Quand on me me parle de PIB, IPC bla bla bla, c’est le système qui en tire profit jamais les autres humain en général. Ce sont les concepts de l’ennemi qu’on prend pour se justifier, c’est malsain.La grande question reste, le naturel vs le technologique, la foi vers le contrôle absolu ( le calcul froid)...si nous continuons dans cette direction c’est notre âme qui va disparaître.


    • Non non honnetement le PIB ce n’est pas bien compliqué c’est la richesse produite au sein d’un pays. Un boulanger en faisant du pain crée de la richesse. Maintenant si le boulanger est payé autant que celui qui reste chez lui à rien faire et que le peu qu’il gagne en plus en vendant son pain lui est taxé, autant rester chez lui.

      Il ne faut pas avoir peur des termes économiques, l’économie a toujours été et sera toujours partout autour de nous à partir du moment ou l’on souhaite vivre en commnauté.


    • #1474479

      @pouk

      +1
      Mais le PIB comme mesure a aussi ses faiblesses :
      je monte une vitre, je la casse, je la remonte, je la recasse, etc. : à chaque fois ça crée du PIB. Alors que dans le fond, je tourne juste en rond :)
      On a tendance à estimer le niveau d’une richesse d’une société avec le PIB alors qu’il n’est pas forcément représentatif.


    • @julien je vous suis totalement sur ce point. En fait c’est la croissance du PIB et non son niveau qui importe. Un pays avec un très faible PIB mais qui croît chaque année de 5% aura une economie en bien meilleure santé que la première puissance mondiale qui est peut être 1000 fois plus riche mais dont le PIB diminue chaque année de 5%.

      Nos sociétés sont malheureusement totalement dépendantes au "toujours plus de croissance"...


    • #1474607

      à Pouk,

      Le gars qui fait de l’obsolescence programmée, de la pub pour des trucs inutiles et polluants, de l’assurance arnaque… Il est grassement payé alors qu’il est nuisible pour la société. Il vaudrait mieux qu’il ne fasse rien !

      La définition de la valeur économique de l’activité est une convention politique. Actuellement celle qui prévaut est : « seule l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé a une valeur économique ». C’est pour cette raison qu’il faut de la croissance supérieure à celle des autres pays pour attirer un investisseur privé pour que celui puisse avoir un intérêt (usure) et pour qu’il y ait création de valeur économique. C’est aussi à cause de l’acceptation de cette définition de la valeur économique que nous pensons que nous avons besoins de la richesse crée par celui qui développe par exemple de l’obsolescence programmée pour l’intérêt d’un investisseur privé pour par exemple payer nos routes, nos hôpitaux et nos chercheurs. En réalité la valeur du salaire versé à nos médecins, chercheurs et constructeurs de routes ne vient pas de la taxation de l’activité au service du capital mais de leur travail.

      Si on considère un salaire à vie, celui qui ne fait rien et n’a jamais rien fait de constructif aura juste de qui subsister (à défaut d’avoir une terre à cultiver il faut qu’il puisse quand même se nourrir). Ensuite le salaire à vie pourra être modulé en fonction de la qualification des personnes (les preuves qu’elles ont apportées de leur valeur) mais aussi en fonction de ce qui semble utile à la société (boulanger, maraicher, peintre…).

      Le problème est plutôt notre paresse à développer un système de valeur alternatif à l’usure. En effet définir ce qui a de la valeur économique est lié à un conflit de pouvoir, c’est même précisément parce que nous laissons l’oligarchie décider laquelle de notre activité a une valeur économique qu’elle a le pouvoir.

      Le marché (sans usure) peut évidemment déterminer en partie ce qui est utile, certains préfèrent des pulls bleus plutôt que verts. Sinon il reste le politique avec les conflits nécessaires que cela implique. Evidement tout cela sera facilité si nous revenons à la terre, qui ne « ment pas », elle nous dit ce qui est utile.

      Le piège serait de financer un revenu universel avec un impôt pris sur une valeur économique définie comme une activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé.


  • #1474091

    Si on se contente d’envisager les choses superficiellement, est-ce cette idée de revenu universel (une utopie qu’"ils" font semblant de décréter réalisable...) ne reviendrait pas en ce moment même sur le tapis pour mieux faire accepter par les masses la réforme el-Konnerie ?

     

  • #1474129

    Le revenu universel ?
    En comptant l’APL, les allocs, le RSA, certaines familles le touchent déjà !

     

    • #1474768

      L’idée c’est supprimer toutes ces aides, et proposer à la place un revenu universel sans condition, à chaque citoyen français. Ce revenu serait cumulable avec tout autre revenu.
      C’est une idée qui existe depuis longtemps et n’est pas si stupide que ça en l’état actuel des choses. Beaucoup pourraient se permettre de travailler à temps partiel, ça permettrait une hausse de l’emploi. D’autre part le temps qui ne sera pas passé au travail permettrait d’entreprendre, de partager du temps en famille, de se cultiver, de s’épanouir en dehors du travail etc.

      De toute façon les avancés technolgiques vont forcer cette voie, qui ne fera pas pour autant réduire la productivité. On produira en travaillant largement moins, on vivra, les machine feront le reste.


  • Je suis plus inquiet pour tout les boulots de service ou on produit moins du matériel ou on peut moins chiffrer le travail en heures, y a toujours moyen de se faire avoir la avec des objectifs à rallonge ... la on se demande si on va vers la réduction horaires !


  • Le revenu universel - sans aucune contre partie de travail naturellement - fera peut-être gagner la gauche en 2017 : tous les branleurs, feignants sans qualification, immigrés analphabètes, jeunes au chômage (25%), seront pour .

     

    • Justement la gauche n’est pas trop pour le revenu universel (pour le moment). Toutes les structures qui servent à la mise en place du Rsa ne serviraient plus à rien, ce qui ne les arrangeraient pas.

      Mais comme gauche ou droite c’est pareil, peu importe le parti qui le proposera...


  • Perso... je pense que ce type d’idée germe parce que le capital est en crise et qu’il cherche à se renouveler... c’est la gauche du capital mais capital quand même... je préfère la sauce Cousin... plus d’argent, plus de possessions et un retour à l’être communautaire... Dans la même verve, Aïvanhov nous dit qu’un jour l’amour remplacera l’argent. Girard parle, lui, de société du don (et non de l’échange)...
    C’est utopique certes, mais comme le dit si bien Cousin, n’est-ce pas utopique de penser que l’humanité trouvera un équilibre à travers l’argent, la possession et l’échange ?
    A méditer...

     

    • #1474377

      La question n’est pas d’être d’accord ou non avec Cousin mais de trouver comment faire la transition vers un monde sans argent. Il faudrait peut-être s’assurer que ceux qui dépendent des marchés puissent avoir un moyen pour survivre (acquisition d’une autonomie sur un terrain, ou organisation de la société sur un autre principe que l’argent). Comme première étape je préconise la suppression de l’usure, cela va déjà nous libérer de la croissance obligatoire, des injustices les plus criantes ainsi que des cycles de guerre.


    • #1474472

      Bonjour tous les deux,

      @janus
      Je me permet de formuler la chose sous un autre angle :
      L’échange a toujours fait partie de l’humanité. Les hommes ont toujours vécu en communauté, et peu d’individus ont pu prétendre à une autosuffisance totale. Partant de là, les hommes ont appris à partager leurs compétences. L’argent n’est qu’un outil pour cela, censé simplifier le calcul ("je te donne 1/2 côte de chèvre, et en échange tu me donnes 1/4 de thon").
      — > Le problème est-il l’existence même de l’argent (et donc du troc), ou le fait que cet argent est actuellement entre les mains d’un lobbie de banques centrales qui en font un peu ce qu’elle veulent - surtout n’importe quoi - ?
      La question "plus d’argent, plus de possession" est philosophique : est-il dans la nature humaine de se créer une propriété privée, ou est ce une conséquence de la vie en société.

      @Bromélia
      Je tendrais à distinguer usure et création monétaire.
      Actuellement, nous avons un système bancaire assez dingue qui prête de l’argent qu’il n’a pas en échange d’intérêt. Ca n’est pas de l’usure, mais de la création monétaire aux mains d’un lobbie qui s’organise ainsi une rente sans rien avoir à fournir de tangible.
      L’usure me semble plus simple : "je prête à quelqu’un quelque chose que j’ai (de tangible), en échange d’un pourcentage du montant de ce prêt. Ce pourcentage est là pour payer le risque que je prend de ne pas revoir ce que j’ai ; sans quoi je n’ai aucune raison de prêter ce que j’ai puisqu’il me suffit de le mettre sagement sous mon matelas. La différence avec ci dessus, c’est donc bien l’aspect "tangible". Supprimer l’intérêt (sur un prêt tangible), en fait cela revient à dire qu’il n’y a aucun risque de ne pas revoir son prêt ; ce qui revient à dire que le futur est plus certain que le présent.

      Au plaisir de discuter avec vous deux,


    • #1475702

      A Julien,

      L’argent est une reconnaissance de la valeur économique d’un travail. C’est donc une représentation. Si vous cultivez des pommes, la marché ou la société peuvent décider qui la valeur de votre production est par exemple de 100. 100 est une représentation quantitative de la valeur économique donnée à votre travail en fonction d’une convention collective ou politique, ce chiffre n’a absolument rien de tangible et si j’ai un billet de 100 Euros, je ne possède de tangible qu’un bout de papier.

      Si la banque vous prête 100 Euros, elle ne fait que d’enregistrer la valeur que vous comptez produire dans le futur. La banque met le chiffre sur un billet (ou un compte) que vous pouvez utiliser pour investir. Dans quelques temps vous rembourserez la banque qui remettra le chiffre du compte à zéro ou qui récupérera le billet quelle vous a donnée. La contrepartie du travail des autres dont vous avez bénéficié lors de votre investissement sera la valeur de votre travail (reconnue pour une valeur de 100 Euros). Jusque-là banque est utile à l’organisation économique de la société, il faut d’ailleurs payer le service des travailleurs à la banques qui ont entré puis effacé le chiffre 100 de la base de données.

      Là où cela devient complétement surréaliste c’est quand la banque prend un intérêt sur la somme prêtée (Aristote définit l’usure comme m’argent qui fait des petits). L’intérêt n’est en aucun cas la reconnaissance d’un travail. C’est du vol pur et dur.

      Ce qui fait que ce vol perdure est le critère qui sert à définir la valeur économique de notre activité (voir mes autres messages dans les commentaires). « N’a de valeur économique que l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé ». C’est à cause de ce critère que celui qui produit de l’obsolescence programmée à une valeur économique et que le chercheur au CNRS nous coute de l’argent. C’est aussi à cause de ce critère que nous nous mettons en besoin d’être volé par les banques car l’usure définit ce qui a une valeur économique et que nous sommes, pour la plupart d’entre nous, dépendant de l’économie.

      Il faut donc trouver une valeur de remplacement à l’usure pour définir la valeur économique. La connaissance de la nature en est une. Le paysan sait ce qui est utile ou non, la terre ne lui ment pas.


    • @Julien et @Bromélia

      J’entends vos arguments et certes, ils me paraissent de loin plus sages et intelligents que ce que nos élites nous proposent. Mais maintenant, intellectuellement, je suis allé trop loin dans la radicalité pour pouvoir m’intéresser à une "économie" alternative ou "plus saine". Il y a quelques années je soutenais mordicus que le problème était l’intérêt et l’usure... maintenant, c’est la notion même d’argent, d’échange et de possession que je remets en question. Je travaille pour en gagner, comme tout le monde, parce que le monde est ainsi fait pour le moment et que je ne me sens pas avoir la prétention de le changer en quoi que ce soit... mais c’est juste pour la survie... Je ne me nourris jamais autant que quand je donne, quand je travaille de manière désintéressée... et comme j’aime vivre chichement... tout va bien !!
      A bientôt les amis et longue vie à E&R qui rassemble plus qu’il ne divise !


  • #1474248

    Ce revenu universel est une gigantesque escroquerie qui est un pas de plus vers la destruction de l’humanité. Après la quasi généralisation du salariat, la disparition des métiers authentiques et de l’entrepreneuriat nous allons accéder avec le revenu universel à une seconde phase plus aboutie de la destruction de l’homme .
    Cette idée est très appréciée par les "adulescents" qui voient d’un bon œil un RSA éternel, sans contrepartie qui leur permettrait de vivoter sans avoir à se soumettre à l’ignoble salariat ni même à participer à l’impératif de production. Une vie chiche mais confortable entre internet, bière et cannabis...
    Tout ces millions de gens qui vivoteront grâce au revenu universel, aliénés, dépossédés de la capacité de survie par ses propres moyens inhérente à tous animaux y compris l’humain, seront extrêmement vulnérables. Le jour où l’Etat décrétera la puce RFID obligatoire sous peine de perte de son revenu universel ils feront tout la queue pour se la faire implanter...Le revenu universel est après le salariat abêtissant un pas de plus vers le statut de bétail de l’humain.

     

    • #1474538

      c’est exactement comme ça que je le vois , le nouveau communisme sans le travail , la fin de l’humanité


    • #1474772

      A 750 euros par mois 900 max, je ne vois pas en quoi c’est vivre tranquillement. Au delà ça permettrait de ne plus céder à l’urgence de trouver un emploi d’esclave minable pour survivre et de trouver sa véritable voie, voir créer soi même quelque chose. Loyer ? Loisirs ?


  • #1474298

    Pour l’instant, ce "revenu universel" ressemble à un RSA+CMU généralisé.
    TOUS (et je dis bien TOUS) les intervenants bottent en touche quand il s’agit de parler des choses qui fâchent.

    Surtout le financement.
    Actuellement en France, ce sont majoritairement les travailleurs qui paient des impôts sur le revenu. Puisque les multinationales (comme Uber) payent ZERO euros d’impôts (ou très peu)...qui va financer quand le chômage sera généralisé ? Plus de travail = plus de salaire = plus d’impôts sur le revenu.

    La seule solution, c’est de taxer le chiffre d’affaire DIRECTEMENT sur les comptes des entreprises. Elles profitent des infrastructures du pays ? Elles payent.leur contribution.
    Elles ne veulent plus un seul être humain comme salarié ? Aucun problème...c’est leur chiffre d’affaire qui sera taxé. Pas le salaire des employés. Mais cela implique ZERO évasion fiscale...

    Actuellement, le revenu universel est une vaste blague de pseudo révolutionnaires qui ne veulent SURTOUT pas dire ce qui fâche "le Marché", le MEDEF et autres.
    C’est pour cela que les médias en parlent.

    Ce n’est pas un "accident" de censure des médias et des politiques.
    C’est de la traîtrise organisée pour créer un RSA+CMU généralisé, et se faire traire encore plus par les sociétés Uberisées d’esclaves "à leur compte" (quelle blague...on parle RSI ?).

    Soit, le salariat c’est fini. Mais ce n’est pas avec une évasion fiscale généralisée que l’on va améliorer la société d’une politique du "Tout le monde il est égaux, tout le monde il est dans le caniveau".

    Quand vous, les "revenus universel de base à vie", vous en prendrez DIRECTEMENT à ceux qui nous volent notre productivité, nous en reparlerons.
    Pour l’instant, vous balancez entre les "idiots utiles" et les "traîtres infiltrés".

    PS : Et je rejoins le précédent avis sur les frais médicaux exorbitants de Big Pharma qui ne paie pas ses impôts non plus. Aucun RSA+CMU généralisé ne fera l’affaire.
    D’où la montée du concept d’euthanasie...

     

    • #1474399

      J’aime beaucoup, vous posez de bonnes questions.
      Bon, je ne raisonne pas en "traitres" vs "idiots" mais je vois de bonnes interrogations dans votre message et je vais tâcher de suivre votre raisonnement.

      Vraies questions :

      1) Pourquoi dites vous que le salariat c’est fini ? J’ai peut être une lecture simpliste ; mais tant qu’une personne accepte de travailler pour une autre, n’y a t-il pas salariat ?

      2) Qu’appelez vous une société uberisée ? Là encore, j’ai peut être une lecture simpliste, mais si uber arrive à "se faire de l’argent sur le dos d’un esclave", pourquoi ledit esclave n’arriverait-il pas à gagner de l’argent en se mettant à son compte sans passer par uber ??

      3) Qui sont ces voleurs de productivité que vous identifiez ? Si un patron décide d’installer un robot ; considère t-on qu’il vole la productivité de son ex salarié ? Le patron qui décide de travailler 70h vole t-il le salarié qu’il aurait pu embaucher à 35h ? Qui vole la propriété de qui ?

      4) Si on considère que le manque d’argent vient de l’évasion fiscale qui va donc remplir les caisses d’autres pays, pourquoi ne ferions nous pas office de "paradis fiscal" pour remplir nos propres caisses ? (en gros : attirer l’investissement plutôt que mettre des barreaux bien solides pour l’empêcher de sortir)

      Remarque plus générale : on raisonne beaucoup le politique et le social à travers des lectures variées (lutte des classes, "ce qui est bien", etc.). Mais rarement on considère le côté démographique. Et là, nous avons un problème :
      - Années 50 : 1 travailleur pour 4 retraités, chômage faible
      - Aujourd’hui : 1 travailleur pour 1 retraité, 10% de chômage + dette
      Gouverner, c’est prévoir : visiblement on n’a pas assez "prévu" avant. Même si je tord les chiffres, je vois mal comment un modèle qui marchait avant peut marcher maintenant ?

      5) Juste une question de mots, mais le medef et le marché, ce n’est pas tout à fait la même chose. Le medef est un lobbie, et joue son intérêt sur notre dos (comme tous les lobbies). Le marché, s’il n’est pas truqué (par les lobbies justement) est neutre. Fâcher le medef a un sens ; fâcher le marché je ne vois pas trop ce que ça peut signifier ?

      NB : je sais que je représente ici "le pestiféré libéral", néanmoins si vous me répondez, s’il y a possibilité d’échanger entre adultes polis et non avec des noms d’oiseaux, ça sera plus agréable. Je ne prend personne de haut et peut me remettre en question, je cherche juste à comprendre.


    • #1474684

      Je crois que vous confondez chiffre d’affaire et bénéfices.

      Je vous rappelle que le chiffre d’affaire sert à payer les salaires, les charges sociales et les taxes. Cela dit ça ne serait pas la première fois qu’en France on invente les taxes sur les taxes.

      Après tout, la TVA c’est déjà une taxe de 20% sur le chiffre d’affaire. Si vous pensez que ce sont les entreprises qui la payent j’imagine que vous pensez que les taxes sur les vaches sont payées par les vaches ?


  • #1474599

    Moi personnellement cette mesure pourrait me sauver.

    J’ai une maladie non reconnue (maladie de Lyme) et je ne touche que les ASS, je n’ai droit à rien d’autre. Je suis pour le moment dans l’incapacité de travailler.

    Et le gouvernement par l’intermédiaire de pôle emploi me met la pression pour que je retrouve du boulot dans mon domaine. Travail que je ne pourrai pas du tout accomplir (ce qui m’a fait quitter mon dernier emploi). Mais ils s’en foutent, leur seul but c’est de virer les gens pour faire baisser les stats, parcequ’un type a fait cette promesse en l’air il y a 4 ans...

    Après il ne faut pas se leurrer, s’ils donnent 800 euros à tout le monde, cette somme ne vaudra plus grand chose. Mais au moins les gens dans ma situation n’auront plus une épée de Damoclès au dessus de la tête avec le risque de se retrouver sans ressources dépendamment du bon vouloir d’un conseiller incompétent de pôle emploi. (du style une femme qui sait à peine écrire français et qui me fait la morale parce que je ne travaille pas....)

    En tout cas, pour ceux qui veulent faire un retour à la nature, faites très attention, la nature peut être cruelle. Une morsure de tique ou de nymphe (quasi invisible) peut transformer la plus active des personnes en légume en quelques années voir avant selon ce que la tique injecte. (Borreliose, co-infections comme pyroplasmose, bartonellose, anaplasmose, erhlichiose, virus, etc...)
    Si vous êtes mordu, n’hésitez pas à prendre directement des antibios pendant 3/4 semaines. Doxy ou amoxicilline. En particulier en cas de symptômes grippaux. Et en absolue nécessité en présence d’un rash.

     

  • #1474606

    Ce revenu de base équivaut sous son aspect comptable à un endettement virtuel (devenant ensuite réel par pression sociale consécutive) de l’Etat envers son peuple pour une somme pharaonique : la masse monétaire à verser (jusqu’à leur mort) à tous les citoyens en vie ... avec impossibilité pratique de faire ensuite marche arrière, sinon c’est l’effondrement économique national.
    Ce revenu servira de base hypothécaire pour le crédit du bénéficiaire qui s’endettera pour consommer (maison/voiture/etc.) comme c’est le cas du travailleur sous CDI. Acculé par ses dettes, il devra finalement aller bosser pour des miettes de pain. Roulé dans la farine !
    Cette masse financière virtuelle, source de bulles spéculatives et d’inflation, va relancer au départ ... les organismes de crédit et les banques ... en créant un endettement virtuel colossal et définitif de l’Etat.
    Pour le monde de la finance, ce "revenu garanti" ne serait qu’un nouveau produit toxique. 2008 ne nous aurait ainsi pas suffi ? Serions-nous si naïfs ?
    Techniquement, légaliser ce revenu garanti équivaudrait pour l’Etat à signer (en une fois et pour toujours) une reconnaissance de dette pharaonique envers son peuple. Par le mécanisme du crédit, cette reconnaissance de dette serait ensuite transférée (en partie plus ou moins importante mais suicidaire à terme pour l’état) des citoyens vers les banques.
    Un tel revenu garanti devenu légal constituerait une reconnaissance de dette (énorme et pour toujours) de l’Etat envers le système bancaire. Le peuple, bénéficiaire du revenu promis par l’état mais enchaîné à vie par ses contrats de crédit, serait alors pris en otage entre ces deux institutions.
    Le gang de Palo Alto se montre séduit actuellement par l’idée.
    Ceci paraîtrait paradoxal pour des ultralibéraux mais une fois la magouille mise à jour, tout devient limpide !
    Joli cheval de Troie ultralibéral.
    Mais les aspects toxiques ne se limitent pas à cette approche comptable. Philosophiquement et humainement, ce revenu garanti constitue une montagne d’aberrations qui ne peuvent être ici développées.


  • #1474719

    Si on part de l’axiome " le capital ne valorise que se qui le valorise " alors il faut plutôt y voire un cadeaux empoisonné , un cheval de Troie . Données à tous les "inutiles" ( dans le sens inexploitable ) un capital justifiera l’abolition de toutes les aides sociales et en priorité la sécurité social .Les intouchables auront le "libre" choix : se nourrir , se loger ou se soigner .


  • Ce soit-disant "revenu universel" n’est qu’un pas de plus vers le super-état mondial.

    L’entreprise de domestication mondiale cherche à remplacer le CDI par le CDD, le propriétariat par le contrat de location, et les patrimoines par des "revenus".

    Votre patrimoine c’est votre émancipation, votre indépendance... votre revenu (salaire), c’est votre domestication, votre servitude. Votre revenu dépend d’une instance "supérieure".

    A la veille d’un effondrement bancaire et d’une saisie mondiale des patrimoines, on nous vend l’idée de "revenu universel". D’où viendra cet argent ? De vous !

    Remplacer nos patrimoines par des revenus, imposer une superstructure qui va saisir le patrimoine des gens pour le leur rendre, c’est un don et contre-don asymétrique créant artificiellement un rapport de domination entre le gouvernement et ses sujets devenus dépendants de ce nouveau "super-état papa", réduits à quémander et à rester dans les rangs.

    Comme disait Napoléon "La main qui donne est au dessus de la main qui reçoit".


  • #1476284

    Revenu garanti et patrimoine.
    Constituer un patrimoine avec des miettes de pain, autant construire la tour Eiffel en allumettes. Les promoteurs de ce lumineux revenu de base prennent vraiment les citoyens pour des François Pignon. Mais la farce ne s’arrête pas là. La magouille est bien plus grosse ! Révolution industrielle = besoin de main-d’œuvre = exode rural. Révolution numérique = fin du besoin de main-d’œuvre = exode urbain.
    Le film bobo « Demain » et Martine à la campagne, c’est pour ma petite sœur. La vidéo plus scientifique « Sans lendemain » (à voir et revoir sur Youtube), ça c’est la réalité. Le grand capitalisme spécule plus vite que son ombre. Il a déjà prévu l’exode urbain. Les petits propriétaires et le monde paysan sont expropriés à tour de bras et pour une bouchée de pain. La pression de l’agroalimentaire et du business des biocarburants prépare le plus grand vol de terres de l’Histoire, par les ultra-riches et les multinationales.
    Dans 10 ans, le peuple affamé retournera à la campagne pour y cultiver et se nourrir. Même le cyber-job (télétravail) s’exportera hors des zones urbaines ravagées par la misère et la violence. Gros problème du retour à la campagne, le capitalisme y sera passé avant : explosion des prix des terres cultivables. Personne ne pourra ni acheter un are de terre ni même louer une chambre avec cette niaiserie de revenu de base.

    Le revenu de base n’est qu’une carotte pour distraire les ânes. Pendant qu’on berce le peuple d’illusions puériles, le grand capital lui vole ses terres dans son dos. Quel cirque !
    Si vous voulez préparer un avenir à vos enfants, ne votez pas pour le revenu de base, achetez-leur plutôt des terres cultivables. Plutôt que de leur donner du vent, offrez-leur la France, celle que le grand capital essaie de vous voler.


  • #1476744

    La promotion de cette lubie de revenu universel n’étonne pas de la part d’un spécialiste des assurances. Jouer sur la peur des citoyens, tout un art !
    Ceci constitue l’antithèse la plus radicale de toute civilisation.

    Le héros civilisateur affronte la peur, le danger et la souffrance avec courage pour mener son peuple vers la civilisation.

    Le mendiant de l’allocation universelle serait plutôt un pleutre, un chantre de la décadence. Il craint viscéralement la souffrance, le manque et l’insécurité. Un consommateur passif et avide, inapte au stoïcisme et réfractaire à tout danger inhérent à l’action.
    Son idéal : s’asseoir à son ordi et jouer à Sims puis vérifier si l’état providence lui a versé son alloc pour se commander une pizza. Son mode de vie : l’obsession du virtuel ; déconnection absolue du réel, source de souffrance existentielle pour lui insupportable. Sa religion : toute forme de Prozac, la philo-bonheur, les illusions méditatives importées d’Orient (où le totalitarisme se porte bien), le bouddhisme populaire, le new age et tous les opiums possibles.
    Du pain béni pour l’assureur, l’organisme de crédit et le banquier ... et le Nouvel Ordre Mondial visant l’ovinisation des peuples.

    La classe moyenne traitée à dose mensuelle d’opium comptable s’endormira dans son cocon douillet (au départ !), se coupera de toute confrontation politique assumée au réel, deviendra peureuse et frileuse comme elle en prend déjà la voie grâce à la mode bobo aseptisée (le rinçage de cervelle du film « Demain » et toute cette confiserie naïve et soporifique inspirée de la maison en sucreries de la sorcière du conte d’Hansel et Gretel).
    On pourra alors lui arracher sans résistance tous les droits sociaux acquis par un siècle de lutte sociale ainsi que tout patrimoine mobilier ou immobilier. Le retour à un état de servage bien antérieur à la révolution industrielle, voire même inédit car le serf était économiquement nécessaire.
    Elle sera remplacée par la cybernétique et moisira dans d’immenses bidonvilles car la spéculation immobilière lui interdira même l’accès aux terres cultivables.

    Un enfant de six ans qui connait la sorcière du conte ne se laisserait même pas berner par ce grossier sucre d’orge.

    Du populisme à trois sous ! Pour sûr, pour l’allocataire, « trois sous, c’est pas cher » ...


  • #1477251

    La domestication sociale par la technique éculée de la carotte et du bâton, version numérique.
    Le bâton : menace d’exclusion sociale par la cybernétisation du travail.
    La carotte : le revenu universel.

    Les politiciens véreux n’ont pas tort de tenter le coup.
    Plus c’est idiot, plus ça passe.
    Alors pourquoi pas ?

    Il suffit de compter les cinq étoiles jaunes du vote en tête d’article pour mesurer la propension du mouton à se faire tondre.
    La laine ne sera pas chère cette année !


  • #1477450

    Le treizième travail d’Hercule : le revenu de base.
    Cherchez l’erreur !
    C’est cela la décadence.
    Quand les comptables se mêlent de politique, c’est le début de la fin ...


  • #1479016

    Les défenseurs du revenu de base commettent déjà 2 erreurs récurrentes dans leurs théories.
    1. L’économie n’est pas statique mais dynamique : la comptabilité annuelle omet la spéculation et les bulles par injection subite d’une masse virtuelle de 10 fois le PIB ! Les calculs présentés sont non valides car toujours à terme annuel.
    2. Après cybernétisation du travail (dans une dizaine d’années), le temps libre générera de l’activité numérique qui créera peu de PIB (supposé financer l’alloc !). Pour rappel, la Silicon Valley n’est pas dans le Vercors. Pourquoi la bande de Palo Alto fait-elle la promo du revenu de base ? Au lieu de bosser dans une boîte française, on bossera gratos chez nous ... pour Google.

    Ces gentils américains (comme les cowboys d’Hollywood) ne nous voudraient que du bien ?
    Raymond Kurzweil, mentor chez Google et conseiller de l’armée US, est le pape de la religion transhumaniste : ces braves philanthropes ne projettent pas seulement de remplacer les travailleurs par la cybernétique mais simplement les humains par des cyborgs.

    Ah ! Ce cher oncle Sam qui ne veut que (prendre) « notre bien » mais qui développe surtout la cybernétique à des fins de stratégie économique et militaire. Et la surveillance de la NSA, un baby phone pour être sûr que l’on fait de beaux rêves ?

    Les lobbies de la Silicon Valley veulent soumettre l’Europe au business numérique californien.
    Les banques US (Goldman Sachs) veulent asservir les états européens par le revenu universel et le crédit.
    Les fanatiques transhumanistes californiens (leur temple est Palo Alto) veulent remplacer les européens par des cyborgs.

    Le gouvernement français investit-il par réaction dans une Silicon Valley nationale pour produire du PIB français à domicile dans 10 ans ?
    Non ... Il prêche le revenu de base pour alimenter l’économie US.
    Quelle farce !


  • #1482436

    Un Suisse sur cinq vote pour le Revenu Inconditionnel de Base.
    Cette mesure, qu’il faudra tôt ou tard mettre en œuvre, est indispensable face au chômage provoqué par la robotisation.
    Ainsi libérés de leurs tourments quotidiens, les citoyens se lanceront plus facilement dans l’entrepreneuriat et s’investiront plus dans la vie de la cité.
    Il s’agit aussi de retribuer les personnes qui prennent soin de leurs parents et/ou de leurs enfants, ainsi que ceux qui exercent du bénévolat.
    http://revenudebase.info/


  • #1483992

    Revenu « universel » ou luxe national de pays colonisateur capitaliste

    Le niveau de vie français tient sa position privilégiée en haut de la pyramide capitaliste planétaire comme résultat peu éthique d’un lourd passé colonial.
    Il n’est pas extrapolable à l’Humanité entière sans précipiter un désastre écologique global.

    Il est généralement admis par la communauté scientifique qu’étendre notre niveau de vie de pays riche à l’ensemble de la population planétaire demanderait de multiplier les ressources naturelles à une réserve équivalant à 5 fois la planète Terre.

    Donc si nous voulons que ce revenu soit « universel » et non un privilège national de pays riche (à défendre militairement), il faudra diminuer notre niveau de vie jusqu’à un cinquième de notre niveau actuel.
    Ceci correspond à un pouvoir d’achat d’environ 300 euros par mois.

    Toute allocation de base dépassant ce quota de 300 euros ne peut prétendre au label « universel ».

    Sinon, soit elle sera limitée à notre nation privilégiée de pays capitaliste colonisateur ou alors cela détruira la planète.

    Bon, maintenant, si on cessait de lâcher à tout vent de puériles utopies et si on envisageait l’avenir en adultes responsable ?
    Non ?

    Cela commence à bien faire l’économie politique de Bisounours !


  • #1484602

    Un peu de stratégie politique ...

    Le revenu de base est la manière la plus lâche et inefficace pour (ne pas) affronter le réel fléau social contemporain :
    la numérisation à outrance organisée par les lobbies US de Palo Alto, financés par Goldman Sachs.

    La stratégie impérialiste américaine.
    1. Le bâton : précarisation du travail par les outils informatiques, les applications numériques pour promouvoir l’ubérisation des services et la cybernétique pour détruire les emplois en entreprise.
    2. La carotte : proposer à la masse paniquée par cette déstructuration savamment organisée du monde du travail un bricolage comptable qui ressemble de loin à une bouée de secours mais qui constitue en réalité un piège de la finance US qui va saborder les états européens tout en remplissant les poches de Goldman Sachs, Google et de la mafia ultralibérale américaine.
    C’est tellement gros, qu’il faut être aveugle pour ne pas le voir !

    Quelle réaction citoyenne nationale et européenne politiquement pertinente pour répondre à cette attaque impérialiste agressive des lobbies US ?

    Lutter farouchement :
    1. pour établir au plus vite une législation européenne qui défende le travail humain - lequel n’est pas une tare (sauf dans certaines tâches abrutissantes) mais un facteur de valorisation de la personne et d’intégration sociale - contre les lobbies numériques destructeurs de Palo Alto ;
    2. contre les utopies qui détournent l’attention des citoyens de la lutte politique responsable ;
    3. pour dénoncer le lobbying agressif des mafias financières et numériques américaines ;
    4. pour dénoncer les magouilles en coulisses de ces lobbies avec les instances européennes (internationales et nationales) et qui cherchent à forcer des accords anti-citoyens pour dérouler le tapis rouge à leur ultralibéralisme sauvage ;
    5. pour développer une Silicon Valley européenne afin d’assurer notre autonomie stratégique (les données de la gestion économique et politique sont contrôlées par des géants américains comme Google) et endiguer la fuite des capitaux vers les multinationales et banques américaines (qui gèrent le business numérique européen et en récoltent les bénéfices).

    Voilà quelques points d’un programme de citoyens français responsables.

    C’est un tout petit peu moins débile que cette lubie puérile de revenu de base !


  • #1484635

    Un cinquième de petit suisse, ça ne nourrit pas son homme ! :-)

    En interprétant les chiffres de cette récente gifle suisse de manière non mathématique et ostensiblement partiale, ses adeptes décrédibilisent leurs éventuelles aptitudes à gérer intelligemment des données économiques.

    Le référendum ne présente nullement une proportion d’un cinquième de votants comme favorable à l’allocation mais comme simplement prête à participer à un test gratuit qui n’engage à rien la société sur le long terme.

    Une interprétation plus objective serait alors celle-ci : quatre cinquièmes de la population ont déjà leur idée définitive sur la nullité du projet et ne veulent même pas qu’un test gratuit soit pratiqué !
    Quant aux votants du cinquième résiduel, soit ils n’ont pas d’avis définitif avant le test, soit ils s’en foutent ... et finalement le maigre pourcentage restant (les seuls chômeurs en fin de droit ?) serait favorable à l’allocation.

    Ceci ne constitue alors en rien une demi-victoire mais bien une cuisante défaite.

    Conclusions :
    1. Les cours de math ne sont pas superflus en économie.
    2. L’abus de psychotropes nuit gravement à la compréhension de la réalité.


  • #1486826

    Revenu de base et corruption politique et/ou incompétence

    Au vu de cette stratégie de la carotte et du bâton mise en œuvre par les lobbies ultralibéraux US et les mafias financières et numériques de Palo Alto, il devient alors intéressant d’analyser le discours des politiciens français pour y déceler éventuellement les symptômes d’une soumission tacite et lâche à ces lobbies « maffieux » (voir l’espionnage sordide de la NSA et des micro-drones, pour les candides qui en douteraient encore).

    Lorsqu’un politicien fait ostensiblement la promotion, face au citoyen français ou européen, de ce gros « piège à gogos » que constitue ce bricolage comptable politiquement suicidaire pour l’état et le peuple, il ne présente à l’analyse critique que trois interprétations possibles :
    1. soit il est viscéralement corrompu par les lobbies américains et moralement indigne de représenter les citoyens qui l’ont élu ;
    2. soit son incompétence est patente quant à sa compréhension stratégique internationale et à son aptitude à s’entourer de collaborateurs fiables ; ceci le rend tout aussi indigne mais techniquement ;
    3. soit il cumule ces deux tares et se montre alors indigne, moralement et techniquement, d’accéder à des responsabilités politiques.
    Quelle que soit la raison de cette dérive politique manifeste (morale et/ou technique), les citoyens français ne peuvent continuer à faire aveuglément confiance à des élus qui bradent la France aux lobbies américains.

    Mittal a déjà démantelé la sidérurgie européenne en vénérant un dieu hindou de la prospérité et en laissant Goldman Sachs le mener par le bout du nez.
    Lloyd Blanckfein affirme accomplir « l’œuvre de dieu » et la devise des pères maçons bâtisseurs de la nation américaine était aussi « In god we trust » !

    Sommes-nous certains d’adorer en France le même dieu que Goldman Sachs ?


  • #1489217

    Pourquoi l’histoire de l’économie a-t-elle inventé puis développer la monnaie ?
    Car à l’époque, il n’y avait pas l’informatique mais il y avait des penseurs.

    Pourquoi s’obstine-t-on aujourd’hui à gérer l’économie avec un outil aussi archaïque que la monnaie ?
    Car de nos jours, nous avons l’informatique mais il n’y a plus de penseurs !


  • #1492775

    Le mouvement « citoyen » MFRB (mouvement français pour le revenu de base) pris en flagrant délit de pensée unique !

    Le site du MFRB vient de mettre en place un mécanisme de modération ; à ceci rien d’anormal.

    Ce qui est plus problématique pour une démarche qui se présente ostensiblement comme un mouvement citoyen français :
    le site vient de pratiquer une censure radicale et rétroactive de l’ensemble des commentaires critiques que j’y avais préalablement postés en réponse à divers articles !

    Cette idéologie à tendance sectaire ne supporte de toute évidence pas la contradiction.

    Plus la moindre ligne des multiples objections que j’avais présentées à leur propagande libertarienne inspirée de l’idéologie ultralibérale américaine n’apparait plus désormais sur leur site.

    Voici donc le beau totalitarisme made in USA qui se cache derrière cette inquiétante vague actuelle de propagande tout azimut du « revenu de base ».
    Comme Uber, financé par Goldman Sachs (1,6 milliards l’an dernier), l’idéologie du « revenu de base » est en réalité un cheval de Troie américain dont l’objectif premier est manifestement de saper toute législation sociale européenne.

    Méfiez-vous de ces lobbies aux pattes blanches, ils ne sont citoyens qu’en apparence.
    Des loups déguisés en moutons.

    Vigilance !


  • #1493343

    Dégelée magistrale du projet de Revenu de Base en Suisse : les chiffres officiels.

    Une petite moitié (46%) des Suisses a participé à la votation. Moins du quart (23 %) de cette moitié a voté pour.
    Ce qui ne fait en réalité qu’un minuscule huitième (le quart de la moitié) de la population suisse en faveur de cette lubie.
    Conclusion : la gifle magistrale !

    Récapitulons sans faire mentir les chiffres.
    . 54 % de la population considère que cette théorie pseudoscientifique d’économie de bazar n’a aucune crédibilité et ne prend même pas la peine de voter pour une telle fumisterie.

    . 35 % de la population (77% des 46% votant) marque même clairement son opposition à ces absurdités et signifie ainsi que l’économie nationale n’est pas une farce d’adolescents.

    . seuls 11 % restant (23% des 46% votant), soit une part insignifiante, se prononce pour cette farce de revenu de base.
    Voilà donc les chiffres réels !

    Parmi ces 11 %, on retire les jeunes sensibles aux modes et qui s’y opposeront dans 5 ans et les « oisifs volontaires » au revenu inférieur ou sans.

    Reste alors une maigre poignée d’originaux favorables à cette utopie.
    Comme les sectes, ils nient la réalité et se persuadent d’avoir remporté une victoire. Une nouvelle religion en prise au délire d’interprétation.

    Pour un dogme religieux, peu importe l’interprétation loufoque des chiffres, le message est ailleurs.
    Mais ici, cela discrédite radicalement le mouvement émanant de prétendus spécialistes en économie. Leur dogme est supposé reposer sur des bases mathématiques solides. En fait, ces adeptes du revenu de base ne maîtrisent pas la lecture des chiffres. Des farceurs ou des manipulateurs.

    Conclusions :
    . 1/10 à peine des suisses a voté en faveur de cette nouvelle religion,
    . ce dogme supposé relever des sciences économiques n’est pas crédible : ses adeptes sont inaptes à lire des chiffres,
    . ce mouvement qui se présente comme citoyen se montre réfractaire à considérer l’avis de la population, clairement exprimé par vote, et s’engage dans un prosélytisme sectaire,
    . il pratique un lobbying politique irrationnel : malgré la dégelée suisse du 5 juin, les adeptes sont allés malgré tout vendre leurs salades à une mission d’information du Sénat français, le 9 juin,
    . la démocratie nationale est menacée par cette dérive sectaire (au service de lobbies douteux).


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