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Les Juifs et la vie économique

« On peut résumer dans une seule proposition l’importance historique des Juifs, et plus particulièrement le rôle qu’ils ont joué dans la vie économique, en disant : il s’agit d’un peuple oriental égaré parmi des peuples du Nord et ayant associé ses efforts aux efforts de ceux-ci pour créer une nouvelle civilisation. On prétend (et cette hypothèse, très vraisemblable, est à la fois ingénieuse et séduisante) que les civilisations de l’Antiquité classique, plus particulièrement la civilisation grecque, et celle de la Renaissance italienne ont résultées de l’union de peuples du Nord, émigrés en Grèce et en Italie, avec les populations autochtones de ces pays.

Mais ceci n’est qu’une hypothèse. Ce qui, au contraire, est un fait bien établi, c’est que la civilisation dite capitaliste de notre époque doit son empreinte particulière au concours que les Juifs, peuple du Sud, échoué dans des pays du Nord, ont prêté aux habitants autochtones de ces pays. Et pour définir la part qui, dans l’œuvre commune, revient aux uns et aux autres, nous pourrions dire que ce sont les grandes aptitudes commerciales des Juifs et les aptitudes scientifiques et techniques, non moins grandes, semble-t-il, des peuples du Nord, plus particulièrement des Germains, qui, par leur association, ont engendré cette curieuse floraison de la civilisation capitaliste. »

Werner Sombart (1863-1941), sociologue allemand, étudia principalement l’histoire du système économique moderne, notamment dans son ouvrage majeur Le Capitalisme moderne (1902). Très célèbre à son époque en Allemagne (bien plus que son compatriote Max Weber), où il fut professeur à l’université de Berlin à partir de 1917, Sombart est l’un des grands oubliés de la sociologie moderne.

Au début du XXe siècle, l’Occident vit à l’ère de l’hyper-industrialisation. Les hommes sont fascinés par le progrès technique et la puissance industrielle, ainsi que par l’accroissement exponentiel de la complexité économique. La prise de pouvoir des banques par la manipulation du crédit et de la monnaie, mais aussi l’effervescence scientifique et militaire générant de nombreuses ouvertures de marchés ont développé et imposé le capitalisme comme système dominant. Dans ce monde nouveau filant tout droit vers la Première Guerre mondiale, les États-Unis apparaissent comme la nouvelle puissance en devenir.

En 1904, Max Weber, sociologue allemand, publie L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, essai dans lequel il tente d’expliquer l’émergence de ce nouveau système économique. Selon lui, au cours des derniers siècles, les pays occidentaux auraient trouvé dans les valeurs du protestantisme puritain (ascèse, piété, vocation) une nouvelle vision du monde propre à l’activité capitalistique.

Quelques années plus tard, en 1911, un autre Allemand, Werner Sombart, répond à Weber en publiant Les Juifs et la vie économique. Au fond, Sombart est d’accord avec Weber : les valeurs du puritanisme et le mode de vie qu’il génère ont favorisé l’émergence du capitalisme. À ceci près que pour Sombart, « le puritanisme n’est que du judaïsme »...

Les Juifs et la vie économique constitue une étude des valeurs du judaïsme et de toutes leurs conséquences sur la formation d’une vision du monde proprement capitalistique. Sombart analyse les fondements de l’économie moderne plusieurs siècles en amont et dans plusieurs pays occidentaux, s’attardant particulièrement sur l’apparition du système bancaire et monétaire, et relie ces développement historiques aux caractéristiques spécifiques de la vie des juifs en Europe et aux États-Unis. N’hésitant pas à incorporer dans ses analyses les textes religieux eux-mêmes, y compris le Talmud, ou bien l’attitude des juifs vis-à-vis des étrangers, ou bien encore la délicate problématique raciale, Sombart nous livre une étude magistrale et complète des origines juives du capitalisme.

Il n’est pas étonnant que le livre de Weber soit passé à la postérité dans la sociologie « officielle » quand celui de Sombart sombrait dans les oubliettes de l’histoire. À l’heure de la pensée unique où, en France au moins, toute mise en lumière du rôle des juifs dans l’histoire se solde automatiquement par une accusation d’antisémitisme, ce texte, écrit à une époque d’une certaine hauteur intellectuelle, est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

 

 

La présentation du livre par Alain Soral :

 

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Article ancien.
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1 Commentaire

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  • #1112753
    le 06/02/2015 par awrassi
    Les Juifs et la vie économique

    Moi je prétends que le capitalisme est né avec le développement et l’acceptation de l’usure ... Les juifs - non les israélites - l’ont pratiquée et continuent de le faire sans crainte de Dieu. Sinon, ils ne sont pas plus doués pour le commerce que moi. L’Histoire ne donne aucune preuve de leurs épopées commerciales, comme elle le fait des Phéniciens, des Grecs, des Arabes, par exemple !