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Lettre ouverte aux Bonnets rouges

Par Serge Ayoub

La crise a rattrapé la Bretagne. La riche Armorique connaît à son tour la pression des marchés internationaux et les effets du dumping social. Par-dessus cette précarisation économique, il a fallu que la gauche, qui gouverne aussi bien qu’un capitaine de paquebot aveugle au milieu d’une forêt d’icebergs, rajoute l’écotaxe. De l’iceberg, c’est la face émergée, le symbole d’une gouvernance économique antipopulaire, anti-française, et suicidaire. Jadis la gauche luttait contre la violence du capitalisme. Elle s’est ensuite contentée d’en atténuer les effets, puis s’est résignée à s’excuser de ne pouvoir le faire, sous Mitterrand et Jospin. Aujourd’hui, tout au contraire elle accentue cette violence, et espère s’en sortir en souriant bêtement. L’écotaxe est à l’image de nos socialistes : une stupidité et une honte.

Celle-ci découle initialement du principe de la taxation du réseau routier secondaire dans une perspective écologique. De prime abord il est difficile de concevoir qu’une taxe puisse être écologique, mais les gouvernements successifs de la France n’ont trouvé que cette option pour renflouer les caisses de l’État chroniquement vides. Pour se faire ils réclament toujours plus aux mêmes, les travailleurs français, au point d’épuiser encore davantage leur base fiscale.

Cette nouvelle taxe, officiellement, à pour premier objectif de « responsabiliser » les Français en les incitant par le porte-monnaie à moins se servir de leurs véhicules polluants. De plus l’écotaxe devrait financer l’entretien et le développement du réseau routier. Elle devrait encourager l’usage de transports alternatifs via les réseaux ferroviaires et fluviaux nationaux pour substituer au « tout camion » qui règne en France l’instauration d’autoroutes ferroviaires et fluviales. Malheureusement, ce projet généreux qui veut réduire le taux de pollution et la facture énergétique de la France se heurte au principe de réalité. En effet, il paraît difficile techniquement de demander à un transporteur routier de déposer son camion sur un wagon plat et d’engager un autre camionneur à la réception ou de payer le billet au premier pour suivre son camion. Les coûts seraient plus élevés, et malgré la réduction de la facture énergétique, les habitudes actuelles semblent réticentes à ce projet.

Plus que les belles et grandes déclarations d’intentions qui cachent mal l’alourdissement de la fiscalité sur les transporteurs et les producteurs, il faut saisir l’impact de cette taxe sur la France et les Français.

Tout d’abord il s’agit d’un double mensonge fait à nos concitoyens. En effet, les impôts et le Service des ponts et chaussées (la DDE) sont déjà destinés à payer et à entretenir nos routes. Cela fonctionne depuis toujours plutôt bien, et de ce point de vue l’écotaxe apparaît comme un impôt-doublon imposé aux professionnels. Ensuite, contrairement à ce que les Français croient, ce doublon ne sera pas assumé uniquement par les transporteurs et les producteurs. Il est évident que cette nouvelle taxe sera inévitablement répercutée sur le consommateur dans le prix de revient des marchandises. C’est une taxe qui coûtera de toute manière une fortune aux entreprises, à cause des multiples passages sous les fameux portiques qui augmenteront d’autant la facture à régler pour les consommateurs que nous sommes. Le doublon est même un « triplon » ! Lorsque l’on pénètre un peu plus les raisons financières de cette écotaxe, c’est-à-dire l’entretien et le développement du réseau routier, on s’aperçoit que les péages des autoroutes et les taxes sur le carburant remplissent également cette fonction. Il s’agit donc ouvertement d’une surtaxe sur des taxes ! De surcroît, cette taxe carbone nouvelle version se rajoute aux 80 nouvelles taxes et sur-taxations créées en 18 mois par le gouvernement Hollande. On comprend mieux l’énervement des contribuables qui assimilent en une même « pompe à fric » cette écotaxe et les radars.

Fait révélateur de cette fronde antifiscale, et encore plus inquiétant pour notre gouvernement, les agences de notations ont récemment pris en compte ce phénomène de ras-le-bol des Français, considérés jusqu’à ce jour comme d’excellents payeurs d’impôts, en dégradant la note du pays AA+ à AA. Ce qui signifie que le malaise français est palpable jusque de l’autre côté de l’Atlantique. L’incompréhension et l’écœurement pour nos concitoyens sont d’autant plus vifs que cette écotaxe est perçue par une société privée, étrangère de surcroît, qui empoche 20% de cette taxe pour son propre compte. On comprend que les révoltés de Bretagne aient choisi le nom de Bonnets rouges, car ce système de perception privée des impôts nous replonge des siècles en arrière, sous l’Ancien régime et le règne des fermiers généraux honnis. Ancien régime est un mot bien choisi car il ne faut pas se leurrer, le système de perception par portique va s’étendre rapidement à l’entrée des grandes villes où tous les véhicules, professionnels et privés, seront soumis à un octroi, un péage. Puis, dès que la pilule sera avalée, le régime se déploiera sur tout le territoire et les Français devront systématiquement payer pour se déplacer. Ce jour-là, notre pays sera sous surveillance totale et tous seront tracés par les cartes de crédits, réseaux sociaux, Smartphones, GPS, et maintenant ces portiques vidéo.

Voilà donc toutes les bonnes raisons de refuser cette écotaxe et de soutenir la lutte des Bonnets rouges.

Mais s’il est important de soutenir, il est surtout urgent de proposer. Nos Bonnets rouges, assez forts par eux-mêmes, n’ont pas besoin de soutiens extérieurs mais de solutions pour arrêter ce conflit. Aussi inique que soit cette taxe, il est néanmoins évident que le gouvernement ne lâchera rien qu’il ne pourrait récupérer ailleurs, autrement, car il est aux abois et cherche de l’argent partout où sa récolte ne gène pas les intérêts des grands groupes qui ont financé son élection. Il serait bon de rappeler à l’UMPS qu’il est responsable de cet état lamentable de nos finances. En ce qui concerne le réseau routier, ce sont notamment Jospin et Fillon qui l’ont bradé aux grands groupes comme Vinci, Eiffage et Albertis. Ce sont eux qui ont vendus pour une misère les autoroutes que les Français avaient payées de leurs poches.

Il est temps de prendre des mesures de salut public et d’intérêt général. Il faut renationaliser les autoroutes françaises, d’abord parce qu’elles appartiennent aux Français qui les ont financées, ensuite parce qu’il est inadmissible que des intérêts privés s’arrogent le pouvoir de contrôler les moyens de communications nationaux. Surtout, les autoroutes ont institué un péage dans le cadre de l’entretien et du développement de ce réseau. Les milliards de bénéfices engendrés seraient donc les bienvenus dans les caisses de l’État plus que dans celles des actionnaires. Au lieu de taxer le réseau secondaire, il faut redistribuer les revenus des autoroutes. C’est là que le terme de solidarité prendrait tout son sens, en l’appliquant aux grands groupes et pas seulement aux petites gens. Je ne parle pas d’une expropriation mais d’une réappropriation. Étrangement, Ayrault, premier ministre, décide au même moment de prolonger d’encore trois ans les concessions d’autoroutes à ces organismes privés alors que leurs bénéfices seraient estimés à plus de dix milliards par an. On est en droit de se demander pour qui travaille Ayrault. En faisant un pont d’or au grand capital, il roule sur l’autoroute de la colère du peuple qui travaille.

Mais le point de fixation qu’est l’écotaxe ne doit pas cacher les raisons du désarroi breton et du malaise national. La Bretagne allait déjà mal avant cette mauvaise idée. La composition des bonnets rouges est révélatrice de l’ampleur de la crise. Des pêcheurs, des ouvriers, des entrepreneurs, des artisans, des commerçants, des producteurs et des agriculteurs. C’est cette foule hétéroclite et « contradictoire » pour Mélenchon qui lui fait déclarer avec mépris qu’à Quimper « les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres ». Le chef du Front de gauche est d’une mauvaise foi qui dépasse le supportable. Il ne comprend pas (ou fait semblant de ne pas comprendre) que la lutte des classes a évolué depuis la fin du XIXème siècle, et que les petits patrons sont tout aussi précarisés que leurs employés par l’exploitation du capitalisme global. En Bretagne s’opère une autre solidarité que l’hermétique et obsolète communauté de classe, comprise au sens stricte. Ces nouvelles solidarités privilégient l’humain et son environnement régional, et transgressent les lois du marché international. Ces Bretons veulent travailler chez eux, avec leurs familles, leurs habitudes et refusent de se délocaliser comme leurs entreprises, d’être aussi flexibles que les cours de la bourse et aussi mobiles que les marchandises.

Mais à cette revendication populaire qui unit petits patrons et ouvriers dans une défense de leur identité commune de travailleurs, de Bretons et de Français, il faut en ajouter d’autres, plus strictement économiques. En effet Bruxelles, Paris, les banques et les marchés ont demandé des investissements considérables ces dernières années aux producteurs et éleveurs de Bretagne comme à ceux de toute la France. Traçabilité, modernisation, conditions moins stressantes et meilleure alimentation pour les animaux ont coûté une fortune aux éleveurs français. Pour pouvoir suivre, ceux-ci ont dû emprunter massivement. Les banques ont accepté parce que les contrats pris avec les grands groupes industriels garantissaient la vente totale de la production. C’est une réalité économique : les éleveurs français ont souvent un seul client, un grand groupe industriel qui fournit la marchandise, les œufs fécondés, les poussins, qui sortent tout droit de leurs usines ou coqs et poules se reproduisent. Les éleveurs français sont donc complètement dépendants de leur unique client.

Simultanément la pression de la concurrence étrangère et européenne s’est accrue sur le marché national. Par exemple, de manière tout à fait légale, l’Allemagne importait des poulets élevés en Europe de l’Est. Les poulets de ces élevages aux conditions d’exploitation plus que douteuses, sans contrôle ni traçabilité, étaient vendus en Europe à des prix défiant toute concurrence. Ainsi, aujourd’hui nous avons peut-être dans nos assiettes un poulet élevé à Tchernobyl… Une fois en Allemagne ils sont transformés dans des abattoirs où des employés qualifiés se voient payer des salaires inférieurs à 400€ par mois. Pour terminer la production est acheminée en France par des transporteurs qui contrairement à nous ne connaissent ni Smic, ni 35 heures, ni charges sociales. Ultime coup de grâce : l’inégale taxation des carburants qui renforce encore l’effet dumping dont ces pays bénéficient.

La conséquence de cette concurrence faussée et que le marché national de Rungis n’a aucune raison de se fournir en France. Les grands groupes qui fournissent la production à nos éleveurs n’y trouvent plus le moindre intérêt et rompent tout partenariat avec eux. Les éleveurs français n’ont, comme je l’ai écrit plus haut, souvent qu’un seul client, ce grand groupe, et si celui-ci les lâche, ces éleveurs ne peuvent plus payer leurs crédits et se retrouvent en cessation de paiement. Il en est de même pour la filière porcine, céréalière et pour la pêche.

Pour cette dernière, la solution ne peut venir que d’une véritable volonté politique nationale et européenne. Il faut, lorsque le marché est en situation de surpêche, interdire l’achat de production étrangère qui inonde le marché et dilue les prix. C’est cette situation de monopole qu’ont instituée les grands groupes de distribution que l’on doit briser. Il faut une loi antitrust à la française. Quoiqu’il en soit se contenter de détaxer le gasoil comme le fait le gouvernement ne saurait suffire. Il faut structurer un réseau de petits et moyens producteurs, recréer un réseau de distribution alternatif, de véritables centrales d’achats indépendantes, et aider le commerce indépendant qui pourra se fournir sur ce second marché.

D’une manière générale, pour lutter contre cette concurrence déloyale qui détruit nos entreprises et nos emplois, nous proposons de créer au niveau européen une taxe sociale sur les produits de provenance extra-européenne. Cette taxe prendra en compte toutes nos exigences en matière de production et de qualité. Au niveau national il faut réorganiser notre marché avec un différentiel par estampillage d’un label made in France véritable qui garantisse et encadre la production, l’élevage, l’abattage et la transformation. Ce label fixera les normes françaises de production et de traçabilité et s’appuiera sur une charte qui tiendra compte des obligations qui sont imposées à nos entrepreneurs et éleveurs. Cette charte de qualité devra à terme se généraliser sur toute l’Europe et deviendra l’étalon de la taxe sociale instaurée à l’entrée de notre espace européen.

Pour terminer et donner un second souffle aux petits et moyens producteurs de l’agriculture, de la pêche ou de l’élevage, il sera institué des coopératives de production et de distribution des Indépendants sous contrôle de l’État. Utopie, me direz-vous ? Non, ce n’est que la reformation de l’ancien marché national avant qu’il ne soit dévoyé par les grands groupes industriels mondiaux. Mieux, ce grand projet prend en compte ce qui a fait la fortune de la France, les coopératives de productions agricoles et de distribution. Ironie de l’histoire, ce sont celles-ci, victimes de leurs succès, qui furent rachetées par les grands groupes. L’éthique initiale de l’esprit des coopératives se vit détournée vers une logique de profit maximum.

Ce que nous voulons, nous solidaristes, c’est l’instauration d’un marché français équitable pour le producteur comme pour le consommateur. Ce second marché n’exclura pas le premier, bien au contraire il en ouvrira un nouveau, il permettra aux consommateurs un choix différent, responsable. Quel libéral pourra nous accuser de bafouer le principe de la concurrence, puisque ce projet la renforce ! L’arbitrage de l’État garantira le respect des grands principes défendus par ce second marché. Stratégiquement et de manière planifiée, il investira vers les différents secteurs de ce marché pour lui permettre de s’épanouir. C’est tout le contraire de cette fuite en avant fiscale qu’on veut nous faire passer pour une politique de redressement national. Pour accomplir cet effort, il ne faut pas se contenter de changer les hommes, il faut aussi de nouvelles règles. Ces règles, je les ai décrites : coopération, libre concurrence maîtrisée et un État capable d’assumer son rôle d’arbitre. Ces règles ont un principe : l’esprit de solidarité nationale.

Serge Ayoub

Retrouvez Serge Ayoub et les Bonnets rouges sur Kontre Kulture :

 



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33 Commentaires

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  • #609375
    le 29/11/2013 par Mojo Risin
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    J’ai apprécié ce texte qui propose des idées sur la base d’un constat détaillé. Serge, loin des clichés médiatiques, ne fracasse pas les crânes, il s’adresse à ce qu’il y a à l’intérieur. Oï dinstingués, monsieur Ayoub.

     

    • #609905
      le 30/11/2013 par le p’tit belge
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      il ne fracasse PLUS les crânes serait plus juste , il a bien changé (en bien) depuis ses vingt ans
      plus rien à voir avec le batskin que j’ai connu
      respect à toi serge


    • #610694
      le 30/11/2013 par Mojo Risin
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      De toute façon qui n’a pas eu vingt ans et vécu l"aventure d’être jeune dans ce monde ? Souvenirs d’un festival à Montauban. Beaucoup de skins dans le public. Grosse baston mais j’ai pas baissé mon froc. Deux dents dévitalisées. Si je passe à Paris et que Ayoub ouvre un nouveau local, j’irai discuter avec lui.
      Concernant son article, j’ai aussi apprécié un angle que les médias ne traitent jamais : le flicage intégral par l’informatique. Il est clair que si ces portiques passent tout passera. J’avais rencontré un ingénieur il y a quelques années qui avait travaillé sur un projet ancêtre de cette technologie. Le matos avait d’abord été testé longuement au qatar et dans les émirats. Aujourd’hui le Qatar, demain le monde ?


  • #609471
    le 29/11/2013 par lecomtedeparis
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Je crois qu’il faudra compter sur Serge Ayoub ... qui malgré son passé un p’tit peu sulfureux (il était jeune et je pense qu’en face, les autres n’étaient pas des tendres non plus) est quelqu’un de profondément humain et d’intelligent.

     

    • #609603
      le 30/11/2013 par firestome
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      Je suis complètement d’accord avec toi ! d’ailleurs ce serai bien dans l’esprit d’E&R d’organiser certaines conférences avec Serge.


  • #609474
    le 29/11/2013 par Tonton Christobal
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Bien documenté et expliqué de manière pédagogique et simple,même moi qui ne connaissait pas grand choses au marché de la production agricole,ses filières et ses débouchés ,j’ai grosso-modo tout compris,"chapeau l’artiste" et vive le solidarisme !!
    Les Coopératives c’est très bien ,je me souviens enfant dans les années 60 et début 70 qu’elles foisonnaient un peu partout sur le territoire français et que l’alimentaire ne coûtait pas le tiers ou la moitié du budget des "pauvres" comme aujourd’hui !!
    Puis sont arrivés vers le début mais surtout le milieu des années 70 les Carrefour,Record,Mammouth,Géant Casino,etc...
    Avant eux il y avait des épiciers indépendants et des petites supérettes de quartiers de la marque Coop qui n’existe plus aujourd’hui,le seul "gros" (et encore juste au niveau national)qu’il y avait en France avant c’était Prisunic (devenu par la suite Monoprix,puis racheté par le groupe Casino).
    Je me souviens d’une rue du centre de la ville de province où j’ai grandis où il y avait 3 épiciers,ils vendaient de tout (même du fromage et de charcuterie à la coupe !!)dans leurs boutiques bien achalandées,des épiciers à l’ancienne avec le tablier et le crayon derrière la tête,la plupart n’avaient pas de machine à calculer et comptaient tout de tête,il y en avait même certains qui avaient des bouliers !!
    On mangeait mieux qu’aujourd’hui et pour moins cher en général des produits de saison et tout le monde du producteur au consommateur en passant par le commerçant y trouvait son compte !!
    Ayoub a raison,au lieu d’aller chercher des idées à l’autre bout de la planète,pourquoi ne pas simplement remettre au goût du jour des méthodes de production et de distributions qui marchaient et étaient efficaces autrefois en France,quand le capitalisme était une affaire de familles,où les patrons étaient attachés à une ville,à un terroir ,connaissaient le nom de tous leurs ouvriers et préféraient réinvestir dans leur entreprise que spéculer en bourse ou dans l’immobilier...

     

    • #609768
      le 30/11/2013 par bakou
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      Regarde autour de toi et prend la peine !
      C sur trouver des produits fermiers est plus difficiles mais la bonne bouffe est encore accessible si on s’en donne la peine !


  • #609481
    le 29/11/2013 par walislam9394
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    bravo a vous, Mr Serge Ayoub. joli texte


  • #609488
    le 29/11/2013 par Gerard John Schaefer
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    La situation telle que posée et décrite par Serge est en théorie et en pratique réversible, certes.
    Mais le cas échéant, cela signifie éclater le monopole des racketteurs dont l’Etat est lui-même activement un maillon.

    Il est plus facile de détricoter un bonnet rouge que de briser ces chaines-là !
    En l’état actuel, avec cette Europe idéologique au Pouvoir, on fait comment ? les urnes ?

    Je crois que je vais pouvoir en bouffer encore longtemps du poulet ou de la dinde de Tchernobyl ! A court terme, je vais commander le Méric dans une semaine tout pile...
    Là, pour le coup, excellente traçabilité, producteur local, et pas vraiment de concurrence !

     

    • #609770
      le 30/11/2013 par joe
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      Pour lutter contre la triche pendant les élections, Putin a fait poser des centaines de caméras dans les bureaux de vote...


  • #609498
    le 29/11/2013 par Gwadloupet1
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Je connais de nom Serge Ayoub depuis une éternité. Il incarnait le "skin" casseur de noirs et d’arabes à tel point que je me disais que si on devait se croiser ce serait lui ou moi. En prenant de la maturité je dois admettre que les ennemis d’hier ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui et ceux la auront aux moins le mérite de rassembler ceux qui aiment la France. Merci Mr Ayoub pour votre investissement et tout comme vous je pense que la France a besoin de gens fiers.


  • #609499
    le 29/11/2013 par Django
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    J’ai toujours halluciné de constater les autoroutes "payantes", en France.


  • #609532
    le 29/11/2013 par Nevenoe
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    ...."l’esprit de solidarité Nationale..Bretonne !!"...
    Bevet Breizh dispar’ch !


  • #609578
    le 29/11/2013 par Julien
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    C’est Villepin qui a vendu les autoroutes.

     

    • #609738
      le 30/11/2013 par Henri XI un peu
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      C’est Villepin qui a vendu les autoroutes.




      Peut-être, mais un Villepin dans une forêt de tapins ! Joyeux Noël...


    • #610157
      le 30/11/2013 par val049374
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      Les autoroutes n’ont pas été vendue mais concédées.
      Villepin l’a fait en décembre 2005 alors que l’infrastructure était finie de payer en 2012.
      On privatise les bénéfices et on mutualise des déficits...
      Comme d’hab ^^


  • #609669
    le 30/11/2013 par Rahan Abitbol
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Serge Ayoub a fait ici un très bon article, pas trop long et bien argumenté...

    Mais, il faut aussi rajouter que :
    Les portiques éco-taxe, c’est Bolloré et Goldman Sachs...pas l’Etat français.
    Dans le flou le plus complet, l’Etat est en train, traitreusement, de déléguer la perception de l’impôt à des boites privées et à des banques étrangères...Pour la première fois depuis la Révolution Française (!)

    Ils sont en train de déposséder les citoyens que nous sommes de tous les moyens d’action démocratiques, qui nous permettaient traditionnellement de peser sur la gestion des biens publiques.

    Tant que le pouvoir reste une entité politique, on peut le sanctionner, ne serait-ce que par les urnes !
    Mais une banque américaine comme Goldman Sachs ou une boite apatride comme Bolloré, quels sont nos moyens de pression sur eux ? ...RIEN, NADA, Des néfles...

    De plus, il ne fait aucun doute qu’à terme ils vont généraliser les "péages sur les nationales" à tous les véhicules, qu’ils soient professionnels ou particuliers, et ainsi nous faire payer des taxes sur des taxes sur des taxes que l’on aura déjà payées 100 fois !

    Ça craint vraiment cette histoire ! On est à un tournant de notre histoire et en Bretagne ils le savent ! Alors, Vive les bonnets rouges ! Vive les patriotes et vive la Patrie libre !

     

    • #615040
      le 04/12/2013 par Tonton Christobal
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      "Mais une banque américaine comme Goldman Sachs ou une boite apatride comme Bolloré, quels sont nos moyens de pression sur eux ? ...RIEN, NADA, Des néfles..."Rahan Abitbol.

      Si il reste au moins deux ou trois moyens :

      1°)D’abord l’investigation,montrez aux gens la face cachée de ces ordures et de ces jouisseurs pervers et immoraux (avec de vrais journalistes bien entendu,pas des larbins inféodés):combien de pédophiles,d’amateurs compulsifs de tapins,de cocaïnomanes invétérés et de fumeurs de crack chez Bolloré ou Goldman Sachs !! Ne riez pas,car récemment le maire de Toronto, (cinquième ville du continent américain au niveau de la population) un nommé Rob Ford a été filmé sur une vidéo en train de prendre du crack,la vidéo a fini par atterrir chez la police :http://www.lefigaro.fr/internationa...
      Combien de pontes de Goldman Sachs (ou de Bolloré,ou d’Halliburton,ou d’Exxon,ou de Nokia,ou de Da Vinci,ou de Blackwater,ou BP ou Total ou Lagardère,etc...)se déguisent-ils en Caligula ou en officiers nazis lors de petites sauteries privées ?(après tout même le Prince Harry l’a fait dans sa jeunesse).Combien d’autres se font fouetter ou humilier par des prostituées transsexuelles déguisées en gothiques-cuir ou en en serveuses bavaroises ?Combien d’autres font parti de loges maçonniques sataniques prônant l’inceste,le meurtre rituel ou les rapports avec des mineurs ??
      A mon avis et comme l’illustre bien l’auteur d’American Psycho,derrière tous ces gens BCBG ,à l’apparence souvent policée et au comportement soi-disant se cachent souvent de grands malades,aussi démesurés dans leur façon de s’amuser qu’ils sont dominateurs et avides d’argent et de pouvoir dans leur vies professionnelles !!

      2°)Ensuite il reste le soulèvement populaire et les cations commandos ciblés (aller au siège France de Goldman Sachs,tout démolir et on ne sait jamais mettre la main sur des dossiers compromettants ignorés du grand public par exemple...).Vous me direz que les banques et les multinationales sont partout chez-elles,mais soyez certains que si une telle action arrive un jour,elle risque fort de faire des petits sur toute la planète selon les règles conjuguées du "copy-cat" et de ’"l’effet boule de neige"...


    • #615045
      le 04/12/2013 par Tonton Christobal
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      (suite)

      3°)Enfin en dernier recours il reste les snipers et les kamikazes,une personne ou petit groupe de personnes n’ayant plus grand chose à perdre sont très difficilement arrêtable et peut emporter dans la mort beaucoup de gens avec eux (imaginez un petit groupe de kamikaze se faisant exploser sur une réunion secrète du Bilderberg avec 50 Kilos d’explosifs,cela ferait un beau feu d’artifice,non ?(je suis qu’en plus après Hollywood rachèterait les droits pour en faire un film !!) ?!!
      Si on en arrive là cela voudra dire que tous les autres moyens auront échoués et que nous patriotes aurions perdu,mais ce n’est pas parce que le N.O.M régnera alors en maitre sur tout l’occident (et peut-être la planète)qu’une poignée de dissidents anonymes mais ultra-radicalisés (à l’image des sociétés secrètes mafieuses ou révolutionnaires)n’essayera pas de damer le pion de nos oligarques sataniques et ploutocrates en leur causant beaucoup de sueurs froides et pas mal de dégât,en attendant une nouvelle prise de conscience populaire et des temps meilleurs...


  • #609720
    le 30/11/2013 par tor vidalia
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    bonjour

    Cette analyse force le respect mais
    _"l’hermétique et obsolète communauté de classe, comprise au sens stricte".Même en ajoutant "comprise au sens strict" cette allégation est confuse et fausse , au sens strict !lol
    _ce programme intéressant est une utopie si l on accepte de rester dans cette Europe mais conforme au programme de MLP qui comme le PcF et le FG prétendent la changer !
    Les autres pays n en voudront pas ! donc ce programme restera un article de propagande électorale ! dommage !


  • #609763
    le 30/11/2013 par bakou
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    M. Ayoub vous défendez les bonnets rouges !!
    Vous défendez les syndicalistes européens qui se sont gavé de subventions pendant des années ! je me marre.Ensuite vous insinuez que la taxe permet d’entretenir la voirie ???
    Cette taxe je vous l’accorde est un non-sens ! (bien entretenue suivant vos mots mais pas assez quelques lignes après).En défendant des personnes organisés depuis des années et ne parlant pas de ceux qui luttent dans l’ombre continuant sans votre appuis a défendre une idée de la production agricole qui vous est étrangère.
    M. vous récupérez et vous voulez parler d’une agriculture dont vous ne savez rien.
    Je pense que l’action et les coups sont votre domaine pas celui des mots.
    La République n’a pas besoin d’un menton haut, des épaules levés de mauvais imitateurs on en a pleins merci

    Dommage dans un site comme celui là d’avoir un entonnoir de la nation


  • #609774
    le 30/11/2013 par bakou
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Bizarre chaque poste pas visible ?


  • #609842
    le 30/11/2013 par Sam
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Bonjour,
    Je n’ai toujours pas compris pourquoi les gouvernements successifs de gauche comme de droite font tout pour privatiser les secteurs clé : autoroutes, télécommande, banque, .... Alors que se sont des secteurs qui engrangeaient des bénéfices considérables pour les caisses de l’état. Est ce que quelqu’un ici peut m’expliquer pourquoi personne ne s’en offusque ?

     

    • #609998
      le 30/11/2013 par toto
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      C’est très simple, on assiste depuis 30 ans à la privatisation rampante de l’Etat, programme voulu par les élites mondialistes Anglo-Saxonnes. Ca n’offusqu(ait) personne car la campagne idéologique anti-Française et anti-Etat menée par les médias a été très efficace et a largement légitimée ces changements. Mais les choses changent car les Français ayant certe la tête dans la télé mais surtout les pieds dans la merde, prennent progressivement conscience de l’entourloupe dont ils sont les victimes.


    • #610044
      le 30/11/2013 par caillou volant
      Lettre ouverte aux Bonnets rouges

      Bonjour Sam

      L’état privatise à tout va depuis des décennies pour avoir de la trésorerie pour payer les intérêts de la dette qu’il a accepté et entériné depuis janvier 73 grâce à pompidou.
      La phase suivante, quand tout se qui rapporte a été vendu (edf, sncf, la poste etc) consiste à créer de nouvelles pompes à fric directement données au potentats privés.
      Les seuls choses que l’état conserve sont celles qui coûtent, ainsi la dette s’accroît encore et les intérêts de celle ci vont dans les poches de qui tu sais.
      Ils (les gouvernants) savent très bien tout ça et sont parfaitement conscients qu’on fonce dans le mur pied au plancher. Eux ont accumulé assez de richesses pour être à l’abri, en tout cas ils le croient.
      Pourquoi personne ne s’en offusque ?
      Farida Belghoul a bien expliqué en détail le constructivisme mis en place à l’éducation national (par la gôche) dont le but est de fabriquer des cons incapables de comprendre qu’on en fait des esclaves. Ajoute les merdias, la télé réalité et toutes ces saloperies sur deux ou trois générations et le tour est joué.
      Le fait que tu poses la question prouve que tu ne fais pas partie des esclaves qui ignorent, tu n’es, comme moi, qu’un esclave qui se réveille.
      Achète des armes...


  • #609935
    le 30/11/2013 par rolalalalla
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Clair et pédagogique comme d’habitude.
    Cependant à propos des coopératives ; n’ont elles pas des responsabilités dans le fait que les paysans soit devenu des "gestionnaire de pathologie végétale" dixit Bourguignon ?
    Et si c’est uniquement de la responsabilité des grands groupes n’y à t’il pas un problème avec le fait qu’il à fallu moins de 10 ans à ces trust pour se constituer et acheter presque toutes ces coopératives, ce qui montre qu’elles avaient peu de système immunitaire ?


  • #609953
    le 30/11/2013 par cosmos
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Serge Ayoub vous avez réussi à nous expliquez en quelques lignes ce que nos politiciens essaient de nous faire passer pour des problèmes insolubles si ce n’est par une énième taxe et par des surtaxes de taxes etc ....

    Bref Serge j’ai plus appris en 10 mm qu’en 1 mois de conneries entendues (et même lues parfois ) sur le sujet ...Donc "Bonnet bas"


  • #609954
    le 30/11/2013 par toto
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Quel libéral pourra nous accuser de bafouer le principe de la concurrence, puisque ce projet la renforce !



    C’est tout le paradoxe de ce Système qui se réclame du libéralisme mais qui honnit la concurrence et le principe de responsabilité qui devrait s’imposer aux sociétés à capitaux privés. Nous sommes dans un Système où les gros s’organisent en oligopoles soutenus par l’Etat et les petits sont volontairement atomisés pour que la concurrence joue à plein. Un tel Système est notoirement inéquitable car se sont les petits qui payent la rente oligopolistique des gros.

    De même, comme le note Serge Ayoub, le clivage Droite-Gauche sensé être la traduction politique d’une opposition historique entre Travail et Capital est une pure escroquerie. Le vrai clivage oppose le capitalisme d’Etat aux petits producteurs locaux, le capitalisme national, enraciné et industriel au capitalisme international, nomade et dématérialisé ou encore les travailleurs en cols bleus des secteurs primaires et secondaires aux travailleurs en cols blancs du secteur tertiaire.

    La révolution de 1870 qui opposa les Communards aux Versaillais ou celle de 1968 qui permis de liquider ce qui restait encore de représentants de la tradition et du capitalisme patrimonial dans les cercles du Pouvoir au profit des représentants du modernisme et du capitalisme spéculatif sont sur ces lignes de fractures.

    Merci à Serge Ayoub pour cette analyse lucide.


  • #609966
    le 30/11/2013 par Souchien
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    C’est une solution concrète à un problème concret.
    Reste la réponse globale à apporter contre ce système qui génère toutes ces injustices.
    RIC pour une AC.
    Référendum d’Initiative Citoyenne pour une Assemblée Constituante.
    point de salut.


  • #610009
    le 30/11/2013 par mirias
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    très belle analyse, facile à lire et à comprendre ; bref efficace. M. Serge Ayoub devrait intervenir plus souvent. Je découvre qu’il a vraiment sa pierre à poser sur la forteresse de la résistance, qu’il nous reste à bâtir.


  • #610030

    superbe article auquel rien n’est a ajouter si ce n’est comment appliquer cette loi de protectionnisme ? avec les tapins du gouvernement actuel, dont le seul but est de faire crouler la France qui l’est déjà à moitié que c’est triste .... grand respect à Serge, et juste une dernière chose n’oubliez pas une chose la plus importante !!! la seule chose dont ils ont peur c’est que nous fassions un seul bloc !!!! il ne faut pas être dispersé !!! voilà tout est dit quand l’heure aura sonné ... :) !!!


  • #610553
    le 30/11/2013 par Duke de Pouille
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Excellent article, quelle synthèse ! Bravo.


  • #610956
    le 30/11/2013 par Denis Jaisson
    Lettre ouverte aux Bonnets rouges

    Ayoub : « Il (Mélenchon) ne comprend pas (ou fait semblant de ne pas comprendre) que la lutte des classes a évolué depuis la fin du XIXème siècle, et que les petits patrons sont tout aussi précarisés que leurs employés par l’exploitation du capitalisme global »...

    Mais Mélenchon n’a même pas l’excuse de ne pas avoir vu les choses changer ; elles n’ont pas tant changé que ça. Ce faux curé fait semblant de ne pas connaître ses classiques : Vladimir Ilitch Oulianov, par exemple. Celui-ci, dans ce petit livre si gênant pour le poupon Besancenot, qui a le culot de se réclamer de Lénine : « c’est que le petit propriétaire, le petit patron (...) qui, en régime capitaliste, subit une oppression continuelle et, très souvent, une aggravation terriblement forte et rapide de ses conditions d’existence et la ruine (...) Le petit bourgeois, "pris de rage" devant les horreurs du capitalisme, est un phénomène social propre, comme l’anarchisme, à tous les pays capitalistes » ("La maladie infantile du communisme - le gauchisme", 1920, www.marxists.org/francais/le...)

    Les salariés de la classe moyenne se coifferont-ils du bonnet rouge ? C’est le souhait posthume de Henri Krasucki ; celui-ci était en avance sur son temps : « ce que les techniciens, les ingénieurs et les cadres ont à redouter du capitalisme leur devient de plus en plus clair (...) ils se rendent compte que c’est seulement avec l’ensemble des travailleurs qu’ils peuvent défendre leurs intérêts » ("Syndicats et lutte de classes", Editions sociales, 1969, p.55)

    Je gage que Mélenchon connaît son Lénine sur le bout des doigts ; je gage qu’il ricane avec cynisme, en regardant les Bonnets rouges, car il se souvient aussi de ce que Lénine écrivait dans le même paragraphe, au sujet du dit petit propriétaire ou petit patron, qui : « passe facilement à un révolutionnarisme extrême, mais est incapable de faire preuve de fermeté, d’esprit d’organisation, de discipline et de constance. Le petit bourgeois, pris de rage devant les horreurs du capitalisme, est un phénomène social propre, comme l’anarchisme, à tous les pays capitalistes. L’instabilité de ce révolutionnarisme, sa stérilité, la propriété qu’il a de se changer rapidement en soumission, en apathie, en vaine fantaisie, et même en engouement enragé pour telle ou telle tendance bourgeoise à la mode »


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