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Matthieu Pigasse prêt à racheter i>Télé

La crise est bien l’amie de la Banque

L’information a été révélée par Les Jours : Matthieu Pigasse pourrait passer à l’offensive pour le rachat d’i>Télé. Déjà à la tête de plusieurs médias (Les Inrocks, Radio Nova), l’homme d’affaires envisagerait de faire une offre à Vincent Bolloré si jamais la chaîne était mise en vente.

 

La chaîne d’information en continu traverse une crise sans précédent depuis le 18 octobre. Les salariés d’i>Télé réclament, entre autres, davantage de moyens, une charte éthique, ou encore le départ de Jean-Marc Morandini.

L’animateur, mis en examen pour corruption de mineurs aggravée, avait malgré tout pris les commandes d’une émission quotidienne sur les médias, déclenchant la colère de la rédaction. Face à la pression de ses salariés, la direction a décidé de suspendre l’émission de l’antenne « jusqu’à la fin de la grève ».

Jeudi, les salariés de la chaîne ont tout de même voté la reconduction de leur grève pour un onzième jour à 77 % (90 voix pour, 6 contre et 22 abstentions).

Lire l’article entier sur lepoint.fr

 


 

Dans le courrier que les journalistes en colère d’i>Télé ont adressé à Olivier Schrameck du CSA, on comprend en creux la stratégie de Bolloré : se débarrasser d’une chaîne d’info qui ne rapporte rien, à part des emmerdements.

L’introduction de Morandini dans la place, et la menace d’une arrivée de Zemmour sont les déclencheurs de clauses de conscience des journalistes, ce droit qui les autorise à quitter un média qui ne leur convient plus d’un point de vue déontologique ou éditorial, sans perdre leurs indemnités.

Le nettoyage de la chaîne permettant de faire baisser les effectifs sans charrette humainement pénible ni négociation sociale syndicalement pénible... et de la revendre bien dégraissée aux grands vautours de la liberté d’expression, qui forgent tranquillement le Média Unique.
Morandini tueur de coûts (à son insu), c’est l’effet Bolloré !

- La rédaction d’E&R -

 


 

Le courrier de la SDJ d’i>Télé et des
organisations syndicales de Canal+ au CSA

L’Observatoire des Médias s’est procuré le courrier que la Société des journalistes d’i>Télé et les organisations syndicales du groupe Canal + ont envoyé entre lundi 24 et le mardi 25 octobre au CSA.

 

Monsieur le Président,

Vous connaissez la situation actuelle d’iTELE, dont les salariés sont en grève depuis le lundi 17 octobre dernier, notamment en raison de l’arrivée à l’antenne de Monsieur Jean-Marc Morandini.

Le 20 octobre dernier, le CSA a reçu, à sa demande, les dirigeants du groupe Canal +, pour évoquer cette situation.

Selon les termes du communiqué publié après cette audition, le CSA « a manifesté sa vive préoccupation quant à la pérennité de la chaîne iTELE, pour le développement de l’information en continu » et « a insisté sur la disproportion entre les enjeux liés à l’avenir de cette chaîne qui suppose un engagement au service d’un projet collectif clair et ceux propres à la situation individuelle d’une personnalité des médias  ».

Nous partageons, bien entendu, la préoccupation du CSA quant à la pérennité d’iTELE (nous demandons d’ailleurs, pour l’instant en vain, la définition d’un projet stratégique et éditorial clair), ainsi que l’avis du Conseil quant à la totale disproportion entre les enjeux liés à l’avenir de la chaîne, qui emploie plus de 200 salariés, et la situation individuelle de Monsieur Jean-Marc Morandini, que la direction d’iTELE s’obstine à souhaiter maintenir à l’antenne malgré l’opposition de la Société des journalistes de la chaîne.

Nous souhaitons toutefois aussi vous alerter sur le fait que plusieurs obligations mises à la charge de l’éditeur de la chaîne iTELE par la convention conclue avec le CSA (convention du 19 juillet 2005 modifiée en dernier lieu par l’avenant n° 12 du 1er juin 2016) nous semblent actuellement violées par la direction d’iTELE.

En premier lieu, le principe de «  l’indépendance éditoriale de l’éditeur », prévu par les articles 2-3 -1 et 2-3-9 de la convention conclue avec le CSA, nous paraît bafoué.

 

 

En effet, d’une part, Monsieur Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance du groupe Canal +, actionnaire unique de la société SESI, éditrice d’iTELE, reconnaît lui-même son intervention directe dans le choix des programmes et des personnes intervenant sur la chaîne. Ainsi, par exemple, lors du comité de management du groupe Canal + du 13 octobre dernier, Monsieur Vincent Bolloré a déclaré : « Morandini sur iTELE, c’est ma décision  ». Cette intervention directe de Monsieur Vincent Bolloré est d’autant plus évidente et attentatoire à l’indépendance éditoriale que le blog de Monsieur Jean-Marc Morandini est client de la régie publicitaire de la filiale média du groupe Bolloré, qui a en outre détenu jusqu’en 2011 la majorité du capital de la société éditrice de ce même blog.

D’autre part, Monsieur Serge Nedjar – dont le lien de dépendance avec Monsieur Vincent Bolloré est notoire et qui occupait encore en mai dernier les fonctions de directeur général de la société Matin Plus (éditrice du journal Direct Matin), qui appartient au groupe Bolloré, et de président de la régie publicitaire de la filiale média du groupe Bolloré – cumule désormais les fonctions de directeur général d’iTELE et de directeur de la rédaction, en méconnaissance des stipulations de l’article 2-3-9 de la convention conclue avec le CSA, relatif à l’ «  indépendance de l’information ».

Lire la suite de la lettre sur observatoiredesmedias.com

 

La finance achète la liberté d’expression, lire sur Kontre Kulture

 

Vers le Média Unique, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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