Egalité et Réconciliation
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Mélenchon insulte Pujadas

Le président du Parti de gauche, qui s’est donné pour mission « de libérer les médias », traite de « salaud » et de « larbin » le journaliste de France 2.

Dans son livre-programme à paraître la semaine prochaine, Qu’ils s’en aillent tous (Flammarion), Jean-Luc Mélenchon se donne pour mission, entre autres, de « libérer les médias » et de mener « une révolution citoyenne » en leur sein pour « les émanciper ».... La télévision, en particulier, qui « présente une société totalement imaginaire », qui aurait « un dégoût pour le peuple réel » et qui constituerait pour sa formation « un rude barrage politique ».

Le président du Parti de gauche a fait des médias son champ de bataille de prédilection. Dernière victime en date, David Pujadas, présentateur du JT de France 2, traité par Jean-Luc Mélenchon de « salaud » et de « larbin ».

Le député européen, ancien sénateur socialiste, a prononcé ces injures le 21 avril 2009, devant les caméras du journaliste et documentariste Pierre Carles, lors du tournage de Fin de concession, un documentaire sur les médias programmé pour sortir le 27 octobre. Mélenchon assistait à l’interview par Pujadas du syndicaliste de Continental Xavier Mathieu, après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

Secrétaire général du Parti de gauche, Eric Coquerel affirme que dans les mêmes conditions, lui aussi aurait traité David Pujadas de « laquais des classes dominantes ». « A entendre où à lire les commentaires relatifs au documentaire de Pierre Carles, on a l’impression que Jean-Luc Mélenchon insulte froidement le journaliste ! Mais il ne fait que réagir à chaud devant une situation effectivement intolérable », juge-t-il. « David Pujadas, dans cet entretien, sort de son rôle de journaliste pour endosser les habits d’un juge bien pensant, appartenant à une classe qui pense que la violence, c’est provoquer des dégâts matériels et non pas supprimer des centaine de postes pour des questions de profit... Jamais David Pujadas n’aurait interrogé Xavier Mathieu de cette façon s’il avait été un patron et non pas un ouvrier ». « Cette scène, ajoute encore Coquerel, est l’illustration que, trop souvent sur les grandes chaînes de la télévision, les journalistes reflètent la pensée unique ».

Plus récemment, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon s’est aussi attaqué à un journaliste du Nouvel Observateur qui avait eu le malheur de commettre un portrait de celui qui veut conduire la gauche de la gauche à la présidentielle. Mélenchon promet que « des sanctions seront prises » contre « le journal de la gauche Rolex » et contre « le baba cool en guenilles de luxe » qui a osé signer « une coulée de fiel ».