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Oscars 2016 : une fournée sans surprises

Diversité ?

La 88ème cérémonie des Oscars aura tenu ses promesses pour qui sait lire entre les lignes : aucune surprise, aucun soubresaut, quelques indignations de façade, toujours les mêmes (vraies) victimes, et au final, the winners are... always the same [1].

 

En effet, les Oscars, c’est d’abord la grand-messe de la tolérance à l’américaine – dont Paul Claudel nous rappelait qu’il y avait des maisons pour cela. On se révolte de façon convenue sur les sujets d’indignation autorisés, et on fait silence sur les sujets interdits.

 

 

De fait, de nombreuses voix se sont insurgées contre l’absence de Noirs parmi les nominés, dont Charlotte Rampling s’était demandée – assez justement – si se poser la question n’en revenait précisément pas à faire un racisme anti-blanc. À comptabiliser les nominés et les lauréats sur leur couleur de peau on finit nécessairement par ce genre de conclusions. Sauf à disposer un jour de quotas absurdes obligeant un nombre parfaitement équitable de Noirs, de Blancs... et de tous les autres qui ne manqueront pas de quémander leur part du gâteau.

Le maître de cérémonie, l’humoriste noir Chris Rock, entonne :

« Je suis ici aux Oscars, connus aussi comme les récompenses attribuées par les Blancs. Vous réalisez que s’ils nominaient les présentateurs, je n’aurais même pas eu ce job ! Vous seriez en train de regarder Neil Patrick Harris [acteur blanc qui avait présenté les précédents Oscars, NDLR], en ce moment. C’est la cérémonie la plus folle à présenter en raison de cette polémique. Aucun Noir nominé. »

Soyons justes, il ajouta ensuite, assez courageusement :

« Mais la vraie question (...) c’est : est-ce qu’Hollywood est raciste ? (...) Bien sûr ! Mais ce n’est pas le racisme auquel on est habitué. C’est un racisme de cercle (...) il faut appartenir au bon milieu pour être embauché. »

Parce que rappelons tout de même qu’un petit blanc-bec aurait eu bien moins de chance d’entrer dans le Samuel Goldwyn Theatre de Beverly Hills qu’un Will Smith, qu’un Morgan Freeman ou qu’un Denzel Washington... Comme quoi tout n’est pas qu’une question de couleur, mais bien plus généralement un problème beaucoup plus trivial de fric ou de réseau...

Mais alors, pour paraphraser Elisabeth Lévy, si y a pas assez de Noirs aux Oscars, alors y a trop de quoi ? Parce que, du coup, la diversité à Hollywood, on la veut bien, nous aussi...

D’ailleurs, quand on parle de diversité, la voilà qui revient aussitôt sous la forme de l’oscar du meilleur film étranger : Le Fils de Saul. Pourtant déjà bardé de prix (36 prix, dont 17 en tant que « meilleur film étranger » !), les Oscars enfoncent le clou en offrant une statuette à ce film de fiction parlant de chambres à gaz. Énième rappel salutaire à l’adresse de ceux qui n’auraient pas compris et que la minute de la Mémoire mensuelle d’E&R n’auraient pas encore totalement convaincus...

Et puisqu’on parle de réseau, l’oscar du meilleur film, dont tout le monde attendait assez logiquement qu’il revînt a The Revenant, se dirigea, comme aimanté, vers Spotlight. On vous le donne en mille, de quoi parle ce film d’un rare courage ? De la pédophilie chez les curés. Déjà, c’est un sujet neuf et innovant. Mais, d’autre part, en matière de pédophilie, il se trouve que d’autres cercles (comme dirait donc le présentateur) pourraient en remontrer à nos curés de campagne : Baruch Mordechai Lebovits, Eliezer Berland, Samuel Waldman, etc., cercles que même le reporter du Jewish Times de Baltimore, Phil Jacobs – qu’on ne peut accuser d’antisémitisme –, dénonçait dans un courageux documentaire :

 

 

Ce qu’il faut en déduire c’est que la pédophilie, on la retrouve dans beaucoup de milieux, en général des milieux confinés où peuvent régner de surcroît le silence et/ou la peur de l’autorité (parentale, éducative, religieuse, etc.). Personne n’a le monopole de la pédophilie. Alors le coup de « Mon curé chez les pédophiles », franchement, c’est usé jusqu’à la corde.

Au rayon des bonnes nouvelles, n’oublions pas qu’une petite injustice a été réparée : un oscar est enfin revenu à Ennio Morricone.

Mais, hormis cela, non, vraiment, c’était pas la soirée. Du coup on s’est dit qu’on allait reprendre un coup de notre Oscar national, l’Oscar Clandot. Mais, même lui, depuis qu’il a pris peur, est devenu mauvais. Sale soirée, définitivement.

 

Notes

[1] Les gagnants sont... toujours les mêmes.

Voir aussi, sur E&R :

Nos propositions pour le prochain oscar du meilleur film étranger,
à découvrir chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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17 Commentaires

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  • #1408470
    le 29/02/2016 par Michael B.
    Oscars 2016 : une fournée sans surprises

    Pauvre Oscar ! ^^

     

  • #1408490

    Cette vidéo d’Oscar Clandot sur le décès considéré comme invalidité à 100% m’a fait exploser de rire. Parfois, il en sort vraiment des bonnes.
    Quant aux Oscars, j’estime qu’une soirée sans surprise est une soirée ratée. Un fois que la grande marée DiCaprio sera passée, j’irai voir son film. Si certains d’entre vous l’ont vu, n’hésitez pas à donner votre avis. Je fais plus confiance aux critiques venant de vous qu’à la plupart de celles d’Allociné.

     

    • #1408596

      Petite réflexion....

      Et si l’oscar tant attendu pour Mr Di Caprio était enfin gagné après avoir rampé sur le sol en s’affichant dernièrement en tête sur l’écologie ( bien pensant ) .


    • #1408672

      The Revenant est franchement très très bon. Sur toutes les catégories qui permettent de juger un film plutôt objectivement, il est au top. Acteurs tous excellents, photographie belle à mourir (merci Lubezki une fois de plus), festival de mise en scène (travellings, plans séquences, hélicoptère, grue, steadycam...). On pourra le trouver un peu longuet, mais autrement ça prend aux tripes et on est transporté.

      C’en est même étrange qu’un film comme ça puisse encore être produit à Hollywood, vu l’épreuve qu’à du être le tournage qui a duré 6 mois et les 60 millions de dépassement de budget.


    • #1408707

      Je vais peut être nuancer le commentaire précédent sur The revenant, je suis allé le voir et pour te dire vrai, les 30 premières minutes sont bonnes mais après on s’ennuie un peu, certes les paysages sont beaux mais ca ne remplace malheureusement pas un bon dialogue, il y a de quoi être déçu dans ce film mais si tu veux y trouver des points positifs tu les trouveras aussi !


    • #1408709
      le 01/03/2016 par D. Kada - Oran
      Oscars 2016 : une fournée sans surprises

      The revenant n’a rien d’original. C’est une sorte de Jeremiah Johnson un peu plus peaufiné, film américain réalisé par Sydney Pollack avec un grand Robert Redford, sorti en 1972.

      Le Meilleur DK.


    • #1408772

      Film bidon ou les français sont dépeints comme des psychopathes assoiffés de sang face au gentil anglo-saxon avec célébration de la Terre Mère (Gaia) comme propagande d’un retour au paganisme systématique voulu pour les GOYIMS. Propagande hollywoodienne à éviter.


    • #1409934

      Complétement d’accord avec Tonino.
      Un des pires films que j’ai vu, je ne sais pas comment j’ai tenu sans m’endormir.


  • #1408521

    En fait Oscar Clandot est le héros d’une série de livres d’André Winter. Le dernier c’est "Oscart Clandot et les docteurs Flambour et Clapiot". Bientôt au cinéma ??


  • #1408580
    le 29/02/2016 par Jean-Philippe
    Oscars 2016 : une fournée sans surprises

    Je suis 100% d’accord avec Charlotte Rampling. Les accusations récurrentes de racisme commencent à faire. On n’est quand même pas pour créer un quota aux Oscars en fonction de l’ethnie des gens. Ça serait également une forme de racisme.

    Tout cela me rappelle drôlement un entretien de Monsieur Soral datant d’environ 5 ans où il dénonçait à juste titre l’idéologie féministe véhiculée par les élites. Ces derniers imposent depuis plusieurs années un quota dans la sélection d’étudiants hommes dans le domaine des sciences, à l’université..


  • #1408608
    le 29/02/2016 par pandanlagl
    Oscars 2016 : une fournée sans surprises

    C’est bien cet article, mais il manque quand même la référence obligée au genre et à l’homosexualité, avec l’Oscar du Meilleur second rôle remis à Alicia Vikander du film "The Danish Girl".

     

    • #1408776
      le 01/03/2016 par Matthieu
      Oscars 2016 : une fournée sans surprises

      C’était LE POINT important de la cérémonie comme acceptation de l’idéologie monstrueuse de la théorie du GENRE véhiculée par Hollywood et qui prend la suite de la consécration de "Brokeback Mountain" en 2006 et le lancement de TOUTE la propagande mondiale sur le mariage pour tous qui en suivit....
      Le journaliste d’E&R est passé à côté de ça bien malheureusement.


  • #1408621

    "Une fournée sans surprise..."
    Allez tout de suite vous laver la bouche pour avoir utilisé ce mot !


  • #1408669
    le 01/03/2016 par Grimydazzle
    Oscars 2016 : une fournée sans surprises

    L’agenda mondialiste est cousu de fil blanc.

    Il suffit de suivre le script de la soiree : Diviser pour mieux regner :

    1- Noirs contre blancs (Propos de Chris rock)
    2- Hommes contre Femmes (Joe Biden presentant Lady Gaga et le site itsonus.org)
    3- Trans contre Cisgenre (Choix de Danish Girl)
    4- Gay contre Hetero (Propos de Spectre)

    Jusqu’au crescendo rassembleur :

    Les propos de DiCaprio sur la nouvelle religion du réchauffement planetaire.
    Et une ultime attaque sur l’ancienne religion Catholique (choix du meilleur film).


  • #1408760
    le 01/03/2016 par endehors
    Oscars 2016 : une fournée sans surprises

    Meilleur film étranger : Le fils de Saul
    Un Nième film sur l’holocauste, tu penses bien...


  • #1409583

    Le grand Ennio Morricone avait-il besoin de la reconnaissance de gens qui ne lui arrivent pas à la cheville ? Il eut mieux valu qu’il reste immaculé. Au lieu de quoi l’académie s’est achetée une crédibilité pour pas cher (avec DiCaprio aussi), au regard des prix décernés ces dernières années.
    Ce n’est pas pour rien que Sergio Leone ne voulait pas concourir.