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Où va l’économie française ?

Un dossier de la revue Faits & Documents

Nous nous lançons rarement dans la politique-fiction ; voici une exception. Bien au-delà des rodomontades de François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron, tous réunis dans un total déni de la réalité, la situation économique et financière de la France est de plus en plus catastrophique. Elle pourrait empirer d’ici le printemps 2015, avec une possible banqueroute du Trésor. Si un effet « boule de neige » se produit, l’un de ses premiers effets collatéraux (certes, très mineur) sera la démission forcée du président de la République et la dissolution de l’Assemblée nationale.

 

 

Promesses, promesses...

 

« Le déficit public sera réduit à 3 % du PIB en 2013. Je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat. »

François Hollande, 26 janvier 2012

 

« La reprise économique est là. »

François Hollande, allocution télévisée du 14 juillet 2013

 

« L’inversion de la courbe du chômage est bien amorcée [...] La diminution durable du chômage est désormais à notre portée. »

François Hollande, communiqué du 26 décembre 2013

 

« La France a engagé des réformes fortes, des réformes de structure. La croissance revient. Le déficit de la France sera sous le seuil des 3 % du PIB en 2015. Nous tiendrons tous nos engagements, car c’est la parole, la crédibilité de la France, qui sont en jeu, et personne ne peut mettre en doute la crédibilité de notre pays. »

Manuel Valls, 14 avril 2014

 

« On est entré dans la deuxième phase du quinquennat. Le redressement n’est pas terminé mais le retournement économique arrive. »

François Hollande, Journal du dimanche, 4 mai 2014

 

« Nous sommes sortis de la crise de la zone euro, et l’année dernière, [...] j’ai dit : “La reprise est là.” La reprise, elle est là, mais elle est trop fragile, trop hésitante, trop vulnérable... »

François Hollande, 14 juillet 2014

 

« La France est sortie de la “spirale infernale” de la perte de compétitivité. [La politique économique conduite depuis deux ans] a déjà donné des premiers résultats. »

François Hollande, 9 septembre 2014

 

Ce n’est pas nous (les pessimistes) qui le disons

 

« Quand la France crie croissance, l’Allemagne entend nouvelles dettes et quand l’Allemagne exige des réformes, en France, on entend économies mortelles. »

Die Welt, 23 septembre 2014

 

« Le gouvernement a officialisé un dérapage important des finances publiques. L’annonce n’est pas une surprise mais l’ampleur de l’ajustement est pire qu’attendu. Comme un symbole, l’objectif de ramener le déficit public à 3 % du PIB, initialement prévu pour 2013, est une nouvelle fois reporté de deux ans, soit... pour la fin du quinquennat […] Le déficit 2015 sera donc supérieur à celui de 2013. Cela rend l’objectif pour 2017 lui-même difficile, d’autant plus que les prévisions de croissance pour 2016 et 2017 semblent optimistes. Une source proche de la commission des Finances de l’Assemblée nationale s’interroge même sur la possibilité de descendre sous les 4 % d’ici 2017 [...] Face à ces indicateurs macroéconomiques, le gouvernement avait trois solutions pour ajuster ses comptes [...] Aucune de ces mesures n’a été retenue. »

La Correspondance économique, 11 septembre 2014

 

 

Ce n’est pas nous (les complotistes...) qui le prévoyons

 

« Une grande cassure économique arrive. Son origine n’est pas économique mais bien provoquée par l’incapacité des dirigeants politiques à repenser les institutions et l’organisation économique et administrative [...] Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne peut pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays qui n’a pas de croissance [...] En ce mois de septembre 2014, la France est devant un choix de civilisation [...] Les projections pour la fin de l’année en termes de croissance et de déficit sont très pessimistes [...] La fin de l’année2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle [...] La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme est déclenchée. La fin de l’année 2014 pourrait vraisemblablement être la fin d’une période économique et institutionnelle. »

Jean-Luc Ginder, économiste, Les Échos, 15 septembre 2014

 

« Faut-il avouer au pays que les déficits publics ne sont pas sous contrôle et que la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB ? Faut-il se résigner à des déficits durablement supérieurs à 4 % du PIB, à la différence de tous les pays européens (NDA : cf. « Le vrai déficit de l’État français », F&D 382 et 383, où on voit que l’État dépense entre 125 et 130 par an alors qu’il ne rentre que 100) ? [...] Si le gouvernement choisit la solution courageuse, qui consiste à purger tous les écarts antérieurs pour redonner de la marge, il lui faudra annoncer des économies de plus de 25 milliards en 2015, et une augmentation de deux points au moins de la TVA, ou autant de petites contributions fiscales infiniment plus douloureuses [...] S’il ne le fait pas, la France sera, avec l’Italie, le seul pays d’Europe à refuser de se réformer. Le seul pays en route vers la faillite et la ruine de ses habitants. Le seul pays traité, à juste titre, par ses partenaires européens de “cigale prétentieuse”, de lâche inconscient, de fossoyeur de l’Union. Celle-ci pourrait (devrait, même, en application des traités) mettre notre pays sous tutelle et envoyer ses représentants afin d’établir le budget à notre place, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. Exactement comme une personne incapable de gérer son budget. »

Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, président de Planet Finance, 8 septembre 2014

 

« La France est en faillite virtuelle, mais tout le monde veut lui prêter de l’argent. Mais si Janet Yellen, la patronne de la Fed, augmente ses taux, alors tout changera. Si nous devons refinancer notre dette à 3 % – taux encore bas – au lieu de 1%, il nous faudra trouver près de 50 milliards d’économies supplémentaires sur un an. »

Christine Kerdellant, L’Express, 24 septembre 2014

 

« Je crains que la France ne soit à la veille d’un accident financier grave qui pourrait faire éclater la zone euro. »

François Fillon, Les Échos, 30 septembre 2014

 

 

L’économie

 

En résumant les articles économiques de Faits & Documents depuis 2008, la croissance de la France apparaît égale à zéro depuis sept ans et l’on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. La France est sortie d’une phase d’expansion pour entrer dans une longue phase de contraction (la phase de contraction se développe selon un processus cumulatif en sens inverse). La diminution des dépenses d’investissement provoque une baisse de la dépense globale, entraînant une réduction de l’emploi (il n’y aura aucune baisse réelle du chômage, le recul de 0,3 % en août étant exclusivement dû à des radiations pour cause de vacances) et des revenus (- 4 % depuis 2009, 60 millions de consommateurs, 24 septembre 2014). Le multiplicateur d’investissement opère à l’envers et provoque une réduction du capital. La production décline sous le double effet de la baisse des achats et de la baisse des prix (déflation). La charge des coûts fixes s’accroît au fur et à mesure que la production diminue alors même que les salaires demeurent rigides (l’un des facteurs essentiels de la montée du chômage) tandis que le taux de marge réelle (qui n’a rien à voir avec les bénéfices) des entreprises s’effondre (- 21,7 % en 2013). La France ne dispose donc plus d’un moteur de croissance qui lui permettrait d’espérer une croissance économique autonome et auto-entretenue, ni dans la consommation, ni dans l’investissement (hors remplacement).

 

La fiscalité

 

À la différence du quantitative easing et des multiples manipulations de la haute finance apatride, qui ne sont que de simples lignes d’écriture entre les banques centrales et les banques de chaque pays (et ne provoquent aucun effet de redistribution dans les populations), la fiscalité plonge ses racines dans l’économie réelle (le contribuable est l’objet d’une ponction de plus en plus élevée). La fiscalité assure le train de vie de l’État (essentiellement le salaire des fonctionnaires), la redistribution sociale (unique soupape de sécurité de l’État avec la télévision et le sport : panem et circenses), le remboursement des intérêts de la dette de l’État (dettes anciennes et nouvelles), et ses (rares) investissements.

(Note : avec 150 milliards d’impôts de plus en trois ans, le déficit de l’État n’a pas diminué mais a augmenté ! Prévu en 2012 à 3 % du PIB dès 2013 et nettement en dessous en 2014, le déficit de l’État en 2014 était à 3,6 % dans la loi de finances initiale, puis de 3,8 % dans la loi de finances rectificative, pour aboutir au moins à 4,4 % – chiffre annoncé par Manuel Valls dans son discours de politique générale mais passé totalement inaperçu – contre 4,3 % en 2013. En avril, Michel Sapin déclarait encore : « Il faut qu’il y ait 3 % de déficit en 2015, pas au dessus. »).

En août 2014, le retard des recettes fiscales prévues atteignait 20 milliards d’euros. Ce pour trois causes essentielles :
- moindres rentrées fiscales ;
- multiplication des demandes de reports (faute de solvabilité suffisante des ménages écrasés par 50 milliards d’euros d’impôts supplémentaires par an en 2012, 2013 et 2014) ;
- inflation très faible (« Moins de croissance, moins d’inflation entraînent mécaniquement moins de recettes, et donc plus de déficit », Michel Sapin, 14 août 2014).

Ce déficit sera de 25 milliards d’euros à la fin de l’année. C’est le sens réel de l’intervention de Manuel Valls le 2 août 2014, parlant de « rentrée très difficile ». L’expression « rentrée très difficile » n’avait en effet aucun sens en matière sociale, en l’absence quasi- totale de grèves. Ce retard fiscal est supérieur de 10 milliards au retard de 15 milliards d’euros déjà constaté à la fin de 2013 (ce qui a largement favorisé le remplacement de Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls). Sur deux années, il représentera 40 milliards cumulés.

Cela signifie :
- que la pression fiscale est devenue inopérante à l’été 2013 ;
- que l’économie française est au bout du rouleau ;
- que le plan d’économie du gouvernement Valls I est totalement dépassé. Il s’agissait de traiter la situation constatée fin 2013 et d’économiser 15 milliards par an pendant 3 ans (soit 45 milliards d’euros). Les 5 milliards restants correspondant à la reconstitution de la réserve historique de précaution de l’État (6 milliards d’euros) qui avait été quasiment avalée en 2012-2013. À cette date, il faut donc ajouter 10 milliards d’économies supplémentaires pendant trois ans (soit 30 milliards d’euros de plus, venant s’ajouter aux 50 milliards prévus). Or, le supposé plan d’économies de 15 milliards par an n’est toujours pas effectif, le gouvernement se contentant d’effets d’annonces et de quasiment aucune économie réelle de son train de vie. Il ne sera évidemment pas appliqué puisque le Conseil constitutionnel en a retoqué environ le tiers par sa décision du 6 août 2014 (soit un défaut d’économies au minimum de 5 milliards à la fin de 2014).

Une fuite soigneusement calculée (en fait un ballon d’essai) à Libération (24 août) évoquait l’étude par les services fiscaux d’un relèvement de la TVA de 20 à 22 %, soit environ 15 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Ce qui correspond exactement aux 10+5 milliards manquants. Une mesure quasi-inévitable, même si le gouvernement assure le contraire car il y a désormais urgence absolue :
- la trésorerie courante de l’État étant limitée à 19 milliards d’euros, un trou de 15 milliards est plus qu’une urgence ;
- la France n’emprunte plus en réalité sur les marchés ; elle ne sait que troquer de vieilles dettes contre des nouvelles, en profitant de taux d’intérêt plus bas ;
- la croissance du PIB en 2014 ne sera ni des 1,6 % escompté lors de l’élection de François Hollande en 2012 (puis 1 %), ni même de la moitié, mais tournera sans doute autour du quart, 0,4 % voire 0,35 %. Idem pour 2015 où 1,7 % était prévu (prévisions juin 2014), puis 1 % (septembre 2014) et sans doute moins de 0,5% à l’arrivée.

Si on fait l’addition, la France va devoir financer sur trois ans 90 milliards d’économies (10+4 par trois ans en situation 2014 + 15x3 en plan 2014). Près du double du plan d’économies prévu, dont on rappellera qu’un tiers a été retoqué par le Conseil constitutionnel.

D’ici la fin de l’année, sauf à immédiatement couper plus que drastiquement dans toutes les dépenses prévues (en particulier la redistribution sociale), l’État sera à sec. Au début de l’année 2015, la France pourrait donc éventuellement connaître une véritable crise de financement, avec ce que les financiers appellent une « exposition des taux d’intérêt » (montée des taux d’intérêt ultra-rapide comme en Grèce ou en Espagne), aux conséquences que nul n’a encore envisagé (le montant de la dette de la France est six fois plus élevé que la dette de la Grèce) : crise des marchés financiers (actions) dès la fin 2014, puis des marchés obligations (où la France se refinance encore très facilement mais où les taux remontent aux États-Unis) au printemps 2015, intervention massive de la Banque centrale européenne (mais avec des effets réels non visibles avant six à neuf mois).

En découleraient alors logiquement à la fois un ajustement structurel forcé et particulièrement violent à l’été 2015 et une réaction politique logique. Pour l’heure, l’UMP, qui a ce scénario en tête, a logiquement rejeté toute forme de cohabitation, ne voulant en aucun cas endosser d’une manière ou d’une autre cette faillite. Pour certains, ce scénario explique le retour dans l’arène politique de Nicolas Sarközy (qui prévoyait de revenir seulement à l’automne 2015) afin d’être en position de force en cas d’élection présidentielle anticipée…

 

 

Le mur se rapproche : avertissements de la Commission européenne

 

Publiées le 4 novembre, les prévisions d’automne de la Commission européenne sont très pessimistes pour la France, avec ce titre : « Faible croissance, inflation basse et déficit en hausse. » Fin novembre, elles ont été, mollement, traduites par un nouveau sursis de seulement quatre mois, émanant du... nouveau commissaire français, le socialiste Pierre Moscovici. Déclaration sans doute ferme, mais vrai jeu de duettiste avec son partenaire français, Michel Sapin, qui sait parfaitement que la France pèse encore suffisamment en Europe pour ne pas être acculée à des sanctions drastiques (qui feraient grimper plus haut encore Marine Le Pen). Comme l’a dit Manuel Valls : « Tout le monde attendait la sanction de la France, l’humiliation, Canossa... Rien de tout cela n’est arrivé. » Mais cela va arriver.

L’État français ne pourra pas tenir ses engagements en matière de réduction de déficit, lequel au contraire se creusera pour atteindre 4,5 % du PIB en 2015 et 4,7 % du PIB en 2016. Soit un endettement de 99,8 % (de quoi se tordre de rire quant à la précision, pour ne pas dépasser 100 %) en 2016. La France aura donc le déficit le plus élevé de la zone euro en 2016, selon les prévisions de Bruxelles. Elle sera également, et c’est rarement précisé, le plus gros emprunteur mondial en euros (la dette augmente de 6 400 € chaque seconde ; la France emprunte 1 milliard par jour). Même le plan d’économies (en fait des augmentations d’impôts et de taxes) de 21 milliards est sujet à caution, puisque « certaines de ces mesures, autour de 2 milliards d’euros, n’ont pas été suffisamment détaillées pour être prises en compte ».

Troisième élément du tableau, le chômage. La Commission prévoit sa stabilisation à 10,4 % en 2015, soit un niveau équivalent à celui de cette année, et à 10,2 % en 2016. En revanche, l’Unedic, qui gère l’assurance chômage, prévoit une nouvelle hausse de demandeurs d’emploi en 2015 (de fait, l’activité dans le secteur privé – industrie et service – a reculé pour le douzième mois consécutif en octobre). Sans parler du chômage réel : lorsque 500 000 personnes sortent des statistiques de Pôle emploi, seulement 89 000 reprennent réellement un travail. Les 411 000 autres sont replacées en stages fumeux, formations bidons, retraites anticipées ou entrée dans le RSA.

Autant de prévisions (largement sous-estimées si l’on en croit nombre d’analystes) aux perspectives très négatives, qui peuvent devenir catastrophiques en cas de raidissement de nos partenaires européens ou des marchés. Pour le commissaire européen Günther Oettinger, la France est désormais « un pays déficitaire récidiviste » qu’il faut traiter avec « rigueur ». « Nous perdrions toute crédibilité si nous prolongions pour la troisième fois le délai sans exiger des contreparties très concrètes et précises » (Les Échos, 20 novembre).

 

La France à la merci des marchés

 

Déjà dans Le Point (23 octobre), Hans-Werner Sinn, président de l’’IFO, premier institut de recherches économiques allemand, indiquait :

« Le secteur manufacturier (français) est en train de mourir. Sa part dans le PIB n’est plus que de 9 %, la désindustrialisation n’est pas un mythe. La France a rapatrié dans le secteur public tous les gens, ou leurs enfants, qui avaient perdu leur emploi dans le privé. La France compte deux fois plus de fonctionnaires que l’Allemagne si l’on compare leur nombre pour 1 000 habitants. Et puis la part des dépenses publiques s’élève à près de 57 % du PIB chez vous, contre 44 % en Allemagne [...] Avec le Danemark, la France est le pays le plus socialiste du monde développé [...] La France est plus proche du communisme que d’une économie de marché [...] La France ne doit pas sortir de l’euro, mais elle doit mener une dévaluation interne : selon Goldman Sachs, elle doit mener une dévaluation de ses prix de 20 % [NDA : et donc de ses salaires...] par rapport à la moyenne de la zone euro pour retrouver de la compétitivité. »

Les « marchés » (c’est-à-dire les fonds spéculatifs internationaux), qui chassent en général en meutes, ne respecteront pas les atermoiements de l’Union européenne, et encore moins les désirs de la France. À peine s’était-il vu décerner le prix Nobel, l’économiste français, Jean Tirole déclarait :

« La France est à la merci des marchés. »

Dès le 23 octobre, David Einhorn, PDG de Greenlight Capital, appelait à spéculer contre la France :

« Achetez la Grèce, vendez la France. La Grèce a bu la potion amère [...] Elle a cessé de vivre au-dessus de ses moyens. La France, elle, semble trop fière pour se réformer. »

Et l’enquête annuelle de la Chambre de commerce franco-américaine montre que l’attractivité de la France continue de baisser aux yeux des investisseurs américains (12 % de réponses positives contre 56 % en 2011 !). De même qu’aucun économiste n’avait prévu dernièrement la baisse de l’euro et celle du cours du pétrole, tout peut aller très vite, en cas de remontée

 

 

Apocalypse 2015 ? Le pronostique de VGE

 

L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing se montrait d’un incroyable pessimisme dans Le Figaro du 25 octobre :

« Depuis dix ans, la France, comme tous les pays de l’Europe latine, s’est laissée aller au dévergondage budgétaire [...] Les déficits ont des conséquences invisibles sur la dette. L’opinion ne les mesure pas. Elle croit qu’il existe un trésor caché qui paiera la dette [...] Aujourd’hui, nous sommes protégés par des taux d’intérêt très bas mais c’est provisoire [...] Le changement de la politique monétaire américaine [NDA : la fin du quantitative easing, c’est-à-dire la création de monnaie ex nihilo sans rapport avec la croissance] aura des conséquences sur les taux d’intérêt exigés par les créanciers de l’État français. Ce jour là, notre pays risque de se retrouver dans la situation qu’a connue la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l’aide du FMI. »

La France étant le premier emprunteur mondial en euros, une hausse de 1 % des taux d’intérêt représente déjà une facture de 20 milliards d’euros pour le Trésor (soit l’équivalent des « économies » budgétées pour 2015). Si le loyer de l’argent revient à celui de 2017, c’est-à-dire 4 %, le coût supplémentaire sera de 50 milliards. Soit l’équivalent de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur les carburants réunis.

 

 

Cet article a été écrit en exclusivité pour Égalité & Réconciliation par la revue Faits & Documents d’Emmanuel Ratier.

Visiter le site de la revue : faitsetdocuments.com.

 

 

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52 Commentaires

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  • #1065670
    le 22/12/2014 par lafrancevivra
    Où va l’économie française ?

    La dette doit être brûlée et aucunement respectée. La dette représente la plus grande arnaque de tous les temps. Il faut refuser d’être tondue pire la on demande au peuple de France de faire don de ses organes peu importent les risques. Pour satisfaire des institutions archi milliardaires. Arrêtez de payer vos impôts arrêtez DDE vous prosterner contre des escrocs et reprenez la maitrise de vos vies. A bas les banques et ce système diabolique.

     

    • #1065729
      le 22/12/2014 par Curieux
      Où va l’économie française ?

      Sauf que je trouve nul-part ce qu’il se passerait en cas de non-remboursement.
      On connait les avantages d’un défaut, mais y’aura-t-il des conséquences négatives ?
      Si oui, lesquelles ?

      Entre un Olivier Delamarche qui aime dire "Si on ne rembourse pas, les banques ne seront pas contentes" et un Frédéric Lordon qui dit "Vive le défaut", on n’a du mal à anticiper les conséquences. On dirait qu’il s’agit d’un sujet tabou.


    • #1065854
      le 22/12/2014 par wopa
      Où va l’économie française ?

      Un défaut de paiement serait une catastrophe, les états ne pouvant plus battre monnaie mais uniquement emprunter auprès de banques privés et sachant que notre argent dans les banques n’est garantie que par la promesse que l’état paiera ses dettes, si l’état fait défaut, celles ci ne prêteront plus, il n’y aura plus d’argent en circulation en france ni dans les banques, plus rien, pas de sous, assèchement des caisses ... et pauvreté généralisé (pire que la crise de 1929), plus rien ne marchera, on fera un saut 500 ans en arrière.


    • #1065945
      le 22/12/2014 par saroumane
      Où va l’économie française ?

      @ wopa.
      Si défaut, les banques pourries mourront et l’argent de tous les déposants deviendra fumée.
      Mais on aura la possibilité de repartir sur un système sain.
      les années de transition seront difficiles mais au moins ce serait reprendre la main sur le financier et l’économie.
      l’alternative, c’est quoi ?
      Dépérir à petit feu pour préserver des banques vautours qui en sont à "suicider" leurs banquiers comme un cancer à terme qui phagocyte ses propres metastases ?


    • #1066342
      le 23/12/2014 par Lorenzo
      Où va l’économie française ?

      De c’que j’ai pu comprendre avec Olivier Delamarche (sur Méta TV de mémoire), si on ne rembourse pas cette dette, tout les épargnants seront spoliés,
      et par un collègue d’Etienne Chouard,
      (http://www.egaliteetreconciliation....)
      que l’histoire nous montre que chaque pays qui rembourse sa dette connait une crise majeur.
      Bref, on n’est pas sorti ..
      amitiés


    • #1066603
      le 23/12/2014 par ideojuste
      Où va l’économie française ?

      Lorenzo, on peut choisir de ne rembourser qu’une partie de la dette. Par exemple, en remboursant le capital et siupprimant les intérêts. il y a différentes méthodes. Mais de toute façon, ce qui est prévu c’est de l’hyper inflation et un e redistribution des cartes avec l’effondrement du dollar en marche. On retournera de toute façon à ce qui est fondamental, à savoir l’étalon Or. Le reste, c’est du bidon.


    • #1066830
      le 23/12/2014 par Willy
      Où va l’économie française ?

      D’accord pour "brûler" la dette mais il faudrait au préalable couper les banques en deux, c’est-à-dire séparer les banques d’affaires des banques de dépôts afin de protéger l’économie productive ainsi que l’épargne des citoyens. Les banques qui ont spéculé dans ce casino géant qu’est devenue la finance mondialisée seront mises en règlement judiciaire. Le peuple n’est pas responsable de ces dettes de jeu et n’a pas à renflouer les banques. Toutes les dettes dues à l’usure et à la spéculation sont illégitimes et doivent disparaître .


    • #1068340
      le 26/12/2014 par paramesh
      Où va l’économie française ?

      si vous voulez savoir comment sortir de l’euro sans casse, lisez Sapir, si vous voulez savoir comment annuler la dette sans trop de casse, lisez Lordon, ces deux la sont plus connus , mais il y en a plein d’autres tout aussi sérieux qui font les mêmes analyses, alors surtout ne dites pas qu’il n’y a pas de solutions, il y en a plein, mais il faut savoir chercher, c’est pas le système qui va vous les présenter sur un plateau,
      au fourneau les mecs !


  • #1065687
    le 22/12/2014 par exec
    Où va l’économie française ?

    Ceux qui parlent de demission du president ne revent que d’une chose c’est le retour de Sarkozy, l’homme de Goldman Sachs et de Tel Aviv, le mec qui a mis la France dans la tombe. Pourquoi est ce que personne n’a évoqué sa demission pendant son quinquennat calamiteux ? Peut etre parceque certains etaient en verité tres contents.


  • #1065691
    le 22/12/2014 par dixi
    Où va l’économie française ?

    De toutes façons ,c’est reculer pour mieux sauter ,il faudra n’en déplaise aux politicards de l’umps repasser par les urnes,ce qui les fait chier ,parcequ’ils seront balayés comme jamais.Messieurs, ne vous inquiètez pas il n’y en a pas pour longtemps ,c’est comme la vase qui est entrée aprés une innondation ,va falloir nettoyer toute cette merde avant de refaire les peintures et repeindre la façade et mettre ce qui ne servira plus à la poubelle .Ce qui manquera le plus ce sera les poubelles.


  • #1065698
    le 22/12/2014 par Anthé
    Où va l’économie française ?

    j y connais rien en économie ,mais alors pourquoi avoir augmenter le SMIC ??
    et le Qatar dans tout ça ??? qui est un des pays les plus riche du monde et qui est copain comme Cochon avec la France

     

    • #1065899
      le 22/12/2014 par Nico
      Où va l’économie française ?

      Ce n’est pas l’Etat qui paie le SMIC. C’est un salaire minimum qui concerne tout le monde. Et le Qatar n’a même pas 500 000 Qataries comparé à la population française, ils ont une tonne d’esclaves (le même nombre que leur population) et la première réserve mondiale de gaz. Bref rien à voir avec la France.

      Pour faire bref, l’Etat augmente les impôts pour rembourser la dette sauf qu’il ne rembourse pas la dette qui, en plus, continue d’augmenter, et pourtant ils baissent drastiquement le recrutement en CDI dans la fonction publique, et vend le patrimoine nationale.

      En gros, ils sont arrivé à un point de non retour dans leur délire, comme un ménage sur-endetté. Sauf qu’un Etat ne devrait pas être dans une logique de surendettement ... Ca n’a rien à voir avec un ménage ou une entreprise, sauf quand il a perdu sa souveraineté monétaire.

      Trois léviers pour rembourser la dette : baisse de la valeur de la monnaie, l’augmentation des impots, ou la baisse de la dépense publique (fonctionnaire etc). On n’a plus la souveraineté monétaire, donc ils font les deux autres, sauf que les deux autres nous aménent dans le mur car ils ne remboursent rien.

      Bref le seul moyen de rembourser la dette, et de leur mettre une belle disquette, c’est de pouvoir emprunter à 0% à sa propre banque centrale, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et de baisser la valeur de la monnaie. Ce serait totalement indolore pour le français lambda, les seules qui subiront ça, c’est les financiers internationaux. Bref il faut absolument reprendre le contrôle de notre monnaie sinon il va y avoir des répercutions catastrophiques (chomage et suicide qui vont augmenter etc etc).


    • #1066120
      le 22/12/2014 par Sounor
      Où va l’économie française ?

      Un magazine économique dit (je me souvient plus lequel) dans leur article sur les Paradis Fiscaux, que la France est un paradis fiscal pour les Qatari.
      c’est pas pour les français qui vivent en France !
      Quel que soit le sujet, tout, absolument tout, est scandaleux.


  • #1065711
    le 22/12/2014 par dolf
    Où va l’économie française ?

    la solution ! :
    - plus d’immmigration
    - plus de guerres
    - plus de Shohalatrie
    - plus d’Europe


  • #1065717
    le 22/12/2014 par Tocqueville
    Où va l’économie française ?

    Enorme oubli de cette excellent article : la situation catastrophique des banques françaises qui ont les ratios de solvabilité les plus faible du monde. Elles tomberont avant l’Etat Français, la déflation va les tuer.

     

    • #1065785
      le 22/12/2014 par seber
      Où va l’économie française ?

      Non car les banques rachèteront tout simplement les Etats pour une bouchée de pain. Méthode Rockfeller lue et approuvée. Exemple : Grèce


    • #1065891
      le 22/12/2014 par Tocqueville
      Où va l’économie française ?

      @Seber

      Ce qui est sur c’est que ton epargne et la mienne sera englouti dans la plan de sauvetage.
      Apres, sans doute, les banques racheterons tout à bon compte


    • #1066878
      le 23/12/2014 par SiiRosE
      Où va l’économie française ?

      @seber :

      Exact, et même bien avant ça, ils se sont ventés d’avoir achetés la Hongrie et la Pologne...


    • #1068989
      le 27/12/2014 par Jojo l’Affreux
      Où va l’économie française ?

      Putain mais arrêter le French Bashing, la banque française qui a les finances les plus catastrophiques officiellement c’est notre plus grosse banque, la BNP, elle est loin devant les 3 autres banques systémiques françaises mais loin derrière la Deutschbank et la HSBC. La Deutschbank détient le record du monde incontesté de l’effet de levier mais c’est parfaitement logique et normal : c’est la plus grosse banque du monde et nous vivons dans le monde de l’argent-dette où l’argent est créée ex-nihilo quand quelqu’un demande un crédit, la plus grosse banque est donc celle qui manipule le plus de créances et dont la solvabilité est la plus douteuse !
      Les Allemands nous font la leçon, c’est bien, mais en attendant ils refusent avec obstination de publier le bilan de toutes leurs petites banques régionales qui sont des caisses d’épargne non-mutualisées, sans doute parce qu’ils craignent que la publication du secret les foute toutes par terre. Les Anglais aussi nous font la morale, alors que la doxa ne le dit pas, mais qu’ils ont encore plus mal vécu la crise des subprimes que les Américains, qu’ils ont été forcé de s’endetter à hauteur de 60% de leur PIB pour sauver leur finance off-shore, il convient de rappeler qu’entre la City et les nombreux dominions de la couronne qui servent de trous noirs financiers, la finance anglaise est de loin la plus importante et la plus secrète du monde. Quant aux Américains et leur 450% de dette toutes dettes confondues, ils vivent purement et simplement à crédit sur le cul du reste de l’humanité, le seul truc qui leur permet encore de faire la morale au reste du monde, c’est que leur cas est un peu différent des autres : en effet, le privilège exorbitant leur permet d’assurer leurs dettes sur le pétrole présent dans le sous-sol des pays l’OPEP et la seule chose qui fait que ça dure encore, c’est que tout ceux qui contesteront seront recouvert sous un tapis de bombe comme Saddam.


  • #1065820
    le 22/12/2014 par jacques bauregard
    Où va l’économie française ?

    Jacques Attali en gros c’est un des mecs qui ont "conseillés" tout les gouvernements successifs depuis trente cinq ans et au momment de l’echec cuisant , il dit aux français de rembourser ?
    c’est une maniére de penser ..


  • #1065852
    le 22/12/2014 par vigile
    Où va l’économie française ?

    Si ça va si mal pourquoi tout le monde s’empresse de prèter à la France, qui emprunte à des TAUX NEGATIFS ?

     

    • #1065909
      le 22/12/2014 par wopa
      Où va l’économie française ?

      Avant d’ égorger les bœufs et de les manger, faut bien les engraisser avant. C’est exactement le même principe malheureusement.


    • #1065950
      le 22/12/2014 par saroumane
      Où va l’économie française ?

      Parce que si la france moribonde financièrement fait défaut, l’euro meurt et, par effet de ricochet, la mort de l’euro entrainera la banqueroute universelle.


    • #1066102
      le 22/12/2014 par Dex
      Où va l’économie française ?

      C’est parce qu’il faut absolument que la France puisse continuer de s’endetter, ce qui revient à continuer de verser le pizzo à la mafia bancaire.
      C’est tout ce qui compte pour les rentiers de la dette. Tandis qu’un défaut de paiement signifie qu’ils sont perdants.... Ce qui n’arrivera pas, quitte à tout vendre et tout sacrifier dans ce pays.


    • #1066303
      le 22/12/2014 par ptitpère
      Où va l’économie française ?

      Parce que les Français ont 12 000 milliards d’euro de patrimoine (immobilier compris) dont 3500 milliards d’épargne financière (comptes bancaires, assurances-vie, livrets A...), et que le moment venu (dans les 24 mois maximum - sûrement avant), ils iront saisir cette épargne pour se rembourser. C’est la seule et unique raison.
      Ca fonctionne comme un type qui irait emprunter 1 million à la banque pour un projet voué à l’échec, le banquier s’en fiche que le projet aille dans le mur si l’emprunteur a une maison à deux millions qu’il est prête à mettre sur la table en garantie.


    • #1070831
      le 30/12/2014 par dams
      Où va l’économie française ?

      @petitpère

      Je le pense comme ça aussi.

      La France c’est comme un blessé en hémorragie sur la route et le banquier lui prête non pas pour le sauver ou qu’il croit en lui mais juste parce qu’il pense qu’il va pouvoir le dépouiller.

      Allez 2015, je le sens bien quelques petits impots de plus, un peu plus de chômage, quelques moments chauds, mais 2016 aucune visibilité la ça craint.


  • #1065856
    le 22/12/2014 par Asmodée
    Où va l’économie française ?

    Si cela allait si mal croiriez-vous qu’il y aurait tant de monde dans les magasins avant les fètes ?...

     

    • #1066117
      le 22/12/2014 par Dex
      Où va l’économie française ?

      Parce que la plupart des gens sont naïvement confiants en la solidité de notre économie, donc ils ne changent pas leurs habitudes (mener une vie carpe diem).

      Quoique, les magasins enregistrent tous une baisse de leur chiffre d’affaire.
      Il ne faut donc pas se fier aux gens riches qui étalent leur richesse et font ainsi croire à une illusoire bonne santé économique.

      De toute façon le réveil va faire mal pour tout le monde, surtout pour ceux qui ne voient rien arriver.


    • #1066863
      le 23/12/2014 par Louis Delga
      Où va l’économie française ?

      Je travaille pour une grande enseigne de la GD (Grande Distribution) ; ne te fie pas aux apparences. Depuis Juillet 2014, la baisse de chiffre d’affaire se compte en dizaines de millions d’euros par rapport à l’an dernier, et le panier moyen a baissé de 20% tout confondu. Sachant que le pire est à venir, je pense que l’on peut dire que çà va mal. Quant au "monde dans les magasins", c’est le réflexe du travailleur-consommateur pendant les fêtes, ce n’est pas du tout représentatif du comportement de la population dans son ensemble sur l’année. Il se réveillera un peu plus tard...ou pas.


  • #1065943
    le 22/12/2014 par jean
    Où va l’économie française ?

    Oui tout cela n est pas bon et ça pu. J espère qu on évitera le pire.


  • #1065999
    le 22/12/2014 par opex180
    Où va l’économie française ?

    La seule solution, la moins douloureuse pour le peuple serait de suivre l’exemple de l’Islande ... et de ne pas rembourser cette magistrale escroquerie qu’est la dette "souveraine" !
    Mais, car il y a un mais et de taille ! Il faut aussi dans le même temps, reprendre tous les leviers de commande du pays, virer et juger les traitres/complices des "banksters" qui ont mis la France dans cette situation, fermer la bourse (au moins temporairement), rétablir des règles drastiques de contrôle de la finance, définir un programme de grand travaux type plan quinquennal du CNR, reprendre au privé le contrôle de certain secteur de l’économie, ré-industrialiser le pays pour remettre au travail les millions de chômeurs, sortir de l’euro, remettre des barrières douanières et passer de nouveaux accords d’échanges commerciaux avec nos voisins, notamment la Russie, bref 10 ans minimum de dur labeur et de sacrifices. Sans oublier que les privilégiés, le 1% et leur complices d’intérêts, l’élite non patriote, fera tout pour empêcher qu’un tel projet se réalise même au prix de mettre le pays à feu et à sang ! Donc comme a dit Churchill aux anglais en 1940 : nous aurons du sang, de la sueur et des larmes ! Mais au moins, avec un tel défi à relever et à réussir nous conserverions l’Honneur et un avenir pour nos enfants ! sinon , nous aurons, le déshonneur, la faillite, l’esclavagisme, la misère, la guerre civile et à terme la probable disparition de la France en tant que Nation et peuple souverain ! Le programme est déjà bien avancé ! Plus que jamais, informez-vous, informez autour de vous et équipez-vous : G.G.F.S !!


  • #1066327
    le 23/12/2014 par Pay Pay
    Où va l’économie française ?

    La dette appartient à chacun de nous (livret a, sicav, assurance vie) c’est ridicules de penser qu’on ne pourra pas la payer. Il n’y a pas de solutions concrète malheureusement. Les seuls sont inflation et baisse du déficit.

     

    • #1066469
      le 23/12/2014 par frotelamoquette
      Où va l’économie française ?

      ahhhh vous vous attendez les plumes mais vous avez déjà mis le goudron non ? je ne sais pas si vous avez réfléchi avant de poster ce message pessimiste mais si vous avez de l’argent à la banque, vous pouvez le retirer et acheter de l’or et de l’argent, ce sera quand même plus difficile à voler non ?


    • #1066608
      le 23/12/2014 par Laurent Franssen
      Où va l’économie française ?

      C’est bien sur ce que vous soulignez que je ne comprends plus rien.
      au demande au épargnant possédant de la dette dans divers produit de contribuer à la taxe afin de payer cette dette.
      Je ne pense pas devoir dévellopper beaucoup, je préfère me payer directement de main gauche à main droite...


    • #1066935
      le 23/12/2014 par Guillaume
      Où va l’économie française ?

      C’est complétement faux, la dette est aux deux tiers détenue par des acteurs étrangers.


  • #1066360
    le 23/12/2014 par Woo-Tong Pyjama
    Où va l’économie française ?

    Je cite Attali " la France rejoindra bientôt le triste club des pays dont la dette publique est supérieure à son PIB "

    Comme les USA et le Japon ? La dette publique, quand un pays possède une banque centrale docile, c’est pas un problème. Ça ne l’est que lorsqu’on est soumis aux usuriers et qu’on leur a cédé le monopole de l’émission monétaire.


  • #1066412
    le 23/12/2014 par l’oracle a dit...
    Où va l’économie française ?

    Où va l’économie française ? c’est bien simple : on assiste à un enterrement première classe de l’ex-cinquième puissance mondiale, contrainte de céder les bijoux de famille pour trois fois rien et destinée, comble d’infortune, à devenir une réserve à touristes Chinois et la résidence secondaire de milliardaires Américains....si le pays n’était pas en ruine et membre de l’UE, jamais les étrangers n’auraient racheté avec cette facilité le patrimoine industriel et culturel du pays...


  • #1066472
    le 23/12/2014 par noel
    Où va l’économie française ?

    https://www.youtube.com/watch?v=gb6...

    Valse « Fermeture définitive »
    French music - Accordion Valse musette in Yann Tiersen style - Jo Brunenberg - accordéon

    Vous reconnaîtrez une mesure de « Mon Amant de Saint-Jean »

    Chanson réaliste relatant les amours sans lendemain d’une jeune fille pour un séducteur, les paroles sont de Léon Agel & la musique d’Émile Carrara sur un rythme de valse musette.

    La première version de la chanson en 1937 sous le titre « Les Barbeaux de Saint-Jean », devenu par la suite « Mon Costaud de Saint-Jean ». Mais celle-ci n’accroche pas le public, probablement parce que les paroles sont jugées trop « populaires ».

    En 1942, elle est réécrite sous son titre actuel et Émile Carrara la dédie à sa fiancée Suzanne (devenue plus tard son épouse) pour marquer leur promesse de mariage faite à « La Bonne Idée » une auberge de Saint-Jean-aux-Bois, dans la Forêt de Compiègne.

    Ces séducteurs de la France, traîtres l’ayant gouvernée, ces conseillers du Prince subissent d’ores et déjà les prologues du dam qu’ils méritent.

    L’ « amère victoire » de cette Synagogue dite de « satan » sera plus qu’éphémère ! Tel un sucre d’orge extirpé au dernier moment et avec une extrême violence de leurs bouches infâmes ! Celles d’où sont sortis leurs discours mensongers, vains et creux de ces séducteurs politicards durant une quarantaine d’années dites « suicidaires » !

    Les partisans de cette « synagogue de satan » disent être des Juifs spirituels. En d’autres mots, ils se font passer pour de véritables Chrétiens. La croissance de cette fausse église était déjà en bonne voie du temps de l’apôtre Jean.

    Camarades, confiance et courage en Saint-Jean, Lui bâtira notre véritable Église !


  • #1066525
    le 23/12/2014 par vincentgétorix
    Où va l’économie française ?

    L’article de VGE est particulièrement révoltant, lui qui est des responsable majeur de ces déficits qu’il déplore aujourd’hui . Déficit qui, couplé à l’exclusivité donnée aux banques privées de prêter en créant la monnaie, c’est à dire le droit de prélever des intérêts tout en empochant le séniorage au passage qui s’élève pour la France à 50 milliards d’€ par an .
    VGE que la France a éjecté en 81 et qui est venu se vanter d’être l’auteur du traité de Lisbonne imposé aux français en 2005. Evidemment qu’il se frotte les mains, c’est trop facile de le rouler le peuple français quand il n’y a plus grand monde pour expliquer ce qu’il se passe réellement dans le pays. Par un miracle dû au pouvoir surnaturel d’un égo sur- dimensionné VGE se croit encore légitime pour nous faire la leçon . "Comment se faire mettre le plus profondément possible". C’est un colloque qu’il devrait organiser, car dans ce domaine personne ne peut nier son expertise.


  • #1066565
    le 23/12/2014 par Slide
    Où va l’économie française ?

    Profitons bien des fêtes de fin d’année 2014, parce que je doute que celles de 2015 aient la même légerté.


  • #1066782
    le 23/12/2014 par chris 777
    Où va l’économie française ?

    Le constat est accablant,et quelque peu angoissant,si l’on pense au futur.

    Cependant, il se peut bien que pour certains,tout marche comme sur des roulettes.

    Les bénéficiaires de cette situation,a travers leurs valets ou les ignorants suiveurs,peuvent bien me traiter de "partisan de la théorie du complot",mais je ne peux n’empêcher de mettre 2 ou 3 autres faits en perspective de cette situation économique dramatique.

    Étant entendu que l’U.E est une création de l’administration U.$ pour vassaliser l’Europe.
    Que leur volonté de domination est total.
    Et que le pays qui leurs posent le plus de problème est le notre,
    et cela depuis très longtemps.
    Comment en prendre son contrôle tout en évitant au maximum
    que la population soit au courant ?

    Par la corruption des "élites"qui permet la dégradation du système social et l’asphyxie financière.
    Et cela sur du très long terme.
    Jusqu’au dernier moment,lorsque le piège se referme sur la proie.
    C’est le coup de force de leur stratégie.La patience.

    Si la france se laisse mettre sous tutelle du FMI sans réagir
    et cela serait le cas.
    Invoquant l’impossibilité de faire face,qu’on a tout essayé,que c’est pour notre plus grand bien. Puis ça ne durera pas,c’est certain.
    Entendrons nous a ce moments là,de toutes les voix autorisées.

    Alors ,nous, le peuple, subirons de plein fouet la volonté de l’administration mondialiste bancaire,
    avec la perte total de notre souveraineté.Souveraineté qui n’attends déjà que le coup de grâce.

    Et dans cette optique là,je crains que nous en payons tous le prix fort.
    Car dans l’ éventail de leurs vices, la rancune figure en bonne place.


  • #1066862
    le 23/12/2014 par Penn Fur
    Où va l’économie française ?

    Je ne suis pas économiste et n’ai que très faible notion de ce domaine. A la lueur des chiffres présentés je me demande bien où est l’issue. Et Il me parait impossible qu’il y en ai tant ces chiffres de dette sont démentiels. Ce que je vois, c’est que ça n’empêche pas ces "petites gens" d’élections agrippés au gâteau de l’état jacobin de vivre au dessus de leurs moyens, et bouffer pour quatre.

     

    • #1067497
      le 24/12/2014 par Boson de Higgs
      Où va l’économie française ?

      Exactement. Mais ce qui me semble terrible aussi, c’est que dans le peuple la division bat son plein également. Pas mal se satisfont de cet état de fait et ne sont pas prêts à partager avec leurs frères de sang, un comble ! Il n’y a qu’à voir comment ça se bouffe le nez en famille, comment ça se jalouse et comment ça se divise... Spectacle désolant. Je me demande depuis bien longtemps déjà, comment se fait-il que la cabane ne se soit pas encore renversée sur le chien. Qu’est devenue la France ? Qu’est-ce qui nous relie les uns aux autres ? Nous sommes un agglomérat hétérogène d’égoïsmes et de petitesse. La déculotté va être terrible ! Bien sûr qu’on a savonné la planche à nos compatriotes depuis fort longtemps. Mais nous avons une petite part de responsabilité. Un détail en somme... là où se trouve le diable malheureusement. Continuons donc comme si de rien n’était, continuons...


  • #1067528
    le 24/12/2014 par Eric
    Où va l’économie française ?

    Seule l’instauration de l’économie socialiste (le contraire d’une économie de gauche) que promeut le Réseau Salariat pourra sauver la France :

    http://www.reseau-salariat.info/6a2...


  • #1067842
    le 25/12/2014 par bobforrester
    Où va l’économie française ?

    bonjour

    Et si on cessait d emmerder les chômeurs pour faire la chasse à la fraude fiscale = 70mds d euros Le pouvoir ne le fera pas ce sont ses commanditaires qui fraudent . Mieux il faut changer de système économique ( économie mixte ) donc sortir de l Euro et de l ’UE car les mêmes causes (contradictions insolubles du capitalisme sans guerres ) produiront les mêmes effets ( crises , perte du pouvoir d achat des salaires et des pensions , soumission à l impérialisme uS).

     

    • #1068826
      le 27/12/2014 par Leïla
      Où va l’économie française ?

      @bobforester, bien parler ! La dette sort tout droit du cerveau des f.m. les lois, les improbables calculs ont été concocté dans les loges maçonniques ! Je n’ai jamais été, Dieu merci, franc-maçonne, je n’ai rien avoir avec cette obligation de payer, de plus à chaque "crise boursière", les agents de banque m’ont piqué du fric sur mon livret et pel. Alors moi je dis mer.e à leur dette, j’ai donné.


    • #1069545
      le 28/12/2014 par Cash
      Où va l’économie française ?

      Vous avez raison, mais ils sont très francs en réalité, dans leur monde, un chômeur est un fraudeur.
      Lutter contre la fraude fiscale, c’est punir les pauvres qui ne payent pas toute leur taxes à temps, et pas pourchasser les riches qui n’en payent pas du tout.
      Encore de la novlangue, ils sont très cohérents quand on les comprend.
      C’est comme quand ils parlent de citoyens, république, etc.
      Il disent en fait abrutis manipulables et oligarchie corruptible...


  • #1069084
    le 27/12/2014 par mansry75
    Où va l’économie française ?

    Je pense que chacun de nous devra tenter de créer une croissance par le travail et l’économie, cela permettrait de soulager les dettes. Mane Sridykhan

     

    • #1069476
      le 28/12/2014 par NadLa
      Où va l’économie française ?

      En effet Mr Mane Sridykhan que chacun d’entre nous doit faire un effort afin que les problèmes puissent être résolus


    • #1069909
      le 28/12/2014 par BlaBlaBla
      Où va l’économie française ?

      ...j’hallucine... Vive l’esclavage ! Ils sont c.ns à bouffer du foin ! Traduction :
      Créer « la croissance » par l’esclavage, l’esclave devant serrer la ceinture, cela permet depuis des lustres d’engraisser des porcs se goinfrant sur notre dos ... justement non, nous devons cesser cette folle croissance inique et presque tout remettre en cause, à commencer par la tête !


  • #1069312
    le 27/12/2014 par pomme
    Où va l’économie française ?

    L’age d’or des pays de l’occident est proche de la fin pour laisser place à celui de l’Asie (Chine, Inde voire l’Iran et Russie) si les USA tombent avec l’UE ceux qui sera peut être pas si mal pour remettre les compteurs à zéro et voir naître une meilleur économie basé sur le travail et le contré non pas sur des spéculations et l’exploitation.

    Qu’en pensez vous ?


  • #1069892
    le 28/12/2014 par BlaBlaBla
    Où va l’économie française ?

    ...dans les coffre-forts du Grand Israël... ceci est un braquage ! ... Personne ne bouge. Tout le monde obéi. C’est une situation incroyable... Paralysie ou lobotomie ?


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