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Pierre-Joseph Proudhon : un portrait politique – Entretien avec Thibault Isabel

Un penseur essentiel

Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Thibault Isabel (philosophe, docteur en esthétique, historien des civilisations, rédacteur en chef de la revue de sciences humaines Krisis).

 

Thèmes abordés :

- 00 :00 :41 - Qui était Pierre-Joseph Proudhon ?
- 00 :04 :17 - Proudhon dans le paysage socialiste ?
- 00 :08 :04 - Marx contre Proudhon
- 00 :13 :45 - Proudhon et la religion
- 00 :18 :00 - Dialectique proudhonienne et dialectique marxiste
- 00 :22 :24 - Proudhon et la propriété
- 00 :27 :27 - L’anarchisme proudhonien
- 00 :30 :54 - L’anticapitalisme proudhonien
- 00 :33 :43 - Qu’est-ce que le « mutuellisme » ?
- 00 :37 :09 - Proudhon : un « petit-bourgeois » ?
- 00 :40 :25 - Proudhon et la « Banque du peuple » ?
- 00 :43 :04 - Proudhon et la lutte des classes
- 00 :45 :27 - Anthropologie proudhonienne ?
- 00 :48 :49 - Critique de l’État et critique du Capital chez Proudhon ?
- 00 :54 :53 - Le fédéralisme proudhonien
- 00 :58 :49 - Fédéralisme et échelles du pouvoir
- 01 :04 :20 - Fédéralisme proudhonien et fédéralisme maurrassien
- 01 :07 :49 - Place de la Nation dans le fédéralisme proudhonien
- 01 :11 :12 - Fédéralisme proudhonien et fédéralisme européen contemporain ?
- 01 :12 :52 - La postérité de Proudhon
- 01 :14 :42 - Proudhon était-il de gauche ?

 

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9 Commentaires

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  • Très intéressant, je la visionnerai à mon retour... en fin de soirée, j’ai vraiment hâte ! :)


  • Proudhon, le versant anti-autoritaire d’E&R ?
    cela change de la messe ordinaire !..... un "cache sexe" ?
    parce que nous l’asséner aussi abruptement, sans critiques préalables de l’état, du pouvoir, de la propriété et,c...tient lieu, un peu, il me semble, de l’argutie.


  • Super entretien !

    Clair sans être simpliste.

    J’aimerais savoir ce qu’en pense Pierre de Brague


  • L’esprit borgne ou la voie du milieu... Avant que les hommes s’accordent, on sera en lutte jusqu’à l’éternité. Mais tout çà me fait penser à "la symphonie en rouge"

    Rakovsky... Faites bien attention avec quelle pénétration Marx en arrive aux conclusions tirées de l’existence de l’industrie britannique alors naissante, à savoir la colossale industrie d’aujourd’hui ; comment il l’analyse et la critique ; quelle image repoussante il donne de l’industriel manufacturier. Dans votre imagination et dans celle de la masse naît alors la terrible image du Capitalisme dans son concret humain : le type du fabricant bedonnant, un cigare à la bouche, comme Marx le décrit, jetant à la rue avec colère mêlée de satisfaction l’épouse et la fine de l’ouvrier. Est-ce que ce n’est pas vrai ? Mais en même temps, souvenez-vous aussi de la modération de Marx et de son orthodoxie bourgeoise lorsqu’il étudie la question monétaire. Dans ce problème de la monnaie, on ne voit pas apparaître chez lui la fameuse contradiction. Pour lui, les finances n’existent pas comme quelque chose d’importance en soi ; le commerce et la circulation des monnaies sont les résultats de la production capitaliste honnie, qui les asservit et les détermine totalement. Or sur la question de la monnaie, Marx est un réactionnaire ; et à notre immense surprise, il en était bien un. Ayez à l’esprit "l’étoile à cinq pointes" comme la soviétique, mais cette étoile qui brille sur toute l’Europe, l’étoile composée des cinq frères Rotschild, avec leur banque, qui possède une colossale accumulation de richesses, la plus grande jamais connue jusque là... Ainsi, ce fait, si colossal qu’il égara l’imagination des gens à l’époque, Marx ne le remarque pas. Voilà qui est bien étrange... Non ? Il se peut que de cet étrange aveuglement de Marx naisse un phénomène qui est commun à toutes les futures révolutions sociales. Voici le fait : tous, nous pouvons confirmer que lorsque les masses prennent le contrôle d’une ville ou d’un pays, elles semblent toujours frappées alors d’une crainte superstitieuse des banques et des banquiers. On a tué les Rois, les généraux, les évêques, les policiers, les prêtres et les autres représentants des classes privilégiées haïes...

    Pour la suite de l’interrogatoire, existe le livre... Vous serez ce qu’est la vraie révolution façon Marx...


  • Ouh là... Il faudrait confronter Thibault Isabel avec Francis Cousin. M’est avis qu’ils ne seraient pas, mais alors pas du tout d’accord ces deux-là.

    Ces messieurs d’ER nous organiseraient-ils ce débat ?


  • Si c’est une magistrate qui le dit !

    Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats en Belgique, le néolibéralisme est un fascisme.

    http://www.les-crises.fr/le-neolibe...


  • Je serais ravi de débattre avec Francis Cousin, pour qui j’ai beaucoup d’estime ! Je ne pense pas d’ailleurs qu’il y ait un abîme entre ses idées et les miennes. Sa manière de défendre Marx n’est pas toujours sans lien avec ma manière de défendre Proudhon. Marx et Proudhon sont entrés en conflit, mais il y a beaucoup de marxistes qui aiment Proudhon, et beaucoup de proudhoniens qui aiment Marx. Marx reste d’ailleurs pour moi un des plus grands philosophes de ces deux derniers siècles.

     

    • Vous lancez d’emblée l’image d’un Marx bourgeois. Cette acception du terme me semble quelque peu fallacieuse puisqu’elle ne peut se fonder que sur des considérations d’ordre sociologiques (distinction bourgeoise chez Edmond Goblot, par exemple). Marx est bien né dans une famille bourgeoise, mais il a vécu dans la crasse toute sa vie, se nourrissant de pommes de terre. La différence avec Proudhon c’est bien justement qu’il était trop "sociologiquement bourgeois" pour accepter de gagner sa vie par le travail manuel. En ce sens, Proudhon est plus "homme du peuple", mais de là à parler de Marx comme quelque de « riche » et « aisé » c’est pousser un peu loin la "distinction proudhonnienne". Mais bon, je ne vais pas m’empêcher de regarder votre vidéo pour ça. Bien à vous.


  • L’origine sociale compte davantage que les revenus, sur un plan culturel. Or, l’origine sociale de Proudhon est modeste, ce qui n’est pas le cas de Marx. De plus, Engels était lui très riche : et il a joué un rôle crucial dans la vie de Marx. Cela étant dit, personne n’est déterminé par son origine sociale : mon propos n’est pas de disqualifier Marx sous prétexte qu’il était bourgeois. Je pense simplement en revanche que les différences sociales entre Proudhon et Marx ont une grande incidence sur leurs divergences personnelles, et aussi parfois sur leurs choix politiques. Proudhon s’est toujours senti naturellement proche de la petite bourgeoisie besogneuse, ce qui n’était pas le cas de Marx, qui se méfiait des classes moyennes.