Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
 
A A A
imprimer

Plus d’un Français sur deux reconnaît qu’il possède trop d’objets

La société de consommation ou l’accumulation compulsive d’objets inutiles

Une souvenir de voyage moche ? Un vêtement trop petit ? Notre propension à garder des objets inutiles est effarante et très révélatrice.

 

Où sont-ils chez vous ? Rangés dans les tiroirs, dans des boites sous le lit ou tout simplement exposés ici et là dans votre intérieur ? Les objets dont regorgent nos maisons et appartements sont parfois cassés, irréparables ou tout simplement inutiles et pourtant, nous les gardons.

Selon un sondage Ifop pour Homebox et que Le HuffPost vous révèle en exclusivité ce lundi 17 octobre, 55 % des Français déclarent posséder trop d’objets. Mieux encore, plus de trois Français sur quatre assurent stocker des objets qu’ils ne comptent plus utiliser. Cette tendance s’affirme encore plus dans les classes supérieures de la société : ainsi 84 % des CSP+ conservent des objets inutiles.

Et pourtant, comme le rappelle l’historien Manuel Charpy dans un article publié dans l’ouvrage Boulimie d’objets : l’être et l’avoir dans nos sociétés, « historiquement, l’accumulation d’objets permettait de montrer un statut : l’intérieur encombré bourgeois montrait une aisance financière ». Aujourd’hui, en France, accumuler des objets n’a plus cette vocation. Les objets sont bien souvent cachés dans les greniers ou dans les placards. « Les intérieurs épurés ne sont-ils pas l’apanage de la classe sociale aisée ? », se demande Valérie Guillard, maître de conférence en marketing à l’Université Paris-Dauphine, dans ce même ouvrage. Oui, y répond-elle immédiatement, « l’accumulation nourrit plutôt un besoin de sécurité ».

 

Ce n’est pas tant de garder mais de ne pas vouloir jeter

Serions-nous donc tous des boulimiques d’objets ? Des accumulateurs compulsifs ? Le sondage Ifop met en avant l’irrationalité de ce comportement lié à l’histoire intime et profonde de chacun. Car, même si l’on pointe facilement du doigt l’inutilité de ces objets, 53 % des Français n’hésitent pas à dire qu’ils ressentent de la frustration et du regret lorsqu’ils doivent se séparer de ces choses. 36 % des personnes interrogées assument même le fait de conserver ces objets parce qu’ils n’ont pas envie de les jeter.

Lire la suite de l’article sur huffingtonpost.fr

Sur la logique capitaliste, lire chez Kontre Kulture :

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

26 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • La meilleure solution : déménager souvent.
    Car à chaque déménagement on est plus ou moins forcé de se délester des choses inutiles, vu le coût du déménagement ou du garde-meuble, vu l’espace qui peut diminuer, surtout maintenant. On apprend vite à garder ce qui a vraiment de la valeur pour nous J’ai bien peur que cela se réduise bientôt à un sac à dos si on continue avec le nomadisme mondialiste.

     

  • Le minimalisme est la solution...philosophiqe et matérielle .


  • Moi je dis, sujet super intéressant au regard de l’actualité, du mal-être général de nos sociétés et de la souffrance des peuples... . Merci le Huffington Post pour votre pertinence... . Et sinon, le sexe des Anges ?


  • C’est vrai que tout ce que l’on entasse fait partie d’une certaine paranoia survivaliste , genre " Ce bout de ficelle ,ça pourrait servir à réparer ma tente si je deviens SDF, en cas de guerre mondiale " En fait un bol, une cuillère ,un rouleau papier wc , un bon duvet et une bache ça suffit largement à la survie ,avec un couteau de chasse quand méme , et ce pour les célibataires ... Mais les Touaregs , et les Mongols transportent quand méme des objets , des meubles pour garnir leur yourte ou leur tente ..Nos ancêtres nomades transportaient leurs biens et leurs butins de pays en pays avec chevaux et chariots ..Tout le monde n’a pas envie d’étre un anachorète vivant dans une grotte avec un bol et une cuillère ..


  • Oui, c’est vrai. J’avais remarqué cela aussi. Par exemple les brocantes, les gens vendent des choses, habits, bibelots pour des sommes ridicules. J’ai acheté il y a 3 ans, une belle lampe verte en forme de feuille. Pour 3 euros ! Les gens vident leur trop plein. Je ne vais plus dans les brocantes, trop tentant.


  • Objets inanimés avaient-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force à aimer ?


  • Je fais partie de ce gens qui gardent des objets inutiles au quotidien (un vieux sabre, des pots de confiture, de la corde, une vieille soupière, sac a dos en surplus...)
    Ça s’entasse dans un peu coin chez moi.
    Il faut dire que je ne m’arrange pas non plus, j’en achète encore ! (des outils, une bache, ...)
    Totalement inutiles aujourd’hui mais tellement utiles lors du prochain effondrement.

     

  • Ce n’est pas un mauvais défaut quand on ne croule pas sous les richesses, c’est un vieux réflexe psychologique des populations européenne du temps où jadis il fallait stocker pour ne pas manquer lors de périodes hostiles, ça va de paire avec la remise en question, l’angoisse, les prévisions à long terme...


  • C’est dépassé tout ça, ou plutôt ça n’a jamais eu de sens, à dégager ! C’est comme se perdre dans les centres commerciaux pour entendre, se voir insulter, rabaisser par du marketing grossier... Il faut mettre un sérieux coup de frein à tout ça, éduquer nos enfants dans ce sens. Quant à nos parents, ils sont perdus, ils ont pour seule préoccupation de vie l’achat du carrelage pour la cuisine, après l’achat du gravillon pour l’entrée du jardin,... ou comment crever de la plus triste vie comme dirait Céline.


  • Le sujet est très intéressant et a été développé avec l’apparition des Tiny House aux USA d’abord et maintenant aussi en Europe. Une émission montre comment les gens passent d’un 200 m2 ou plus à 20 m2 environ, en gardant le strict nécessaire mais tout en décorant quand même le lieu, c’est très joli en plus.
    J’avais lu que les objets nous rassurent dans ce monde où tout change trop vite, d’où la difficulté de trier.


  • C’est vrai, que voulez vous faire de 2 godemichets en même temps ?

     

  • C’est étonnant comme les choses sont présentées dans cet article. Ne pas jeter n’est pas forcément la manifestation d’un rapport pathologique avec la possession matérielle, mais d’un vieil instinct d’économie. Tant que garder ne nuit pas, autant garder, car on aura toujours la possibilité de jeter, alors qu’un objet jeté ne peux plus servir. On fait intuitivement un calcul coût/bénéfice, et on constate qu’il n’y a pas vraiment de bonne raison de jeter, sinon des injonctions sociales. Ça ne pose un problème qu’à partir du moment où le manque de place pour le rangement cause du bordel gênant au quotidien.

    Et l’inverse de garder, c’est jeter. Je ne vois pas comment le turnover de bibelots peut être préférable à la thésaurisation. Ça favorise la production de déchets sans réduire le consumérisme. A la limite, ça peut même contribuer à créer un appel d’air favorisant encore plus la production de bibelots inutiles, accélérant encore l’exploitation des ressources naturelles. La répugnance à jeter pourrait au contraire être le germe d’un modèle économique favorisant le reconditionnement, la réparation, la récupération et le recyclage, limitant ainsi la production de déchets et l’exploitation des ressources, tout en créant de l’emploi qualifié (la réparation demandant un examen individuel de chaque objet, et une réponse technique à chaque fois differente).


  • Je ne vois pas de problème à garder des choses qui ne sont plus utiles (on peut encore faire ce qu’on veut avec ce qu’on achète j’espère !), le problème est quand vous achetez des trucs inutiles dès le départ (et il y en a plein les magasins !).


  • Depuis petit j’accumule, des objets sentimentaux qui me relie à des souvenirs, des objets potentiellement utile qui parfais ressurgissent et servent à quelque chose. Je bricole toujours donc c’est jamais perdu. Et j’ai la place, donc j’en profite.

    Accumuler les objets c’est un signe de bonne santé selon moi. Mon bureau est en bordel parce que je suis créatif et que je fais pleins de choses. Je crois au contraire que l’absence de bordel et de cumulation est un signe de grande vide intérieur, un symptôme d’absence de créativité des gens.

    Peut être que si je passais mon temps à aller sur facebook, à aller aux soirée ou à être un esclave salarié je n’aurais ni le temps ni l’énergie de foutre le bordel sur mon bureau en bricolant.


  • La difficulté de se séparer des objets peut être une forme - à plus ou moins grande échelle - du syndrome de Dyogène. J’ai travaillé auprès de sans-abri et c’est une problématique assez récurrente.
    J’ai moi-même une grande difficulté à jeter les choses que j’ai héritée de ma mère qui l’a elle-même héritée de sa mère qui était pourtant aisée. C’est un aspect de moi que je n’aime pas, je ne trouve pas ça très sain.
    Il y a un principe que je trouve utile pour savoir faire le tri : ce qui n’a pas servi depuis au moins 5 ans peut être jeté (ou donné ou vendu).
    Faire le vide matériel aide à faire le vide dans sa tête, à se concentrer sur l’essentiel.

     

    • C’est exactement ce que je crois ! Je crois aussi que pour dépasser cette fausse angoisse de la séparation matérielle - pseudo affective parce que çà ne reste après tout qu’un objet - il suffit d’en jeter un pour commencer... une fois qu’on l’a fait, on s’est détaché de cet attachement matériel, on peut le refaire - ce qui n’altère en rien le souvenir de la personne gardé en notre mémoire.
      Donc la perte est moindre, elle est seulement matérielle... SAUF pour un certain type d’objet peut-être : ceux qu’on a fait/créé soi-même.


  • Ce que j’ai appris c’est qu’il faut réfléchir 2 fois avant de jeter car c’est ce que l’on vient de jeter qui va être réclamé par un des enfants ou s’avérer être une pièce essentielle pour l’utilisation d’un autre objet, d’autant plus que je déteste faire les courses.
    Je jette très peu car je donne ( en laissant dans le local poubelles ) ou j’offre...ce qui a l’avantage de faire plaisir !
    Quant à certains objets ils sont comme habités et semblent vibrés...ils font partie du lieu d’habitation qu’ils activent et harmonisent par leur présence subtile, de véritables valeurs sentimentales. Il va sans dire qu’ils ont été créés en conscience.
    Le contexte actuel est plutôt favorable à ne pas jeter ce qui pourrait être utile en cas de crise ! La société de consommation a pour sa part tout intérêt à ce que l’on jette en masse.


  • Tous ces objets finiront dans les vide-greniers, si branchés, qui me donnent envie de vomir au bout de cent mètres .


  • #1581038

    Neil McCauley : Si tu veux faire de vieux os dans ce métier, sois libre comme l’air. Tout ce qui a pu prendre une place dans ta vie, tu dois pouvoir t’en débarrasser en trente secondes montre en main dès que tu as repéré un seul flic dans le coin.

    Heat (1995), écrit et réalisé par Michael Mann.


  • Surtout sous Napoléon III et jusqu’en 1914 les bourgeois collectionnaient les objets d’art, les bronzes dorés, les porcelaines etc... Les bronziers français de l’époque étaient les meilleurs du monde . Et puis après 1918 la mode a changé, il y eu l’ Art Déco, fini les appliques de style en bronze... Encore aujourd’hui des passionnés hantent l’Hotel Drouot, et puis c’est un placement-plaisir moins aléatoire que la Bourse . Malheureusement les frais sont exorbitants : 25% à l’achat, 25% à la vente, si un objet vous est adjugé 1000 euros, et si vous le revendez , vous perdez ipso facto... 500 euros .


  • les amérindiens dont je fais partis rigolent !!
    Je suis montagnais/innu du coté de ma mère qui est aussi française et irlandaise, les montagnais sont originaires de la Côte-nord du Québec, la ville de Sept-île plus précisément !
    Marocais du coté de mon père* je le précise !


Commentaires suivants