Egalité et Réconciliation
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Pour un « discours de la méthode » souverainiste

1ere partie

« Ce qui était caché sera dévoilé »

Nous sommes à une époque charnière, personne n’en doute. « Quelque chose est en train d’être dévoilé », tel est le sentiment de la plupart de nos contemporains à peu près lucides. En outre, ce « quelque chose en train d’être dévoilé » pourrait bien être le « quelque chose le plus important ».

Notre hypothèse de travail sera que ce « quelque chose le plus important qui est en train d’être dévoilé » concerne la manière dont le Pouvoir s’exerce réellement dans les sociétés occidentales postmodernes.

Notre propos est ici plutôt méthodologique, il concerne avant tout le « Comment fait-on quelque chose ? », et dans un second temps le « Pourquoi ? » ou le « Qui ? » Notre question primordiale est donc : « Comment exerce-t-on le pouvoir aujourd’hui ? »

Les motivations des acteurs du Pouvoir ainsi que leur habillage identitaire ne sont pas sans intérêt, mais ils sont permutables, la même méthode pouvant être appliquée par des acteurs différents. Ces motivations et cet habillage identitaire ne constituent donc pas des constantes mais des variables de la situation. Or, ce sont les constantes qui nous intéressent au premier chef, sachant que ce sont elles qui définissent le socle fondamental de la situation, et qu’elles constituent de ce fait la partie la plus précieuse du dévoilement actuel.

Évidemment, il faut éviter de tomber dans le « politiquement correct », qui interdit d’appeler un chat, un chat et qui oblige à tourner autour du pot sans jamais désigner clairement « qui » sont les acteurs de la situation. Mais rappelons-nous simplement que cette désignation nominative claire et distincte des « minorités actives » qui exercent le Pouvoir ne suffira jamais à accomplir la totalité du travail de décryptage de la situation. L’analyse de la méthodologie pure du Pouvoir, donc indépendamment de l’identité de ses acteurs, non seulement est incontournable, mais suffit parfois largement pour en neutraliser les effets nuisibles.

En clair : la surreprésentation statistique effective et indéniable des pro-israéliens et des pro-américains dans les sphères de ce Pouvoir oligarchique occidental ne suffit pas à expliquer toute l’étendue du désastre, il faut chercher encore au-delà, dans le « comment travaillent-ils ? », ce qui suppose de mettre entre parenthèses, pour un moment du moins, le « qui sont-ils ? », quitte à y revenir par la suite.

En outre, l’avantage de se concentrer sur l’analyse des méthodes, c’est d’éviter de trop spéculer sur les identités et les intentions, spéculation qui comporte toujours un risque de dérive interprétative et de divagation psychologique. Au lieu de cela, il semble judicieux de s’appuyer dans un premier temps sur un matériau empirique, factuel et objectif incontestable, constitué par les textes de référence des méthodologies appliquées par le Pouvoir, textes qui existent, qui sont publiés et dont les pratiques sont enseignées. À ce stade, le travail en « source ouverte » est suffisant.

Vers une méthodologie souverainiste

En résumé, la méthodologie du Pouvoir consiste à défaire la souveraineté populaire, dans tous les sens du terme, politique, économique, énergétique, alimentaire, cognitif… Il nous faut donc élaborer un nouveau « discours de la méthode », qui répondra à la question « Comment refaire de la souveraineté ? », dans tous les sens du terme également. Ce discours de la méthode souverainiste sera fondé comme le prônait Descartes sur des « idées claires et distinctes », et s’opposera ainsi à la confusion des émotions, des sentiments et des affects, typique de l’hystérie collective dans laquelle le Pouvoir oligarchique veut nous plonger pour nous aliéner. À travers la construction de ce discours, il s’agira d’annuler la façon dont l’oligarchie règne sur nous, en nous formant à ses propres méthodes de gouvernance.

En effet, pour s’exercer efficacement, le Pouvoir s’appuie sur une sorte de « technologie organisationnelle », une doctrine managériale étendue aux sociétés entières, qui fournit les clés, quand on la maîtrise, de son côté obscur, à savoir une « technologie désorganisationnelle », ou encore « management négatif ».

Nous devons arriver collectivement à la conscience lucide que des techniques de désorganisation nous sont appliquées. Comment nous sont-elles appliquées ? Essentiellement au travers de deux stratégies combinées : une « stratégie du choc » libérale, consistant à créer de manière complètement artificielle des crises économiques, associée à une « stratégie de la tension » identitaire, consistant à créer de manière complètement artificielle des tensions identitaires (ethnico-culturelles et de genre).

Gouverner par le chaos, comme nous l’avons écrit ailleurs. La conscience collective de ce management négatif qui nous est appliqué permet de ne plus en être la victime aveugle et le simple jouet, puis de commencer à reconstruire et « re-tricoter » ensemble le tissu psycho-socio-économique populaire et national que le Pouvoir passe son temps à détruire et détricoter.

Il est compréhensible que cette phraséologie un peu technicienne en rebute plus d’un, mais nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui que de l’adopter, si nous voulons nous mettre à niveau et rattraper notre retard. Le Pouvoir a quelques décennies d’avance sur le peuple pour ce qui concerne le niveau de conscience et de précision de son mode opératoire. Or, la force, c’est la précision. Si nous voulons être forts, nous devons être précis. Le Pouvoir le sait, raison pour laquelle il essaye par tous les moyens de nous rendre imprécis.

Postures et impostures

Globalement, le dévoilement en cours concerne donc la vraie nature du Pouvoir en Occident : quelles sont ses méthodes, comment procède-t-il ? Le terme générique que nous employons pour qualifier le travail de désorganisation du peuple par le Pouvoir est celui d’« ingénierie sociale ». Certes, il existe une ingénierie sociale positive et constructive, mais la négative est tellement majoritaire et écrasante que le rappel systématique du distinguo nous paraît superflu dans l’usage. Ce dévoilement des méthodes du Pouvoir représente le danger maximum pour le Pouvoir, lequel tire sa substance du fait qu’il est caché, inconnu.

La spécificité du Pouvoir actuel, sa constante, aux antipodes de l’ostentation du Pouvoir traditionnaliste, est d’avancer masqué, donc de truquer la réalité, de « faire croire » qu’il n’existe pas ou qu’il n’est pour rien dans la situation actuelle. C’est le processus de « naturalisation », élément clé du management des perceptions : faire passer pour naturel ou involontaire ce qui a été en fait conçu et installé de manière parfaitement intentionnelle et réfléchie.

On se souvient de la sentence assénée pendant des années par Margaret Thatcher : « There Is No Alternative » (également connue sous l’acronyme TINA), et dont l’esprit se traduit aussi par : « Il n’y a aucun plan B ». L’un des objectifs de cette propagande est de parvenir à ancrer dans les esprits que si le peuple s’abêtit et dégénère, ou pire, s’il entre en guerre civile, c’est que c’est dans sa nature, « l’humain est mauvais de toute façon », et cela n’a rien à voir avec les conditions socioéconomiques que le Pouvoir configure intentionnellement, et qui pourraient être autres.

Autre technique de dissimulation du Pouvoir, rappelée par Alain Soral dans Comprendre l’Empire : le fort, qui exerce le pouvoir, se fait passer pour le faible, qui le subit. Dans les systèmes de type capitaliste, le fort étant le riche, comment va-t-il réussir la performance de se faire passer pour le faible, c’est-à-dire le pauvre ? En déplaçant le débat du champ socioéconomique vers celui de l’identitaire. S’il le faut, afin de se faire passer pour le bouc émissaire universel, la victime absolue, le plus faible des faibles, de sorte à inhiber ainsi tout esprit critique à son encontre, le riche-fort ira même jusqu’à organiser en sous-main, au moyen d’un « idiot utile » sous contrôle (parfois moustachu ou barbu), des persécutions contre des gens possédant un trait identitaire commun avec lui mais d’un niveau socioéconomique inférieur, donc aisément sacrifiables.

Les images de souffrance produites dans l’opinion publique seront ensuite récupérées, exhibées et exploitées dans un discours victimaire étendu à l’ensemble du groupe possédant ce trait identitaire commun, de sorte à recouvrir et dissimuler la perception des antagonismes de classes socioéconomiques internes à ce groupe en sous-lignant uniquement et de manière répétée la perception du trait identitaire. Notons que ce stratagème trouve à s’appliquer à tout ce que l’on appelle les « minorités », et produit ce que l’on nomme du communautarisme.

Le cadre théorique de René Girard est ici adéquat pour comprendre les dynamiques en jeu. Le « bouc émissaire » est une place archétypale à occuper dans le jugement. Dans un premier temps, on pense que le bouc émissaire est coupable. Ensuite, il apparaît que le bouc émissaire est en fait victime. Au signifiant « victime » est toujours associé par glissement sémantique le signifiant « innocente ». Cette apparition de l’innocence du bouc émissaire que l’on croyait coupable possède un impact émotionnel qui écrase toute pensée critique. Le sentiment d’injustice à réparer déferle comme un tsunami qui noie tout jugement lucide dans un pathos absolutiste.

Car il se pourrait bien que le bouc émissaire soit effectivement un peu coupable quand même ! On corrige donc la première erreur, « le bouc émissaire est coupable », mais pas la deuxième, « le bouc émissaire est innocent ». La fabrication de victimes, essentiellement par des meurtres de masse, vise à éliminer toute forme de pensée rationnelle, c’est-à-dire nuancée, relativiste, en l’occurrence que le bouc émissaire est parfois effectivement victime innocente, mais aussi parfois coupable.

La guerre civile : finalité de l’ingénierie sociale

Cette mise en scène de l’innocence totale, cette revendication à cor et à cri du statut de victime absolue, donc de « vache sacrée », intouchable et incritiquable, cherche à imprimer dans les esprits un : « Ils ont assez souffert comme ça, laissons-les tranquilles ». Mais loin d’apaiser les tensions, cette manipulation participe en réalité d’un processus visant à les exacerber.

Dans le cadre d’une ingénierie sociale schismogénétique (ou polémogénétique), c’est-à-dire visant à créer des conflits, la pensée rationnelle et nuancée doit être affaiblie par la production de jugements purement émotionnels, globalisants, essentialistes, absolutistes, « tout noir ou tout blanc ». Cette pensée par blocs homogènes, par totalisations manichéennes, est une tendance pernicieuse de l’esprit humain. Elle peut être disciplinée et amoindrie, pour un effet de socialisation pacificatrice, ou encore renforcée, pour un effet de désocialisation belliqueuse. Ces types de jugements essentialistes, incapables d’assumer des compromis diplomatiques et dialectiques, obéissent au mécanisme émotionnel de « montée aux extrêmes » décrit par Girard en termes de rivalité mimétique, ou de schismogenèse (création de division) par Gregory Bateson.

Toutes les formes de compétition victimaire sur critères identitaires s’inscrivent dans ce dispositif. On peut donc les appeler des « rivalités identitaires » et observer qu’elles fournissent un bon outil de désagrégation sociale dans la mesure où elles fabriquent des tensions artificielles, sans raison objective, mais entièrement fondées sur des questions d’image de soi ou d’autrui, raisons purement subjectives, donc. Pour couper court à ces bêtises, qui peuvent malheureusement se révéler lourdes de conséquences, il faut toujours se demander : « Qui a intérêt à ces tensions ? », « À qui profite le crime ? » En général, à celui qui vous intime de répéter après lui, tel un hypnotiseur, qu’il est incapable de faire du mal…

La violence dans les sociétés humaines n’est pas naturelle. En effet, laissé à lui-même, spontanément, le peuple est conservateur et pacifique. Dans les sociétés traditionnelles, quand des tensions apparaissent, on se réunit et on se concerte, on essaie de régler le problème par le langage, donc par la raison, principe de la palabre africaine ou de la choura en Islam.

Cette nature populaire conservatrice et pacifique forme un obstacle à la « conduite du changement » que les ingénieurs sociaux tentent toujours d’impulser, au prix de la violence. La question qui se pose alors aux ingénieurs sociaux est : « Comment rendre le peuple révolutionnaire et violent ? », afin de provoquer une rupture dans les habitus et les structures, et de profiter du moment de flou de la transition ainsi que de l’énergie dégagée pour réécrire et recomposer la structure psychosociale dans le sens qui les intéresse. Fluidifier, donc détruire, avant de rigidifier mais sur d’autres bases. (Le manuel de Gene Sharp, par exemple, va dans ce sens.)

Évidemment, il arrive que des troubles sociaux adviennent spontanément. Mais au-delà d’un certain seuil, on remarque que la violence est toujours provoquée par des gangs, renommés Al-Qaïda, AQMI ou Machin-chose, contrôlés et rémunérés par le Pouvoir qui prétend les combattre, qu’il s’agisse de la CIA, du Mossad ou de l’OTAN (pratiques qui s’étalent en direct et presque sous nos yeux en Libye et en Syrie depuis de longs mois).

La révolution, la violence et le changement n’étant pas dans la « nature » du peuple, y parvenir suppose donc de le « dénaturer ». Autrement dit, de le rendre malade. Pour le rendre malade, il faut le faire souffrir. Comment ? D’abord, en lui inculquant une représentation du monde paranoïaque et anxiogène, en un mot schismogénétique, fondée sur des axiomes invérifiables : « L’homme est un loup pour l’homme », ou encore « Les races doivent vivre séparément », ou encore « Les hommes adultes oppriment les femmes et les enfants ». À chacune de ces trois propositions, on peut répondre que si tel était vraiment le cas, l’espèce aurait disparu depuis longtemps.

En réalité, les mécanismes de curiosité, de solidarité, de confiance, de don, de gratuité et d’amour sont bien plus courants et fondateurs dans les sociétés traditionnelles que ce que le révisionnisme postmoderne tente de divulguer avec sa conception libérale de l’humain, fondée sur l’égoïsme concurrentiel, l’agressivité et le calcul intéressé.

Cette suggestion au peuple d’une conception de l’humain libérale et individualiste, pathologique et pathogène, ne vient pas de nulle part. Conformément aux principes du shock testing, c’est-à-dire le « deux poids et deux mesures » érigé en méthode, l’oligarchie essaie de programmer deux types de comportements : pour elle, des comportements de solidarité en réseau favorisant sa propre organisation et cohésion ; et pour le peuple, des comportements libéraux, fondés sur l’égoïsme concurrentiel, « chacun pour sa gueule », favorisant la désorganisation et la décohésion, et qui aboutissent toujours à un affaiblissement de toutes les parties en présence selon un processus lose-lose mis en évidence par la théorie des jeux.

Une illustration littéraire en est donnée dans 1984, quand Winston Smith croit sauver sa vie en trahissant la femme qu’il aime, épreuve dont il ressortira de toute façon brisé psychologiquement et qui ne l’empêchera même pas d’être supprimé physiquement à la fin par ses bourreaux.

La conscience de classe aujourd’hui

Dans la terminologie managériale du gagnant-perdant, l’oligarchie essaie donc de programmer une stratégie globale win-lose dissociée, c’est-à-dire uniquement win-win pour elle (gagnant-gagnant) et uniquement lose-lose pour le peuple (perdant-perdant). Pour ce faire, le Pouvoir adopte une stratégie qui est en réalité tout sauf libérale, notamment dans le business, industriel comme financier, où foisonnent les concentrations verticales, les ententes au sommet, les pactes de non-agression pour se répartir les marchés en amont et fausser la concurrence, les délits d’initiés, les pistons, les accords et contrats privé/public entre Frères de loge et les mariages entre dynasties pour renforcer le patrimoine.

Des lois anti-trust ou anti-monopole existent ici ou là, mais l’essentiel de l’économie repose sur le lobbying et l’espionnage industriel, secteurs qui échappent totalement à toute régulation. De temps en temps, l’information sur cette vérité sort, mais en général le grand public n’en sait rien car il doit impérativement continuer d’être éduqué dans le mensonge et la naïveté d’un libéralisme « naturel », où l’individu pourrait se passer du soutien d’un réseau pour réussir, pour peu qu’il entre dans une compétition acharnée avec autrui. C’est la fiction totale du self-made man, mythe fondateur bien connu du monde anglo-saxon.

En réalité, l’oligarchie possède une conscience de classe très affirmée, bien plus forte aujourd’hui que dans le peuple. Cela ne doit rien au hasard. La disparition presque totale d’une conscience de classe populaire a été voulue et programmée par l’oligarchie pour affaiblir le peuple, comme le montrent Serge Halimi (Le grand bond en arrière) ou Monique et Michel Pinçon-Charlot. La promotion de l’idéologie de la libre concurrence ne poursuit en fait qu’un but : affaiblir ceux qui y croient et qui passeront ainsi leur temps à échouer sans comprendre et à s’entre-déchirer.

La survie dans le monde, a fortiori en territoire hostile, suppose nécessairement l’altruisme, l’entraide et la cohésion d’un réseau supra-individuel. Dans la perspective des Bases Autonomes Durables, l’unité de départ choisie devrait donc être d’emblée celle des « villes en transition », qui est aussi celle de l’humanité depuis des milliers d’années, c’est-à-dire le village, ou la collectivité urbaine de taille modérée, plutôt que celle du survivalisme (qui est aussi celle du cinéma hollywoodien), c’est-à-dire l’individu ou les petits groupes, qui n’ont aucune chance de s’en sortir à moyen terme dans le monde réel.

« Il n’y a pas de société, seulement des individus et des familles », dixit Thatcher, déjà responsable du TINA, et qui résume ainsi en deux formules toute l’anthropologie libérale lose-lose que l’oligarchie cherche à enfoncer dans le crâne du peuple pour le désorganiser. En effet, le morcellement, la sédition, les dissensions internes, la fragmentation des groupes viables en sous-groupes de plus en plus précaires, bref la « guerre civile » (la fitna en Islam), toutes ces calamités n’arrivent jamais d’elles-mêmes dans les milieux populaires et traditionnels, dont le mode de vie orienté sur la survie du groupe génère une sagesse interne structurée par les exigences du travail collectif et son impact socialisant, régulateur et pacificateur. Pour que ces calamités adviennent dans le peuple, il faut donc les y injecter, tels des virus. Relire l’album d’Astérix et Obélix, La zizanie…

Les clashs internes sont en revanche monnaie courante dans les milieux du Pouvoir, qui est toujours au bord de l’éclatement, et ce pour des raisons structurelles, contrairement au peuple. En effet, pour nuancer ce que nous disions plus haut sur la cohérence des membres de la « classe transnationale de privilégiés », il faut admettre que seuls l’argent et le pouvoir qu’il confère les rassemble et construit leur lien social. Ils ne poursuivent aucun idéal en dehors du pouvoir pour le pouvoir, et il ne faut pas accorder le moindre crédit à leurs déclarations d’allégeance à telle entité ou leurs professions de foi en telles valeurs, quelles qu’elles soient.

Ce caractère de mercenaires (ou de putains) est aussi la limite de leur solidarité. Les fissures, les trahisons, les lâchages qui deviennent lynchages, apparaissent dès que l’argent vient à manquer et le seul maître reconnu est celui qui paye le mieux (cf. les affaires Madoff ou DSK, et une foule d’exemples moins connus).

Pour résumer sur cette partie, une ingénierie des perceptions efficace doit donc permettre au Pouvoir de devenir invisible en se dissimulant derrière : 1) l’affirmation de lois et de règles dites « naturelles », auxquelles lui-même prétend obéir, alors que c’est lui qui les a définies ; 2) une apparence de faiblesse et de victime inoffensive, donc d’innocuité totale, obéissant à une stratégie en réalité schismogénétique de « division pour régner ».

À suivre.

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15 Commentaires

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  • #133227
    Le 10 avril 2012 à 20:26 par quamvis
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    tout un jargon pour sortir cette niaiserie : "La violence dans les sociétés humaines n’est pas naturelle. En effet, laissé à lui-même, spontanément, le peuple est conservateur et pacifique."
    le mythe du bon sauvage relooké... "Redonner la souveraineté au peuple ?" ah bon il l’avait avant ?
    Le peuple c’est quoi au juste et c’est qui ? Donc il y le Pouvoir occulte bref le Mal et le Peuple bref le Bien et qui doit retrouver sa souveraineté... ce scribe anonyme se garde bien de nous définir ce qu’il entend par souveraineté (tiens tiens cela n’évoque til pas aussi une forme de pouvoir ?). Pour quelqu’un qui aime les idées claires et distinctes à la Descartes cela manque grandement de précision.

     

    Répondre à ce message

    • #133307
      Le Avril 2012 à 22:12 par Hamza
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      Ce texte identifie surtout les mécanismes et concepts de domination.
      Il s’agit plutôt de souveraineté des « Consciences ».
      Pour les profanes dans ce domaine, il constitue à mon sens une parfaite introduction, loin des raccourcis intellectuels. Il a une valeur pédagogique.

       
    • #133537
      Le Avril 2012 à 08:30 par quamvis
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      une souveraineté des "consciences" ? ah bon et pouvez vous être plus explicite bref plus concret, je sais vous n’aurez certainement pas le temps "time is money"bon ok
      et ce mot de souveraineté ? renvoie à souverain , vieux langage qui remonte aux régimes monarchiques...
      Mais ce que je veux dire c’est que le "jargon" est aussi une manipulation comme ce que dénonce cet auteur" anonyme" , il est dans la même posture que ceux qu’il dénonce , il les singe ... et il nous demande d’user de la même méthode cartésienne... Bien au contraire sur ce terrain les technocrates au pouvoir seront toujours plus fort , ce sont les dominants... Non la solution se trouve dans ce que Soral commence a bien comprendre mais à vivre au pays basque : des réseaux de solidarité authentique, familial , un enracinement le goût de la simplicité rustique , vrai bonheur productif qui n’est pas exempt de violence mais qui est plus saine que cette monstrueuse violence abstraite de ce pouvoir occulte de l’oligarchie et c’est par là que nous retrouverons le sens traditionnel de "peuple", les vrais émotions et non pas la régression narcissico hystérique d’aujourd’hui. Et ce retour là nécessite un autre type de "savoir" basé sur l’intuition le bon sens que Descartes a tant décrié au nom de son idéal quantitatif.

       
    • #133814
      Le Avril 2012 à 18:59 par Heizen
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      @quamvis
      « une souveraineté des "consciences" ? ah bon et pouvez vous être plus explicite bref plus concret, je sais vous n’aurez certainement pas le temps "time is money"bon ok
      et ce mot de souveraineté ? renvoie à souverain , vieux langage qui remonte aux régimes monarchiques...
       »
      Souveraineté = Nation, reprendre le pouvoir et refonder la Nation à la place de ce Village monde comme dit Attali, gouverner par l’oligarchie, c’est pas abstrait ! Souveraineté des consciences s’est retrouvé sa capacité de penser par soi-même et non plus dans le cadre contrôlé du système établi qui brise la nation et donc la souveraineté.

      « Non la solution se trouve dans ce que Soral commence a bien comprendre mais à vivre au pays basque : des réseaux de solidarité authentique, familial , un enracinement le goût de la simplicité rustique , vrai bonheur productif qui n’est pas exempt de violence mais qui est plus s que cette monstrueuse violence abstraite de ce pouvoir occulte de l’oligarchie et c’est par là que nous retrouverons le sens traditionnel de "peuple", les vrais émotions et non pas la régression narcissico hystérique d’aujourd’hui. Et ce retour là nécessite un autre type de "savoir" basé sur l’intuition le bon sens que Descartes a tant décrié au nom de son idéal quantitatif. »
      Et ça c’est quoi ????? :
      « La survie dans le monde, a fortiori en territoire hostile, suppose nécessairement l’altruisme, l’entraide et la cohésion d’un réseau supra-individuel. Dans la perspective des Bases Autonomes Durables, l’unité de départ choisie devrait donc être d’emblée celle des « villes en transition », qui est aussi celle de l’humanité depuis des milliers d’années, c’est-à-dire le village, ou la collectivité urbaine de taille modérée, plutôt que celle du survivalisme (qui est aussi celle du cinéma hollywoodien), c’est-à-dire l’individu ou les petits groupes, qui n’ont aucune chance de s’en sortir à moyen terme dans le monde réel. »

      Bref... t’as critique est démontable point par point.
      Zéro pointé le donneur de leçon qui soit ne comprend pas un texte soit zappe des passages..

      Et encore une fois comme dit Soral, ça sert à rien les donneur de leçons qui s’attaquent sur le net ou ailleurs à leurs camarades qui luttent contre le même système. Discuter et poser des questions oui, pourrir l’autre non, je vois pas l’intérêt si ce n’est ce faire beau ou intelligent par rapport à son collègue, afin bref, ça sert à rien, c’est contre productif.

       
    • #133899
      Le Avril 2012 à 20:51 par quamvis
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      à heizen
      vous écrivez :
      Souveraineté = Nation, reprendre le pouvoir et refonder la Nation à la place de ce Village monde comme dit Attali, gouverner par l’oligarchie, c’est pas abstrait ! Souveraineté des consciences s’est retrouvé sa capacité de penser par soi-même et non plus dans le cadre contrôlé du système établi qui brise la nation et donc la souveraineté.

      beau slogan de gauchiste du : ya qu’à ya qu’à... avec cela on est bien avancée... et comment vous refonder la Nation ?
      vous faîtes des généralités . L’anonyme appartient à quelle Nation ? d’ailleurs il ne parle pas de nation dans son texte !
      Soyons sérieux l’anonyme écrit :
      "Il est compréhensible que cette phraséologie un peu technicienne en rebute plus d’un, mais nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui que de l’adopter, si nous voulons nous mettre à niveau et rattraper notre retard. Le Pouvoir a quelques décennies d’avance sur le peuple pour ce qui concerne le niveau de conscience et de précision de son mode opératoire. Or, la force, c’est la précision. Si nous voulons être forts, nous devons être précis. Le Pouvoir le sait, raison pour laquelle il essaye par tous les moyens de nous rendre imprécis."
      Je suis désolé on ne peut lutter contre la domination de l’oligarchie en usant du même paradigme. L’enracinement la solidarité populaire est charnelle elle dit merde aux technocrates...L’anonyme est "fasciné" par le pouvoir comme tous les petits gauchistes qui nous disent comment faire la révolution. L’anonyme reste anonyme , loin de la vie , verbeux , cette phrase :
      "Dans la perspective des Bases Autonomes Durables, l’unité de départ choisie devrait donc être d’emblée celle des « villes en transition », c’est horrible monsieur : merde je n’ai pas envie de vivre dans des Bases Autonomes Durables : c’est cela le jargon !!!! et ce langage n’est pas neutre il traduit un état d’esprit désséché, l’anonyme est un enfant du pouvoir
      Maintenant si vous voulez du débat intello on pourrait reprendre l’utilisation qu’il fait de la théorie du mimétisme de Girard ? c’est publié en livre de poche...

       
    • #134139
      Le Avril 2012 à 06:28 par Heizen
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      @quamvis
      Non mais évidemment que son langage est un peu lourd est sur-écrit, c’est stylisé, je suis pas fan non plus mais c’est ç le sujet franchement ? Ce que je te dis c’est que derrière ces belles phrases intellos il y a des principes et des idées de bases que Soral défend avec des mots moins mielleux (à l’inverse du gauchiste enfant du pouvoir si tu veux mais bon) encore une fois, c’est toi qui joues sur les mots alors qu’ils débouchent sur les mêmes choses au lieu de viser l’ennemi. (Une Base je sais quoi comme il dit c’est rien d’autres qu’un petit réseau à taille humaine que défend Soral). "L’anonyme" comme tu dis, pour moi c’est pas un gauchiste débile c’est un camarade qui certes n’est pas purement sur ma ligne, ma vision, mon langage mais qui n’est pas non plus dans une erreur et un camp opposé. A un moment donné quand ça va péter faudra éviter de tirer sur tout le monde.

      Et puis excuse moi mais "les types qui t’expliquent comment faire la révolution sur le net" c’est quand même gonflé pour un gars qui vient polémiquer sur un autre gars sur le forum internet de ER pour justement lui expliqué que la même révolution qu’il veut faire ne doit pas se faire "comme ci" et ne doit pas être appelé "comme ça"... Ah un moment donné.. voilà. Mais bon on peux continuer indéfiniment à polémiquer, diviser etc hein.. l’adversaire se marre en bouffant du caviar pendant ce temps. On peut débattre sur comment on appelle un village et un petit réseau, faire une analyse freudienne sur le pourquoi on donne tel nom a tel chose, se mesurer le zob pour savoir qui est le moins gauchiste boboïsé inconsciemment etc

       
    • #134203
      Le Avril 2012 à 11:31 par Hamza
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      @ quamvis

      Vous vous exprimez en tant qu’initié, félicitation. Je vais tenter d’être bref et concret, car le processus Capitaliste nous oblige en effet, à considérer le temps comme de l’argent.
      Cet auteur "anonyme" est effectivement dans la même posture que ceux qu’il dénonce, mais ça n’enlève rien à son propos, qui conserve malgré tout une valeur pédagogique certaine, à l’égard des masses "dominées"...
      Le "jargon" doit en l’occurrence être adapté au public (abrutis) visé.
      On ne sort pas de plusieurs décennies de manipulations, de mensonges et de terrorismes intellectuels sans adapter ses analyses, et c’est aussi - dans une certaine mesure - ce que Alain SORAL a su faire.
      J’entend par souveraineté des "consciences", une indépendance et une liberté d’action, d’entreprise, de pensée et d’expression.
      Même du temps du régime féodal, le serf - malgré ses impératifs seigneuriaux - était propriétaire de ses terres. Son équivalent moderne, que je désigne comme étant le "smicard", n’est propriétaire que de ses moyens alimentaires de survie, et encore...
      Pensez aux personnes dont le cerveau (« la conscience ») a été souillé et écrasé par l’éducation nationale, la télé, la presse, l’histoire falsifiée, la propagande hollywoodienne...etc
      Je ne suis pas dogmatique, et je considère la confrontation des points de vue comme nécessaire et utile. La suite de ce texte nous en dira peut-être un peu plus.
      Bien à vous.

       
    • #134293
      Le Avril 2012 à 15:07 par quamvis
      Pour un « discours de la méthode » souverainiste

      @cher heizen : je ne joue pas sur les mots , le discours de l’anonyme se veut objectif et je défens le primat de la subjectivité, l’économie libérale avec l’aide de la technocratie ne tient aucun compte du coût humain de la souffrance , elle répond que ce sont des données non quantifiables subjectives qu’ils soient d’ailleurs libéraux ou marxistes . IL peut y avoir une rationalité subjective , on peut penser affectivement, ce qui fait toujours sourire les rationalistes enfants du cartésianisme . OUi il est bon de démonter "l’engeneering" des mécanismes de la pub, le "novlangue" que la commission européenne essaye d’imposer dans les écoles,la psychologie cybernétique ,le sophisme des techniques dites de communication ,du yoga pour tous , etc... mais le temps de l’analyse ne doit pas être exclusif , le noyau du départ de la synthèse c’est retrouver des "gestes "vitaux d’une économie de subsistance : le gars qui "sait" tuer un poulet , le plumer le vider ou tuer le cochon sans tomber dans les pommes , a un vrai pouvoir acquis à partir d’un autre type de rationalité ,mais le système fait tout pour nous détourner de ce type de rationalité. ET là je suis d’accord le "Pouvoir" dit en fait le contraire de ce qu’il prétend affirmer : "le bonheur", je reviens à mon propos de départ derrière la prétentation "objective" au bonheur :QUI parle là d’une manière subjective sous jacente ? chez les mystiques religieux on ne discute pas avec le Diable ,froid de nature objectif(blythe masters ?) et on lui dit "vade retro satanas". Sur un point je serais d’accord , il faut que nous apprenions trés vite à se dégager de ce type de rationalité occulte qui nous vend du spectacle, pour cela il faut retrouver le réflexe de le réperer trés vite mais sans s’y attarder pour s’extraire de cette fascination prétentieuse du Savoir qui rime trop bien avec Pouvoir. Sur ce courage !!! il y aura pour les amoureux toujours des couchers de soleil même si la science dit le contraire.

       
  • #133598
    Le 11 avril 2012 à 11:24 par Henty
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    Bon texte dans l’ensemble, et jolie illustration. Mais je crains qu’avec un argumentaire comme celui-ci, on en vienne à déconsidérer les schismes naturels. On a l’impression que l’auteur s’engage vers une sorte de manichéisme de la frontière à la limite du Hippie...
    D’un point de vue culturel, je trouve dommage que les références à des sociétés traditionnelles ne se fassent qu’en évoquant des traditions africaines ou musulmanes. J’aurais bien aimé une mention des Thing, ou du conseil mythique de la table ronde. Mais l’auteur se revendique d’une réflexion technique donc pourquoi pas...

     

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  • #133617
    Le 11 avril 2012 à 11:50 par Hamza
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    Vous vous exprimez en tant qu’initié, félicitation. Je vais tenter d’être bref et concret, car le processus Capitaliste nous oblige en effet, à considérer le temps comme de l’argent.
    Cet auteur "anonyme" est effectivement dans la même posture que ceux qu’il dénonce, mais ça n’enlève rien à son propos, qui conserve malgré tout une valeur pédagogique certaine, à l’égard des masses "dominées"...
    Le "jargon" doit en l’occurrence être adapté au public (abrutis) visé.
    On ne sort pas de plusieurs décennies de manipulations, de mensonges et de terrorismes intellectuels sans adapter ses analyses, et c’est aussi - dans une certaine mesure - ce que Alain SORAL a su faire.
    J’entend par souveraineté des "consciences", une indépendance et une liberté d’action, d’entreprise, de pensée et d’expression.
    Même du temps du régime féodal, le serf - malgré ses impératifs seigneuriaux - était propriétaire de ses terres. Son équivalent moderne, que je désigne comme étant le "smicard", n’est propriétaire que de ses moyens alimentaires de survie, et encore...
    Pensez aux personnes dont le cerveau (« la conscience ») a été souillé et écrasé par l’éducation nationale, la télé, la presse, l’histoire falsifiée, la propagande hollywoodienne...etc
    Je ne suis pas dogmatique, et je considère la confrontation des points de vue comme nécessaire et utile. La suite de ce texte nous en dira peut-être un peu plus.
    Bien à vous.

     

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  • #133896
    Le 11 avril 2012 à 20:43 par Ulysse
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    Décidément très brillant ce collectif anonyme, mais je le pense malheureusement un peu victime de son origine manifestement marxiste. Si l’on se place dans le champ historique, on remarque que les oppositions identitaires et de classe reviennent et repartent régulièrement sans coup de pouce. C’est tout le poids de notre héritage, de notre culture. Pour m’exprimer plus clairement, je ne doute absolument pas de la fabrication actuelle d’ennemis ou d’amis, mais Charles Martel et Saladin n’étaient pas, eux, des agents de la CIA, de même que les chouans ont sincèrement soutenu le roi, leur "ennemi de classe" suivant la lecture marxiste. Ignorer cet enracinement, c’est peut-être saper les bases du souverainisme.
    Toutefois, le but recherché est le bon, bravo pour cet essai méthodique.

     

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  • #133954
    Le 11 avril 2012 à 22:08 par Jérémy
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    Merci pour cet article stratégiquement très bon.

     

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  • #133963
    Le 11 avril 2012 à 22:34 par Loup Espiègle
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    Article intéressant.



    La survie dans le monde, a fortiori en territoire hostile, suppose nécessairement l’altruisme, l’entraide et la cohésion d’un réseau supra-individuel. Dans la perspective des Bases Autonomes Durables, l’unité de départ choisie devrait donc être d’emblée celle des « villes en transition », qui est aussi celle de l’humanité depuis des milliers d’années, c’est-à-dire le village, ou la collectivité urbaine de taille modérée, plutôt que celle du survivalisme (qui est aussi celle du cinéma hollywoodien), c’est-à-dire l’individu ou les petits groupes, qui n’ont aucune chance de s’en sortir à moyen terme dans le monde réel.




    Je ne vois pas d’antagonisme entre le mouvement Transition et la formation de groupes survivalistes, car les deux peuvent être imbriqués dans un territoire donné pour un résilience encore plus élevée : les deux sont complémentaires.

    1+1=3 !! :-)

    Dans mon (petit) groupe "survivaliste", il se trouve une personne qui est active au sein du mouvement Transition : la frontière est perméable entre ces deux mondes. Cependant peu de gens dans le mouvement Transition sont "prêts" pour un scénario noir (dur-dur d’envisager la foirade sociale et d’avoir à défendre son bout de gras).

     

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  • #134616
    Le 13 avril 2012 à 12:43 par mouloud
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    ce texte parle de grandes idées (théorie du pouvoir) et des petits actes concrets de la vie (don, altruisme, travaux ménagers, d’alimentation et de construction quand il évoque la base de vie durable).
    Un paysan rempli de bon sens et autosuffisant peut se faire dominer s’il ne s’intéresse pas aux grandes idées. Un cerveau de la domination ressentira le mal aise de ne pas remplir sa tâche anthropologique (= utiliser son corps comme outil) : c’est un untermensch.
    D’où la ligne de conduite : l’aller retour entre grandes idées et petits actes concrets. Comme le manuel sert l’intellectuel qui sert le manuel (voir l’importance de la préhension dans le développement du cerveau), les petits actes concrets servent (ou mettent à l’épreuve) les grandes idées qui servent les petits actes concrets.
    Séparer le manuel de l’intellectuel et les grandes idées des petits actes concrets, c’est l’outil principal de domination. Preuve : un mec manuel (autosuffisant), technique et intellectuel est l’ennemi du sytème.

    On nous somme de choisir entre les grandes idées alors que le problème est de choisir les petits actes concrets de la vie :
    1-quand ces petits actes concrets nécessitent l’utilisation d’outils dont le quidam ne connait pas le fonctionnement (portable, pc, machine outil) et a oublié la raison d’être : faciliter la vie. Le quidam ne s’étonne pas que la vie soit aussi difficile, alors que le rêve technologique de nos aieux s’est réalisé.
    2-quand il faut éviter de réinventer la roue et gaspiller son temps de vie limité. donc faire un choix dans la non connaissance des outils qu’on utilise et le choix des tâches qu’on abandonne aux autres (impossibilité de maitriser tous les domaines decompétences d’où dépendance aux autres et logiques de l’échange).
    3-quand il est difficile de discerner les petits actes de la vie nécessaires à notre bonheur (car liés à notre nature) de ceux qui sont inutilement fatigants. cela renvoie à l’équilibre conservateur-progressiste.

    Soral est bien un mec qui oscille entre grandes idées et petits actes concrets de la vie. C’est ce putain d’équilibre que ce putain de système nous emêche d’atteindre. Un esprit sain dans un corps sain : on le sait depuis des lustres et pourtant...

     

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  • #134711
    Le 13 avril 2012 à 19:04 par Propaganda
    Pour un « discours de la méthode » souverainiste

    J’ai hâte de lire la suite, moi qui m’intéresse particulièrement aux stratégies de domination, cet écrivain anonyme suscite vraiment tout mon intérêt.

    Son livre est vraiment bon je l’ai lu il y a peu. Merci à E&R et j’espère que cet auteur écrira d’autre livres/articles

     

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