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Pourquoi la France se prosterne devant les écrivains américains

Analyse des espèces culturelles invasives destructrices du patrimoine national

Un domaine dans lequel les Français excellent, c’est la littérature. Des dizaines de milliers de nos concitoyens écrivent, quelques milliers se font éditer, dans des maisons plus ou moins sérieuses, à compte d’auteur ou pas, quelques centaines apparaissent dans les librairies, chaque année, quelques dizaines sortent du lot, et une poignée seulement en vit. La dureté de la vie de littérateur n’est pas une nouveauté. Et ceux qui, dans les médias, se moquent de ces petits Français de province – souvent des profs – qui écrivent leur livre, croyant écrire le livre de leur vie, et parfois du siècle, ont tort. Car c’est la largeur de la pyramide qui détermine sa hauteur.

 

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En 1950, les Américains admirent la littérature française, et c’est dans l’ordre des choses

 

Le patrimoine littéraire français est une richesse insoupçonnée. On parle des défauts de la France en permanence, mais cette réserve d’intelligence, peu en prennent conscience. Car c’en est une : Hollywood, dans ses premières décennies, a pioché sans vergogne dans le roman historique français, pour muscler ses scénarios. Puis l’Amérique a trouvé sa propre voie, et produit des films sur sa jeune histoire. L’abandon, voire l’interdiction de toute fierté nationale, depuis le règne des médias de masse en France, n’a pas suffi à complètement détruire notre littérature. Si on se retrouve avec des Angot, c’est pour des raisons objectives : féminisme, pornocratie, déconceptualisation des contenus. On sait désormais que l’oligarchie anglo-saxonne a tout fait pour neutraliser le particularisme français, ce mélange de christianisme, de gaullisme, et de communisme. Un esprit résistant aux virus sioniste, capitaliste et protestant. Résultat obtenu en assénant la production culturelle anglo-saxonne aux jeunes Français, en survendant le produit d’importation au détriment de la production locale. Méthode américaine éprouvée : envoyer des tonnes de riz dans un pays dit du tiers-monde, détruire les circuits vivriers locaux, créer le besoin de multinationale, et rendre dépendant le pays ainsi « restructuré ». Ce processus s’appelle démocratisation.

Si l’Amérique a réussi à enfoncer nos défenses depuis un demi-siècle avec ses excellents films – il faut le reconnaître – ce qui n’enlève rien à la richesse du cinéma français, c’est surtout grâce au marketing, ou plutôt, à leur machinerie commerciale. Des moyens publicitaires puissants au service d’un produit moyen, c’est la formule gagnante. L’humilité française en la matière, qui consiste à croire qu’un bon produit se défend tout seul – avec le temps, c’est vrai, mais le commerce n’attend pas – a été écrabouillée sous le carpet bombing anglo-saxon. Par l’assurance d’être les meilleurs, qui se transmet aux peuples ébahis, prélude à la soumission (celle dont on ne parle pas, ou plus, tellement elle fait corps avec nous). La confiance a changé de camp. Signe d’une campagne de persuasion mondiale, à la limite de l’hypnose, bien rendue dans le clip du groupe allemand Rammstein, qui montre avec simplicité que l’influence culturelle américaine se traduit par une mondialisation de la médiocrité. Des produits de merde mais à la symbolique de victoire qui liquéfient toutes les frontières, toutes les cultures. Une espèce invasive, à l’image des crapauds, écrevisses et autres écureuils nord-américains : plus agressifs, et aucunement respectueux de la biodiversité locale. Un seul mot d’ordre : search and destroy.

 

 

La France a été bien naïve, et ceux qui se moquent des pays comme l’Algérie dont une clique de potentats s’enrichit grâce à l’importation des produits de première nécessité (Monsieur Sucre, Monsieur Blé), feraient bien de considérer nos traîtres à nous. Une partie du pays, qu’on appelle plus communément l’élite, a ouvert nos frontières à ces produits invasifs pour profiter d’un business extrêmement juteux, dont la production nationale a payé le prix. Ce n’est pas pour rien qu’en pleine apogée de la chanson française (Brassens, Brel, Ferré et compagnie), dans les années 1960, les yéyés sont arrivés pour tout bousiller, et tout ramener au niveau des pâquerettes. En 1979, les Iraniens se sont révoltés contre ça. La France, non. Au contraire, sa révolution de 1968 aura marqué le basculement dans l’américanisation de la société. Après, tout s’est dégradé.

Cet assaut a impacté tous les secteurs : du plus bas – les yéyés avec la copie merdique de la musique anglo-saxonne des années 60 – au plus haut, on pense aux systèmes informatiques de sécurité militaire nationale. Si la France ne peut pas tout produire, et que la mondialisation ne présente pas que des aspects négatifs (sinon on paierait nos PC 3 000 euros), il reste que l’élite française s’est vautrée avec délices dans l’américanisation. Il n’y a qu’à voir la prosternation des créateurs de la chaîne privée Canal+ devant la culture américaine.

 

 

Pierre Lescure, son président emblématique, a longtemps possédé une collection de « pop art » à la fois très cotée et laide à pleurer : des personnages de BD en couleurs, en très grand format… La nullité artistique à l’état pur. Il y a donc une autopersuasion de nos élites, qui subissent le charme de la fabuleuse machine culturo-industrielle. Ils n’y résistent pas, c’est le moins qu’on puisse dire, et transmettent leur virus à chaque génération fascinée par cet étalage de bruits et de couleurs, en un mot : cette violence. L’Amérique vend sa propre victoire. En vérité, un grand vide conceptuel et existentiel. Mais seul compte le moment de la vente, de la signature ; après, les produits vite consommés en appellent d’autres. De cette eau vous aurez toujours soif…

On en revient au point de départ : la littérature. Dans ce domaine, exactement comme en art, la qualité de la production française a été niée par nos élites médiatiques au profit de la qualité étrangère. Ce 11 septembre 2016 se tient le festival America à Vincennes, près de Paris, au bois désormais infesté de pauvres, on parle de plusieurs centaines de SDF. Cet énième festival à la gloire de l’Empire consiste à exposer les photographies des grands écrivains américains. Cinq ans de travail pour ramener des images exceptionnelles, qui font rêver, et parfois basculer dans une sorte de transe…

 

 

À défaut de pâmoison artistique, de simples clichés de types qui essayent d’incarner l’écrivain, the écrivain. Solitude, espaces, grandeur, profondeur… on n’oublie aucun cliché. Et on commence par le très survendu Jim Harrison. Harrison, c’est l’école country : je chasse, je pêche, et j’écris. Une resucée d’Hemingway, en moins bougeotte et en plus localisée. Des phrases dans le genre haïku qui n’ont de sens caché que pour les membres de sa secte, dont les journalistes français de L’Obs, qui vient de larguer une grosse caisse de condamnés. Peut-être y a-t-il un rapport de cause à effet…

Carver est cité en exemple. Carver, qui voulait écrire minimaliste, jusqu’à se perdre dans ses phrases creuses, où il n’y avait plus rien, rien d’autre que l’ennui profond. Richard Ford en serait l’héritier, et on apprend qu’il « stocke ses idées de livres dans son congélateur ». Si ça signe pas le génie, ça. De manière plus générale, l’école d’écriture américaine est plate, besogneuse, interminable (des romans qui n’ont de fleuve que le nom, rarement la puissance), bref, indigeste. Ça écrit rationnel, on sent le travail, la sueur, le manque de légèreté, de finesse, on est loin des envolées de Céline. Ce sont des bulldozers déguisés en papillons, qui avancent, mécaniquement, et qui dessinent des trajectoires géométriques archi-prévisibles. Dans l’écrasante majorité des cas, c’est chiant. Que ça écrive ampoulé ou nature, élaboré ou simple. Il leur faudra encore deux ou trois siècles pour savoir écrire, en bloc. En attendant, ils sont (juste) bons à produire du scénario cinéma. Quant aux abominables écoles d’écriture, on préfère ne pas en parler, tant ça heurte le principe de base de toute littérature digne de ce nom. On les retrouve avec leurs nouvelles pleines de trucs, de gimmicks, il ne manque plus que les panels de lecteurs pour en garantir le succès commercial. John Irving en est l’exemple absolu, avec sa littérature du creux gonflé à la phrase, et dont les mauvais romans, encensés par la critique, finirent en mauvais films.

 

 

Soyons honnêtes, il y a évidemment quelques perles qui brillent, ici et là. Mais ce sont justement ces perles qui sont rejetées par la société américaine, à l’image de Charles Bukowski. Les seuls qui présentent un certain intérêt, sont ceux qui ont été éjectés du système de bonheur américain obligatoire. Les laissés-pour-compte de la croissance spectaculaire de ce modèle de société, destiné au totalitarisme. Généralement, ces pépites sont d’essence étrangère, ou d’inspiration étrangère. Bukowski n’a-t-il pas été littéralement estomaqué par le style de Céline ? Des étrangers dans leur propre pays, des Blancs pauvres ou des Noirs (pas la peine de rajouter « pauvres »). Il y en a même qui font des petits boulots pour faire vrai... L’école des acteurs qui s’immergent quatre mois dans un milieu social ou professionnel différent, afin que leur jeu résonne d’authenticité.

Chez nous, de la même façon, la production non conforme est mise à l’écart – or c’est elle qui détient le futur entre ses pages, car le futur est un présent non conforme – et la production correcte mise en avant. Façon de neutraliser l’aspect dérangeant de la littérature politique. À la place, car le public demande de la subversion, cette chose qui donne l’impression d’être libre, les décideurs lui préparent de la fausse résistance (le rock). C’est vieux comme le monde, mais ça marche toujours, et le temps que l’escroquerie de la fausse subversion soit découverte, la nouvelle est déjà en place. Course poursuite entre le Système et ses contradicteurs…

Houellebecq, notre meilleur produit d’exportation, fait le 20 Heures du service public. Autant dire qu’au-delà de son petit théâtre personnel, où se réfugient différence et résistance (je m’habille mal donc je ne respecte pas le système du coup je conserve mon intégrité), l’écrivain idolisé va dans le sens du poil oligarchique :

 

Mais ne réduisons pas la littérature à la politique (les gens ont besoin de consommer du non-anxiogène), même si toute bonne littérature est de fait politique : en éclairant, en déclenchant des explosions de conscience, elle change l’individu, ouvre son esprit, et lui donne des armes mentales contre toute prise de pouvoir ou manipulation oligarchique. Bateau, mais toujours aussi efficace. Un livre peut sauver une vie ! Donc lisez, écrivez, achetez français !

Qu’Éric Naulleau avec ses traductions du bulgare, ou les éditions Actes Sud, premier employeur privé d’Arles, eux qui ont fait leur succès de l’importation de la littérature mondiale, nous pardonnent. L’amour de la France a ces excès que la raison pardonne.

 

Analyser cette agression culturelle avec Kontre Kulture

Essai de littérature comparée franco-américaine, sur E&R :

 



Article ancien.
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63 Commentaires

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  • #1554095

    la France se prosterne devant les écrivains américains

    il y a de quoi quand on voit les nouveaux intellos que sont : Moix , la Fouine , les vieux cons comme Tesson qui ( après des menaces de mort ) est toujours en Liberté - des soit-disant philosophes passent leur temps à jouer les conseillers politiques , en envoyant la France aux casse-pipes -


  • Dans les grands écrivains américains, ostracisé toute leur vie, il ne faudrait pas oublier Philip K. Dick, grand parmi les grands. Un style mais une subtilité et un humour désabusé frôlant le génie.

    Philip, si tu m’entends... Bravo !


  • #1554101

    Bien dit ; robert Charlebois a dit récemment : "vous en France, vous abandonnerez la langue française bien avant nous, québécois" ; il se peut que cette prédiction soit vraie : dans la mode, ou le "marketing" genre l’oréal, le vocable, comme l’esprit anglo-saxon, se sont imposés : qu’est-ce que la Défense, sinon un quartier sans âme inspiré sur le modèle de la city londonienne ou new-yorkaise ?
    De même, les employés-suicidés de france télécom ou la Poste ont intégré, comme au Japon aussi, une mentalité du "winner", totalement dévoué a son entreprise, asservi et denué d’envie de contester : ce n’est pas DU TOUT la mentalité française, au départ ! (plus gaulois et vindicatif, à la phillipe Martinez ou Gabin-si on veut résumer-)
    françois Busnel, est un parfait exemple de la pâmoison trop poussée envers les auteurs étasuniens ; (à quand de sa part une route de russie à la rencontre des auteurs russes ?)

     

    • Quand on voit les noms des boutiques (notamment à St-Germain en Laye) où près d’un tiers utilisent des mots anglais.
      Quand on analyse le nom des marques commerciales, ou de leurs produits.
      Quand on regarde les slogans publicitaires à la télé.

      On se dit que Charlebois pourrait bien avoir raison.


  • Vous avez rien capté ! Rammstein - Amerika, c’est du second degré et elle énonce 2 vérités simples et bien connues, pas de Mission Apollo viable et occupation de l’Allemagne par les States après la 2nde. Oh, faut se réveiller les gars, c’est un chef d’oeuvre contemporain. Tiens, je vais me la réécouter, j’adore cette chanson !

     

    • Ah, un autre fan de Rammstein ; je suis ce groupe depuis plus d’une décennie sans jamais me lasser !
      Je trouve en effet que cette chanson est pertinente par rapport à l’article : dans cette chanson sortie en 2004, Rammstein dénonce l’invasion de l’Europe (voire du monde) par la culture américaine ("Nach Afrika kommt Santa Claus und vor Paris steht Mickey Mouse" (Le Père Noël va en Afrique et devant Paris se dresse Mickey Mouse") et son impérialisme sous-jacent.
      Au sujet de Rammstein, il est une chose importante à savoir, sur le groupe, c’est qu’il est né des suites de la catastrophe aérienne lors du meeting aérien par l’USAF dans la ville de Ramstein ; le bilan a été très lourd : 70 morts et 450 blessés ; et le gouvernement américain a mis énormément de temps avant d’admettre sa responsabilité dans l’accident, vu que cette base est sous le commandement US ; le succès de Rammstein et de leur chanson éponyme n’y est pas pour rien, y compris aux USA.
      Alors je conclurai en disant qu’ils ont bien raison de faire ce genre de "protest song" : cela aide la cause de la vérité, et c’est par ailleurs un excellent album de musique !


    • Une des tous meilleures chansons, comme dit, de "protest song" ! C’est pertinent dans le fond et la forme est en plus convaincante. Je l’écoute aussi encore !


  • Lire les Français ? Ha bon mais qui ?
    A l’image de Marc Lévy ça pue le préfabriqué, le prémaché, le fake et l’artificiel à dix mètres...je ne parle même pas des hordes d’écrivaines qui se tirlipotent le nombril, ou des écrivains homo qui se répandent sur leur faux viol. La littérature française (à quelques exceptions près dont Houellebecq et ses romans à tiroirs) c’est la nullité chez les nuls.
    Je viens de lire un bon premier roman "Demain les barbares, chronique du grand effondrement" du Français Franck Poupart. C’est pas mal du tout, en phase avec la réalité, et assez prometteur, seulement le Poupart il a été obligé de s’auto-éditer via... Amazone ! Comprenez : ce sont les Américains qui éditent et vendent son livre.
    Pourquoi ? Parce que les éditeurs français font dans leur froc (en velours) à la moindre phrase politiquement incorrecte. C’est à dire à la moindre description de la "réalité vraie". C’est valable pour les essais, mais aussi pour les romans.
    Ca s’appelle : se tirer une balle dans le pied.
    En France on ne pourrait plus aujourd’hui éditer "Le Camp des Saints", ni même un recueil des blagues de Coluche ou de Desproges...
    Alors certains de tournent vers les auteurs américains, sans doute plus roots, moins déconnectés de la réalité, moins assujettis au "politiquement correct"...


  • Grand merci pour cet excellent article, encouragement pour tous les écrivains de France, qui s’obstinent, en dépit de la mainmise de l’occupant sur l’édition.


  • Bravo pour cet article qui remet les pendules à l’heure.
    Tout ceci confirme une fois de plus, que nous devons récupérer nos souverainetés politique, économique et militaire.


  • Les Français sont ceux qui ont cultivé le plus l’art du style en littérature. Mais sur le plan politique, les US c’est pas mal non plus... David Thoreau, Jack London, Ezra Pound, Ray Bradburry, Steinbeck. etc. Avec tout ça, il y a déjà de quoi faire des étincelles.

     

    • #1554251

      On a de quoi tenir encore face au anglo-saxons avant qu’ils nous rattrapent si seulement cela est possible ailleurs que dans l’imagination bien-entendu ...
      Blanc de Saint-Bonnet, Joseph de Maistre, Louis Ferdinand Céline, Joseph Proudhon, Montesquieu, Balzac, de la Fontaine, Molière, Maurras, Bainville, Montaigne, Barrés, Blaise-Pascal, de la Boétie, etc...
      Et pourtant ce tyran, seul, il n’ est pas besoin de le combattre, ni même de s’ en défendre il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’ agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner.
      E.de la Boétie
      “Etre seul, c’est s’entraîner à la mort.”
      LF.Céline
      L’ art de persuader consiste autant en celui d’ agréer qu’ en celui de convaincre, tant les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
      Blaise Pascal
      L’ histoire de la démocratie nous offre une combinaison bien remarquable d’ utopies et de mythes.
      Georges Sorel
      La mort sans l’ Eglise est sans grandeur. Elle a l’ air un peu d’ une formalité administrative, d’ une opération d’ arithmétique physiologique, d’ une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n’ y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?
      Léon Daudet
      Ils peuvent toujours s’atteler le niveau intellectuel ne baisse pas qu’en France il n’y a qu’à voir les artistes américain nos mauvais comme Saez, Zaz, Kenji, Kaaris valent autant que leur merde en barre tel que Britney Spear , Eminem, Ice cube, etc...
      On le saurait si un big mac valait un carré de porc poêlé choisie et si un mac fleury valait un fraisier chantilly ou une salade chicken césar valait une salade gasconne au gésier de canard et pour arroser le tout si c’est pas meilleur un verre de Pellehaut qu’un coca light ?
      Faut arrêter les conneries je veux bien qu’il y est des cons qui trouve central parck très beau mais sont-ils aller à Rocamadour, au Mont saint Michel ou à la cité de Carcassonne ?
      Un peu de sérieux on ne joue pas dans la même catégorie ...alors je sais que nousnous americanisons et qu avec les futurs Montaigne on arrive au niveau intellectuel d un Buch ou d un Clinton mais quand meme merde comme dirait notre Manu national.....
      Et que l on aime ou pas ce que j ai pris en exemple Ça reste autre chose que John Fante non ? ( politiquement, littérature artistiquement philosophiquement culinaire et historiquement du moins même Cadillac était gersois alors les USA c’est très sur fait à par pour les bombardement & le napalm)


    • Je ne suis pas assez litteraire pour ramener ma fraise mais il me sembe que William Faulkner, Nathaniel Hawthorne etaient de grands ecrivains aussi, et dans la lignee de Thoreau, il y aussi Ralph Emerson et Walt Whitman, j’aime bien David Goodis egalement dans un autre genre. Il y a aussi des Saul Bellow et Henry Roth (pas Philipp) pour les non goys ...
      Les auteurs americains ont egalement le merite de vouloir ecrire dans un pays qui n’a pas beaucoup de respect pour la litterature et la culture, de maniere generale. Je prefere aussi un ecrivain independant mediocre ayant fait mille metiers qu’un bon ecrivain fonctionnaire sponsorise par l’Etat.
      Mais c’est vrai que l’on s’ebaudit betement sur la litterature americaine, je me souvient d’une emission de la Grande Librairie avec Bunuel (Francois pas Luis...) ou ce dernier est parti en veritable pelerinage pour se prosterner devant certains ecrivains contemporains (P.Roth, Irving, R.Ford,..)
      Mais est-ce qu’on est pas non plus un peu pantouflard en France aujourd’hui ? je pose la question car je pense que s’il y avait un jeune ecrivain original en France qui refuserait de faire des fellations a BHL et consorts, il ne pourrait surement pas etre edite
      Personnellement les Moix, Angot, Houellebecq, Beigbeder me sortent des yeux. Et aujourd’hui ce qui compte c’est d’etre telegenique mais pas de savoir ecrire


  • Céline parlait déjà de cette fascination de la critique française pour la littérature anglo-saxonne dans "Bagatelles pour un Massacre"... en 1937.

    "Que demande toute la foule moderne ? Elle demande à se mettre à genoux devant l’or et devant la merde !... Elle a le goût du faux, du bidon, de la farcie connerie, comme aucune foule n’eut jamais dans toutes les pires antiquités... Du coup, on la gave, elle en crève... Et plus nulle, plus insignifiante est l’idole choisie au départ, plus elle a de chances de triompher dans le coeur des foules... mieux la publicité s’accroche à sa nullité, pénètre, entraîne toute l’idolâtrie... Ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture."

    Je ne serais cependant pas aussi sévère avec les éditions Actes Sud ne serait-ce que pour leurs traductions de l’oeuvre de Dostoïevski, de l’Iliade et d’autres livres fondamentales justement à même de "sauver une vie". Que ça soit français ou non importe peu. Après tout le Christ n’est-il pas né en Palestine ?

     

  • La littérature française est grandiose par sa diversité, tant en termes de genres que d’époques. Elle est l’une des fiertés majeures de notre pays. Cependant, la littérature américain recèle aussi quelques chefs d’oeuvre. L’exaltation de la liberté dans les oeuvres d’aventure de Jack London (trop souvent décrites à tort comme de simples livres pour enfants) est sublime. Certains textes de London à tendance socialiste (Le Peuple de l’abime en tête) sont aussi à lire et dénotent avec l’image qu’on peut se faire des lettres au pays de l’oncle sam. Aussi, le travail d’Henry David Thoreau est remarquable et cet homme constitue pour moi l’un des plus grands qui eurent été. A la fois politique (il est l’auteur de ’La Désobéissance civile’, prolongement du ’Discours sur la servitude volontaire’ de La Boétie) et axé sur la nature et la nécessité de solitude contemplative (lire Walden et son Journal), son individualisme (rien à voir avec l’individualisme nocif de notre epoque) transcendantaliste et panthéiste est une pure merveille.

     

  • Je suis moitié québécois et moitié français et j’ai vécu dans les deux pays. Le culte des français pour les U.S.A m’a toujours énormément agacé. Je trouve ça tellement dommage de renier ce que l’on est. Les québécois aussi ont toujours été des admirateurs de la culture américaine mais d’une façon très différente il me semble.

    Ici au Québec, les U.S.A n’ont pas de dimension exotique, on ne va pas au Mac Donald parce que c’est « cool » mais parce qu’on est prolo et pas éduqué et qu’on ne sait même pas qu’il existe autre chose. Ici on est presque un état américain qui parlerait français. Même l’accent québécois a une sonorité américaine et ne vient pas juste du vieux français. Bref, nous sommes sur le point d’être totalement assimilés. J’espérais que l’augmentation de l’immigration de français de France ici depuis quelques années nous sauverait mais souvent ces français vouent un culte imbécile au rêve américain. Je me suis déjà fait aborder à Montréal dans la rue par une française qui ne me parlait qu’en anglais (avec un accent terrible) même si je lui répondais en français. C’est toujours insultant de voir un français préférer les anglophones aux francophones. Il y a un lavage de cerveau fait aux gens pour leur faire croire que les U.S.A. représentent la modernité. En plus, on est noyé par les produits culturels américains alors on a envie de connaître le pays qui les a produits. Moi, par exemple, j’adore la série anglaise des années 60 « THE PRISONER » , ça m’a toujours donné envie de visiter l’Angleterre. Si j’avais été bombardé toute ma jeunesse par des séries serbo-croates, c’est la Serbie que j’aurais envie de visiter.
    Tout ça pour dire qu’il faut essayer de rester soi-même et de ne pas perdre son âme afin que le monde reste varié et riche. Rien n’est plus triste que de vouloir être autre chose que soi-même et de ne pas aimer ce que l’on est.

     

    • La série The Prisoner a été tournée au Pays de Galles, dans un village à l’architecture italienne : Portmeirion.
      Patrick Mc Goohan, le héros, est américain.
      Quant au scénariste, George Markstein. il est allemand.
      Bonjour chez vous !


  • Un article d’une très grande qualité. Merci ER.


  • En décembre 1946, Céline dit ce qu’il pense des auteurs US dans cette lettre à Marie Canavaggia : " Chère Marie mille mercis pour Miller . Il va vous être renvoyé - Très instructif . On prend soin de nous avertir en préface que ce n’est ni du Céline ni du Joyce - Peut-être... Mais c’est en tout cas du Zarathoustra, du Jean-Jacques, du "Petit chose", du Vallès, du Rimbaud, du Faulkner, du Passos, du Charles Louis Philippe, vraiment je ne connais rien de plus ressassé, archi pontifié, de moins original . C’est le débraillé conventionnel du Maupassant américain, l’épaté de Kansas City, pourri de littérature . J’oubliais Dostoiewsky ! Il y a vingt génies de ce genre en permanence à la Coupole (...) Un pays qui produit des bombes atomiques doit avoir des auteurs cataclomiques ! On en catapulte aux gogos - même catafouillis chez ce Steinbeck ressasseur de Don Quichotte, de Maupassant, en bafouilleux, morne, à la sauce russe, titubant, vaseux - Je vois de très beaux jours pour Cherbulliez, Feuillet, Goncourt plagiés quand ils auront été rendus confus, bégayeurs et motorisés par les hybrides à génie des officines de traduction - Quels rugissements d’extase quand on nous ramènera les "Contes de mon Moulin" morosifiés, érotisés, cacafouillis traduits par un génie d’Arkansas ! Le sous-préfet braguette ouverte ronflant sous un essaim d’abeilles qui lui décuplent la verge ? La chèvre de Monsieur Seguin baisée toute la nuit par le Loup périssant d’amour à l’aurore ? - Voilà des factures nouvelles ! A en bramer d’admiration ! Notre vieux cheval naturaliste peinturluré américain, harnaché zazou peut encore faire de drôles de recettes ! "

     

    • mouai... attention aux tirades de Céline. Je ne suis pas sûr qu’il ait lu 10% des auteurs qu’il cite. C’est sa joie cosmique que de dépecer à tout va et de prendre la pose ensuite sur ces entrailles. Se méfier aussi de la prétention au "nouveau". La littérature, la vraie, l’éternelle, ne peut que ressasser les mêmes sujets, la même question...
      Chaque époque un peu glavioteuse peut s’amuser à ratatiner les époques précédentes en déclamant : "tout ça c’est du pareil au même". A un certain niveau, on pourrait aussi s’amuser à dénigrer Céline , disant qu’il n’a fait que déglutir tous les autres, avec ses 3 petits points. Lui-même aurait pu se traiter de sous-Rabelais. Pour ma part il n’y a pas beaucoup d’auteurs qui me fassent méditer autant que Faulkner. Céline, c’est du jouissif à l’état pur (et même, je dirais que je jouis plus avec Bloy), mais on referme le livre et on passe à autre chose. On n’y repense pas ; il n’y a pas d’images en croix qui nous reviennent, profondes, indélibiles. Il ya trop de postures. un coup je te la joue écrivain anti-proustien, vomisseur d’intellectuels... un coup je te la fais free-jazz, attrappe branchouille, prestige pour bohème négrifiée...
      Une claque littéraire quand on tombe dessus la première fois, sans aucun doute. Mais un côté : "éjaculation précoce". On lit le voyage, mort à crédit... on va jusqu’à féerie pour une autre fois et là ça commence déjà à nous écœurer... on a compris...on fait pas une vie avec Céline. ça ne mène pas assez loin. ça tourne en rond. C’est un univers à soi, fermé sur soi. Une toile sans voie de sortie. A aucun moment je ne sens une déchirure dans le voile, qui s’intégrerait à son écriture. Trop d’apprêt,
      Après, comment classer les écrivains ? Préfère-t-on une étoile filante, plein d’éclat, qui nous éblouit un instant et se laisse oublier, ou un soleil diffus et continu, qui nous relance, nous travaille, nous poursuit de son ombre ?


    • J’ai toujours eu l’impression que la littérature s’arrêtait à Céline pour beaucoup ici, comme s’il n’y a eu personne avant lui...

      Ca frise parfois le grotesque, d’autant plus que ce n’était pas un très bon écrivain.


  • Vous avez déjà lu les romans traduits en français de Pat Conroy ? (Beach Music, The Prince of Tides, My Losing Season,...)

    Parce que c’est bien supérieur à tous les romans français que j’aie pu lire dans ma vie .... (OK j’avoue, j’ai jamais lu Céline)


  • Très bon article, qui résume bien la colonisation culturelle de la France. Détail : lors de l’invasion américaine de 45, non seulement un gouvernement et une monnaie étaient prêtes pour mater les gaulois (projet finalement abandonné) mais surtout fut gardée une loi imposant la destruction du système de distribution cinématographique français (qui égalait encore les US avant guerre).

    Concernant la décadence de la littérature française, l’article n’a pas cité ce pauvre Dantec, qui se définissait avant sa mort comme ’écrivain nord-américain de langue française’. Effectivement, il en copiait tous les tics : romans-fleuves pseudo-documentés (toujours plus de 300 pages alors que ses nouvelles étaient excellentes), style télégraphique pompé sur James Ellroy. Dans les années 2000, suite à Raynal, Momo avait fait le pélerinage à Missoula, la mecque des polardeux US, un trou perdu dans les montagnes aussi chiant que n’importe quel bled ricain.

    Son immigration et sa soumission au sionisme furent réellement sa perte. Ridiculisé par ses tentatives de succès en amérique (Babylon Babies fut un bide, ainsi que ses romans traduits), et grillé en France par ses positions hystériques, il en fut réduit à se complaire dans sa maladie mentale. Quant au physique (suprême ironie, absolument véridique), son corps a lâché sous une overdose de coca-cola et de camembert, dont il se nourissait pratiquement exclusivement.



  • c’est surtout grâce au marketing, ou plutôt, à leur machinerie commerciale. Des moyens publicitaires puissants au service d’un produit moyen, c’est la formule gagnante.



    La publicité télévisée pour le cinéma est interdite en France.. ça permet d’éviter d’avoir des annonces incessantes sur le dernier blockbuster hollywoodien au cinéma... Si c’était autorisé ça fragiliserait les petits films nationaux... Malheuresement c’est ce qui se passe dans d’autres pays devant le mastodonte cinéma américain. Ce qui est choquant c’est que toutes les stars américaines se font invités à la fin des journaux télévisés du 20h pour nous vendre leur camelotte.. une entorse à la règle révoltante..



    En attendant, ils sont (juste) bons à produire du scénario cinéma. Quant aux abominables écoles d’écriture, on préfère ne pas en parler, tant ça heurte le principe de base de toute littérature digne de ce nom.



    C’est justement que contrairement à la littérature l’écriture de scénarios cela s’apprend.. N’es-ce pas l’occasion de se questionner sur notre incapacité à l’enseigner ou même à prendre conscience qu’écrire des scénarios ça doit (ça peut) être un métier ? Ça n’est même pas du directement à la politique des auteurs (un mouvement théorique de la critique cinématographique initié par la nouvelle vague) qui aurais tendance à inciter le réalisateur (l’auteur ultime) à écrire lui même ses scénarios.. puisque scénariste étant un métier (quand on l’accepte comme tel) il devient un collaborateur, un co-auteur au minimum un script doctor qui s’assure que tout est fait dans les règles de l’art.. ou plutot qu’aucun élément ne viens contredire les grandes règles de l’art.. car en effet tout est permis sauf ce qui a été prouvé comme ne fonctionnant pas...

    Dyslexique mon écriture est totalement inarticulé ; pourtant je trouve reposant de regarder les films anciens car les scénarios sont toujours aboutis... Certains scénario modernes, français par exemple, me donne physiquement le tournis.. j’ai des impressions d’étourdissement.. je ne deconne pas, je suis hyper-sensible.. c’est physique. Il y des erreurs scenaristiques monumental dans la plus part des films moderne français.. certainement dû à une volonté exacerbée de recherche de l’innovation ce que ne font pas les ricains... en générale c’est comme ça que la nouveauté leur tombe dessus !..

     

    • Autre différence, dans le cinéma américain les scénaristes sont bien payés, et en nombre. Les films ne peuvent se faire sans eux (exemple quand ils se mettent en grève, tout s’arrête). En France les scénaristes sont considérés comme des auteurs secondaires, et sous-payés. Des pigistes, quoi. Ce qui explique - entre autres raisons - l’indigence des scénarii et dialogues dans les films français. Je ne sais pas si cela a changé, mais c’était comme ça il n’y a encore pas si longtemps.


  • Quelques éclairages sur l’envahissement des merdes anglo-américaines en "littérature"...
    Les majores de l’édition française choisissent délibérément de publier des auteurs médiocres, voire nuls, américains parce qu’il est plus rentable de faire traduire (1 seul traducteur ça ne coûte pas très cher) puis de faire de la propagande partout. Elles sont assurés de vendre vite et beaucoup.
    En littérature, un vrai éditeur, ça accompagne un futur écrivain. Ça prend le temps de le soutenir parce qu’on "sent" que le gars ou la fille à un vrai talent. Aujourd’hui, aucune maison d’édition ne veut plus prendre ce temps de découverte, il pratique donc la vente de "produits" déjà écrits et qu’il suffit juste de faire traduire.

    Pour ceux qui aiment la littérature, je peux affirmer, comme l’explique cet article, qu’il y a pléthore d’écrivains (hommes et femmes) qui ont un vrai talent et un style, de surcroît, étonnant. Les anglo-machins ne savent pas ce qu’est le style, eux, il écrivent comme on parle ou presque. On ne perd pas de temps à faire dans l’esthétique, "time is money" et leurs produits ne sont que... des produits.

    J’invite les lecteurs, par exemple, à découvrir les récits (sciences fiction, certes, mais quel style !) de Pierre Bordage ou Catherine Dufour... pour ne citer que cette catégorie particulière de SF.

    En revanche, les beaux styles en littérature sont encore les japonais. Mais de notre côté, nous avons par exemple Hubert Haddad... une merveille d’écriture ("Le Peintre d’éventails"... un bijou) et des récits d’une grande finesse.
    Et tant d’autres qu’il faut juste prendre le temps de découvrir dans les petites librairies de province, édités par des petites maisons courageuses et pros !

     

  • C’est surtout qu’on écrit plus beaucoup de nos jours a part des essais, car l’époque est a la mafia des médiocres, donc ca manque d’épique pour être romanisé.

    Trois voix sont explorées pour le moment :

    1) la reconstruction après la chute définitive
    2) la fuite dans le spirituel
    3) la nostalgie du passé

    Pour ma part il n’y a jamais eut qu’une littérature Française et Russe, tout le reste c’est de la philo (Allemande, Asiatique) ou du divertissement (Anglo-saxon, Italien, Hispanique).

     

  • Merci ! Ça fait du bien de lire ces lignes.


  • N’exagérons rien sur la qualité de la littérature américaine : Thomas Wolfe, Fitzgerald, Burroughs, pour ne citer qu’eux, sont immenses.

    La france est une vieille nation, sans doute la nation la plus littéraire du monde, et sa langue un modèle de clarté et de précision, qui aura influencé Dylan et tout le rock hippie des années 70, avec Rimbaud notamment.

    Je crois qu’à juger des mérites respectifs des cultures américaine et française, on fait l’économie de leurs influences respectives l’une sur l’autre. A mon sens la littérature française - dans sa recherche antédiluvienne de l’ultime épure - a plus nourri les lettres américaines que l’inverse. La culture française est d’une richesse que toutes les nations du monde reconnaissent, et elle partage avec la culture américaine un idéal de valeurs universellement reconnues.


  • #1554269

    "L’amour de la France a ces excès que la raison pardonne"
    c’est à ce titre que la liberté d’expression devrait être totale ! Comme au bistro.

     

  • la pour le coup il y a un coté pleurniche hallucinant...
    oui bien sur que les usa ont essayé de s affirmer et de nous griller des qu ils ont pu, c est la chose la plus importante a atteindre le rayonnement culturel...et cest la regle du jeu, surtout quand une place se libere...

    de meme qu on a fait cela aux italiens a la fin de la renaissance italienne...
    la france a ensuite ete suffisamment puissante economiquement et militairement pour continuer a briller, mais il faut pouvoir et vouloir se projetter pout continuer a jouer dans la cour des grands...

    ce n est pas le reste du monde qui nous a laissé briller juste parceque "c etait nous".

    apres la deconfiture de juin 40 et toutes les reculades dont la perte de l empire nous n avions plus les munitions pour tenir le rang...

    la seule facon de continuer a exister est de consolider ce que l on a, batir un peu plus, notamment avec la france du pacifique, et avec la francophonie...

    certainement pas de se dire que les americains sont mechants ou sont cons ou sont incultes...d ailleurs eux memes subissent des attaques incroyablement fortes et une crise identitaire sans precedent les traverse...cest le moment de contre attaquer


  • Anecdote éclairante sur l’état du milieu littéraire américain... Dans le numéro de cette semaine de l’émission "La Grande Librairie" sur France 5, Salman Rushdie était l’un des invités. Je ne m’attarderai pas sur le personnage, juste sur une séquence révélatrice et assez déprimante quant aux conclusions qu’on peut en tirer.

    François Busnel avait organisé une rencontre à New York entre Rushdie et Paul Auster. A un moment donné, ils évoquent leurs souvenirs de vieux combattants, quand Auster avait soutenu Rushdie lors de la "fatwa" contre "Les versets sataniques". Et tous deux de se remémorer ce combat épique pour la liberté d’expression (...). Auster, alors, conclut en disant peu ou prou : "Heureusement, 25 ans plus tard, les temps ont bien changé, on a la possibilité de discuter librement de tout !"

    Qu’un écrivain d’un certain niveau puisse, avec une candeur et une sincérité visiblement totales, lâcher une telle ineptie en dit long sur l’aveuglement qui peut être celui d’une soi-disante "élite". On n’a pas affaire à du politiquement correct et de la prudence de mise quand on s’exprime dans les médias "mainstream", mais d’une conviction visiblement réelle...

     

  • L’article vise juste en dénonçant l’américanisation de la société française et de l’abaissement culturel qui a suivi dans la deuxième partie du 20ième siècle.
    Maintenant, comparativement il n’y a pas photo.
    Je ne vois pas chez les écrivains français l’envergure d’un James Elroy, de John Fante de Tom Wolfe (le bûcher des vanités) ou même de la conjuration des imbéciles de Toole.

    Depuis la mort de Céline (1961), il n’y a plus de grand écrivain français, Sollers, Modiano ou Houellebecq ne sont que des petites vedettes parisiennes sans consistance.

     

    • Sollers, Modiano, Houellebecq, des vedettes parisiennes sans consistance ? J’ai lu le premier ,beaucoup et je ne partage pas votre avis : Sollers a composé de forts bons livres : Femmes, La Fête à Venise... C’est par ailleurs un extraordinaire lecteur, ses essais le prouvent. Il y a également Quignard. Affirmations sans arguments. Sous le masque du personnage médiatique (Sollers), il y a un auteur estimable. Quant à la littérature américaine, elle a donné quelques visionnaires : Burroughs, Kerouac, Roth, Pynchon (L’Arc-en-ciel de la Gravité), Gaddis, De Lillo, William T. Volmann etc. De toute façon, ce n’est ni moi qui ferons le tri, mais le temps, tout simplement. Restons humbles : démonter un auteur, une oeuvre en une phrase, c’est facile.


    • Complètement d’accord... à lire les précités, j’ai l’impression, comme disait l’autre (parlant des films de Rohmer), de regarder de la peinture sécher... !


  • Je recommande instamment et de toute urgence aux authentiques patriotes, et je sais qu’ il y en a, sur ce forum, la lecture de l’ essai suivant :

    L’ enfer du roman, réflexions sur la post littérature (Gallimard)
    de cet immense écrivain : Richard Millet.
    Merci pour lui.

     

  • #1554457
    le 11/09/2016 par Monte Christo Santa Cruz
    Pourquoi la France se prosterne devant les écrivains américains

    Petite correction à l’article.
    En Algérie il n’y a pas de baron du sucre, baron de l’huile etc... La corruption qui y existe n’a rien à voir avec ces fantasmes de loosers.
    Je suis moi même importateur à Oran, j’importe des denrées alimentaires pour offrir du choix aux grossistes qui distribuent mes produits et dont les algériens raffolent.
    , dont du sucre de certaines marques (teneur en glucides moins importante que celui produit en Algérie).
    Et je n’ai jamais eu de problème pour importer dès lors que j’ai commencé à agir dans les règles douanières, et mis fin aux anciennes pratiques. Je n’ai jamais eu d’obstacle d’un quelconque baron... Ces histoires émanent de frustrés en Algérie qui veulent continuer à importer en se soustrayant aux redevances fiscales, aux certificats phytosanitaires obligatoires, et le plus souvent sans registre. Là normal que les douanes algériennes vous saisissent la marchandise. Après pour les plus gros projets de type structurant normal de demander des autorisations administratives voire des appuis politiques, mais comme dans tous les pays de ce Monde (ex Bouygues).
    Bien à vous, un amoureux de la langue de Molière, de la culture française, suiveur d’Alain Soral ethabitant la région d’Oran.
    Bien à vous !


  • Et Hubert Selby Junior c’est de la m... ?


  • La question devrait plutôt être pourquoi la France se prosterne devant l’Oncle Sam tout court !


  • La France qui se met à la misère de la sensibilité anglo-saxonne... Art culinaire résumé à des sucré-salé et une littérature sans profondeur, « d’hommes pressés ». Bon, il y a des exceptions mais pour les sensibilités méditerranéennes, donc aussi gallo-romaines, ce n’est toujours pas ça.

    L’utilitarisme anglo-saxon, présent jusque dans la domaine de l’art ? Le terme étant polysémique, on serait tenté par la prudence. Mais, je prends le risque. Un tableau de Monet parle autant à leurs sens que celui d’un peintre médiocre.

    De promouvoir le progrès des sciences et des arts utiles en garantissant pour une période limitée aux auteurs et aux inventeurs un droit exclusif sur leurs écrits et leurs découvertes. Constitution américaine.


  • « Une espèce invasive », comme vous dîtes, au point que les auteurs de ce papier parlent le franglais ; un patriote en vraie résistance à la « mondialisation de la médiocrité » aurait écrit « espèce envahissante », en toute simplicité.


  • #1554674

    Quel est l’auteur français le plus cité de nos jours ? Marcel Proust.
    Quel est l’auteur français le moins lu de nos jours ? Marcel Proust.
    Is there an explanation to that ? Yes ! Ce qui se vend bien ce sont les petits recueuils de citations pour frimer.

    Claude Hagège nous dit qu’il y a plus de signalétique anglaise/américaine de nos jours à Paris qu’il n’y en avait d’allemande durant l’occupation.

    Définition minimale du récit : quelque part (date et lieu) quelque chose (une histoire) arrive à quelqu’un (personnages). Depuis la French Theory on est plutôt dans le "Mais pourquoi ça devrait se passer quelque part ? Mais pourquoi absolument raconter une histoire ? Et pourquoi faudrait-il à tout prix y mettre des personnages ?"
    Vous pensez à quelqu’un ? "Cui, cui... Piou, piou..."

    Ils sont quatre aujourd’hui à vraiment vivre de leur plume : Bernard Werber, Amélie Nothomb, Marc Levy et chais plus qui. End of story !
    Si vous voulez gagner des sous montez un laboratoire de crack ou de captagon.
    De mes amis qui écrivent il n’y en a qu’une qui soit vraiment éditée (Gallimerde, Mercure de France et Arfuyen) Et c’est pas avec ça qu’elle gagne sa vie. Tous les autres barbottent dans l’auto-édition et font des ateliers d’écriture.

    Moi je n’écris qu’à la commande, que si j’ai un contrat. Donc des traductions de l’anglais. Ce qui nous ramène à la question "Pourquoi la France se prosterne devant les écrivains américains ?" Ou alors je fais le nègre quoique la tendance actuelle soit de dire ghost writer.

    Je suis à deux doigts de me mettre à écrire en anglais. C’est un problème de masse critique. Un petit succès au États Unis c’est un best-seller en France en volume. C’est comme le cinéma québécois, leur province est trop petite pour amortir des longs métrages. C’est pourquoi Denys Arcan fait dire "Tabarnak !" à ses acteurs toutes les deux minutes pour que ça se vende en France.


  • J’ai vu la tête bukowski et je me suis dis merde ils vont dire du mal d’un écrivain qui m’a amené à la littérature. Finalement non.
    Dans une nouvelle il raconte que Camus est le plus grand écrivain français . Avis que je partage. Et dans un de ses romans, pulp, il fait l’éloge de celine et peut être qu’il le présente aussi comme le plus grand écrivain français. Malgré la traduction il les admire. Alors que j’ai du mal à croire qu’on puisse apprécier leur génie dans une langue étrangère. Enfin bon. On se fait tous influencer.

     

  • Ca veut parler de littérature française mais l’auteur cite uniquement Céline (trois fois) et Houellebecq (une fois).

    Il existe une littérature française d’avant-guerre hein... Non mais vous n’évoquez ni Stendhal, ni Flaubert qui sont clairement au dessus de 98% des écrivains ayant traversé l’histoire.

    En outre, faire l’éloge de Céline c’est bien (quoi qu’il est objectivement indigeste mais on n’a pas le droit de le dire), oublier de parler de Giono qui écrivait dix fois mieux que lui - et avant lui - dans un style assez proche (le parlé des gens du peuple) et qui lui a laissé de vrais chef-d’oeuvres, c’est impardonnable.

    La littérature ne s’arrête pas à l’idée de nation. Pendant que vous parlez de Céline pour la énième fois, comme s’il n’y avait que lui, qui évoque Tolstoï ? Et Malaparte ? Et Hesse ? Et Dosto ? Gontcharov ?

    Sinon, la littérature americaine c’est aussi (et surtout) Dos Passos, Selby, Ginsberg, McCarty, Fitzgerald, Melville, James...
    Mais pas Bukowsky.

     

    • Littérature américaine : vous avez oublié Steinbeck :)

      Et sinon, juste pour parler du XXe siècle français, et quelques soient les idéologies portées/exprimées par les écrivains, il faudrait ne pas oublier l’oeuvre de Raymond Queneau - qui ne se réduit pas qu’à "Exercices de style" et "Zazie dans le métro", loin de là.
      Parler de Georges Pérec aussi, qui fut un puissant narrateur et constructeur de récits (même si le mentionner peut faire chougner quelques-uns de vos lecteurs).

      Pour élargir le sujet au niveau de la lecture, je pense que personne n’a jamais vraiment perdu son temps même à lire une page du bottin, un programme de télévision ou peut-être même une pub de supermarché. Je pense aux rejetés du système scolaire, à la "lie culturelle", aux classes pauvres et sous-éduquées.

      Pour votre curiosité : un article du saker francophone sur le niveau d’éducation d’une population dont le gouvernement revendique l’hégémonie sur la planète : L’Amérique illettrée (et faites abstraction de l’absurde réduction de "L"Amérique" aux USA). Cette réalité m’a été confirmée par ma compagne qui y vécut quelques mois dans les années 1990.
      Prions juste pour ne pas en arriver là.

      Lire est primordial. Je salue l’initiative, l’offensive culturelle et le combat de Kontre Kulture porté par Alain Soral.


  • #1555596

    Les américains font pas mal de bouquins initiatiques. Ca tourne pas mal autour des teenagers qui prennent une année sabatique entre le highscholl et la fac (don’t you dare spell it fuck !)..

    L’archétype est The Catcher in rhe Rye avec Holden Caulfield. On tire son chapeau à l’éditeur français qui a très bien traduit le titre par L’Attrappe Coeur. C’est pile poil ça, tout ce que Holden Caulfield se propose de faire dans la vie est d’empêcher sa petite soeur de tomber du haut de la falaise lorsqu’elle galoppe dans le champs de seigle. C’est pas si mal comme but dans la vie !

    Si Demian de Hesse est un succès chez les américains c’est que là encore c’est putainement initiatique !

    Sinon ils font tout plein de films sur les dynosaures et la fin du monde parce que les amerlos sont des dynausores qui n’aspirent qu’à nous débarrasser d’eux mêmes.


  • Quelques remarques en vrac :

    "Si l’Amérique a réussi à enfoncer nos défenses depuis un demi-siècle avec ses excellents films – il faut le reconnaître – ce qui n’enlève rien à la richesse du cinéma français, c’est surtout grâce [...] à sa machinerie commerciale."
    => Non je pense que c’est avant tout parce que le milieu du cinéma français "d’auteur" est tenu par une poignée de gauchistes mondains médiocres ultra subventionnés qui fait des films qui n’intéressent qu’elle. La richesse du cinéma français, c’est terminé. Les gens ont le choix entre l’Inconnu du Lac ou Brice de Nice 3 (pour schématiser grossièrement).

    "même si toute bonne littérature est de fait politique"
    => Et Bukowski alors ?

    "Bukowski n’a-t-il pas été littéralement estomaqué par le style de Céline ? Des étrangers dans leur propre pays"
    => oui il était estomaqué par le style de Céline mais il disait que son Dieu était Fante, un américain donc. Fante, en plus d’être un Dieu de la littérature présentant un intérêt certain, était aussi un grand... scénariste à Hollywood (!) qui a logiquement eu droit pendant longtemps à une sacré part de bonheur américain obligatoire.

    "On en revient au point de départ : la littérature. Dans ce domaine, exactement comme en art, la qualité de la production française a été niée par nos élites médiatiques au profit de la qualité étrangère"
    => ok mais alors des noms ! Quels auteurs français niés par nos élites médiatiques ont publié ces 50 dernières années un livre de la trempe de ceux cités dans les autres commentaires ou par Soral : Hunter Thompson, JK Toole, Iceberg Slim, K Dick, Selby, etc... ?

    "reste que l’élite française s’est vautrée avec délices dans l’américanisation"
    => je pense surtout que la France a cessé de produire de bons cinéastes, de bons auteurs et de bons musiciens, et n’en finit plus de célébrer un certain "âge d’or" (Brel/Brassens/Ferré/Nouvelle Vague/Camus/Céline) et de le reproduire encore et encore, chaque fois en moins bien, au lieu d’essayer de pondre quelque chose de nouveau et d’original. Il faut arrêter de pleurnicher, de cracher sur le rock (cf. la vidéo musique de Soral où il dit sa passion pour Cream, les Yardbirds, Led Zep...) et Hollywood et se bouger les gars !

    Harrison, Irving, Angot, le Pop Art, Actes Sud, Naulleau : bon là par contre, sans commentaire...

     

    • #1556207

      @ Timothée

      Il y a peut être eu un déplacement. Puisque ce sont les éditeurs qui décident de ce qu’on édite il se pourrait que de bons auteurs soient partis écrire ailleurs.

      J’ai été très surpris il y a deux ans lorsque la petite fille d’une copine de dix ans (la petite fille, pas la copine) que je croisais à la médiathèque me demande de l’aider à trouver dans des bacs le douzième ou treizième volume de sa bande dessinée. De mon temps, si les héros étaient récurrents, toute l’histoire tenait en un seul album. Je ne vois que deux exception chez Hergé : Objectif Lune suivi de On a marché sur la Lune et Le secret de la Licorne suivi du Trésor de Racham le Rouge. Et là la gamine lisait un romans fleuve en plus de dix volumes. Un peu comme Hugo ou Dumas lorsqu’ils publiaient leurs romans sous forme de feuilleton (à vérifier pour ces deux là, mais c’est comme ça qu’on commençait de publier à l’époque). Tout se passe comme si de bons auteurs étaient partis se planquer chez les scénaristes de BD. A vérifier, je n’y connais rien en BD, ça m’emmerde les petits dessins à l’exception de Valérian & Laureline agents spatiaux temporels, F’mur, Binet, Pétillon et Claire Bretécher.

      Quand au cinéma c’est tout à fait ça, vous l’avez très bien résumé :



      le milieu du cinéma français "d’auteur" est tenu par une poignée de gauchistes mondains médiocres ultra subventionnés qui fait des films qui n’intéressent qu’elle



      Perso je m’en tampone un peu, comme pour la BD je n’aime pas le cinéma non plus (mais il n’aime rien ce mec !). Le seul cinéma que je tolère c’est le théatre filmé. Pagnol, Carné c’est du théâtre filmé.Les trucages à la con qui vous tournent la tête c’est fait pour les drogués. Un film français pas trop ancien qui répond à ces critères c’est "Un air de famille". Unité de lieu, unité de temps et unité d’action. Bon ! C’est pas Topaze non plus ! Et puis Louis Jouvet joue dedans. Là il s’appelle Jean-Pierre Bacri mais c’est Jouvet quand même car Jouvet ne faisait que du Jouvet comme Bacri ne fait que du Bacri. Sinon il y a "Le souper" avec les deux Claude (Rich et Brasseur). Le cinéma français qui est nul aujourd’hui existe encore parce que niveau de son public est très bas.

      Kado ! Je vous mets le lien vers "Le souper". Pire qu’une pièce de théâtre, un huis clos avec de vrais dialogues. Je l’ai rebaptisé "A table" pour passer sous les radars de Messieurs Youtube.

      https://youtu.be/hJP2P9tNXhA


    • @ Fascime et Vacances

      "Il y a peut être eu un déplacement. Puisque ce sont les éditeurs qui décident de ce qu’on édite il se pourrait que de bons auteurs soient partis écrire ailleurs. [...] Tout se passe comme si de bons auteurs étaient partis se planquer chez les scénaristes de BD."
      => oui aussi sans doute vous avez raison. Je n’y connais pas grand chose en BD non plus (je possède quelques ouvrages de Crumb, Bagge, Clowes et Shelton et ça s’arrête là) mais ça me parait plausible.

      "je n’aime pas le cinéma non plus"
      => vraiment ? quel dommage... pas moi, ce serait plutôt tout le contraire, et du coup je vous remercie pour le lien ! Je vais regarder ça avec beaucoup d’intérêt. Concernant "Un Air de Famille", vous avez une fois de plus raison. 20 ans déjà. Il y a eu aussi lors de cette dernière période enchantée les deux Visiteurs, Un indien dans la ville, Le Diner de Cons etc etc... Hollywood en a d’ailleurs souvent fait des remakes (ratés), ce qui est gage de qualité indéniable si vous voulez mon avis et un signe que le "particularisme français" n’était pas encore totalement "neutralisé". Ca me fait également penser au 1er paragraphe de l’article "Hollywood, dans ses premières décennies, a pioché sans vergogne dans le roman historique français, pour muscler ses scénarios",


  • Conséquences du projet géopolitique de déplacement du pôle artistique global de France aux usa d’une part, mais aussi des pauvres aux riches.

    Inutile de chercher longtemps : l’art n’existe plus. Ceci n’est pas une posture post-littéraire mais un constat d’évidences général. Je suis formel : l’art quel qu’il soit n’existe plus... sauf peut-être dans les dessins de la semaine et autres dessins de presse amateurs ainsi que dans des domaines insolites a priori comme les jeux vidéo. Un Metal Gear vaut mille films ricains... mais peut-être un seul film coréen, le cinéma coréen étant immensément plus subtil que tout ce qui peut provenir des states.
    L’une des raisons majeures à l’échec global de l’art, surtout en France, est que face à la complexité du Système le bagage culturel, arcanes compris, doit peser ; or le système d’instruction publique est conçu pour ne produire que des idiots narcissiques et briser tous les vrais talents en les dépossédant d’eux-mêmes. Ceux qui résistent sont ensuite balayés car en amont l’art n’est que commerce.
    L’art idiot et sans talent n’existe pas. Et l’art bourgeois non plus.

     

    • #1556620

      D’un autre côté Francis Cousin nous dit que dans la communauté de l’être il n(y a pas d’art. L’art n’existe que pour appaiser les souffrances de la société de l’avoir.

      Tout jeune je m’amusais à pondre des phrases.définitives à l’âge où on écrit encore de petits poèmes. J’ai celle-ci qui illustre le truc :

      "Les civilisations heureuses ne laissent pas de traces"


    • Après c’est peut être du nihilisme ? Venant d’un enfant c’est fort possible qu’es-ce qu’il sait d’une civilisation.. d’un Marxiste messianiste attendant la révolution on ne peux s’attendre à autre chose ? Moi, je dis ça...


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