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Privatisation de la recherche scientifique : privation du savoir ?

Les conséquences du monopolisme

Épisode 63 de l’émission #DATAGUEULE : « Privés de savoir ? »

 

 

La science officielle fonctionne-t-elle comme l’histoire officielle ?
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16 Commentaires

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  • "privatisation du savoir ?" . Non : privatisation des PROFITS tirés du savoir .

     

    • Exact et cela fait plus de quinze ans que ça dure !!!
      Nous ne connaissons même pas la moitié des progrès fait ces dernières années dans les domaines de la médecine (prothèses,cerveau (Alzheimer,etc...),cellules souches ADN,traitements anti-veillissement en gérontologie),l’astrophysique,les nouveaux armements et moyens de locomotions,etc...,hormis bien sûr les scientifiques et quelques profanes comme nous-autres curieux ou un peu (re)informés...
      De toutes façons ceux qui profiteront des dernières connaissances de pointes dans certains domaines seront comme toujours les "alphas" de l’oligarchie,puis les "bêtas",enfin "les deltas" et les "epsilons" eux ne sont concernés par les progrès scientifiques ou technologiques que quand il s’agit de les tuer à petit feu (micro-ondes,compteurs mouchards Linky,ondes néfastes des portables 4G,ordis en WI-FI ou de leur lobotomiser le cerveau:on peut clairement dire aujourd’hui comme Pasolini que le système libéral actuel est le rejeton du fascisme,la télévision a réussi a centralisé et formaté l’individu là ou n’importe quel régime fasciste aura toujours échoué !!


  • Le documentaire est aussi passionnant qu’édifiant . Un grand merci à E&R de nous l’avoir fait connaître .


  • La " recherche scientifique " n’est qu’une forme élaborée d’ignorance ...

    99 % de tout cette recherche est ce que les Védas appelle " Ugra karma "
    ( activités néfastes ) ...

    Les abeilles sont en train d’en crever , et les " humains " ont l’équivalent de 3000 Hiroshima qui risque à tout instant de leur tomber sur le coin de la gueule , grâce à la " recherche scientifique " ...

    Et pour couronner le tout , ils savent même pas guérir la grippe , ni se laver le trou de balle !!!

     

  • J’ai déjà entendu Pierre Yves Rougeyron parler de ce sujet qui commence à être très à la mode en Europe. Le présent clip est relativement de bonne qualité parce qu’il se conclu en soulignant un peu les problèmes potentiels : c’est un noble combat de permettre un accès libre à la recherche scientifique et il est vrai que c’est lamentable que des sociétés privés fassent des sous en exploitant la recherche publique, toutefois le premier qui décidera de mettre les publications publiques en accès libre pour tous verra simplement ses investissements publiques en matière de recherche pillé par tout les états qui ne le font pas et par les entreprises privés.
    Voila où est le problème ! Encore une fois les Européens sont les plus généreux-naifs-candides. Ils proposent un truc que les Américains, Japonnais, Chinois, Indiens ou Russes ne sont pas prêt à accepter de leur coté et ils vont potentiellement permettre à ces états de diminuer leur budget d’espionnage.
    Si une telle initiative prend véritablement forme, il faut effectivement qu’elle s’accompagne d’une réduction des droits d’auteurs sur la publication scientifique : ok on s’autorise à publier en accès libres nos recherches publiques, mais on dénie aux autres états de s’autoriser plus de protection que nous. Toutes les recherches scientifiques devront être publiées sur les sites spécialisés quel que soit le pays qui les a financé. Et même comme ça, ça reste très généreux envers les états qui financent peu la recherche (ou qui préférent la recherche militaire secret-défense) et pour les sociétés privés qui mettront en application les résultats obtenus gratuitement.


  • Vidéo intéressante mais il manque un certain nombre d’informations.

    1) La plupart des articles sont en anglais, et donc naturellement difficile d’accès pour la majorité de la population ne maitrisant pas la langue. Si en plus, on ajoute la présence du jargon scientifique, cela devient plus difficile d’accès au public non spécialiste. C’est pour cela qu’il existe un certains nombre de revus de vulgarisation accessible chez les marchands de journaux comme "La recherche", "pour la science", etc... qui donne l’avancée de la recherche dans différents domaines scientifiques chaque mois et qui reviennent moins cher que les grandes revues scientifiques. De même, un certain nombre de documentaires présent à la télé ou sur internet fournissent déjà un compte rendu de la recherche au public, donc ce n’est pas la peine de demander au public de lire les articles des grands éditeurs pour comprendre un sujet scientifique.

    2) Pour financer leurs recherches, les chercheurs doivent publier un certain nombre d’articles dans les revues internationales. Ils doivent publier chaque année, et en fonction de ces publications, ils auront un financement ou pas. C’est un système de financement voulu par les gouvernements qui met la pression sur le nombre et la qualité des publications des chercheurs au détriment de la qualité de la recherche. Le gouvernement pourrait mettre en place une revue gratuite et publique dans laquelle les chercheurs financées par l’argent publique devrait publier leurs résultats, mais il ne le fait pas, alors qu’il ne vient pas se plaindre après qu’une partie de l’argent de l’université est dépensée dans les abonnements.

    3) l’évolution technologique permet aisément aujourd’hui de publier les travaux avec des belles figures et des belles photos, d’où l’explosion du nombre de revues afin de permettre à un maximum de chercheurs de publier. C’est une conséquence logique de l’évolution technologique et non une privatisation de la connaissance.

    4) Les éditeurs demandent à des chercheurs de vérifier les articles avant de les publier car ce sont des éditeurs et non des scientifiques. Ils sont donc incapable de juger la pertinence des résultats et des découvertes. C’est leur seul moyen de ne pas faire perdre de la crédibilité à leurs revues en évitant les résultats truqués et les approches non scientifiques. C’est une raison autre que de faire des économies.

    Je n’ai pas soulevé tous les points, mais c’est un problème plus complexe que ne le prétend la vidéo.

     

    • #1592634

      1) Anglais : exact !
      Les revues scientifiques nous imposent pour la plupart d’écrire en anglais (traduisez par globish) et sont effectivement difficile d’accès pour la majorité de la population. La preuve : je n’arrive pas à tout comprendre...en me relisant :)

      2) Un peu mon n’veux !
      Logique libérale avancée : l’obligation de publier de plus en plus mais avec de moins en moins de moyens. Cela provoque évidemment une baisse de la qualité des articles mais pas que. Certains sont bidouillés dans le meilleur des cas. Des chercheurs publient également plusieurs fois le "même" article, enfin avec de petites différences mais souvent avec les mêmes photos (l’accès au microscope électronique à balayage alias MEB est de plus en plus limité).

      3) Oui avec le numérique les coûts de production sont très faibles et les versions PDF sont très faciles à échanger. Alors pourquoi nous enquiquiner encore avec des articles papier ? Hum : tant qu’il y a moyen de se faire un p’tit billet pour les éditeurs...

      4) Les peer reviews (qui portent bien leur nom !).
      A ce sujet je voudrais dénoncer un scandale (à prononcer façon Georges Marchais).
      De plus en plus de reviewers sont anonymes. Bon déjà on ne peut plus leur rentrer dans le lard si ils abusent de leurs "censures" et attaques fallacieuses. Mais surtout, comme ils sont généralement choisis dans le domaine de compétence de l’article, donc le même que le votre, ils peuvent vous black bouler afin de défendre leur thèse, quand la votre s’y oppose et même quand vous prouvez que vous avez raison et eux tort. C’est bien chlingos !


  • #1592539

    En attendant le libre accès total aux articles scientifiques, la résistance, la démerde et les copains sont la seule solution.

    Imaginez que vous soyez un chercheur et que vous ayez besoin d’un grand nombre d’articles afin de réaliser votre travail.
    Coût moyen d’un article (même de quelques pages) : à la louche, 35 euros.

    Si vous êtes un pro, le labo paye mais attention vos crédits diminuent d’année en année.
    Pour les éditeurs, autant faire payer un max, c’est l’Etat et les subventions publiques qui régalent...et donc nous tous. Inacceptable !

    Si vous êtes un amateur ou un chercheur indépendant, en théorie c’est cuit.
    Mais il y a effectivement des bases de données "corsaires" (je préfère à "pirates") d’articles scientifiques qui vous sauvent comme par exemple BookZZ, BookSC, LibGen (semble actuellement mort) ou Sci-Hub.
    La communauté russe au sens le plus large y est très présente (encore un bon point Goodlife pour eux !).

    Il existe également des revues libres de droit où l’on trouve pas mal de choses comme PlosOne.

    Et heureusement toute la communauté scientifique constituées pour la plupart de gens amicaux qui fournissent ou échangent des PDF.
    Dans mon p’tit domaine de recherches j’en propose plus de 3000, à des particuliers et à des pros autant qu’à des sites/bases de données en ligne.
    On se tient les coudes, une manière de résister et de quenelliser.

    Mais tout cela est long, galère et ne permet pas toujours d’obtenir 100% de ce dont on a besoin. On est encore dans le bricolage...

    Vivement donc l’open access à tous de la connaissance scientifique.


  • C’est bien pire que cela. En France depuis la création du statut d’enseignant chercheur (MC), la promotion de ces personnels ne prend en compte que pratiquement les publications et les responsabilités administratives. Les moyens (locaux, personnels, matériels et financiers) sont alloués par le chef de service qui est pratiquement toujours un professeur d’université (PU).

    - Ces derniers favorisent ouvertement tous ceux qui « travaillent docilement pour la carrière du chef », et méprisent les autres, quand ils ne les poussent pas vers la sortie. Les relecteurs des publications sont les mêmes PU.

    - Ils peuvent très bien favoriser une équipe de recherche par un système de renvoi d’ascenseur. Ce qui permet de publier des études qui n’ont aucun intérêt ou complètement fausse. Je ne ferai pas de citation car les acteurs sont encore en vie ou en activité.

    - Ils peuvent aussi biaiser certains thèmes en bloquant un certain courant d’idées. Je pense en particulier aux publications sur le changement climatique.

    - Ils peuvent retarder des publications en demandant des compléments ou des corrections. Cela leur permet de faire une synthèse des travaux sur un sujet et de proposer celle-ci à la publication en s’en attribuant l‘originalité. Je pense à Raymond Poincaré et Albert Einstein :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Contr...

    La main mise des éditeurs sur les travaux de recherche et son aspect financier est bien détaillé dans la vidéo, mais elle n’approfondit pas le sujet. Qui sont les propriétaires de ces revues et quelles sont leurs nationalités ?

    Le plus drôle est que les mêmes universitaires déclament leur indépendance de toutes entreprises privées, et cherchent à bénéficier le plus longtemps possible du financement de l’État donc public. Ils oublient que les publications profitent avant tout aux éditeurs privés. Ils trouvent anormal de voir leurs travaux interdits de toutes publications quand ils sont financés par des entreprises privées, mais abandonnent facilement tous leurs droits aux éditeurs. Est-ce par inculture économique et politique ou par intérêt personnel à court terme ?

     

  • C’est bien une oblitérations des savoirs par un profit ni juste ni justifiable. Ce que nous vivons est un changement vers l’open privatisation. La frontière devient poreuse entre le capital et L’État quand le capital se substitut au politique. Les acteurs passent de l’un à l’autre au profit du seul capital qui s’approprie toutes les sphères de vie. Les chercheurs étudient et travaillent grâce aux firmes et L’État fournit les conditions d’implantation. La recherche n’est pas en danger par le profit mais par la chosification massive du monde. Notre liberté, librement suggérée, d’agrandir notre cage n’a jamais rendu quelqu’un libre. On ne peut jouir de l’ouverture des mains de ceux qui nous entravent.


  • Les thèses et les mémoires effectués sur des sujets scientifiques pointus ( pas forcément de gros sujets comme l’imaginent certains) dans lesquels vont puiser les chercheurs (faut pas se leurrer) sont pour beaucoup en open access.
    Suffit de s’intéresser au sujet en question et de chercher (fouiner) un peu.

     

    • #1592689

      Je ne sais pas si l’on vit dans le même pays ni même à la même époque mais, travaillant sur "un sujet scientifique pointu" je rencontre assez peu de publications récentes en open access.

      Par contre, les vieux articles dégagés de tout copyright sont eux effectivement gratos.

      Pour ces vieux articles (grosso modo antérieurs à 1815-1820 si je ne me trompe pas) on a principalement deux sources internationales :

      Archive

      Biodiversity Heritage Library

      (pour ce dernier je ne peux m’empêcher de rigoler à leur appel aux dons libellé comme suit "Help support BHL")


  • La recherche scientifique qui découpe le monde en entité toujours plus petites , pour le rationaliser et le rentabiliser , finit par SAVOIR à peu près TOUT sur à peu près RIEN. Et si le vrais savoir n’était pas dans la RECHERCHE mais dans le RECUEILLIR ?