Egalité et Réconciliation
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Qu’est-ce que la liberté ? Quel est le prix de la liberté ?

Regard sur les nouveaux nomades

Ils sont jeunes, en rupture familiale le plus souvent, venus de villages où l’on s’ennuie, où les perspectives d’avenir ne sont pas folichonnes. Pour eux, le camion est le vecteur de la liberté, le trou dans le mur de leur prison. Ils partent à l’aventure sur les routes, découvrent le monde, ou plutôt la France, parfois l’Europe, se rencontrent entre routards, font des bandes, des petits collectifs. Ils recréent une micro-société.

 

Pour rien au monde ils ne rentreront dans le Système, qui de toute façon ne leur laisse pas de place. Mais pour vivre, enfin, pour manger et mettre du gazoile dans leur véhicule, il leur fait un peu de monnaie. Alors ils bossent, en saisonniers, ils font les boulots dont plus grand monde ne veut. Et peu leur suffit. Dans les villes, on les appelle les punks à chiens. Ceux du reportage ne sont pas trop atteints pas la drogue ou l’alcool, ces deux fléaux de la rue. La drogue c’est les ecstas, l’alcool c’est la bière. Les ecstas, certains en revendent sur les concerts, les rassemblements, les festivals techno. D’autres touchent le RSA, mais on n’en parle pas dans le doc, assez pudique sur les sujets borderline.

Ces nomades sont prêts à beaucoup de sacrifices pour leur liberté, ou leur sentiment de liberté. En restant sur place, quelque part, c’est peut-être ça qu’ils n’arrivent pas à ressentir. Alors ils bougent, tout le temps. Ils passent de la France à l’Espagne, montent jusqu’en Scandinavie où les jobs sont plus rémunérateurs, mais beaucoup parlent de l’Afrique, où l’on vit avec rien, ou si peu. Pourtant, les deux jeunes filles de 21 ans qui parlent beaucoup de l’Afrique en reviendront vite, et on ne saura pas pourquoi. Deux mois au Maroc, pour deux jeunes filles, même aguerries, c’est peut-être pas si facile...

Politiquement, on pourrait s’attendre à des discours de gauche, voire d’extrême gauche, mais ces routards-là n’ont pas l’air concernés par la politique du Système. Leur politique est d’abord une politique de survie, avec la solidarité qui lui est nécessaire. Ils sont débrouillards, ils ont l’esprit pratique, ils récupèrent plus qu’ils ne jettent, c’est une forme d’écologie.

 

 

Le désir d’une autre vie et la nécessaire solidarité, à lire sur Kontre Kulture

 

Survivalisme et sociologie, sur E&R :

 



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40 Commentaires

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  • Ce qu’il y a de plus difficile dans la vie c’est de gagner de l’argent . Beaucoup de jeunes reculent devant la difficulté et l’effort et deviennent des rêveurs, des marginaux ou de petits fonctionnaires, planqués à vie . Sans argent on ne peut rien faire - à part faire du stop et dormir sous les ponts, ce que certains préfèrent plutôt que de TRAVAILLER .

     

    • Un commentaire qui me fait penser au fameux "Pour se payer un costume, il faut travailler !" de notre possible futur président.
      Cet article traite du mal-être d’une génération en pleine crise de sens qui cherche une échappatoire, même si illusoire. Une partie de plus en plus importante de la population ne cherche plus à travailler pour faire plus d’argent, pour un carrièrisme quelconque, ou pour pouvoir consommer davantage. Ils veulent inscrire leur production dans un esprit de communauté, afin de donner du sens à leur existence.
      Contrairement à ce que vous pensez, les jeunes ne sont pas majoritairement des oisifs, mais il cherche à mettre en action leur énergie pour une oeuvre qui ait du sens, pour un véritable projet collectif, et non pour servir les intérêts d’une société qui prône la désintégration sociale par la compétition et l’indivualisme forcenés. Il suffit de regarder le fonctionnement de ce site et de certains projets alternatifs dans nos campagnes pour le constater.
      La vie de bohème est une transhumance sans fin, habitée par la recherche perpetuelle d’un endroit meilleur, loin de la laideur aussi bien esthétique que morale du monde moderne. A ce titre, je pense qu’elle est chimérique, mais je n’aurais pas la condescendance de dire que ces jeunes sont des feignasses. A chacun sa manière de gérer la dépression généralisée de notre temps...
      Le travail n’est malheureusement que la déformation capitaliste des oeuvres et métiers, qui ont permis à l’humanité de devenir des êtres culturels et de faciliter sa production. A ce titre, je ne vois pas en quoi travailler, dans le sens contemporain du terme, est émancipateur, et il faut espérer qu’un jour la production humaine retrouvera le sens qui lui a été enlevé.

      Egalité et réconciliation = "Gauche du travail". Je crois que de plus en plus de personnes l’oublient sur ce site, ce qui est très malheureux.


    • Ce que vous dites serait vrai si l’argent n’était que la comptabilité de la valeur économique du travail d’un inidvidu. Cela n’est hélas pas le cas.


    • #1685151

      Disons que le travail valorisant et valorisé se fait rare, certes les femmes ne font pas la différence avec l’esclavage salarial, pour elles il n’y a que le "travail".

      C’est ce qui explique aussi qu’on trouve à profusion des vendeuses prêtes à faire du surplace toute la journée pour vendre du made in China, pour elle c’est un travail, pour moi (homme) c’est de la merde !

      Et aujourd’hui dans cette société de femmes libérées on a surtout des offres de merde, ce qui contraint beaucoup d’hommes, de fait, à se féminiser par exemple.

      Car ceux, courageux, qui essaient de monter un truc se cassent la gueule ou se suicident, parce que l’État (socialiste) et sa politique économique est contre nous.

      Exemple : "agriculteur" (moi je préfère dire paysan) c’est un vrai "travail", sauf qu’on y gagne 350 balles/mois, alors que vendre des slips chez DIM c’est un travail de merde mais payé le SMIC.

      Donc le choix moral que beaucoup d’hommes font est vite fait, non par paresse, mais par honneur et morale - deux caractéristiques masculines que ne prennent pas en compte les femmes.


    • Un républicain néolibéral, chantre du capitalisme financier mondialisé ne dirait pas mieux... Travailler donc ! C’est de votre faute si vous allez mal ! Entrez dans le troupeau ! E&R est un des premiers relais de Francis Cousin et c’est étonnant de voir des discours aliénatoires à ce point ici...


    • En lisant le flux des messages, je me demande si certaines personnes savent ce qu’est le boulot pour parler de "transhumance" et de "bohème". Perso, j’ai 3 gosses, une baraque à entretenir et une voiture en panne. Je ne parle même pas des AJO qu’il faut aller négocier chez le banquier le 17 du mois car c’est difficile. La philo c’est sympa sur son canapé mais, en effet, sans pognon on est mal engagé. Essayez donc de faire votre vie sans compte bancaire pour commencer...


    • En général, ceux qui voient des feignants partout sont souvent les plus gros branleurs dans le travail, ils aiment que les autres leur soient utiles. Sinon pouvez vous nous donner une définition correct du travail ? Et surtout le rapport avec gagner de l’argent ?


    • #1685267

      L’argent est déjà une imposture ... !!
      On nous a fait croire que le but de la vie c’était de travailler .
      Nous avons fabriqué une société industrielle , c’est quoi le but d’une société industrielle c’est de prendre des machines qui remplacent les hommes ... , c’est ce qu’on a fait .
      Quand on a remplacé les hommes par des machines et bien ils ont plus rien a faire ... .
      C’est pour ça qu’aujourd’hui on dit : " c’est horrible il y a du chômage " , comment on va faire pour donner du travail aux gens ... . On ne pourra jamais donner du travail aux gens puisque le projet de la société c’est de remplacer les gens par des machines ... !!


    • Bonjour Ced,

      Puisque vous reprenez mes mots dans votre commentaire, je pense que vous faîtes allusion à mes dires.
      Premièrement, vous n’avez pas lu mon commentaire ou vous l’avez mal compris. Je précise que la vie de bohème est à mon goût une illusion romantique d’échapper au réel du monde moderne, qui finit toujours par malheureusement vous rattraper. Ceci dit, je précise que vouloir échapper à la laideur contemporaine est une démarche saine, et essayer de comprendre leur démarche est intéressant, même si je ne la partage pas à titre personnel (je ne suis pas un nomade).
      Excusez-moi, mais des raisonnements du type "Au boulot les feignasses !" ou "Pourquoi t’es pas un salarié-consommateur, abruti !", je trouve cela assez limité pour parler de ces personnes.
      Deuxièmement, je suis bien désolé pour vos problèmes financiers personnels.
      Troisièmement, je suis salarié à plein temps. Je connais donc bien le réel du mode de production moderne et les soucis pécuniers qui vont avec, contrairement à ce que vous suggérez. Mais cela ne m’empêche pas, Monsieur, d’essayer d’émettre une pensée globale qui dépasse ma propre condition et de comprendre des gens qui ne partagent pas la même perception que moi.


    • « Ce qu’il y a de plus difficile dans la vie c’est de gagner de l’argent »

      Non. Le plus difficile c’est de devenir un homme, un adulte, un homme libre. Faire la pute semble ne pas être difficile... Il suffit de voir les journalopes.

      Voilà la capitale de l’Europe avec ses « instances de la propreté », ça date d’hier :

      http://www.lalibre.be/actu/belgique...

      D’après La DH, dans ce dépôt de la rue des Palais, à Schaerbeek, le chef déféquait ailleurs que dans les toilettes puis donnait l’ordre humiliant à celui qu’il harcelait de laver ses excréments.

      La capitale qui s’indignait de la venue de Dieudonné...


  • C’est bien joli de jouer les nouveaux nomades, surtout de 17 à 25 ans. Et après qu’esqu’ils vont faire, la plupart vont rentrer dans le "droit chemin", car ce ne sont pas vraiment des enfants de pauvres. Les parents ont plus ou moins du patrimoine.
    C’est un peu comme la génération hippie des années 60, ou les soixantehuitards, qui après avoir bien bourlingué à droite à gauche, deviennent patrons, directeurs, cadres et que sais je., et baignent à fond dans le système. c’est juste un petit moment de semblant de liberté.

     

  • #1685109

    C’est un des aspect que veut le nouvel ordre mondial , des jeunes gens nomades , mobiles pour 3 sous , déracinés , qui continueront d’acheter leur nourriture , les drogues , les télèphones et les technologies qui nous bombardent d’ondes nocives H24 ... . Et pour se sentir libre ils iront en teuf ou en boite ... .

     

    • Pas du tout ! Ils n’ont aucun appareil électronique débile, vous croyez vraiment qu’au prix des efforts qu’ils doivent faire pour garder leur liberté ils s’encombrent de gadget débile alors qu’ils se prennent la tête pour rouler à l’huile de friture !

      En tout cas moi j’adore leur mode de vie et je leur ouvrirai grand les bras s’ils passent devant chez moi !


    • #1685154

      ce qui pourrait résulter en terme cinématographique à des films comme :
      - "Mad Max" pour les vagabonds
      - "New York 1997" pour les citadins restés en ville
      - "Idiocraty" pour les geeks assistés
      - il m’en faudrait un pour les "néo-ruraux romantiques"... peut-être les films de Pagnol


  • C’est fabuleux cette vie, c’est beau la liberté. Ces gens sont beaux et libres. Sans montre, sans smartphone, sans ordi, sans internet. ils sont nus, ils sont beaux.

     

  • Ne les prenons pas pour des crétins de manière catégorielle et catégorique, comme beaucoup de gens ont parfois trop tendance à le faire. Ces plus ou moins jeunes ne sont pas stupides au point de penser que leur mode de vie actuel est un projet de vie durable. Le nomadisme n’a qu’un temps et ce genre de vue est usant on l’imagine. Ces gens feront peut-être, en tout cas il faut le leur souhaiter (ce qui est peut-être déjà fait pour certains, ce reportage date un peu je crois, je l’avais vu à l’époque) des rencontres, amoureuses, professionnelles ou autres qui feront naître en eux le besoin de se fixer, de s’enraciner. C’est tout ce que l’on peut leur souhaiter. Et de ne pas trop galérer en attendant.


  • Je comprend pas pourquoi tout de suite c’est un mauvais choix de vie.
    Ils travaillent ils font les saisons !
    Mais comme ils ont moins de besoins ils peuvent travailler moins.
    Dans ce monde en perte de sens je trouve la démarche assez saine. Et puis vivre cette expérience avant la trentaine me parait aussi assez sain.
    Je ne pense pas qu’ils aient la playstation ou la box dans leur camion.
    Vraiment je ne comprend pas les avis catégoriques précédents.

    Avoir un regard critique sur cette situation (est-ce que c’est de la liberté où une illusion ? est ce que ça sert les puissants ou non ?) je comprend, mais juger catégoriquement les personnes que l’on voit dans cette vidéo je trouve ça vraiment nul et très légé comme raisonnement ...


  • #1685212

    Pour tout ceux nés à partir des années 80 nous sommes des enfants d’Attali. Cela rejoint sa prophétie : " Quelques millions de riches nomades et 4 milliards de pauvres nomades qui travaillent pour eux " je crois que c’est quelque chose comme ça. Familles explosés, dispersés, un niveau d’éducation et d’apprentissage quasi nul, un nomadisme hédoniste pour les uns et survivaliste pour les autres. Un mélange des deux pour les nôtres, français et européens.
    Car il ne faut pas oublier que la révolution nous a transmis l’esprit maçonnique et bourgeois qui nous tire vers la convoitise et la jalousie. Tout le monde veut jouir et se divertir, si possible en permanence. Ceux qui ne veulent pas de cela non plus sont partis au djihad, le reste est au chômage ou dans un boulot à la con. De leur point de vue, sachant que la révolution a été lancé pour la damnation du plus grand nombre, on peut dire qu’en 230 ans de révolution, le bilan est très satisfaisant et suivant l’élu du mois de mai, loin d’être fini.
    C’est au bout du rouleau qu’on touche au carton...

     

    • #1685261

      D’ailleurs, c’est un mélange des deux pour les réfugiés clandestins aussi. Ils viennent par survivalisme et par hédonisme. La révolution est universelle. Toutes ces loges, sectes et cartels d’ou l’impulsion émane ont une aide surnaturelle avec eux, il est indispensable d’avoir la nôtre. Celle du premier Roi des Francs.
      Leur apparente et terrestre réussite ajouté à leur dépravation nous le prouve tous les jours. Et pêcheurs que nous sommes nous l’a voulons aussi cette réussite.
      Le comportement de ces jeunes, n’est qu’un rejet stérile car partiel. Vivre pouilleusement n’est qu’une fuite misérable et au bout se trouve les enfers. Ils pourraient continuer cette vie de pauvreté mais devrait y ajouté les voeux de chasteté et d’obéissance en se convertissant. Il gagnerait en dignité et avec les grâces du bon Dieu, ils assisteraient les malades ou les plus pauvres qu’eux, leur exemple les convertirait. Ce retour au paganisme tribal est significatif de la dégénérescence ambiante, sans oublier que ceux-là sont encore plus barbares que les païens des premiers siècles car ceux-là sont darwinistes. Vivre comme des animaux est pour eux un retour aux sources.


  • #1685219
    le 17/03/2017 par envolées_des_incultes
    Qu’est-ce que la liberté ? Quel est le prix de la liberté ?

    Au moins ceux-là ont-ils pris conscience de certaines choses et ont-ils le courage de suivre leur voie. Ils échappent au statut de zombi des villes qu’ils ont bien identifié.
    .
    Plutôt que sombrer dans la caricature, souligner les bons cotés de ce genre d’expérience et d’individus me semble mieux approprié.
    .
    Ils travaillent, ils voyagent, ils apprennent, ils cherchent, ils ne restent pas en bas d’un immeuble à vendre du shit, ils ne restent pas seuls et retrouvent le sens de la communauté.
    A mon sens, c’est aussi un bon début car on n’apprend pas la vie, uniquement le cul riveté sur un banc de fac. Enfin, si d’autres solutions s’offraient à eux, probablement qu’ils s’en empareraient.
    .
    Ils semblent avoir bien compris que la société n’avait pas prévu de place pour eux, alors ils s’en font une. Je ne peux que leurs donner raison.

     

    • #1686045

      C’est faux. Pour avoir intégré moi-même par le biais de mon ex compagnon ces milieux faussement alternatifs, ils valident en tous points les modes de fonctionnement du monde hors sol. Leurs rapports sociaux sont régis par l’individualisme et l’opportunisme masqué par un "communisme" (au sens du vivre en commun) de façade, qui prend bien souvent l’aspect du communautarisme. Ils n’intègrent pas tout le monde à leur groupe, et fonctionnent selon la logique de l’ultra gauche. Ils prétendent incarner l’alternative au système en en validant absolument tous les modes de fonctionnement. Surnommés les "pulap" (abréviation de pues- la-pisse) par les corps constitués, ce sont les même que l’on retrouve à marcher dans la boue en pensant sauver le monde à Sivens... C’est, je le dis, la LIE de l’humanité, et l’écueil à une réelle alternative. Ils provienne d’ailleurs bien souvent des mouvements antifas. Ils n’ont pas de Surmoi, et partagent tout, même leur compagnes. Ce sont des libertaires, libertins, liberticides pour celles et ceux qui ne pensent pas comme eux.


  • Ce qui apparait comme un choix délibéré de la part de ces jeunes est davantage une échappatoire à un système de plus en plus déshumanisé qui rend la société de plus en plus individualiste.. la compétition, la recherche absolue du profit et la robotisation rebute une partie de cette jeunesse, la plus valeureuse sur le plan humain, d’où cette incapacité à se situer dans les schémas imposés.. une forme d’insoumission qui mérite le respect, car le refus de certaines contraintes en impose d’autres, celles que l’on trouve plus acceptables sans doute, moins salissantes.. En tout cas cette vie en marge illustre le profond malaise généré par une société malade.. Tant que cette vie relève d’une volonté individuelle, il n’y a pas de problème, mais le jour où d’autres catégories de la société se verront contraintes d’adopter ce mode de vie par les difficultés économiques il y aura des frustrations et une population beaucoup moins pacifique envahira les routes de France, les campagnes et les littoraux.. Ce qui était envisagé comme une douce liberté se transformera en "road-movie trash", une sorte de prélude à la "Mad Max".. L’huile de friture deviendra une source de conflit et les braves gens devront défendre leur bien dans le sang.

     

    • Penses tu que tous les groupes sont de même souche ? N’y a t il pas des communautés plus "réfléchies" sur le monde qui les entoure ? Intéressante ton expérience mais assez triste quand on pense au rêve que suggère l’idée d’une liberté totale..


  • « Gagner de l’argent » pour faire un crédit (pour en avoir plus, plus vite), puis s’attacher à une entreprise, une situation (qui nous déplaît), et engraisser un système (auquel on adhère pas) et alimenter le cycle... Heureusement qu’il existe d’autres sentiers, non-battus, à expérimenter. On ne peut pas se permettre d’être un « doux rêveur » quand on vit sur la route dans la rue ou en autonomie, sans sécurité, c’est tout l’inverse justement. A rappeler aussi que travailler n’équivaut pas à gagner de l’argent, l’on peut travailler même très dur sans gagner d’argent, (certains semblent l’ignorer !), l’inverse aussi existe : ne pas travailler et gagner beaucoup d’argent (c’est sans doute le pire, non ?).. L’on peut être très doué dans son domaine et gagner très peu d’argent, par choix d’un mode de vie. Ce ne sont pas forcément les meilleurs qui ont le poste, tenez : cela se vérifie dans le monde politique (et pas que)...

    C’est bien de rappeler que de tels individus et cette aspiration existent, car ils ont toujours existé.Les critiques ont toutefois raison sur un point, l’argent reste le « nerf de la guerre » en toutes circonstances, et ce fut vrai également pour toutes les communautés/groupes ayant cherché à s’affranchir dans l’histoire (ex : la flibuste et les boucaniers français de Saint-Domingue). La juvénilité peut tendre à le faire oublier, mais ça n’est pas un réel problème, car dépassable dès que l’on intègre que l’argent est le moyen et non la fin. Le véritable problème au sein des communautés marginalisées a toujours été la consommation non-modérée de drogues et d’alcool avec enlisement progressif, car c’est un « voyage » sans retour que celui là... (Le reste concernerait l’idéologie « cosmopolite » récupérée par le système bourgeois libéral, mais qui imprègne insidieusement toute la jeunesse actuelle, donc pas particulier à ce cas précis).


  • Ceux qui possèdent la vérité définitive vis à vis de ces jeunes-là, sont les mêmes qui possèdent la vérité définitive sur la société, la politique ou la spiritualité ou tout autre sujet. En fait, c’est le café du commerce déguisé, l’alcool en moins (et ce n’est même pas si sûr), à coups d’engueulades ou de jugements à l’emporte-pièce.
    Ce dont je suis intimement sûr c’est que ces gens-là sont dangereux car ils ne vivent pas mais vieillissent aigris. J’écoute ceux qui vivent, ceux qui aiment la vie, les autres et le démontrent au quotidien.
    Ces jeunes-là, comme bien d’autres avant eux, font leurs expériences et remettent en cause nos vieux schémas de penser. Nous avons à apprendre d’eux comme ils ont à apprendre de nous, si nous les acceptons et pas si nous les jugeons.


  • ’’Il y a du Rimbaud dans leur volonté de fuir la médiocrité ambiante’’ Après les éclairs de génie, Rimbaud est devenu trafiquant d’armes !


  • #1685508

    Camion chichon saisons a remplacé metro boulot dodo.
    Ce sont les mêmes esclaves mendiants, accro. au pétrole.
    sauf que d’un coté ils ont des locks et puent le fauve
    et vivent en marge de leur propre richesse patrimoniale.

    Mais surtout, en ce printemps électoral décisif
    c’est propager l’idée que la liberté et le bonheur
    sont incompatibles avec l’ordre et la société
    traités ici de "médiocrité ambiante" par la journaliste
    repris dans le " Metro Boulot Dodo " par le 1er routard.

    Alors comment faire pour vivre ce nomadisme idéalisé
    Avoir une belle vie libre faite de jouissances continuelles
    Et pas une vie morose à cause du travail et des lois ?
    Choisis la fiction Disney ou prends rendez-vous chez Cousin.
    Arnaque politique subversive du documentaire sournois.
    comme d’hab.
    satan travaille jour et nuit, le pauvre.
    A nous persuader d’abandonner par une inversion des valeurs
    ce qu’il chérit le plus : le travail et le pouvoir sur sa vie.

     

    • #1686050

      "Camion chichon saisons a remplacé metro boulot dodo.
      Ce sont les mêmes esclaves mendiants, accro. au pétrole.
      sauf que d’un coté ils ont des locks et puent le fauve
      et vivent en marge de leur propre richesse patrimoniale."

      J’ai failli jouir sans sextoy à la lecture de ton jet de vérité. Tout est dit. Je rajouterai, en marge, qu’ils sont quasiment tous borderlines au sens psychiatrique du terme. Et ceci explique souvent cela. Ils ont de GRAVES problèmes identitaires d’ou leur nécessité de former un groupe pour se nourrir des identités provisoires... de leurs semblables. Si quelqu’un pense différemment d’eux, et qu’ils sont sous produit, ils tolèrent. S’ils son soft, leur psychisme débloque, et ils entrent dans une transe sanguinaire à grand coup de contre-sens... Alors tu comprends que leur psychisme est en manque... En manque d’un Surmoi structurant. Raison pour laquelle ils vont piocher chez autrui la sève de leur Moi fragile... Jusque là, t’as envie d’être tendre avec eux. Mais quand ça se retourne contre toi, c’est pareil au démon. C’est capable de retourner les propos, de nier ceux qu’ils ont tenu... Bref, poubelle.


  • Moi j’appelle ça des demi-bêtes, punk et chien tout à la fois, ils vivent des miettes qui tombent de la table.


  • Qu’est-ce que la liberté ? Quel est le prix de la liberté ? la réponse ce trouve dans les fondations saines du christianisme et musulman , pour certain c’est impossible pour la simple raison qu’on leur a bourré le mou sur le thème la religion c’est de l’obscurantisme , en gros cet obscurantisme signifie : poussez-vous il n’y a rien a voir ( d’où peut-être cette volonté de destruction de ces religions a la fois de l’intérieur et de l’extérieur ).


  • #1685775
    le 18/03/2017 par Chevalier Lefebvriste
    Qu’est-ce que la liberté ? Quel est le prix de la liberté ?

    Quelle bande de nazes !!
    Dans moins de 10 ans avec tous les produits qu’ils doivent s’envoyer dans les veines, les poumons et dans le nez...ils seront bien dans la merde sans complémentaire et sous dialyse !
    Ah la liberté... quelle belle utopie, mais la redescente dans la réalité sous un pont par -10, dans un squatt au milieu des excréments des punks et de leurs clébards, des seringues de toxicos, des putes et de leurs clients ça va être dur !
    A 20 ans on arrive à voir ça comme une aventure (ouai enfin faut pas être très éveille... mais sous LSD même faire la manche c’est une aventure ) mais à 45 ou 50 ans !
    C’est autre chose !
    Mais je leur laisse leur délire bétaillère et piercing (un peu comme des porcs qui partent à l’abattoir avec un anneau dans le groin) d’ailleurs moi j’appelle ça la sélection naturelle !
    Apres quand maman a une belle propriété, des chevaux et un beau compte en banque ,se faire sauter par un toxico avec une crête ça doit être transgressif... mais là évidemment, je ne peux pas juger !
    Faut du vécu et moi je ne suis qu’un gueux... l’aventure c’est trop cher pour moi...
    Mes gosses, ma femme et moi, on reste dans notre Gascogne comme les beaufs franchouillards, que l’on est !
    Je sais.... on sait pas ce qu’on loupe...
    Mais qu’est-ce que vous voulez …on est triste !!
    Ça doit être cool de manger dans des poubelles au milieu de Bézier, jouer de la guitare devant un carrefour market, être en transe dans un champs sous datura ou une OD et se retrouver en souvenir sous les aisselles puantes d’un clochebouille en tant que parent vraiment je souhaite ça à mes enfants ! (la médaille à titre posthume)
    Mais nous on a juste les Pyrénées sous les fenêtres de notre ferme , des champs, des bois, des collines à perte de vue, des chevrettes et des sangliers, des écureuils et des blaireaux, des ruisseaux et des lacs, des tracteurs et des vieux vous savez l’aventure !
    Les anciens chez moi ils disent, si tu pars en vacance c’est que tu n’es pas bien chez toi ,moi ,répètent-ils, je suis né ici et j’y crèverais et je ne veux pas vivre ni mourir ailleurs !
    C’est ça mon aventure à moi !
    Ma famille, ma terre, mes amis, mes traditions et ma foi !
    Ni l’air ,ni l’herbe ne me semblent meilleure que chez moi !

     

    • #1685892

      Oui, pour moi, ils sont comme les touristes, qui l’été débarquent sur ma cote charentaise et nous les brisent. Ici, on les appellent les chicoufs. Chic ils arrivent, ouf ils repartent. Ils se ressemblent beaucoup et se suivent : les uns bossent pendant que les autres profitent, et inversement après les vacances. Ils ont besoin les uns des autres mais se crachent dessus..étonnant. Marre de ce tourisme de masse.


    • Vous avez entièrement raison sur ce que vous dites.
      Moi aussi j’ai la chance de posséder une maison dans un cadre agréable, cela n’empêche pas que j’aime voyager et de temps en temps voir autre choses sa fait du bien, j’appelle ça partir pour mieux revenir.....
      Après j’imagine que ces jeunes là ne possèdent pas forcément un héritage à défendre, ou s’en foutent tout simplement.

      Pour moi ils ne sont que le produits d’une société malade qui les a créer, comme tout un tas de choses comme les terroristes d’ailleurs.


  • Qu’ est-ce que n’ est pas la liberté ?

    "La liberté, ce n’ est pas un renard dans un poulailler".

    À méditer, non ?
    Depuis ce funeste 7 janvier 2015.
    D’ autres funestes suivront, mais nous le savions pas.


  • La liberté, c’est être véritablement soi-même, au plus près de sa vérité personnelle et collective. Quant au prix de la liberté, dans un système comme le nôtre, inversé, le prix à payer peut être sa propre vie, plutôt que de se renier soi-même et donc cesser d’être, dans un Monde normal, la liberté n’a aucune contrepartie, c’est un don dont il convient de faire bon usage, un don qui en cache tant d’autres.
    Le don de soi est la meilleure façon d’être libre.


  • Faire les poubelles du supermarché, sachant qu’il jette énormément de nourriture, est un acte très révolutionnaire, et les intellectuels qui délibèrent sur la maturité ou non de ces " groupes marginaux" ne prennent pas le temps de faire les poubelles car il est sûrement pus confortable d’acheter et d’avoir ce que l’on souhaite rapidement et facilement. Tout autant que faire les choses par soi même, aide à ouvrir son esprit dans les simples détails, tout autant que les grandes lignes de la vie.


  • Il y a des voies un peu plus "viriles" pour vivre en marge de la société, et heureusement.


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