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Qualité de service, tarifs, concurrence : où va la SNCF ?

Un jour en France : mercredi 27 avril 2016

En France, il est d’usage de se plaindre en général, et de se plaindre de la SNCF en particulier : les trains sont jamais à l’heure, ils sont sales, pleins à craquer, y a des jeunes qui payent pas, celui de 8h13 est encore annulé, on n’avance pas, panne sur toute la ligne, le RER A c’est la cata, les accidents j’en parle pas, y a encore grève, où sont les contrôleurs…

 

Il y a 50 ans, à l’époque des troisièmes classes (abolies en 1956), les trains français partaient et arrivaient à l’heure. Depuis une décennie – coïncidant avec l’avènement de l’euro, cette dévaluation française –, la QS (qualité service) a chuté, quand elle ne s’est pas effondrée. Les récriminations habituelles sont devenues plus fréquentes, justifiées et quasiment structurelles. Le rail, cette fierté française, incarnée par La Bataille du rail, quand les héros étaient encore des ouvriers, ne fait plus rêver. Ça grogne chez les usagers, et avec raison, mais aussi à la SNCF et ses 245 000 employés, qui regardent avec crainte l’ouverture du marché qui se profile, une date butoir qui va tout changer : 2020.

 

 

En octobre 2014, France 5 diffusait un excellent documentaire (bravo au service public audiovisuel) qui disait tout : SNCF, quand le service public déraille. Des révélations et explications toujours valables aujourd’hui. Même si la grève nationale actuelle sent le bras de fer syndicats/gouvernement en période pré-électorale, synonyme de petits cadeaux. Chaque corporation y va de son blocage, et on aura droit à toute la panoplie classique : chauffeurs poids lourds – à prévoir à l’automne –, taxis – c’est fait –, paysans, en cours… tous avec des raisons différentes.

Qu’est-ce qui cloche donc, à la SNCF ? La politique des prix, d’abord. Illisible pour l’usager, ou le client. Jusqu’à neuf tarifs différents peuvent garnir une rame de TGV. De 1€50 pour un voyageur « maison » (le prix plancher pour un cheminot, ce qui a donné lieu à d’intenses débats début 2014, avec un rapport cinglant de la Cour des Comptes) à 130€ l’aller Paris/Lyon, par exemple. En passant par une moyenne de 77€ à la borne automatique, et 52€ avec une carte de réduction familiale… Le tout arrosé de promotions ponctuelles très vendeuses, qui poussent le client à acheter son billet rapidement, au risque de voir son prix irrémédiablement augmenter. Un tarif « pas cher » mais pas pour tous qui crée une frustration chez ceux qui passent après la bataille. Le tout, ne l’oublions pas, en situation de monopole total. Il n’y a pas d’autre compagnie sur laquelle voyager que la compagnie nationale française. Le public est donc captif.

Ceux qui ne sont pas rompus aux astuces de l’Internet sont perdants : captaintrain.com, trocdestrains.com ou zepass.com s’adressent à un public de fouineurs, qui attendent l’occasion idéale pour voyager. On ne part plus quand on veut, ou quand on en a besoin, mais quand la courbe des tarifs le permet. Professionnellement, cela impacte le travail d’un nombre grandissant de Français, et si la SNCF s’y retrouve en termes de marge (et encore, le TGV perd de sa rentabilité à cause des hausses de péages), elle y perd en chiffre d’affaires : on y regarde à deux fois avant de prendre le TGV. Pour ce qui est du quotidien, RER, Transilien ou TER, le problème principal n’est plus financier, mais qualitatif. Nous allons y revenir.

 

 

L’augmentation exponentielle des prix a créé chez l’usager un double réflexe : voyager selon les opportunités financières, et prier pour que la SNCF perde son monopole. Devant cette colère montante, et la menace de la concurrence en 2020, les décideurs maison ont trouvé la parade : des trains à prix cassés, du voyage à bas coût, cette redécouverte de la « troisième classe » sur longue distance, appelée Ouigo. Toujours cette maladie de dénigrer la langue française dans les titres et noms… Un Paris/Lyon oscille entre 10 et 20€, les rames à étages recyclées de trains orange de banlieue sont pleines à craquer, le public s’y parque sagement en obéissant à des ordres quasi-policiers distillés par haut-parleur, ça sent la troupe et le troupeau, mais ça ne coûte pas grand-chose. On ne peut y embarquer trop de bagages, car dès lors les suppléments s’envolent. Oubliez confort, calme et volupté, on n’est pas là pour ça, mais pour aller d’un point A vers un point B (situé à Marne-La-Vallée pour la région parisienne) rapidement, en fermant les yeux sur la QS.

Troisième dommage collatéral de la politique de prix : l’explosion de la fraude. Un manque à gagner annuel estimé à 300 millions d’euros par la SNCF. La lutte contre la fraude de ses 1 600 agents (sur les 10 000 contrôleurs actifs) mobilisant près de 100 millions d’euros. Les techniques vont du faux billet à la réservation annulée mais conservée, jusqu’à la prise d’assaut des trains bondés, où l’on sait que les contrôleurs ne se risqueront pas : ces TGV avec des voyageurs debout dans la voiture bar, assis en grappes sur les marches dans les étages, certains fuyant devant la moindre casquette… Un effet pervers « social » inattendu du racket tarifaire.

 

 

Malgré cet effort tardif et moralement douteux (la perspective de la concurrence et l’ajustement des prix vers le raisonnable), l’usager paye de plus en plus cher pour un service de moins en moins bon. C’est le sort du « service public » en général. Sarkozy avait offert aux Français de payer moins d’impôts, en ne remplaçant plus un départ un retraite sur deux dans la fonction publique, il fallait bien que la facture surgisse quelque part. Si rien ne se perd, rien ne se gagne non plus. Surtout pour le cochon de payant.

Pourtant, pourtant, la SNCF n’est pas responsable de tous les maux du monde. En un demi-siècle, le trafic a explosé, les lignes n’ont pas été suffisamment ou correctement entretenues, la sécurité ferroviaire a baissé (voir les accidents mortels de Brétigny et Eckwersheim), et la hausse des tarifs n’a pas compensé un déficit chronique abyssal.

 

 

La vétusté des voies mène inéluctablement à une diminution de la vitesse moyenne des trains, les conducteurs préférant arriver plus tard mais entiers, avec leur chargement humain. On les comprend. Il ne faut pas chercher ailleurs l’état dramatique du trafic RER en Île-de-France, et la révolte compréhensible des usagers, qui se sont organisés en associations de défense afin de peser plus lourd dans les procédures intentées à la SNCF. Des actions en justice relayées et appuyées par le mensuel Que Choisir. Quant aux résultats de ces bras de fer avec un tel mastodonte, ils sont minuscules. Les Français n’ont pas le choix : ils continuent à payer leur passe Navigo, ex-carte orange.

Ces 30 dernières années ont vu la SNCF prendre deux directions opposées, l’une étant le prix à payer pour l’autre : le tout-TGV avec une politique de prestige, qui désenclavait villes ou départements entiers, une image moderne alliant vitesse, jeunesse et technologie de pointe, tandis que derrière la scène, les lignes secondaires (à tous points de vue) étaient négligées, voire carrément fermées. Là aussi, le deal gagnant-gagnant, c’est uniquement dans les films. L’usager de province, qui prenait un TER ou un Intercités parfois à moitié vide, voyage de plus en plus en car. Le réseau global a été divisé par deux, passant de 60 000 à 30 000 km de voies. Les petites gares, qui comptaient dans le tissu social de milliers de villes et villages, fermant les unes après les autres. Une France qui s’en va… discrètement, sans crier « gare ».

 

 

Le problème de cette « dérégionalisation » au profit de la « nationalisation » des lignes, c’est la grogne non plus des usagers, mais des régions. Il faut savoir que chaque région accorde chaque année des subventions à la SNCF, pour la jouissance de ses lignes. Mais le Plan Rail n’a pas tenu toutes ses promesses. Certaines régions, s’estimant lésées, ont carrément renégocié leur quote-part, découvrant une utilisation parfois à la limite de la régularité des fonds alloués à la société nationale. Des dizaines de millions d’euros sont partis en fumée pour des améliorations microscopiques, voire inutiles. Ainsi, la Lorraine (rebaptisée depuis) a-t-elle revu à la baisse après un audit son « abonnement » à la SNCF. Les choses sont en voie de réparation, mais le mal est fait : certaines régions attendent de pied ferme l’ouverture à la concurrence. Si concurrence il y a…

Déjà, de petites compagnies privées lorgnent sur ce marché des régions que la SNCF semble abandonner. Une structure légère étant plus à même de dégager du profit qu’une entreprise géante, aux coûts fixes monstrueux qui plombent son résultat. Les usagers comme les régions ne doivent pas non plus s’attendre à des miracles de la part de l’italienne Trenitalia, l’espagnole Renfe, ou l’allemande Deutsche Bahn. Cette dernière ayant déjà fait son aggiornamento dans les années 1970. Globalement, des compagnies qui arrivent avec une structure financière plus saine, donc plus de moyens pour s’attaquer au marché français. La SNCF s’attend à du dumping pour prendre des parts de marché… sur les créneaux juteux. Quant au fret, qui concerne les entreprises, la chute est continue : la route et le camion se taillent désormais la part du lion. En cause, une gestion lourde, inefficace, et des choix stratégiques douteux. Commercialement, la SNCF a trop vécu sur son monopole pour savoir vendre son… savoir-faire, qui est pourtant réel.

 

 

Au fait, la grève du jour, c’est (pour)quoi ?

Les lignes TGV seront ouvertes à la concurrence en décembre 2019, les TER et les Intercités dès la moitié de l’année 2020. La SNCF se dit pénalisée par les règles sociales qui sont plus rigoureuses pour elle que pour les sociétés arrivantes, un handicap évalué à 20%. Ces conditions de travail ayant été acquises pendant des décennies par les syndicats, très actifs, de cette branche d’activité. Autrement dit, le confort social des cheminots risque de se retourner commercialement contre eux dans moins de quatre ans. La convention collective de toute la branche Transport – incluant les futurs concurrents étrangers mais aussi français, comme Transdev – étant actuellement en négociation, les syndicats dominants à la SNCF tentent d’imposer leur propre norme à toute la branche. Ce qui n’est pas gagné. Par exemple, la CGT réclame le passage des 35 aux 32 heures… De plus, la SNCF doit réaliser des économies, ce que l’État, propriétaire ou actionnaire à 100%, lui demande pressément.

L’organisation du travail, et sa normalisation à tout le secteur, voilà l’enjeu pour la direction, les syndicats, et les employés de la SNCF, et par contrecoup, pour tous les usagers de France, entreprises et particuliers. Les syndicats se voient proposer une baisse relative des conditions durement arrachées par les cheminots pendant les années de lutte, ou de grève, ce qui équivaut pour eux à un recul social. La situation est-elle bloquée ? Non. L’idée est de couper la poire en deux : lâcher un peu de lest côté SNCF, et faire monter le niveau social dans les entreprises entrantes. Un transfert social, en quelque sorte, afin d’égaliser le marché. On discute donc entre autres, heures et jours de repos, afin de ramener le différentiel précité de 20 à 10%, ce qui laisserait une meilleure chance de survie économique au groupe. La négociation commence ce mercredi 27 avril, et les usagers devraient en subir les secousses, plus ou moins violentes, jusqu’à décembre 2019 !

 

 

C’est pourquoi, de manière préventive ou tout simplement par ras-le-bol, les « gens qui prennent le train » se tournent de plus en plus vers le car (la SNCF a opportunément créé Ouibus), mais surtout le covoiturage (la SNCF s’est placée sur ce marché concurrentiel en rachetant 123envoiture.com), en passe de devenir un sérieux concurrent du train. Le succès phénoménal de BlaBlaCar n’est que la traduction logique de la baisse de la QS du rail français, doublée d’une politique de prix relativement aberrante en période de crise. On a l’impression que la SNCF se gave avant la saisie… sur le dos des Français, qui ont pourtant, à travers leurs impôts, contribué à ériger (et boucher les trous de) ce modèle d’entreprise publique, aux avantages sociaux qui font saliver les salariés du privé.
Mais que les tenants du marché ne se frottent pas les mains trop vite : une situation à la britannique, avec des trains littéralement dangereux, suite à la politique thatchérienne des années 1970, n’est pas à envier. Il faut sauver le soldat « service public du rail » !

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Sur la France des services publics qui s’en va, lire chez Kontre Kulture :

 
 



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46 Commentaires

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  • Il ne suffit pas de gueuler ,de distribuer des cartons rouges .ILS EN
    ONT RIEN A FOUTRE ! La SNCF n’a que le nom ,elle est mise en concurrence ,les lignes ont été privatisées ,vous pourrez toujours distribuer des cartons à la couleur qui vous chante.,ils s’en tapent .Il faut que la SNCF redevienne une entreprise nationale et de service public ,je dis bien publique ,c’est pour cela qu’il faut se battre. Autrefois ,il n’y avait pas de TGV et les trains étaient toujours à l’heure.Autrement dit ,il faut changer de politique.
    ,et pour ça ,il faut VOTER !

     

    • Combien de trains et combien de voyageurs "avant" ?


    • Ok. Votons. Chiche idée !
      Sarkozy ?
      Juppe ?
      Valls ?
      Le Pen ?
      Melenchon ?

      Moi je dis au contraire : abstenez vous. Massivement. Quand le mec sera élu avec 5% des voix, les gens ne pourront PAS ne pas dire "dégage, t’es pas représentatif". A 75% d’abstention le mec est encore trop représentatif.


    • Autrefois, le contribuable subventionnait beaucoup plus le tonneau des Danaïdes qu’est le ferroviaire français, en plus de son endettement exponentiel qui continue (+2Mrds€ chaque année, rien que pour RFF ! Cadeau !). Le système n’était pas viable : rien n’est gratuit. La situation actuelle est d’ailleurs la conséquence de la période "bénie" dont vous parlez, où pour compenser ses coûts d’exploitation gigantesques, la SNCF a arrêté d’investir dans la rénovation du réseau. Résultat, le réseau est vétuste et le problèmes s’accumulent aujourd’hui, alors que des économies sont nécessaires.

      Enfin, la SNCF n’a pas été mise en concurrence, c’est faux, seul le fret et le transport international de voyageur le sont.


  • Quand je pense que la SNCF a pu escroquer des gens comme Jean Bertin ... L’état est vraiment un brontosaure qu’il faut réguler, dans lequel les contre pouvoirs doivent être partout !
    La nation je veux bien l’Etat jacobin modèle de bcp d’états dans le monde non !


  • Cette entreprise de service public à été trop longtemps gérée, avec comme état d’esprit que le public( et le contribuable) était à son service...et tout cela, pour perfuser un régime spécial, qui progressivement s’est "embourgeoisé" , pendant que celui des camarades travaillant dans les TPE/PME, étaient lâchement, égoïstement abandonnés à leur triste sort par les centrales syndicales...

     

    • En toute franchise, bien que j’estime avoir des revenus corrects (bien plus corrects que la majorité de mes collègues), je ne me sens pas embourgeoisé. Ni dans la tête, ni dans les poches ; Sur le plan matériel, je suis propriétaire de mon crédit immo depuis 10 ans ainsi que d’une affreuse focus break verte qui approche les 17 ans et 263000 km, c’est tout. A part ça, ma femme et moi nous excusons de pouvoir nourrir nos gosses sans trop galérer….
      (il est vrai que certains n’ont pas compris qu’ils travaillaient au service du public. Il me semble que c’est marginal et peut-être prennent-il modèle sur leurs "maîtres".....)


    • Pourquoi toujours taper sur des travailleurs comme toi parce qu ils ont obtenues du bien être dans l entreprise pour faire tomber leurs conditions de travail avantageuses dans le giron des financiers esclavagistes. De mon avis tout le monde doit avoir droit a un travail qui est adapté pour que la personne soit le moin impacté possible par toutes les choses negatives . Ensuite c est faire le jeu des patrons des bourses mondiales . Le message qui parle des lignes de chemins de fers plus haut se trompe lourdement en croyant que le reseau appartient au français (etat) . Je vous le redit au cas ou. Les lignes de l hexagone appartiennent au rothschild . (Je ne suis pas un farfelue faite vos recherche tout est officiel).


    • Bonsoir ,
      en tant qu’ex agent edf-gdf avec un statut qui m’a permis de nourrir ma famille ,et ce avec un salaire supérieure( ironie bien sur ! ) ou des "acquis sociaux" appelé avantage par les journalopes ,pour faire croire que je suis un nanti propriétaire possédant , vivant d’une part d’avantage sociaux et de l’autre de rente issu du locatif de mes actifs immobiliers !
      Mon salaire à pour quasi totalité été réinjecter dans l’économie "locale" boucher , boulanger , poissonnier,plombier,maçon ect... Car étant conscient qu’il est de mon devoir de faire marcher une économie libre et d’aider ceux qui au contraire de moi on eu le courage de ce mettre a leur compte.
      Mais à vous écouter mes acquis sociaux qui me permette de vire correctement et dans faire profiter l’économie française, Je devrais m’en séparer pour rendre ces journaliste heureux et me paupériser au profit des toujours plus riche , qui eux ne reverse leurs dividendes que dans des produits de luxe !
      Allons Messieurs un peu de sérieux . ce ne sont sûrement pas les cheminots qui rendent la SNCF déficitaire. rappelons nous toujours qui met les PDG en place dans les EX grandes entreprises publics. Qui on assumé à travers les français et leurs impôts des investissements colossaux pour faire de la France un pays avec de belle infrastructure. Pardon d’ex belle infrastructure.
      Je vous renverrais pour ceux qui ce demande comment EDF peut êtres en faillite de regarder ce qu’est la lois N.O.M.E et comment les élus de la république votes des lois a l’encontre de l’intérêt supérieure de la France.
      Cordialement


  • on sabote le service publique,on dit qu’il n’est plus rentable,qu’il serait mieux de le privatiser tactique classique des liquidateurs de la France pour faire plaisir au capital.la sncf,la sante,l’education,tout y passera triste fin d’un beau pays.

     

    • Vous avez tout compris, bravo.
      Je dis ça en connaissance de cause ; je suis cheminot.
      Je subis les directives de ma hiérarchie inféodé aux pouvoirs politiques libéraux de notre "chère" Union Européenne, plutôt que concentré sur la satisfaction des usagers.

      La privatisation n’a jamais profité aux gens : Le prix du billet en Angleterre... "Oh my God".
      Soit vous allez payer le prix fort, soit il faudra penser à mettre votre testament à jour avant chaque voyage en train....


  • A mon avis la qualité du service doit dépendre des régions. Je n’ai jamais eu à me plaindre de la SNCF par chez moi (Vendée, Loire-Atlantique) à l’époque où je prenais le train tous les jours (2011-2012).

    En plus si on travail le train n’est pas cher du tout, 75% de réduction sur le billet à la semaine. En tout cas c’était comme ça à ce moment là.

    Le peu de fois où il y a eu des problèmes j’étais averti par SMS. Sinon oui parfois (surtout le soir) le train était bondé et il était difficile de trouver une place assise le temps de passer les premières stations. Mais bon je n’ai jamais trouvé ça choquant ayant pris les transports en communs toute mon enfance.

    Je pense que la perception de chacun est différente, et qu’il y aura toujours des gens qui se plaignent pour un rien. Pas sûr que la privatisation et l’ouverture du marché arrange les choses, suffit de voir la déplorable qualité du service dans les compagnies aériennes low cost.

     

    • #1453894
      le 27/04/2016 par envolée_des_incultes
      Qualité de service, tarifs, concurrence : où va la SNCF ?

      Je suis d’accord. Les attaques sur la S.N.C.F. , c’est un marronnier pour certains qui rêvent de s’accaparer ce joyaux, afin de le faire cracher des œufs d’or.
      Au bout du compte, une fois dans le privé, l’utilisateur n’aura plus que ses yeux pour pleurer.


  • Bonjour a tous. Par où commencer ? Bon, je me lance : Il y a 3 semaines,je suis aller en train (TGV) de Valence à Strasbourg malheureusement pour un enterrement en Allemagne (en Forêt Noire). J’avais un énorme de chez énorme sac qui aurait pût contenir plusieurs fusils d’assaults et autres engins de morts. Et je n’ai rencontré aucun contrôle , seulement deux petites gendarmettes montées la garde et ne m’ont pas fouiller ni demander mes papiers !!!! Mais ce qui me choque le plus, c’est de voir qu’un pauvre couple de personnes agés d’origine Magrhébine ce sont fait fouiller en règle leur toute petite valise... Et bien sur leurs cartes d’identité. A la vue de tout le monde,dans le hall ! Et bien sûr ils ont loupés leur train. On ne peut guère faire mieux pour « attiser » les “tensions”. (merci manu) Une fois arriver à Strasbourg, pas un policier rien, seulement trois pauvres bidasses. Et pour le retour une semaine plus tard, je suis arriver à la gare de Strasbourg 45 minutes en avance et quelle n’as pas était ma surprise de voir 3 guichets ouvert sur au moins 16. Bref j’ai loupé mon train comme beaucoup d’autres personnes et pourtant, ils n’étaient pas encore en grève !!! Et le TGV avait surement un problème car il n’arrêtais pas de "disjoncté" et faisait un boucan de tous les diables ! Bref ,ils font des millions en bénéfices pour mr Pepi et ces actionnaires mais ils virent à tours de bras !! SNCF plus jamais vous ne verrais la couleur de mon argent !!!! Et je ne vous dit pas tout, entre les mecs qui voulaient me vendre de la dope dans la gare, et la frontière sois-disant surveillée... HUM ! HUM !

     

    • Il n’y a qu’un actionnaire : l’Etat. La SNCF est par ailleurs lourdement déficitaire : les "bénéfices" sont seulement des surplus de subventions.


    • @ MX : Bonjour, merci de me corriger et de m’apprendre cela. J’ai écrit ce commentaire sous le coup de l’émotion un peut à la "va-vite",c’est justement ce qu’il ne faut pas faire ! Mr Soral nous la bien dit,toujours ce renseigné sur le sujet dont on parle pour justement éviter ce genre d’erreurs grossières. Merci à vous, et VIVE E&R


  • #1453669
    le 27/04/2016 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Qualité de service, tarifs, concurrence : où va la SNCF ?

    L’ouverture à la concurrence...
    Manquerait plus que Dieudo, après l’Ananassurance, lance les Convoisnanas...

    "Oui ? un aller simple ?"


  • Étant un voyageur régulier, je ne peux que approuver ce qui est écrit, notamment sur le sentiment d’abandon quand on voit que certaines lignes sont uniquement desservies par car et que d’autres lignes sont gavées (puisque desservant les grandes villes).

    C’est à croire même que tout est fait pour que l’on ne regrette pas ce service public quand la concurrence arrivera...


  • #1453679

    Perso, je ne prends plus jamais le train SNCF, j’ai opté, depuis plusieurs années maintenant, pour le covoiturage.
    Presque 100 Euro pour un aller Paris- La Rochelle, ça s’appelle du racket. C’est deux fois mois cher d’aller en Pologne par Easy Jet. Il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde.


  • Petite astuce, lors d’un achat de billets sur le site SNCF, et lorsque les prix augmentent subitement après plusieurs recherches successives car "plus de places à ce prix", c’est un leurre et il suffit de vider les cookies de son navigateur.


  • Les transports publics devrait être gratuit.
    Le sang ne paye pas pour circuler dans les veines.

     

    • Et la maintenance des rails, les salaires, tout ça, on paye en banane ?
      Ou on fait comme maintenant, on augmente le déficit public et on fait payer ça par des générations qui ne l’ont pas voté ? Un chèque en blanc de plus ou de moins, au niveau ou on en est..


    • #1454031

      Oui peut-être, mais consciemment ou inconsciemment, tu l’ entretiens ton réseau (veineux), ta circulation (sanguine).


    • @ Julien + @Medusaraft

      Et les impôts qu’on paye, c’est pour les chiens ?
      Ou bien ça sert juste à organiser des garden parties à l’ Elysée, à ouvrir des comptes offshore ou à financer des terroristes ??

      Un service public payant, bel oxymore à la française.


  • C’est connu, concurrence = baisse des prix et hausse de qualité !
    C’est certainement pas maintenant que la vie n’a jamais été aussi chère malgré tous les secteurs en concurrence qu’on trouvera quelqu’un pour dire le contraire.

     

    • Euh ?
      De quel secteur parlez vous ? La sécu a un monopole (on parle par exemple d’imposer aux médecins un certain nombres d’arrêts maladie - disposition étatique). Edf aussi. La SNCF aussi. L’éducation nationale est gérée depuis Paris. J’en passe et des meilleures (je parle pas en terme "pour ou contre", là je tâche juste de rester factuel). Quels sont donc ces secteurs ou la concurrence est libre ? On a au contraire "figé" toute notion de concurrence en figeant même les rapports monétaires entre pays avec l’euro. Avant, un pays pouvait ajuster son niveau concurrentiel par rapport à ses voisins en dévaluant sa monnaie, désormais ça n’est même plus possible et on "subit" cette concurrence sans pouvoir faire autrement que des réformes de structure pour être parfaitement identiques à tous nos voisins. Je ne vois pas trop ou figure la liberté là dedans.

      Au contraire, j’ai l’impression - peut être à tort - que nous vivons dans un pays collectivisé qui ne s’assume pas. Tout est aujourd’hui piloté par l’état (soit l’état français, soit l’état européen qui impose ses normes - et pire : sans l’accord du peuple). En espagne ils viennent d’inventer une taxe sur le soleil.

      Le fait est que l’état n’a pas les moyens financiers d’assumer le coût de tous ces monopoles (ça, c’est un fait, cf la dette qui permet de jouer la montre mais pose de vraies questions éthiques). Mais du coup, quel rapport avec la concurrence ?


  • La Poste et la SNCF n’agissent plus comme les serviteurs mais comme des profiteurs.

    La défaillance de la justice national entraîne l’acceptation d’une justice international.
    La défaillance d’une entreprise national entraîne l’acceptation d’une entreprise étrangère.

    Et si ces défaillances étaient orchestrés depuis l’intérieur et l’extérieur.
    Bombardier (entreprise canadienne ) doit se frotter les mains comme les tribunaux arbitraux.


  • Il y a un aspect qui n’est pas évoqué : le covoiturage !
    Deux fois moins cher que le train, plus convivial, écologique... Que des avantages !
    D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que la SNCF a racheté le site "Blablacar"...
    En ce qui me concerne, c’est tout vu. L’époque où j’étais parisien, j’hallucinais sur le nombre de grèves de la RATP ! Ce qui m’amène à cette réflexion : il me semble que les cheminots sont payés quand ils font grève, n’est-ce pas ? Quelle autre profession bénéficie de ce privilège ?

     

    • Que d’erreurs dans un même message ! Et quelle méconnaissance du sujet pour en parler. Je suis cheminot et je vous le dit, faire grève nous coûte TRES cher ! Nous ne sommes évidemment pas payé mais en plus les charges patronales sont retenues !! En gros, pas besoin de faire un mois de grève pour avoir un salaire à 0€ deux semaines et demie suffisent ! Les collègues qui se battent pour garantir des conditions de travail correctes (et encore vous verriez notre quotidien sur certains points, vous deviendriez fou !) et pour sauvegarder une QS potable sont extrêmement courageux car les salaires sont extrêmement imputés !
      Merci donc d’arrêter de raconter des conneries !

      De plus, je pense qu’il faut arrêter de vouloir retirer des "avantages" à ceux qui ont lutté pour en avoir. Bougez vous les fesses, vous, tous les autres. C’est toujours bien plus facile de râler et de se plaindre que de se mouiller le maillot !
      Est ce le cheminot que je suis, payé 2000€ primes inclusent pour exercer 2 métiers de sécurité, en 3*8 (6h-14/14h-22h ou 22h-6h) avec des horaires qui changent tous les jours, un emploi du temps connu la veille pour le lendemain et responsable de 20 personnes qui fou la SNCF en l’air ?????? Ah oui, je ne paye pas le train !! Quel salopard d’avantagé je suis !

      Merci d’en vouloir aux politiques publiques d’aménagement du territoire notamment qui force la SNCF (considèrée,là, comme publique) à adopter les postures qu’on lui demande et qui disent ensuite "euh, Y’a un problème, vous êtes déficitaire, il va falloir tailler dans les comptes" (et là on doit raisonner comme une entreprise privée)

      On est publique ou privé ?
      Faudrait savoir !

      Cordialement.


    • @ Dami,

      Vous posez le problème d’une manière intéressante. La question étant de savoir si la SNCF doit être publique ou privée.
      Les gens font souvent le raccourci en disant "ça doit être gratuit ou non", mais ça n’est jamais gratuit, que ça soit public ou privé. Dans un cas on voit le coût directement (facture) dans l’autre on ne le voit pas directement car il est prélevé sur les impôts. Mais ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas qu’il n’existe pas.
      La question est donc : qui doit assumer les coûts ?
      Si c’est public, on considère que c’est la collectivité qui doit assumer les couts, ça va de celui qui utilise le train à celui qui ne l’utilise pas.
      Si c’est privé, on considère que l’entreprise doit réussir à fonctionner sur la seule base de ses clients.
      Et là c’est vraiment factuel, je n’ai rien dit jusque là de partisan.

      Actuellement, la boite est publique.
      Lorsqu’elle est rentable, l’état se sert en dividende, il l’a fait pour EDF pendant des années. Et à l’inverse, cela implique que les mauvais choix des dirigeants sont payés par la collectivité, comme ça a été le cas pour Areva. On a fait pareil avec les banques en 2008, sauf que celles ci sont privées et n’auraient donc pas dû être renflouées par de l’argent public, voilà un bel exemple de collusion qui ne devrait pas exister.
      Le problème est qu’on arrive au bout de la logique "gestion publique" : les caisses publiques sont de plus en plus vides, et les impôts ont de plus en plus de mal à rentrer. On gère actuellement avec de la dette, mais ça pose un problème éthique vis à vis des générations suivantes. Ça, ce n’est pas de la faute de la SNCF, mais de la gestion des finances publiques depuis des années, cumulée à une démographie peu favorable.
      Du coup, conséquence pour la SNCF : ça force l’entreprise à se poser des questions qu’elle ne s’est pas posé jusqu’alors puisque les finances publiques tenaient jusque là.

      A mon avis, la bonne question est donc de savoir ce qu’implique de garder la SNCF en public ou de la passer en privé, et de faire le choix en connaissance de cause.
      - En public : l’argent public se faisant rare, ça suppose soit qu’il va falloir optimiser le financement de la SNCF, soit prélever l’argent ailleurs.
      - En privé : ça suppose qu’il faudra que le prix des billets soit en corrélation avec les besoins en financement de l’entreprise.
      Dans les deux cas, les changements risquent de se faire dans la douleur.


    • @ Dami
      Merci pour ces éclairages, malgré le ton énervé et inapproprié. Je vous ferais remarquer que j’ai pris quelques précautions dans mes dires, n’étant absolument pas certain de ces propos. D’ailleurs, j’ai utilisé la forme interrogative. Bref.
      Je ne remets pas en question la pénibilité de votre travail, les conditions douteuses, et la légitimité des avantages dont vous bénéficiez. Ayant moi-même quelques cordes à mon arc, je vous affirme, ce coup là, que les conditions de travail se dégradent dans beaucoup d’autres domaines professionnels, si on en juge par le rapport pénibilité/salaire, ou responsabilité/salaire.
      Cependant,ce qui m’interpelle, encore plus après lecture de votre témoignage, c’est l’intérêt des cheminots à se tirer une balle dans le pied, et au passage pénaliser une grande partie des travailleurs des autres secteurs ; avez-vous déjà obtenu gain de cause, à hauteur de vos revendications, lors des nombreux mouvements de grèves ?
      Je vais vous raconter une anecdote : quand j’étais encore parisien, j’ai connu une période très difficile financièrement. Je passais une formation en banlieue, qui a duré trois semaines. Mais j’étais au centime près : pas moyen de dépenser un sou pour les transports, donc je fraudais. Une fois, en moins de 48 heures, j’ai pris 4 prunes (une matin et une le soir deux jours de suite). Et le pire, c’était la satisfaction des contrôleurs à faire mouche, alors que ce n’était pas de la mauvaise volonté de ma part (j’allais chercher des paniers aux Restos du Cœur à cette même période). Tout ça pour dire que pour faire ce boulot là précisément, il faut être sacrément égoïste. Parenthèse refermée.
      En conclusion, je vous dirai que je rejoins Thierry Borne sur son constat : à vouloir chacun, par corporations, défendre son petit bout de gras, on fait le jeu de l’oligarchie aux manettes. Les enjeux sont trop essentiels aujourd’hui pour continuer dans les clivages habituels. Alors oui la SNCF doit être publique, c’est un bien d’utilité commune, et l’argent des impôts devrait servir à ça. C’est d’ailleurs toute la gestion de notre pays qui est à revoir, car ce n’est pas les bonnes idées et les bonnes volontés qui manquent en France. Mais pour cela, il faut déloger les salauds avides et cupides qui tirent les ficelles.
      Bien à vous.
      Merci Julien pour votre commentaire inspiré.


  • L’objectif est de privatiser pour que des investisseurs puissent ponctionner un intérêt. La compétition ne sera pas pour l’efficacité du service publique mais pour la production d’intérêt pour des investisseurs privés.


  • #1454038

    "A nous de vous faire préférer le train !". Slogan entendu pendant des années, dans toutes les gares (en même temps que les litanies des trains arrivant ou partant en retard invariablement conclues par le sempiternel "Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser"), et sur toutes les ondes radio.
    Bilan : pas franchement une réussite, plutôt la "cata" pour encore parler soft. Avant dans les années 60, 70 et 80 la ponctualité des trains français était garantie. Maintenant quand on prend un TGV (2 fois par mois pour ma part), s’ il arrive à l’ heure à destination, on crie presque au miracle.
    Il m’ est arrivé de traverser la France en hiver par train de nuit, non chauffé. Dans ces circonstances-là, on ne voyait pas le képi d’ un seul contrôleur, ils devaient se cacher, pas fous...
    Novembre 2014, aller simple Genève-Paris 2 heures de retard. Objet non identifié sur la voie qui oblige le train à descendre sur Lyon puis à repartir sur Paris. Repas gratuit offert par la SNCF : biscuits sous sachets et cachous (des cochonneries, l’ usager est infantilisé...). Remboursement du billet ? 22€ après 2 mois d’ attente.
    Ah oui, le train on aime...


  • #1454097

    Cette politique destructrice des services publiques est la même en Belle-chic et pas chère.
    Cela fait partie du grand n’importe quoi (despotisme) destiné à casser, fatiguer, lasser les populations, pour qu’ils finissent par abandonner toute combativité.
    Une mise au pas.


  • #1454113

    J’ ai l’ impression que l’on complique tout avec ce système.

    Est ce que le "seul" problème... Et pas des moindres... Ne serait pas le méprit Total du bon sens... (Valeurs humaines)

    Dans une société avec de meilleurs valeurs humaines comprenant l’ entre aide et le non clivage politique
    (Droite gauche extrême haut bas et dans les coins... Fini. Juste des Hommes et Femmes sensibles qui respectent des valeurs Humaines de bon sens.... La nature, l’ environnement etc...)

    Certes il est intéressant d’aller chercher le détail de ses affaires économiques très complexes... Et plus on rentre dans le détail plus cela parait verrouillé structurellement et économiquement...

    Si l’on parle de simples valeurs humaines... Déjà on cerne plus clairement les absurdités, et sans connaitre la manière dont l’ économie se règle, je jure qu’une société qui a plus de valeurs que de technique est vouée a la réussite. Même dans le chaos actuel.

    Ma conviction profonde. Je suis convaincu que un Indien sage (Ou un Français Sage...)Qui ne connait rien en notre société (Un Français Ermite...Bref.) peut en 2 minutes comprendre les problèmes de notre société et voir les solutions... Pour chaque problèmes soulevés... CONVAINCU.


  • #1454123

    L’ accumulation des tarifs est très symptomatique de notre époque...

    Par les Cheminots les syndicats l’ économie les usagers... On ne change rien... Par simple manque de courage de direction, je dirais plus par lâcheté.

    "On va rajouter ça ! Oui et ça ! Bonne idée, attend , si on rajoute ça on gagne 10% !! Ouais !"

    Voilà comment on a des miles feuilles sur des milles feuilles... Car jamais on ose changer de société.

    "Changer quoi ? Mais comment surtout ?"
    Mettre les valeurs en premier plan. Sans bouger ni accepter le moindre manquement... Pour le bien. Pour les valeurs... (Spirituelles, religieuses qu’importe, on sait ce qu’est un Homme qui en a d’un qui n’ en a pas... Des valeurs...)

    - "Si on augmente de 0,5% les prix on y gagne ! - Mais c’est filou ça ! 5€ 0,6 ça veut dire quoi ? Je m’ en fou j’ arrondis a 5€ point." Valeur minimum économique... On arrondi, a la baisse...
    Les vieux se perdent moins dans leurs comptes et ceux qui comptes mal...

    ça veut dire quoi la baguette a 2€46cents... ??? 2€ ! Point ! Et encore c’est trop cher on arrondi a 1€ ! Et oui c’est pas très technique mais c’est Valeureux la technique ??

    Voilà ma vision de l’ économie... "Hey mais c’est pas réaliste !"

    Je suis convaincu que le "Juste prix" (Cette émission des années 90, Repose en Paix Patrick) de chaque objet vendu en ce bas monde Français est dix fois au dessus de son prix "Rentable"... Convaincu !

    Si... J’ avais raison... Dix fois moins cher... Mais dix fois plus de pouvoir d’achat, même pour le vendeur ! (Bien oui il est aussi consommateur...)

    Seulement qui osera baisser en premier si la société n’ a pas de valeurs ?? Et si Tu es le seul a baisser tes prix, tu es valeureux mais si tout le monde se fout de toi... Comme aujourd’hui hein.

    Voilà pourquoi les Valeurs sont pour moi avec l’ écologie dénoncé par Claire Sévrac LES seuls soucis et LES SEULS solutions.

    Car les miles feuilles... Au passage... Chacun prend sa part. 0,001 pour lui plus pour lui égal 300% d’inflation contre le monde...

    C’est un Paradigme... je crois essentiel. Qu’en pensez vous ?

    Tout passer au prisme des VALEURS pour comprendre le monde...(Eco. Polit. Société.......Religions... Tout.)


  • Je me permet une analyse :

    Voilà une société du service public, qui veut fonctionner comme une société privée (risk management, revenu management, etc.). Et comme ca foire on remet en cause le service public et encourage la concurrence (privée)

    Les effets sont là : ca foire ! Les pb viennent de cette gestion "privée" et non du système public ! Comme FT devenu Orange a abandonné les campagnes, la QS, non diminué les prix, comme la Poste qui s’ouvre un peu et intègre un management de productivité, et fait dla merde elle aussi, tant en interne (turn over, bas salaire, etc.) qu’en externe, etc.

    Le problème c’est qu’on rejette la faute sur le service public et attend le privée comme un messie...alors que c’est justement parce que le public fonctionne comme du privée que ca foire !

     

  • Mais merde vous avez un instant compris le but de soral oui ou non ,il y a des messages incroyables qui ne devraient pas exister sur ce site . Certains parle de l endettement, de l obligation de se restreindre, de public privée, vous parlez comme des valls ,hollande ou tout autre politiciens véreux, ils ont colonisés vos cerveaux ?Ont ne doit rien compris , ce système doit tomber et tous ceux qui le soutiennent mis hors d etats de nuire pas d argent pas de dette pas d elections.

     

    • Zen, détend-toi didou :) Tu écris trop vite, on ne comprends pas bien ce que tu veux dire. Tout le monde n’a pas le même niveau sur cette "page" (perso j’ai énormément à apprendre) mais si les gens sont là, c’est déjà une bonne chose. Laisse leur le temps de comprendre....reste en paix l’ami.


    • Peut être que ce message faisait référence à certains de mes commentaires.
      Que le système doive tomber est une évidence, on doit revenir à une démocratie, une vraie, je plussoie. Et je ne pense pas avoir jamais dit le contraire sur ce site.
      Je dis aussi que public privé à un sens, que service public à un sens.
      Et Ce que je dis sur l’endettement est très simple :
      - Il est immoral d’endetter des générations qui n’ont pas voté le budget
      - La meilleure indépendance, c’est de ne pas s’endetter, et l’exemple doit venir de l’etat.
      C’est l’oppose exact de ce que font valls et hollande. Vous pouvez me vendre le modèle de société que vous voulez, je dis que si celui ci n’est pas autosuffisant et nécessite de la dette que devront rembourser mes enfants, c’est inentendable.
      Maintenant, je ne sais pas si c’est ce que dit soral ou non, mais si j’ai tort, merci de me dire en quoi, et avec des vrais arguments, pas avec de l’ideologie.

      PS : accessoirement, si on n’est pas d’accord, on a quand même le droit de s’exprimer ou non ?


  • Rappelons que les régions financent les 3/4 du coûts des TER. La SNCF, en position de monopole, ne se prive pas pour faire exploser la facture et se complait dans une opacité totale : certaines régions n’ont même pas le droit de connaître la fréquentation des lignes qu’elles financent !

    Le ferroviaire français est bouffi de subvention, et son caractère de "service public" n’est évoqué que lorsqu’il faut demander des rallonges au contribuable. Par contre, lorsque la semaine de grève semestrielle démarre, les syndicats corporatistes n’ont cure du travailleur qui doit prendre son train, de la famille qui part en vacances, de l’étudiant qui rentre chez lui.

    Il faut qu’ils dérouillent, afin que la CGT puisse arracher un petit % d’augmentation en plus, protéger un collègue irresponsable (http://goo.gl/Ny0oVx) ou le droit de partir à la retraite à 55 ans, heu pardon, le droit d’aller conduire les trains de la concurrence jusqu’à 65 ans en bénéficiant de la retraite dorée SNCF.

    Les "zaquis" sociaux n’en sont pas, au bout du compte quelqu’un doit payer. Ceux-ci sont possible uniquement parce que la SNCF a un monopole qui lui permet de racketter l’Etat et l’usager. Le contribuable est au service de la SNCF, et pas l’inverse.


  • La SNCF est surtout dedans à cause des avantages honteux dont jouissent les salariés de cette entrprise ainsi que des grèves à répétitions, comme par hasard au même moment chaque fois dans l’année.
    La chute risque d’être dure avec le covoiturage et le car qui monte en puissance. Et au bout de la ligne le cochon de contribuable qu’on viendra taper au portefeuille. Quel beau pays.


  • Tous les moutons se font prendre au piege et ca marche a merveilles. Si c’est diffuse sur une chaine tv mainstream c’est parce que ca va servir un but precis qui sert l’elite. Tout est mise en place pour la solution que les Francais vont demander : ouverture a la concurrence ou privatisation. Comme l’imposer va creer des resistances, alors on utilise la vieille formule Probleme-Reaction-Solution qui marche toujours pour ceux qui ne sont pas conscients des strategies de manipulation mentale.

    Creation de problemes en reduisant de la qualite des services et des materiaux, reduction d’emploi, augmentation des prix qui est en fait une preparation a l’ouverture a la concurrence car les prix de la SNCF (non lucratif) etait beaucoup trop bas pour qu’une societe commerciale puisse faire des profits juteux. Donc on habitue les moutons a des prix capitalistes.

    Reflechissons un peu avant de reagir a vif ! Le probleme n’est pas ou on croit qu’il est.


  • #1459251

    "... on ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure."
    Slogan journalistique...
    Aujourd’hui, au contraire, on devrait parler des trains qui arrivent à l’heure !


  • #1463693

    "l’époque des troisièmes classes (abolies en 1956), les trains français partaient et arrivaient à l’heure"

    C’est parfaitement vrai ! Lorsque le train s’ébranlait , on en profitait pour régler sa montre sur l’horaire du train et pourtant les trains étaient tirés par des machines à vapeur !!!!!


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