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Quelques repères pour bien débuter en permaculture

Par Christophe Köppel

État d’esprit, choix importants, pièges à éviter : Christophe Köppel présente les bases qui permettront de bien débuter en permaculture.

 

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15 Commentaires

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  • #1516612

    Ce monsieur a beaucoup d’humour mais il est contre le principe des buttes, une question, pourquoi ?

     

    • #1516673

      Je ne sais pas les raisons exactes de Köppel mais il n’y a pas de panacée. Les buttes peuvent être très bien dans certains contextes et mauvaises ou inutiles dans d’autre.
      Par exemple sous un climat sec les buttes sont inadéquates parce qu’en favorisant considérablement le drainage elles empêchent la rétention d’eau et favorise l’évaporation même avec du mulch en raison d’un gain de chaleur important et de sa position surélevée (je sais que certains ne sont pas d’accord, c’est juste mon expérience où je suis). En revanche dans une région bien arrosée les buttes permettront d’éviter que certaines plantes aient les pieds dans l’eau et pourrissent...dans une région fraîche et peu ensoleillé la butte permettra aux plantes de gagner un peu de soleil et de chaleur...L’élaboration de buttes est aussi très gourmande en énergie, de ce fait il faut s’assurer de leur utilité pour son contexte personnel. Inutile de se casser le dos à faire des buttes si en fin de compte une simple plate-bande suffit.
      Pour résumer je ne suis pas contre les buttes, ce que je dis c’est que comme pour toute technique il y a ses avantages et inconvénients. Il faut bien peser le pour et le contre en fonction de sa situation personnelle avant d’opter pour une technique. Et veiller de ne pas sombrer dans un dogmatisme quasi religieux ! C’est dingue de voir la réaction de certains dès que l’on émet des réserves sur telle ou telle technique, exemple la pseudo polémique concernant les Bourguignon et l’enfouissement du bois...


    • #1516683
      le 21/07/2016 par Toto la fripouille
      Quelques repères pour bien débuter en permaculture

      La butte nécessite un bouleversement du profile du sol.
      De plus ce monsieur est partisan du moindre effort.

      Si j’ai bien compris, ses convictions (permaculture) et son expérience, lui ont permis de "jardiner" avantageusement sans les buttes.
      De plus, il me parait être en recherche perpétuel. D’où l’avance de son discours par rapport à la société et à ses modes (dont celle des jardins sur butes).


    • #1516694

      Il est plutôt contre l’idée de mettre des buttes partout sans réfléchir, sans tenir compte du climat, de la pédologie bref du contexte. Les buttes ont des défauts : Beaucoup de travail à entretenir, assèchement du sol sous la culture, mauvaise résistance face aux canicules, sensible aux vents. Règle simple. En France, mettre des buttes c’est en général pas adapté à notre climat et notre pluviométrie.(sauf peut-être au nord-nord est ou quand votre terrain est en pente très marquée). Pour rappel la permaculture a été théorisée au début par des australiens pour des climats australiens.
      Les néo-ruraux veulent des buttes parce que ça fait "perma" et que c’est cool.


    • Il me semble qu’il est contre les buttes comme technique universelle appliquée quelque soit l’endroit. Les buttes répondent à des problématiques spécifiques qu’on ne rencontre pas forcément en France métropolitaine. Les Bourguignons ont le même avis sur les buttes sous nos latitudes.


    • #1516721

      De ce que j’ai compris, il n’est pas contre, mais trouve le procédé dispensable. Pour en avoir monté une demi-douzaine, c’est effectivement beaucoup d’efforts pour des avantages discutables.. Ca peut résoudre certains problèmes, mais si ces problèmes ne sont pas rencontrés, ce n’est pas forcément utile. Attention également à l’enfouissage de matière organique dans nos contrées, voir le propos de Claude Bourguignon à ce sujet.


    • #1516736

      Les buttes sont dures à réaliser et ne conviennent pas aux terrain trop secs.
      Pour bien maintenir sa butte en région sèche (genre moi Aveyron) tu es obligé d’irriguer ou d’arroser énormément.
      Il vaut mieux faire des buttes en zones marécageuse ou humide.
      Perso je plante au niveau du sol, j’ai étalé 4 Tonnes de foin et de paille sur mon terrain (1000m²) et ca suffit à peine.


    • #1516740

      j ’ ai discuté avec un producteur de fraises bio dans les Cévennes , il m ’ a dit qu ’ il considérait la culture sur buttes comme de la culture hors sol.
      Conclusion , les buttes , c ’est quand on n ’ a pas suffisamment de terre en profondeur .
      Les buttes sont indispensables si on veut cultiver sur une terre rocheuse ou un Dolmen ......- :)


    • #1516830
      le 21/07/2016 par insoumis de la dissidense
      Quelques repères pour bien débuter en permaculture

      Non, la polémique des Bourguignons et de l’enfoncement du bois est justement un point central du dossier « Buttes Auto-Fertiles ».

      Il est vrai qu’enterrer de la matière organique n’est pas conseillé puisqu’elle induit entre autre une faim d’azote préjudiciable aux cultures.
      L’origine de cette polémique vient à mon sens des quelques vidéos publiées sur Jevousentube par des permaculteurs en herbe qui, bien que pleins de bonne volonté, n’ont rien compris au schmilblick.
      Ils enterrent du bois plus ou moins fraîchement tronçonné ou carrément du bois de chauffage. En cela ils enterrent effectivement de la matière organique non décomposée. Pas bien !
      Ils n’ont pas compris que le rôle de cette couche de bois n’était pas la fertilisation mais la création d’une réserve d’eau.

      Et pourquoi donc ?
      Après décomposition très avancée (au bout de 3 à 5 ans pour les buches et les plus grosses branches), toute la lignine du bois a été « digérée » par les champignons et il ne reste que la cellulose neutre.
      Ce bois devenu très poreux et léger a, comme une éponge, une très grande capacité de rétention d’eau et c’est cette capacité qui permet à la butte de sécher moins vite. Bien !

      Je cultive dans une région jouissant d’un climat sub-mediterranéen sec et cette technique bien comprise et employée me permet d’économiser de nombreux arrosages : par exemple mes pieds de tomates n’ont pas été arrosés pendant trois mois et demi. J’aurai probablement à le faire ces prochains jours car la chaleur et la sécheresse commencent à s’exprimer de manière particulièrement forte depuis la mi-juillet.

      D’autre part la technique « buttes » (non exclusive dans mon potager) me permet de surélever le sol de culture car notre nappe phréatique peut être très haute, voire affleurante au printemps. Ceci évite assez bien les problèmes de pourrissement et d’anoxie des racines.


    • #1517202

      Pour les arbres, Evelyne Leterme explique que les buttes résolvent le problème de l’asphyxie racinaire par manque de drainage.

      Les buttes, les ados ou les billons permettent dès le départ de créer du vide rapidement, donc de l’oxygène.
      On apporte aussi de la matière organique dans la butte et on couvre.

      Les paysans y recouraient dans bien des régions au sol pauvre ou à risque.
      (Leterme, La biodiversité amie du verger)

      http://vertdurevsordure.e-monsite.com/blog/


    • #1517206

      Butte ou pas, le but et de s’y mettre, essayer, observer, comprendre, se détacher et faire par plaisir et conscience du créatif,du beau et du vivant. Finalement c’est une voie alchimique qui permet de transmuter son agitation en légumes délicieux en se réalignant sur la vibration de la terre et du cosmos.
      Merci Christophe, toujours surprenant.


    • #1517213

      Pour répondre aux commentaires sur les buttes en zones sèches.
      Conseils de Mme Leterme :

      - Ecarter les plantes pour éviter la concurrence pour l’eau et les nutriments.
      - Couvrir avec des plantes couvrantes ou des couches anti-lumières.
      - Arrosage au goutte à goutte.
      - Plantation sur de grosses pierres pour forcer les racines à descendre.
      - Mulch de pierre dans le sol.
      - Aux îles Canaries ils utilisent la pierre ponce comme mulch en verger et en viticulture.
      Ca garde les racines au frais. Emmagasine la chaleur restituée dans la nuit. Fait condenser l’humidité quand les nuits sont froides.

      http://vertdurevsordure.e-monsite.com/


  • #1518248

    J’expérimente depuis 2 ans en amateur et sans eau sur une petite parcelle calcaire en basse vallée du Rhône sèche et venteuse . Quelques observations .
    - Ne pas avoir planté de haies et d’arbres à mon arrivée compromet les résultats du potager . Avoir commencé un potager sans ombre ni coupe-vent , en se contentant de mulcher abondamment le sol , ne fonctionne pas .
    - La réalisation de buttes est un travail éprouvant . La collecte des bûches , feuilles et broyat n’est pas aisée dans une région pauvre en ressource végétale . Si c’était à refaire j’aurais mis ma première énergie dans la plantation d’arbres .
    - Sur mon sol pauvre et filtrant , un mulch épais de matériaux divers ( tailles de haies fraiches , feuilles , tonte de pelouse , brindilles , aiguilles de pin ) permet de conserver l’humidité . Certains rameaux jetés au sol prennent racine spontanément . Le comparatif entre sol à nu chez le voisin et sol couvert chez moi est très parlant dès qu’on écarte le mulch .
    J’ai eu un petit succès avec un semis de vesce et seigle qui a poussé tout seul sans arrosage , couvert et structuré mon sol et fourni de la biomasse . Je recommence à l’automne .

    Bravo à Christophe Köppel pour ses connaissances et sa sagesse .


  • #1518609

    J’aime bien les buttes : pas d’effort, pas besoins de se baisser, ça pousse tout seul.
    Comme le disaient les anciens : tu mets sur le tas et tu bêche au pied.


  • #1519219

    Salutaire.
    Cet homme est une bible, et il est clairvoyant.
    M. Koppel a vraiment mit des mots sur mes difficultés de débutants.

    Merci !