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Qui était Bernardo Provenzano, le chef historique de la mafia sicilienne, mort à l’âge de 83 ans ?

Le parrain de Cosa Nostra est mort. Bernardo Provenzano, le chef historique de la mafia sicilienne, est décédé mercredi 13 juillet à l’âge de 83 ans. Le criminel était traité dans un hôpital pénitentiaire de Milan (Italie), pour un cancer. Francetv info revient sur la vie mystérieuse du « chef des chefs » de la mafia italienne.

 

Du vol de bétail aux règlements de comptes

Bernardo Provenzano est né en 1933 à Corleone, en Sicile, le fief historique de la Cosa Nostra. Ce fils d’agriculteurs commence par voler du bétail et de la nourriture pour le compte d’un criminel local, avant de participer à son premier règlement de comptes à main armée à l’âge de 21 ans. Il en retire une blessure à la tête et une mise en examen, la première d’une longue série de procédures pénales, rapporte Le Monde.

Bernardo Provenzano est alors appelé le « tracteur ». Le surnom fait plutôt trembler que sourire : le mafieux a gagné ce sobriquet en tuant des centaines de rivaux dans une une guerre des clans, à la fin des années 1960, selon RFI. « Il labourait véritablement partout où il passait, explique un de ses complices, cité par “Le Monde”. Il était comme Attila, après lui, l’herbe ne repoussait plus. »

 

Donné pour mort, il dirige la mafia depuis l’ombre

Au début des années 70, Bernardo Provenzano rejoint la Coupole, l’organe de décision suprême de la Cosa Nostra. Il devient le bras droit de Toto Riina, un autre membre du clan Corleone devenu chef de l’organisation criminelle, précise L’Express. Lorsque le parrain est arrêté par la police, en 1993, Bernardo Provenzano prend la tête de la « pieuvre ».

Le « chef des chefs » est inculpé des dizaines de fois et condamné par contumace à perpétuité, pour le meurtre d’un chef des carabiniers italiens. Bernardo Provenzano reste pourtant insaisissable. Il continue de gérer la Cosa Nostra, tout en endossant diverses identités, comme celle d’un boulanger sicilien lors d’un séjour à Marseille.

À force de pourchasser un fantôme, la police italienne finit par douter que le chef de la « pieuvre » soit encore en vie. Lorsque sa femme et ses trois enfants, qui vivaient eux aussi dans la clandestinité, retournent vivre à Corleone en 1992, on annonce sa mort. Bernardo Provenzano dément un an plus tard, en envoyant une lettre désignant les avocats qui le représenteront lors d’un procès dans lequel il est impliqué.

 

Capturé grâce à des micros dans les oliviers

Les autorités italiennes se rendent alors compte que le « tracteur » continue de donner des consignes au réseau criminel depuis l’ombre. Ils pensent même que Bernardo Provenzano a profité des arrestations de trois parrains historiques pour réorganiser la mafia. L’objectif : mettre un terme aux meurtres et aux attentats, pour endormir les autorités et infiltrer plus efficacement la société sicilienne.

[...]

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