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Réédition Kontre Kulture : L’Église et le ralliement, de Philippe Prévost

Philippe Prévost, historien, essayiste, docteur ès lettres et licencié en droit, a écrit de nombreux ouvrages, dont Autopsie d’une crise politico-religieuse : la condamnation de l’Action française et La France et l’origine de la tragédie palestinienne. Il a confié aux éditions Kontre Kulture, le soin de rééditer son ouvrage de référence : L’Église et le ralliement. Nous le remercions de la confiance qu’il nous a accordée.

 

Le lent et continu déclin de l’Église n’est pas la conséquence d’attaques extérieures contre lesquelles elle pourrait se défendre, comme elle l’a toujours fait. Le constat est bien plus grave : l’Église est rongée de l’intérieur et sa chute, commencée il y a plus d’un siècle, a été précipitée par trois causes que l’on peut identifier. La « doctrine du ralliement » est née en 1892, lorsque Léon XIII demanda aux catholiques, qui dans leur grande majorité étaient monarchistes, de devenir républicains, pour des raisons électoralistes qu’il pensait favorables à l’institution. Mais l’enfer étant pavé de bonnes intentions, cette politique aboutit à la loi de 1905 séparant l’Église et l’État avec les suites que l’on connaît. Car la République n’était pas neutre, elle était laïque – on pourrait dire laïciste –, naturaliste, maçonnique et anti-catholique.

Pour des raisons similaires, le pape Pie XI condamna l’Action française en 1926. Cette condamnation d’un mouvement fédérant de nombreux catholiques préoccupés par les questions politiques permit l’essor de l’Action catholique, ensemble de mouvements créés par l’Église en direction de diverses catégories de la société – la JOC, Jeunesse ouvrière chrétienne, en est un des exemples les plus connus –, portés principalement par des laïcs et s’orientant rapidement à gauche de l’échiquier politique.

Le concile Vatican II acheva le déclin de l’Église. Convoqué entre 1962 et 1965 par le pape Jean XXIII dans le but affiché de procéder à son aggiornamento – littéralement sa mise à jour –, il consomma en réalité sa soumission aux vainqueurs idéologiques de la guerre, c’est-à-dire aux hérésies apparues entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle : modernisme, américanisme, œcuménisme.

Ce sont ces trois phases – et les liens qui les unissent – qu’analyse ici l’auteur pour nous faire comprendre quel mal décime l’Église. Car ce n’est pas en épousant toujours plus le siècle, comme certains le préconisent, qu’elle se relèvera : elle doit au contraire s’élever au-dessus de lui, au risque de mourir.

 

Entretien avec l’auteur réalisé par Kontre Kulture en 2012, à propos de la précédente édition de l’ouvrage :

 

Se procurer l’ouvrage chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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32 Commentaires

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  • L’église n’a pas le cancer mais le sida. Tout comme la France :

    son système immunitaire est affaibli et travaille même contre elle.

    Sans système immunitaire, les virus, bactéries et parasites se développent.

     

  • Merci pour cette vidéo... Le puzzle se reconstitue.
    Il en faut du temps pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. C’est important de faire cet effort dans la durée pour recouvrer sa liberté de conscience. Nous avons été tellement manipulés.
    "Seule la vérité rend libre." St-Jean.


  • "Le lent et continu déclin de l’Église" ... pourquoi "de l’Eglise" ? Précisez ..

    L’Eglise avec un grand E c’est le corps de Christ, la véritable Eglise, l’Eglise spirituelle. Là vous parlez d’une dénomination d’église historique qui ne représente en rien le corps de Christ, mais une religion et une tradition (d’hommes), comme les autres dénominations d’églises d’ailleurs. Vous parlez d’Eglises bâtiments faites de pierres. Les chrétiens que le Seigneur demande sont des pierres vivantes, des disciples, pas des "chrétiens" du dimanche (matin) : "Allez, faites de toutes les nations des disciples .(Matthieu 28). "Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ." (1 Pierre). Le chrétien (né de nouveau -Jean 3 - né d’eau et d’Esprit) et fidèle à la parole de Dieu ne peut être en déclin, au contraire, malgré les obstacles, il surpasse toute chose, il applique Christ chaque jour, plus il prie plus il est dans les cieux, il vit sous le joug de la mort, au dessus des ténèbres. "Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible." (Matthieu 17)

    L’Eglise de Christ est en ascension .. pas en déclin !

     

    • Bonjour Godefroi,
      L’Eglise ici, est celle fondée par le Christ Lui-même : l’Eglise de Pierre. Puisque Evangile selon Saint Matthieu Chapitre 16 verset 18 et 19 :
      "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour déliés."
      C’est à dire que le Christ a donné à Pierre qui représente le sacerdoce de la prêtrise (et plus exactement le Pape) puiqu’il est apôtre, la possibilité de remettre les péchés au nom du Christ. C’est bien la Confession que l’Eglise catholique pratique depuis 2000 ans sous l’enseignement du Christ Lui-même.
      Cette passation de pouvoir promise a été validée par le martyr de Pierre dont le tombeau est à Rome.
      L’Eglise catholique romaine (de Saint Pierre) est bien l’endroit où est consacrée l’Hostie, Dieu vivant présent matériellement et spirituellement durant la messe, ainsi que l’endroit où les gens peuvent sauver leur âme par le sacrement de Confession, comme promi par le Christ Lui-même dans le passage que je viens de recopier.
      Depuis le Concile Vatican 2, on a bien un gros problème puisque la consécration de l’Hostie ne se fait pas selon les prescriptions du Christ, et la Confession est mise à mal par relachement du sacerdoce de la prêtrise.
      Le seul truc où je vous rejoins, c’est que le Christ a promi que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Eglise catholique, nous sommes donc confiants dans l’avenir, que toute cette crise affreuse ne fera que manifester de manière éclatante la gloire de Dieu.


    • On se console comme on peut...
      Reveillez vous mon ami !
      Redescendez sur terre tout simplement et ne vous abreuvez pas de belles paroles....un peu d’observations et de bon sens vous feront voir que les églises ne sont remplies que de touristes qui photographient les vitraux ou les voutes..Ca et là quelques vieux qui prient dans l’ombre d’une chapelle et c’est tout ! L’abbaye de mon village sera bientôt déserte car comme dit la supérieur : il n’y a plus de vocations. Les français regardent se détruire leur église au propre comme au figuré et la jeunesse se fout des valeurs de la foi comme de l’an 40 ! Les nouveaux pélerinnages sont Disneyland ou le parc Asterix où les adultes ’s’éclatent autant que leur progéniture.....
      On pourrait en dire et en dire sur la "France Chrétienne" d’aujourd’hui.....
      Mais à part ça, tout va très bien madame la marquise !


    • En quoi l’église catholique ne représente en rien le corps du Christ ? Ca je serai curieux de savoir. Ensuite, il me semble que vous essayez de bâtir une opposition sur quelque chose qui a à voir avec la simple polysémie du mot église, bref vous frôlez le sophisme, le manque de logique.
      En quoi le fait d’avoir des bâtiments de pierre appelés églises posent un problème et signifient qu’il n’y a donc pas pierres vivantes au sain de celles-ci ? A croire qu’on se serait trompé qu’on aurait préféré bâtir des églises en pierre plutôt que des pierres vivantes ?
      Tout prouve au contraire qu’il y a une corrélation entre la construction d’églises et la foi d’une époque, le 13ème siècle en est un bon exemple. et puis Jésus ne dit-il pas :
      "Je vous dis que si ceux-ci se taisent, les pierres mêmes crieront.", ce qui signifie que si une époque vient à se taire, la foi des anciens passera justement par les vieilles pierres. Imaginons, il suffit qu’un bonhomme se pose la question : "pourquoi la plupart des églises en France s’appelle Notre-Dame ?" et qu’il pousse un peu loin sa curiosité, et là il va découvrir tout un pan oublié de l’histoire de France.

      Ensuite, pourquoi l’église ne devrait-elle pas subir des crises diverses et variées puisqu’elle est à la base humaine et qu’elle lutte dans le monde ? Pourquoi cette obsession de l’ascension, de l’agrandissement, du tout va bien, alors que dans la réalité, le problème de notre époque est justement que l’homme n’en fait qu’à sa tête, qu’il prend des chemins de traverse, va à droite puis à gauche, qu’il préfère ses petites idéologies plutôt que de chercher à faire la volonté divine. Redescendez un peu sur terre, vous me faites penser aux charismatiques, aux pentecôtistes, pour qui c’est toujours le pied et qui sont dans une sorte de compétition de la grâce de Dieu, et bien non désolé, numériquement, ça se damne à gogo, la vierge de la salette, de fatima, vous connaissez ? A mon avis, non, le plus étrange, c’est que tout cela ne semble pas trop vous toucher, vous avez l’air bien à l’aise dans votre petit truc haut perché.


    • "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour déliés."

      Ne croyez-vous pas que ces quelques dizaines de mots ne suffisent à être "certains" de l’intention originelle du Christ quant à la forme de l’institution ecclésiastique dans son ensemble et dans le temps ?

      Le problème de l’Eglise est cette ambivalence entre le rejet du temple de la marchandise et les "nécessaires" compromissions pour faire vivre une telle institution. A l’heure des choix au 19ème siècle "ils" ont naturellement choisis celui de la marchandise et Vatican II en est l’acte notarié.


    • "sur cette pierre je bâtirai mon Eglise" (mon Épouse), une Eglise spirituelle . Jésus voulait dire à Pierre "sur cette déclaration, sur ta déclaration .."Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant je bâtirai mon Eglise". Eglise = assemblée(s) = ceux qui croiront que Jésus est le Fils du Dieu vivant. Rien à voir avec des bâtiments d’églises faits de pierres (d’ailleurs la bible parle d’église de maison - à l’église qui est dans ta maison disait Paul) et rien à voir avec un pape, ou voyez-vous dans la bible une autorité, une hiérarchie complexe au dessus des chrétiens hormis Dieu et son Fils ? "quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé." (Luc 14) - "Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître." (Luc 6:40)

      Posez vous cette question : le pape (ou les papes) est-il passé par une nouvelle naissance ? "Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (Jean 3)"

      Le pape (comme toute la hiérarchie de l’église catholique romaine) n’est-il pas un religieux comme l’était Nicodème ? Ne mélangez pas religions et traditions (comme les juifs faisaient et font encore) et la parole de Dieu qui est vivante. Pour ça il faut lire la bible (rien ne rejeter ou enlever), la méditer, la comprendre (à la lumière du Saint-Esprit) et l’appliquer au quotidien.. c’est cela que le Seigneur demande, des disciples, pas des religieux de telles ou telles dénominations.


  • Bref, l’influence de la franc maçonnerie qui s’est infiltrée dans l’église au cours des deux derniers siècles.


  • #1525009

    Le dogme officiel à destination des fidèles dit sans doute que l’Eglise est éternelle, mais les papes et cardinaux cités ont dû être influencés par les lois de Darwin, selon lesquelles tout être vivant (et une institution est une forme d’être vivant) qui ne s’adapte pas à un environnement changeant risque de disparaître.

    Ils n’ont peut-être pas fait les meilleurs choix dans leur évolution, mais ils n’ont tout simplement pas voulu finir comme les prêtres de Jupiter, d’Athéna ou d’Appolon, c’est à dire disparaître.

    Soixante ordinations par an en France, soit plus d’une par semaine, c’est encore énorme ! Il serait surtout intéressant de décrire précisément à qui ces 60 nouveaux prêtres par an s’adressent, l’âge et la composition socio-psychologiue de leur niche de public...


  • Je veux dire à nouveau à Alain Soral toute ma gratitude. La France est profondément Chrétienne. La crise qu’elle traverse aujourd’hui résulte de l’oubli de ses racines, de ses croyances et de son passé. Publier Philippe Prévost, Monseigneur Henri Delassus, Léon de Poncins (...et pourquoi pas Ernest Jouin ?), Jacques Bainville, participe de l’effort indispensable à LA RENAISSANCE de la France.


  • Excellente nouvelle ! Il y a un moment que je cherche ce livre. Avec cette réédition, ce sera plus facile. Merci KK !

     

  • Ce qui arrive à l’Eglise catholique est dans l’ordre des choses ! dans le système actuel, où l’argent est la théologie du monde en mouvement, les églises, de toutes obédiences, n’ont d’autre choix que d’épouser leur époque, au risque de mourir...


  • Une des raisons du déclin de l’Eglise c’est également qu’elle professe des valeurs de faiblesse et de culpabilité incompatibles avec l’âme des européens authentiques.

     

    • exact ! les peuples des forêts furent ramenés à la raison par l’action militante du catholicisme dont les valeurs - la grâce, le repentir, la passion du christ etc. - ont érodé, en deux mille ans, la virilité autrefois légendaire des Européens...


    • Entièrement d’accord. En ce qui me concerne j’ai suivi pendant plus d’un an le catéchisme en vue d’être baptisé, mais entre les messes du dimanche à l’ambiance de vieille bonne femme, les discours évoquant uniquement la paix et l’amour (qui prônées comme seules et uniques valeurs à suivre deviennent alors comme de puissants dissolvants), les réunions mens(tr)uelles au diocèse au cours desquelles étaient uniquement discutés des sujets de bonne femme, c’est à dire psychologiques et individualistes, puis finalement l’appel du Pape à héberger chez nous, à nos frais, de véritables envahisseurs, m’ont convaincu de ne pas poursuivre sur cette voie là. J’ai fait l’effort d’essayer de me convertir non seulement pour ne pas être celui qui interrompt une tradition millénaire, mais également parce qu’édifié par le récit des évangiles. Cependant fréquenter cette nouvelle église est un supplice pour tout européen qui se respecte. Leurs valeurs sont à mille lieux de celles véhiculées par les anciennes légendes, qui sont l’expression des croyances profondes des européens, elles en sont même l’antithèse.


    • Gaël, vous n’aviez qu’à aller dans une chapelle de la Fraternité Saint Pie X (ou sédévacantiste) plutôt que d’aller chez des apostats soumis à l’antipape de Rome...


    • @ Jean-Baptiste

      Certes mais à cette époque là je ne les connaissais pas et comme on dit chat échaudé craint l’eau froide. Je m’arrête là sur mon cas car mon intention n’était pas vraiment de parler de moi (pas sûr que cela intéresse grand monde), mais plutôt d’illustrer par un exemple la manière dont cette église parvient à dégoûter d’elle même et d’abonder dans le sens qu’elle est effectivement largement responsable de sa propre déchéance.


  • Le Pape se comporte aujourd’hui comme un socialiste, progressiste, mondialiste, il suffit de voir ses commentaires récent . c’est à se demander si lui aussi n’a pas été mis en place par certains pouvoir externe à l’église et Benoit 16 viré par les même ! .

     

  • Léon XIII n’a pas demandé aux catholiques de devenir républicains, mais de s’unir pour le bien de la religion, quel que soit le régime qu’ils défendaient.

    Concernant la condamnation de l’Action française, Charles Maurras n’a pas été condamné pour le bien qu’il faisait (ce que l’on ne peut dénier en bon catholique), mais pour le mal : à savoir ses doctrines hérétiques qui faisaient de l’Église un simple instrument au service du pouvoir politique ; alors que l’Église en tant que Corps Mystique du Christ a une fin supérieure, surnaturelle, et n’est soumise à aucune institution ni aucun gouvernement terrestre : elle est supérieure aux États (d’où l’excommunication de plusieurs rois au Moyen-Âge). On peut débattre de l’opportunité de la condamnation de l’Action Française, mais pas de son bien fondé : en soi elle était bel et bien condamnable, à cause des hérésies de Charles Maurras.

    La couverture du livre a un côté blasphématoire car elle fait de Léon XIII le jouet de la franc-maçonnerie ; or il a dénoncé cette secte et publié des encycliques anti-modernistes...

     

    • Vous avez formulé avec justesse une remarque que je voulais faire et qui n’a pas passé la modération (peut-être était-il trop médiocre, désolé pour le manque de temps, mais le message est compréhensible pour les bonnes volontés).

      - La monarchie est l’instrument du catholicisme, et non l’inverse. Elle n’est pas une profession de foi. Elle n’est pas meilleure en soi, elle n’est meilleure que parce que - et quand elle est - catholique. En gros : tout système peut être bon s’il est catholique, et tout système est mauvais s’il ne l’est pas.
      - C’est avoir peu de foi que de croire que la république n’aurait pas pu devenir catholique, la preuve avec le Sacré cœur.
      - L’action française était ouvertement agnostique, il y a donc une raison religieuse évidente à sa condamnation.
      - Il y a ceux qui mettent le coq au dessus de la croix (comprenne qui pourra), et ceux qui mettent la croix au dessus de tout, et le coq à ses pieds (catholique avant tout et nationaliste secondairement, plus par saine pénitence / devoir d’État bien compris, que par affection naturelle pure ou exaltation naïve). On pourrait dire : "Si vous aimez vos parents (ou votre patrie) plus que moi, vous n’êtes pas dignes de moi."

      - Vatican 2 n’est PAS l’église, qui est éclipsée (sans autorité visible). Qu’importe les soit-disant vocations au sein de la secte Vatican 2, elles ne sont pas motivées par la vraie foi, et leur ordination n’est même pas valide (cf. le magistère).
      - Vatican II n’est pas seulement la défaite politique des catholiques, c’est avant tout la défaite de la foi, qui a pour cause profonde l’antique concupiscence humaine (dont personne n’est exempt), et le châtiment (ou la "récompense") de la désobéissance chronique.
      - Pour finir, un peu de recul : l’Église n’a nullement mission d’assurer aux chrétiens une vie tranquille et confortable, mais de les conduire au ciel. Cette vie éphémère n’est pas une fin mais un moyen. "Ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront. Ce n’est pas la tranquillité que je suis venu apporter, mais le glaive."
      Elle n’a pas reçu les promesses du temps qui passe, mais celles de l’éternité.
      L’Église militante a toujours été, au milieu du monde, combattue et persécutée, de l’extérieur comme de l’intérieur (rébellion). Mais la gloire de ses triomphes est en proportion de ses épreuves. C’est quand elle est élevée en croix, broyée, anéantie, qu’elle devient féconde. "Plus l’Enfer semble puissant, plus il est proche de sa ruine."


    • Je ne connais pas la question aussi bien que ceux qui en parlent, même si cela m’intéresse fort, néanmoins votre commentaire Jean-Baptiste me fait penser à un autre argumentaire qui se développait en 2005, concernant le Traité de Lisbonne à savoir en reprenant vos mots :

      "Les européistes en 2005 avec le fameux Traité n’ont pas demandé aux peuples respectifs de devenir européens, mais de s’unir pour le bien de la religion de la concurrence libre non faussée, quel que soit le pays d’où ils venaient.

      Les mots sont propres, l’intention l’est moins et les résultats sous nos yeux !

      Bref, on n’attrape les mouches avec du vinaigre dit plus rapidement !


  • Cette vidéo est une pièce, importante, de plus, dans la compréhension du puzzle. Philippe Prévost, compte-il apporter une suite, jusqu´à 2016, car, au bout du dégoût, il y a Julie Le Gros hic. Tout se tient, quand petit, à petit, l´enquête policière recoupe les indices, les témoignages, et les preuves. Il est presque sûr que les aieux de cette Julie furent de braves paysans pauvres, se signant devant les magnifiques calvaires, épargnés, par la Révolution.

    J´ai longtemps fréquenté les librairies, contemplant chaque fois la nullité grandissante des livres à l´étalage. On peut affirmer, sans exagérer, que les Éditions Kontre-Kulture par un choix limité, exigeant, et justifié, lavent les écuries d´Augias, qu´est devenue l´édition francaise.
    Hormis the best-seller Comprendre l´Empire, j´aimerais bien connaître les chiffres de vente.


  • L’Eglise de Rome est tombée dans le schisme au cours des siècles qui ont précédé l’année fatidique 1054. Constantinople est alors devenue la nouvelle Rome de l’Eglise Catholique Orthodoxe. On voit aujourd’hui la 3ème Rome se constituer à Moscou.
    C’est parce que la Russie est une terre sainte qu’elle a vu se déchaîner contre elle la rage bolshévique, qui a fait plus de martyrs que les premiers siècles du christianisme. C’est aussi parce que la Russie est une terre sainte que le christianisme des Apôtres et des Pères de l’Église y renaît plus fort que jamais !
    J’invite les occidentaux ignorants de la spiritualité catholique orthodoxe à lire le témoignage du moine Tikhon (Chevkounov), publié en français sous le titre "Père Rafaïl et autres saints de tous les jours". Il s’agit d’une collection d’histoires vécues qui se lit comme un roman. Sinon, pour une approche plus systématique, les écrits de Kallistos (Timothy) Ware sont la meilleure référence actuelle.

     

    • L’Église locale de Rome ne peut pas sombrer dans l’hérésie puisqu’elle est indéfectible en tant qu’Église particulière, de même que l’Église catholique est indéfectible en tant qu’Église universelle.

      Ce sont les Grecs qui ont sombré, et d’ailleurs le fait que Constantinople soit tombée le jour de la Pentecôte n’est pas un hasard : Dieu les a punis de leurs hérésies contre le Saint-Esprit.

      Les contrées chrétiennes qui sont durablement tombées sous la domination des païens dans l’histoire sont toutes des contrées qui ont mérité ce châtiment à cause de leurs hérésies ; comme au contraire toutes les nations préservées sont celles qui ont conservé la foi intacte. C’est précisément ce que racontent les prédictions de l’Apocalypse selon Saint Jean.

      Si le Moyen-Orient n’avait pas été monophysite, arien, ou encore nestorien, Dieu n’aurait pas permis que l’islam en fasse la conquête.


  • Je pense que E&R devraient s’intéresser à la composition de la curie romaine. Il y a des cardinaux qui semble s’opposer à la direction de l’Eglise actuelle. Je pense
    - au patron de l’Ordre de Malte ; le cardinal américain Raymond Burke,

    - au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi ; le cardinal allemand Gerhard Ludwig Müller,

    et surtout,
    - au préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal guinéen Robert Sarah.

    Certains de leurs discours sont étonnants.
    Et ils sont tous plus ou moins favoris si conclave il y avait.

    Tous n’est pas à jeter, même au plus haut de la hiérarchie de l’Eglise.


  • Pour commencer, et au dela de l’opinion, je dois redire mon admiration, tres souvent, des commentaires faits sur ce site. J’avoue etre souvent largue, mais Messieurs, Mesdames qui commentez ici, vous avez tout mon respect.

    Et concernant le sujet qui nous interesse ici, je vois plein de references, de livres, de citation.... et pour l’ex gauchiste baptise non pratiquant que je suis, et qui en vieillissant sent renaitre en lui une envie de foi (ou du moins une remise en question profonde de qui je suis sur le plan ’mystico-spirituel’), je vais avouer que je m’y perds completement...

    Je vous trouve tous interessants, tous coherents, voire convaincants.... d’ou mon angoisse : ou est la verite ? ou est le juste ? prenez moi comme un profane qui se reveille et veut humblement comprendre.

    Il y a tant d’ouvrages, de references, des faits, de personnages.... Je m’y perds !

    Cependant, mes respects. Encore une fois.

    PS : desole pour ce texte sans accent, mais etant a l’etranger, je n’ai pas de clavier azerty sous la main ! :)


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