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Sélection du Festival de Cannes 2017 : un éloge des "valeurs" mondialistes

Thierry Frémaux, le nouveau patron (enfin, délégué général, le président restant Pierre Lescure) du Festival de Cannes après le retrait de Gilles Jacob, a livré ce jeudi 13 avril 2017 la sélection finale des films qui vont lutter pour les prix du 17 au 28 mai. La conférence de presse était retransmise en direct, mais un peu comme les dîners du CRIF, les internautes n’y ont plus accès. Il faut désormais s’abonner à la chaîne officielle du Festival, autant dire que pour nous, c’est grillé.

 

Attention, la conférence de la paire Lescure-Frémaux dure 71 minutes :

« Nous sommes dans une séquence politique en France avec l’élection présidentielle, qui se tiendra juste avant Cannes. Ce festival, on espère bien qu’il soit une respiration qui va permettre de ne parler que de cinéma... [mais] Cannes ne peut ignorer la politique. » (Propos de Lescure rapportés par Le Figaro)

 

Heureusement, la presse bien comme il faut a accès à ces informations, que l’on peut relayer sans crainte. Frémaux annonce 1 900 films visionnés pour une sélection finale de 49 oeuvres, dont « 12 réalisés par des femmes », souligne l’organisation. On ne savait pas qu’il y avait des films « hommes » et des films « femmes » à l’image des toilettes, mais c’est ainsi, que voulez-vous. Bientôt, on devra même s’attendre à des films « transgenre ».

Donc sur ces 49 longs métrages issus de 29 pays, 18 seront en compétition, ce qui veut dire que les 31 autres seront là pour leur valeur intrinsèque et non directement commerciale. Pour l’art, quoi. C’est Arnaud Desplechin qui inaugure le Festival avec son Les Fantômes d’Ismaël, l’histoire – accrochez vos ceintures de sécurité mentale – d’un « cinéaste dont la vie, à la veille de son tournage, est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu »... Formidable pitch, qui donne l’eau à la bouche, n’est-ce pas. La mise en abyme ultime du type qui n’a plus d’idées, et qui filme son manque d’idées en introduisant une histoire d’amour. Mais le pire est à venir : la distribution. Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg et Louis Garrel, soit la substantifique moelle du cinéma français mortel pour les neurones.

Si avec ça on ne se fait pas dépasser dans 10 ans par le Kirghizistan en matière de production cinématographique... la symbolique est forte. Notre cinéma est capté par une minorité agissante qui affadit, alourdit, enlaidit, tout ce qu’on a pu produire de grand et de beau par le passé. Pour l’info, parce qu’on est aussi là pour ça, voici la liste définitive des heureux élus :

- Loveless, d’Andrey Zvyagintsev
- Good Time, des frères Safdie
- You Were Never Really Here, de Lynne Ramsay
- L’amant double, de François Ozon
- Jupiter’s Moon, de Kornel Mandruczo
- A Gentle Creature, de Sergei Loznitsa
- Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos
- Radiance, de Naomi Kawase
- The Day After, de Hong Sangsoo
- Le redoutable, de Michel Hazanavicius
- Wonderstruck, de Todd Haynes
- Happy End, de Michael Haneke
- Rodin, de Jacques Doillon
- The Beguiled, de Sofia Coppola
- 120 battements par minute, de Robin Campillo
- Okja, de Bong Joon-Ho
- In The Fade, de Faith Akin
- The Meyerowitz Stories, de Noah Baumbach

 

On reconnaît les habitués de la fête, la creuse Coppola (Francis, pourquoi as-tu laissé faire ça ?), le psychopathologico-féministo-sexuello Ozon, le pénible Haneke dont la fonction est d’infliger un blues culpabilisant à la famille bourgeoise occidentale indifférente à la souffrance des migrants (film tourné en partie à Calais), sans oublier le film « familial » du très communautaire Noah Baumbach, le docu-fiction aux accents bien antirusses du Biélorusse Loznitsa, ou la « bio » d’Act Up par Robin Campillo.

« Chloé, une jeune femme fragile et dépressive, entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son psy, Paul. Quelques mois plus tard, ils s’installent ensemble, mais elle découvre que son amant lui a caché une partie de son identité » (Pitch du dernier Ozon)

Le tournage du dernier Hazanavicius sur la vie politico-amoureuse de Godard :

 

On préfère ne pas googliser tous les titres, on a trop peur de découvrir des pitches encore plus grotesques, du genre « un trans qui veut rechanger de sexe pour la 4ème fois tombe amoureux d’un ex-nazi hétérosexuel repenti et ils adoptent deux orphelins du Soudan Sud qui deviennent plus tard députés PS sous François Hollande ». Tout est évidemment devenu possible dans ce monde merveilleux du cinéma mondialiste, où la propagande – ce gros coucou – a remplacé l’intérêt artistique. On ne confond évidemment pas l’ensemble des films avec cette sournoise entreprise cannoise de formatage des esprits, car il y a encore des réalisateurs qui résistent à ce courant dominant. Mais pour eux, c’est dur : dur d’obtenir les crédits du CNC ou des banques. Qu’elle soit publique ou privée, la banque ne finance que ce qui arrange l’oligarchie.

Pour la petite histoire, dans le cadre des « séances spéciales », on a repéré l’inamovible Claude Lanzmann avec Napalm. Claude a donné à propos de son dernier opus, déclaré « important et beau » par le journal La Croix, une interview à l’AFP :

« Si je suis irréductible, c’est par rapport à la vérité. Quand je regarde ce que j’ai fait au cours de ma vie, je crois que j’ai incarné la vérité. Je n’ai pas joué avec ça »

« Incarné la vérité », rien que ça. Avec Napalm, Claude, pour une fois, ne parlera pas d’Israël mais de la Corée du Nord, où il a vécu une histoire d’amour, qu’il a racontée dans Le Lièvre de Patagonie, son autobiographie assez incroyable. Néanmoins, il reçoit de son vivant (le bougre a 91 ans) un hommage appuyé du monde de la Culture :

Une vingtaine de personnalités dont les cinéastes Arnaud Desplechin et Luc Dardenne, le philosophe Patrice Maniglier, l’Académicien Marc Lambron, les écrivains Boualem Sansal ou Philippe Sollers témoignent de leur attachement à l’ami de Jean-Paul Sartre et d’Albert Cohen, amant de Simone de Beauvoir, résistant face aux nazis dans les maquis d’Auvergne à 18 ans et réalisateur, entre autre, de « Shoah », film qui demeure, 32 ans après sa sortie, la référence sur l’extermination des Juifs d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale.

Eh mince, on parle de cinéma, de Cannes, et voilà qu’on retombe dans la Shoah. C’est à n’y rien comprendre !
Les salles obscures n’ont pas fini de faire résonner les heures les plus sombres...

 

Rire pour ne pas déprimer, avec Kontre Kulture

 

Pour ceux qui douteraient encore du prisme mondialiste de Cannes,
voir sur E&R :

 






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