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Trump résume sa politique étrangère : la prudence ou la victoire

Un discours pacifiste, limite hippie

Désormais bien placé pour remporter l’investiture du Parti républicain pour l’élection présidentielle du 8 novembre, Donald Trump s’est efforcé de présenter les grandes lignes de ce qui pourrait devenir sa politique étrangère, mercredi 27 avril, à Washington, au cours d’une intervention au siège de la revue The National Interest.

 

Réputé pour ses interventions décousues et parsemées de diatribes, le magnat de l’immobilier s’en est tenu, une fois n’est pas coutume, au texte d’un discours lu par le truchement de prompteurs, une facilité qu’il a longtemps tournée en ridicule chez ses adversaires pour mieux mettre en avant son authenticité.

Ce discours a permis au milliardaire d’articuler des idées déjà évoquées au cours de la campagne autour d’un thème central : la primauté absolue des intérêts américains sur toute forme de mission à l’origine d’une série d’interventions extérieures jugées catastrophiques en Irak comme en Libye. M. Trump estime que la politique étrangère américaine est dépourvue de boussole depuis la fin de la guerre froide et que des errements successifs ont conduit à la fois les alliés de Washington à douter de la détermination américaine, et ses adversaires de ne plus craindre le pays qui demeure la première puissance militaire mondiale.

[...]

«  Prudence et retenue »

Soldant une fois pour toute la mission néoconservatrice de propagation de la démocratie, qui devait être la garantie d’un monde plus stable, M. Trump a écarté l’outil de l’interventionnisme, sans pour autant renoncer à « déployer des forces armées » chaque fois qu’il n’y aura pas d’alternative, avec pour ambition la « victoire avec un grand V ». « Contrairement à d’autres candidats présidentiels », a-t-il cependant pris soin d’ajouter, «  la guerre et l’agression ne seront pas mon premier instinct  ».

[...]

M. Trump a consacré une partie de son discours à la menace représentée par l’organisation État islamique qui « disparaîtra si je suis élu président  », « rapidement, très, très rapidement  ». Reprochant à l’administration Obama de n’avoir rien fait pour défendre les chrétiens présents au Proche-Orient, il a assuré vouloir privilégier à l’avenir « les valeurs occidentales  » plutôt que des valeurs « universelles  ».

Lire l’article dans son intégralité sur lemonde.fr

 

Le journal Le Monde a du mal à admettre l’impensable : Trump peut gagner !

Trump, le candidat inattendu dans le système politique le plus verrouillé de la terre, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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6 Commentaires

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  • Son discours devant l’AIPAC (Crif a la sauce US) étant lui aussi lu d’un prompteur. Ca ne me choque pas qu’il utilise un prompteur pour des discours importants ou il ne faut pas qu’il dise un mot de travers.

    Par contre, lors de ses innombrables meetings (au passage, il a la forme, ce qui est bon de la part d’un candidat a la présidence), il est brut de décoffrage et ca change des discours d’Obama il y a 8 ans. Obama, soit il lisait, soit il balbutiait.

    Je vois en Trump quelqu’un qui a compris que les US vont a leur perte a force de financer les campagnes néo-coloniales redémarrées sous GWB et continuées sous Obama.

    Trump a compris beaucoup de choses et il désire voir l’Amérique revenir a ses bases naturelles, cesser d’étendre les moyens militaires ad vitam aeternam, arreter le délire au Moyen-Orient (tout en caressant Israel dans le sens du poil, mais comment faire autrement ?), et redevenir ami avec la Russie de Poutine.

    Par contre il ne faudra pas s’attendre a voir la CIA arreter d’influencer les pays sous la sphères d’influence directe.

     

    • Trump sait très bien que l’état profond ira l’emmerder, en tant que President des USA pourra t’il dissoudre la CIA et recréer des services secret intérieur et extérieur fiable pro-américain et anti-mondialistes ? Qui pourrait nous renseigner sur la Question ? Michel Drac ? Xavier Moreau ? Pierre Jovanovic ? Hervé Guyeyot ?


  • Il faut savoir que cette revue, le National Interest est l’une des plus pro-russes et pro-chinoises (les néoconservateurs ulcérés ayant fondé la mal nommée American Interest où sévit BHL). Je ne pense pas que ce sont des isolationnistes à la America First, genre Charles Lindbergh, mais c’est tout de même un bon signe !
    Trump a dit tout et son contraire, selon l’audience qu’il avait en face de lui, sauf sur trois choses : 1) fin de l’immigration illégale 2) protectionnisme 3) russophilie.


  • Trump l’a dit : "Il est temps que l’Amérique panse ses plaies !" Comme il a raison. Au fond, il ne veut plus faire la politique des autres (Israël et consorts). Il veut rouler pour les Etats-Unis, c’est cela que les "néo-cons" ne peuvent pas comprendre, évidemment ils sont mus par d’autre allégeance...

    Une rencontre Trump-Poutine, ça aurait peut être de la gueule ?!


  • Trump va sans aucun doute gagner les primaires. La question désormais se pose de savoir s’il sera ou non investi par les Républicains.


  • Vu comment les merdias aux ordres lui crachent dessus, il doit dire beaucoup de choses sensées ce type !