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Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

Spécial prix "littéraires" avec Yasmina Reza, Leïla Slimani et Steve Sandberg

 

Les prix littéraires de la diversité

Cette année, les thèmes des quatre œuvres en lice pour le Goncourt appartenaient à un registre sombre : infanticide pour Leïla Slimani, suicide pour Catherine Cusset, cannibalisme pour Régis Jauffret et génocide pour Gaël Faye.

Pas mieux. Pour une fois, on donne 100% raison à BFMTV. Dans une littérature investie par les imbéciles pompeux et les bourgeoises pénibles, il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent. Les auteurs qui ont des choses à dire ne passent pas le barrage des prix dits littéraires, il y a sélection quasi-nazie en amont. Au bout du compte, un torrent de vacuité, avec de faux penseurs qui rament pour trouver un sujet original. D’où le versement du roman dans le fossé du fait divers pour faire plus vrai. Une littérature même pas de gare, tout juste de station de métro.

 

Diane Shenouda d’Europe 1 vantant en 2015 le « génie » de Yasmina Reza, auteur d’une pièce sur un écrivain – elle – qui raconte sa vie d’écrivain, une mise en abyme qui se résume en une branlette d’ego :

 

C’est tout le drame des imposteurs : après un livre, il en faut un autre, c’est-à-dire construire une œuvre. Et même si les médias s’en mêlent en essayant de faire avaler de la pisse au grand public en lui faisant croire qu’il s’agit d’un véritable nectar, le mensonge s’empile sur le mensonge, dans un système de mensonge inflationniste généralisé. Impossible de revenir en arrière, on va vers le Big Crunch. Parler de Yasmina Reza comme d’un auteur à « œuvre », ce que fait toute la presse en chœur, c’est se foutre du monde libre. Une œuvre, ce babillage psychologiste qui camoufle mal la platitude intellectuelle ? Il y en a qui se bernent ou bernent les autres, et il y a ceux qui sont bernés. Ce Système a réussi à invalider la fragile qualité pour promouvoir – c’est logique – une déchetterie industrielle. De ces romans bidon il ne restera rien, à la postérité.

Aujourd’hui, à la façon du Festival de Cannes, on ne récompense plus un livre ou un film, mais l’idéologie qu’il charrie. Si cette idéologie – ensemble d’idées donc – correspond à l’idéologie dominante – le règlement interne du Système – alors le produit culturel a toutes les chances de se voir médiatisé. La vessie deviendra lanterne. D’où la profusion actuelle de production shoahtique, forcément de très basse qualité. N’importe qui se met à écrire shoah, chacun cherche son shoah, et le shoah-primé du jour, c’est le Suédois Steve Sem-Sandberg, qui rafle (ha ha ha) le prix Médicis étranger. C’est l’équivalent du meilleur film étranger de la cérémonie des Oscar. Ah oui, le pitch du shoah-book : Steve « raconte l’extermination des enfants handicapés et des jeunes délinquants par le régime nazi », nous dit L’Obs.

Pour les prix de l’an prochain, on propose un mélange de Yasmina et de Steve, par exemple, un vernissage d’art contemporain (du Boltanski) dans le bloc 41 d’Auschwitz, avec toute l’hypocrisie des esthètes nazis, bien habillés mais qui ne pensent qu’à l’argent, à la gloire et à toutes les choses mal.

 

Le prix littéraire, c’est le beaujolais nouveau

Un pinard artificiel, bourré d’adjuvants chimiques, réhausseurs de goût et autres éclaircisseurs (pour donner cette robe violette surnaturelle et ce goût de banane dans le fion), vendu aux masses comme un nectar léger, alors qu’on trinque au casse-tête national. Ils sont loin les petits producteurs qui font du bon vin avec des méthodes honnêtes sans force de frappe commerciale.

 

Louis de Funès découvre les petites cuisines dégueulasses de l’édition dite française :

 

Le grand remplacement dans sa déclinaison littéraire a bien eu lieu : à la place de romans dangereux pour le Système, ceux d’une écriture libre de toute convention (à part la cohérence), comme le furent ceux de Céline, on a droit à du brouet déguisé en subversion. Derrière le papier aux couleurs criardes (la violence), tous ces nouveaux bonbons ont le même cœur : féminisme, shoahtisme, sexualisme, genrisme, diversitisme, bref, du subversisme à défaut de subversion.

Mais pourquoi un bon roman devrait-il être subversif ? Comment reconnaître un vrai roman d’un faux ? Les goûts et les couleurs ne se discutent-elles pas… Ouais, alors buvez du beaujolpif en lisant du BHL, auteur de romans à succès médiatique, uniquement. Un vrai roman ne remplit pas sa mission propagandiste foncière. Il surgit, rompt avec les règles (on ne parle pas ici de règles morales mais de règles idéologiques) et décoche une flèche au cœur de la vérité. C’est Les Choses, de Perec, Les Particules élémentaires, de Houellebecq (avant de sombrer dans la redite et le porno de gare), ce genre de miroir.

Pas ces raconteurs de salades qui exploitent la souffrance des autres (génocide, homicide, infanticide, suicide, et à propos de suicide, lire l’extrait que donne franceinfo en fin d’article...) parce qu’ils ne souffrent pas suffisamment pour écrire avec leur sang. Revenez quand vous aurez souffert, bande de nazes !

Le roman sociologique majeur de Georges Perec, Les Choses, l’histoire de ce couple « sans psychologie », aux accents clousclardiens avant l’heure :

 

 

Shoah, pornographie et féminisme sur Kontre Kulture

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9 Commentaires

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  • #1592885
    le 04/11/2016 par Durandin
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    On leur a donné le Goncourt et la Renaudot parce que leurs deux romans "n’incitent pas à la haine" .


  • #1592901
    le 04/11/2016 par delphin
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    Vous verrez que christine Angot ou Bouraoui finiront par l’avoir, leur Goncourt.

     

  • #1593007
    le 04/11/2016 par EAUX TROUBLES
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    Merci pour cette video de Georges Perec, un de nos grands ecrivains.
    Je le cite (il parle de ses parents, son père mort en 1940, engagé volontaire et sa mére morte en déportation en 1943) : " J’écris parce que nous avons vécu ensemble, parce que j’ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps près de leur corps. J’écris parce qu’ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l’écriture. Leur souvenir est mort à l’écriture, l’écriture est le souvenir de leur mort et l’affirmation de ma vie."

    Pour découvrir un Perec surprenant : La langue des oiseaux - Tome II de Richard KHAITZINE chez Guy Trédaniel.

    Effectivement ca change de tous ces auteurs incultes, arrivistes, egocentrés !


  • #1593046

    Le Goncourt sans littérature !
    Bientôt Le Goncourt sans bouquin !


  • #1593090
    le 04/11/2016 par Liberté
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    C’est évident que les Français ou Européens n’ont pas la cotte
    à qualité égale , ils n’ont pas le vent en poupe de la part des
    médias-politiques et pseudo élites littéraires !

    Les Blancs aux yeux des mondialistes , c’est CACA !


  • #1593223
    le 04/11/2016 par Lecteur
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    elles sont dans l’air du temps , sinon elle n’auraient rien obtenu...


  • #1593420
    le 04/11/2016 par Gentil Sémite
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    J’aime bien le ton et le style des articles d’E&R "un jour...", très bien écrits et qui me font toujours rire, mais on ne sait pas qui est derrière exactement ? Pourquoi ne pas signer ? En tout cas un régal, si seulement toute la presse écrivait aussi librement...


  • #1593675
    le 05/11/2016 par Dakodak
    Un jour en France : jeudi 3 novembre 2016

    Il faut juste comprendre que toutes les récompenses artistiques, culturelles, etc... sont aujourd’hui exclusivement politiques.

    Là il faut juste voir qu’on s’attaque à l’islam et la place de la femme. On ne va bien sûr pas prendre une femme d’origine maghrébine qui va défendre une certaine idée "conservatrice" de la religion et de la place de la femme mais une femme "libérée", "émancipée", etc... et qui va tenir un discours qui va de pair.

    Les commentaires sur les blancs toussa, sont assez hors de propos, ne croyez pas que le système place en haut de l’affiche des noirs ou des maghrébins sans arrière pensée et propagande manipulatrice derrière.

    À grand coup de propagande, demain, l’inversion des valeurs sera la norme sans que personne ne s’en rende compte.