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Un jour en France : mardi 11 avril 2017

Concours d’éloquence antiraciste, l’aide sociale contre l’emploi, salauds de Français

 

 

De Je suis Charlie à Je suis Saint-Denis, ou la méthode « Kwé » version SOS Racisme 3.0

Stéphane de Freitas, c’est la bébête non immonde qui monte. Cet avocat organise des concours d’éloquence et partage sa science de l’art oratoire avec des « jeunes » du 93, c’est-à-dire des lycéens de couleur mais français. Pour valoriser tout ce petit monde victime de racisme, de discrimination et d’une mauvaise image, selon lui, il faut leur donner la parole, ou la leur redonner, et la confiance suivra et le monde sera meilleur.

Pour ce faire, dans son film À voix haute, le coup de cœur bobo du moment, on suit les éliminatoires du concours Eloquentia. Les Inrocks, Télérama et toute la bienpensantosphère se sont pâmés devant le projet, et c’est vrai que ça donne la pêche à tout le monde, on verse sa larme, tout ça. C’est simple(t), on dirait un film américain avec grosse méthode Coué et happy end et à la fin tout le monde debout qui chante l’hymne Noirs & Blancs main dans la main genre grosse pelle (Gospel ? NDLR) dans l’église du Grand Orient.

 

 

Cependant, le chômage reste toujours aussi haut dans le 93. Ce sujet a le mérite de montrer que l’expression orale reste un des handicaps majeurs de l’école française. Car à l’école, depuis tout petit, on apprend à fermer sa gueule et à avoir peur de l’ouvrir. Sauf les racailles en classe, bien entendu, mais c’est un autre problème. La bonne idée de Freitas est de libérer les complexes de ces lycéens, mais l’envers de la médaille, c’est cette horrible bien-pensance socialiste qui suinte dès qu’on entend les commentaires : féminisme, égalitarisme, antiracisme, tout ce qui foire et a foiré est présenté ici sous un nouveau jour. On le sait tous : les chiens ne font pas des chats. Il faudra plus que la parole libérée pour relever le niveau désastreux de l’école socialiste.

Quant au concours d’éloquence, Jamel et Ladreit de Lacharrière ont déjà tenté le truc avec l’impro à l’école, et ça n’a pas bouleversé le classement PISA...

 

Ce qui compte, c’est l’emploi, et par contre-coup la formation. En France, la formation est très décalée par rapport au réel et aux besoins de l’économie, pour rester polis. À force de faire croire à tous ces enfants du socialo-sionisme qu’ils sont des génies et que leur « différence » fera la différence sur le marché du travail, on se retrouve avec un chômage massif et un risque social majeur. Et on ne préfère pas parler du Pôle Emploi parce qu’on va encore s’énerver.

BFM TV nous apprend qu’il y a, uniquement dans le domaine de l’aide à la personne, plus de 5 000 emplois qui ne trouvent pas preneurs. Et pourquoi ? C’est tout bête : c’est pas super bien payé, déjà, et un astucieux ou une astucieuse, en calculant bien, pourra toucher un max de prestations sociales en plus, ou du moins n’en perdra pas. En cause, le niveau élevé des aides sociales, mais aussi des prélèvements obligatoires de l’État. Augmenter le SMIC ? C’est faire exploser les petites entreprises. Baisser le SMIC ? C’est faire exploser le black et le chômage.

 

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Le jeune de banlieue est debout à droite et le Français bourgeois est de droite mais en chaise

« L’optimum pour ces gens consiste donc à travailler 20 heures déclarées par semaine et 15 heures au noir : vous gagnez au Smic 650 euros nets et pouvez ainsi bénéficier de 400 à 600 euros nets d’allocations par mois, et pour vos 15 heures au noir à 10 euros nets de l’heure vous gagnez 650 euros complémentaires. Résultat, vous avez des revenus nets mensuels compris entre 1 700 et 1 900 euros, plus que si vous travailliez 35h au Smic (1 153 euros nets). Vous voyez bien que le système est très mal fait, car il incite un certain nombre de personnes à ne déclarer qu’une partie de leurs heures. Il n’est pas sain que quelqu’un qui travaille au Smic et déclare tous ses revenus ait, au final, des ressources financières moindres que celui qui optimise le système. Ce n’est pas normal, et du coup, nous, nous retrouvons avec des difficultés à recruter. »

Jolie démonstration du patron d’une boîte d’aide à la personne.
La lutte contre le travail au noir étant difficile à mener (on ne peut pas fliquer tout le monde), il reste à l’État à jouer sur les revenus du travail et des prestations sociales. À 1 000 euros d’aides cumulées par mois, personne ne va se casser le boulon pour un SMIC à 1 153 euros nets. Mélenchon, l’homme qui jongle avec les milliards (de la classe moyenne, c’est-à-dire des petits bourgeois et des petits patrons, ceux que Charb voulait pendre avec leurs tripes) veut donner un coup de pouce, voire un coup de pompe, au SMIC. Mais le « bas salaire » touchant la « haute prestation », ça peut foutre en l’air tout un équilibre social. Quant à baisser les prestations, là c’est carrément mettre le feu à un pays qui compte 10 à 12 millions de pauvres.

 

 

Des pauvres, c’est donc pas ce qui manque en France. Quand on pense que le dernier bidonville a été bulldozérisé dans les années 70 à Nanterre, là même où se trouvaient les Algériens qui bossaient dans le bâtiment pour reconstruire la France, et surtout ces cités qui feront l’actu brûlante une ou deux décennies plus tard… Pour nos dirigeants, malgré l’augmentation du nombre de Français pauvres, ou l’appauvrissement d’un nombre grandissant de Français, on n’est pas encore assez pauvres, ou on est encore suffisamment riches pour accueillir encore plus de pauvres.

Isabelle Serro, journaliste au Monde, propose un reportage, la gorge serrée, la voix brisée par l’émotion et la révolte, mais une révolte muette, sur monsieur Pi, un Gambien qui galère à Tanger (Maroc) pour rejoindre la côte espagnole à seulement 15 km de là, mais entre lui et l’Eldorado, il y a la mer, et monsieur Pi a la phobie de l’eau…

 

 

On pourrait accueillir monsieur Pi, merde ! UN pauvre de plus ça changera quoi ? Hein ? On vous le demande, bande de salauds.
Ben ça fera un logement social de moins pour les Français qui galèrent, et c’est pas du racisme, juste du bon sens immobilier. Refilons les clés du pays à papa Soros, et en 10 ans, 20 millions d’employés français bosseront au SMIC pour 20 millions de migrants gavés d’aides sociales. Le reste, c’est les enfants et les retraités. Ah non, pardon, il n’y aura plus de retraite, puisque tout le pognon ira aux « non-bossants » !
La politique c’est ça : un choix de société. Presque de civilisation.

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11 Commentaires

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  • #1699882
    Le 11 avril à 20:18 par réGénération
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    C’est bizarre... le bidonville de Nanterre de 67... ressemble à la jungle de Calais de 2017 !!! Oh mon dieu on nous aurait menti, ils ne fuient pas la guerre ??!!!

     

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  • #1699929
    Le 11 avril à 21:21 par Georges 4bitbol
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    Sur le bidonville de Nanterre et les algériens qui " ont reconstruit la France"... J’émets quelques doutes car la Fronce n’a pas été "détruite" lors de la 2eme guerre mondiale,
    il s’agissait plus pour des filous comme Bouygues de construire massivement des clapiers en banlieue pour y parquer les paysans issus de la désertification galopante des campagnes afin de remplir les usines Renault et consorts.
    Nous connaissons tous cette vidéo de Bouygues sur les avantages de la main d’œuvre immigrée pour bien casser la classe ouvrière Française.

     

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    • #1700237
      Le 12 avril à 10:56 par Souch39
      Un jour en France : mardi 11 avril 2017

      « il s’agissait plus pour des filous comme Bouygues de construire massivement des clapiers en banlieue pour y parquer les paysans issus de la désertification galopante des campagnes afin de remplir les usines Renault et consorts. »

      Oui et sans doute que les Bouygues&Co ont fait construire des cités pour simplement construire, travailler et faire travailler, afin de s’enrichir, sans même forcément planifier qui auraient besoin de ces clapiers... Un peu comme le pantalon à une jambe : créer de la marchandise pour faire vendre, pour rendre désirable de la marchandise humainement indésirable.

      Le fait que les travailleurs de ces constructions (des exploités) en aient finalement été les logeurs semble même une anecdote pour les Bouyguistes de tous bords, une sorte de détail... Il fallait construire car ça allait faire des sous aux constructeurs, simplement ! Bien sûr il fallait rémunérer la main d’oeuvre, mais comparativement aux grands patrons cela était bien rentable...Les pauvres gens s’y sont jetés, c’est mieux qu’un bidonville.

      Les immigrés qui ont fait la France ont surtout construits leurs propres cercueils de non-assimilation, de ghettoïsation, à côté de Français qui sont peut-être un peu moins pauvres mais qui sont autant les dindons de la farce !

       
  • #1699940
    Le 11 avril à 21:41 par WilliamItWasReallyNothing
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    Comme ces gensssssss (comme dirait ma catalane de tante) sont trés portés sur la chose, un clandestin de plus c’est potentiellement quatre ou 5 individus à subventionner et intégrer. Le regroupement familial est une catastrophe. Les travailleurs des foyers Sonacotra d’alors, envoyés leur paye dans leur pays d’origine et aidés celui-ci à se développer. A contrario, avec le regroupement familial, la présence sur le sol français est durable et exponentielle, chaque nouvel immigré pouvant générer 5 ou 6 rejetons élevés comme là-bas-diiiiiis (immigrés qui sont les chômeurs de leur pays d’origine donc en partie les moins futés)

     

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  • #1699976
    Le 11 avril à 22:16 par Gerard John Schaefer
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    Omar Sy, monsieur Pi, c’est de la propagande raciste.

     

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  • #1700095
    Le 12 avril à 07:13 par dixi
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    En 1967 ils ne venaient pas pour les allocations et toutes les aides ,mais pour bosser et se sortir les doigts du cul .Cela n’a absolument rien à voir avec l’immigration actuelle .

     

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  • #1700110
    Le 12 avril à 08:06 par Domino
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    Si l’état arrêtait d’être une grande lessiveuse à ponctions et redistributions, on ferait de sérieuses économies de bureaucratie. Exemple : taxes sur les entreprises : 110 milliards, aides aux entreprises : 115 milliards. On pourrait de même diminuer les impôts et les prélèvements sur les salaires pour que les gens vivent de leur boulot et non d’allocations.
    Mais n’est-ce pas l’intérêt de l’Etat que de rendre la population dépendante ? N’est-ce pas l’intérêt de candidats aux élections de promettre toujours plus de distribution avec, non seulelent des prélèvements lourds, mais aussi de la dette qui nous rend collectivement dépendants des marchés financiers ?
    C’est notre liberté qu’il faut reconquérir... celle de chacun et celle de notre pays.

     

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    • #1700158
      Le 12 avril à 09:39 par seb59
      Un jour en France : mardi 11 avril 2017

      Oui surtout reconquérir notre liberté vis a vis des marchés financiers.Le retour de la banque de France gérée par l état Francais. Comme le Japon est en possession de leur banque centrale et de leur dette.

       
  • #1700283
    Le 12 avril à 11:56 par FautRigoler
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    Cette rubrique (incontournable) d’un jour en France me plaît beaucoup, analyses pleines de sel, justesse du propos. Je ne vois pas pourquoi mon autre commentaire (hautement humoristique évidemment et dans le ton) n’est pas passé. Celui où je dis que tous ces Pis nous prennent pour des vaches à lait. Si maintenant on peut plus rigoler...

     

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  • #1700480
    Le 12 avril à 15:30 par nuni
    Un jour en France : mardi 11 avril 2017

    parler pour ne rien dire et surtout ne rien changer, c’est ce que le système (scolaire) cherche à inculquer (en lieu et place de la pensée critique). Concours d’éloquence et non pas débat d’idées. Tout est dans l’intitulé.

     

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    • #1700563
      Le 12 avril à 17:36 par Souch39
      Un jour en France : mardi 11 avril 2017

      ça me fait repenser au concours MIXCITÉ organisé par La Chaîne Parlementaire (édition 2011 je crois), où le malaise est patent à chaque remise de "trophée" (je me souviens de la tête de Jean Léonetti notamment) avec les talents promus qui sont en fait méprisés (de classe, peut-être d’origine aussi) au fond, et ces talents qui expriment toute la rancoeur, toute la solitude de la non-assimilation et de la non-intégration qu’ils peuvent ressentir. Une horreur. Preuve que la discrimination positive n’a de positive que le nom. La discrimnation réelle était plus que négative, elle n’était même pas regardée en face ni tentée d’être dépassée.