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Un stagiaire à Paris devrait gagner 1050 euros par mois pour vivre correctement

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Il faut de gros moyens pour vivre convenablement à Paris

 

Paris est l’une des villes européennes les plus difficiles à vivre pour un stagiaire. C’est la conclusion d’une étude réalisée par l’entreprise Uniplaces, une plateforme en ligne de location de logements pour étudiants.

 

L’étude publiée au début de cette semaine estime que les stagiaires parisiens ont besoin de 1 050 euros par mois pour payer leur loyer, leur nourriture et les transports. Or, dans la capitale française, comme dans toute la France, la rémunération minimale légale est de 554 euros. Et seulement dans le cas où la durée du stage est supérieure ou égale à 44 jours.

 

 

Pour les stagiaires parisiens le minimum légal représente donc à peine plus de 50 pour cent de ce dont ils ont besoin pour vivre. Des insuffisances que l’on retrouve dans d’autres grandes villes européennes pour l’année 2014-2015.

Les conclusions d’Uniplaces se basent sur l’index de subsistance InternsGoPro (une entreprise qui promeut des offres de stage en Europe) auquel nous avons eu accès, et sur un sondage réalisé auprès de 26 000 étudiants ayant effectué un semestre d’Erasmus entre 1990 et 2016.

Même son de cloche du côté de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Le syndicat étudiant a publié une enquête semblable il y a quelques semaines. Pour l’Unef, le coût de la vie à Paris pour un étudiant vivant en dehors du foyer familial serait plutôt de 1 190 € en 2016.

Lire la suite de l’article sur news.vice.com

 

 

Sur le sujet, chez Kontre Kulture

Un Paris sans jeunes est Paris sans avenir, voir sur E&R :

 






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30 Commentaires

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  • #1553289

    Mais dans quel monde vivent les personnes qui pondent ce genre d’étude ? Sur quel critères sont elles basées ? Je défie quiconque (stagiaire ou non) de "vivre " à Paris avec 1050 euros par mois, incluant les charges de loyer. Ou alors il y a un problème sémantique et dans ce cas le verbe "survivre" eut été plus idoine...

     

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  • #1553295

    Avec 1050 euros à Paris, on vit une vie de merde. Mais c’est la vie que nous souhaite nos zélites. Métro qui sent l’urine, violences dans les transports, rues sales, pickpockets, tout est payant, tout est cher, boulots de merde dans des tours ou des bureaux minables (plus d’argent pour rénover), bouffe industrielle, pas de sexe (vas-y pour draguer une parisienne accrochée à son iPhone), très peu de bonnes relations humaines (voisinage, quartier, amis, au travail).

     

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    • #1553361
      Le 10 septembre à 14:52 par Moinsqueriengoy
      Un stagiaire à Paris devrait gagner 1050 euros par mois pour vivre (...)

      je crois que vous parlais dans le vide il suffit de regarder la photo de la "gringo" pour s’apercevoir de qui est a ces cotés. Nous sommes sous occupation " ce n’est pas une métaphore " Nous subissons de manière inexorable la soumission des maîtres. Résistance et combat intellectuel, propagation de l’insoumission, aspirons à la libération. Que le courage soit avec nous.

       
    • #1553394

      Ils veulent en fait vous faire comprendre que celui qui n’a pas de fortune personnelle , se casse le c...à faire des études longues, à suivre des stages bidons, dans des galères impossibles pour des prunes .Quand on est pas né avec une cuillère en argent dans le bec , les études ne servent à rien , sinon à trimer pour un patron, ou pire, pour l’état , pour se retrouver chomdu à intervalles réguliers, des fins de mois précoces , une vie minable, des soirées à regarder une télé à ch..., la malbouffe,les agressions ....

       
    • Description très juste du style de vie à Paris.

      Sans oublier la pollution, le bétonnage généralisé

       
  • Et oui....Comme quoi une fois que tu n’es plus dans le cursus et que tu as quitté le giron de papa maman, il n’est pas aisé de reprendre un cursus d’études.

    Et j’adore ceux qui me disent..."T’aime pas ce que tu fais comme boulot ? : Démissionne et refais tes études ! T’es encore jeune !"

    Soit tu disposes d’un magot issu d’un héritage, soit ton boulot te rapporte déjà bien et tu met de coté pour ton projet, soit par chance un fongécif se déclenche ( sympa pour la formation mais reste la subsistance), soit en couple on décide de vivre que sur un seul salaire (durement, mais l’espoir étant au bout...)...

    Bref, la France est loin d’être un modèle sur ce point, une fois quitté les études t’as intérêt à avoir fait le bon choix, car si pas de pognon, c’est foutu ! Tu devras te contenter des pauvres journées de formations continues non reconnues, d’une reconversion à la baisse de formation de 6 mois pour travailler dans un atelier (non pas que ce soit dévalorisant, mais si ce n’est pas l’objectif premier que l’on voulait...).
    Comme la naissance pour ainsi dire, tu n’as qu’une chance, après t’es mort.

    Cette étude prouve qu’on est loin de l’ "école" pour tous et égalitaire, c’est revenu à l’ "élitisme", clivage de pognon...ou disons plutôt qu’on a jamais relevé ce défi, on a tenté mais le clivage a toujours été maintenu : réalité anthropologique : il ne faut pas mélanger les "classes" .

    Le "système" met en place l’illusion de la VAE, de la formation à distance par le CNED, CNAM,...mais pour accéder à ce genre de mécanique, c’est d’une complexité et un parcours sans fin que déjà même ces acteurs ne savent pas comment ça marche et coûte parfois plus cher que des études normales.

    MAis bon, tout va mieux...

     

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  • #1553377

    Domination Sociale.

    Le stage sous- payé sert à exploiter les jeunes et à dominer les autres travailleurs.
    Démonstration.

    -  De mon temps c’ était 30% du SMIC (si le stage est payé). Pourquoi embaucher un salarié, puisque prendre un futur chômeur coûte 3 fois moins même avec bac +7 et 4 langues ?
    Comme l’ avait bien dit le Président AS, le chômage de masse tire les salaires vers le bas (t’ es pas content, dégage ! y’ en a d’ autres qui rêvent de prendre ta place, même à 30% du Smic).
    Ces stages ne sont acceptés qu’en situation de chômage de masse (car j’ ai pas le choix), et fixent de facto un nouveau Smic parallèle qui menace le SMIC officiel !

    -  Au fait : qui peut vivre avec 30% du SMIC ?
    Réponse : la fille bourgeoise. Car elle n’ a pas besoin de salaire, Papa paye tout. Et en plus, elle obéit bien au système. Notez que la fille à Papa sert à exclure le fils d’ ouvrier (qui lui, doit travailler pour manger et vivre) : ce dernier ne peut même pas faire son premier pas en entreprise….

    -  Il y a les stages bien payés. Mais ils sont rares et donc réservés à ceux qui ont le pouvoir de les attribuer. Papa le donne à son fils…ça fait une augmentation de salaire déguisée.
    Donc il y a deux types de stagiaires : l’ esclave et le prince héritier.

    -  On n’ a pas entendu les Féministes et les Anti-Esclavage protester…. Ah oui c’ est vrai, ces bourgeois-là ont aussi leurs stagiaires…

    -  Pas assez d’ esclaves ? Après les filles, les handicapés et les minorités, il y a : ta-daaam…Les migrants.

    -  Seul un Etat fort peut interdire cette infamie antisociale et antinationale...

     

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  • Berlin 1050€ pour y vivre, je pense qu’avec la moitié on peut y vivre là bas , pas trop fiable cette étude.

     

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  • #1553414

    Je suis très bien placée pour en parler.

    Je suis étudiante et stagiaire en plus d’être parisienne. Je suis logée par ma patronne. Depuis mes 18 ans (j’ai 24 ans), je suis serveuse dans un restaurant, un emploi que je suis sur le point d’abandonner, ma nouvelle fonction me prend beaucoup de mon temps !

    Depuis la rentrée je suis officiellement professeure-stagiaire dans un établissement public, niveau élémentaire et donc j’ai une classe pour moi toute seule deux journées complètes par semaine, la CE2.

    Je suis rémunérée 1616 euros brut par mois.

    Quoi qu’on dise, il est vrai que la vie à Paris est extrêmement difficile, et je peux dire que je survis ! Je passe mon temps à compter mon argent et je commence toujours par payer mes factures. Mon loyer en premier pour m’assurer un toit sur la tête, puis viennent ensuite mes abonnements : internet et transport. Le reste servira à me nourrir et très très peu pour mes loisirs et Dieu sait que j’ai envie de tellement de choses !

    Je n’ai jamais pu me payer une mutuelle, c’est largement au dessus de mes moyens ! Mais j’estime toujours qu’il y a pire que moi, car dans la vie pour se donner du courage, il faut toujours regarder en dessous de soi et ainsi on se rend compte qu’on s’en sort malgré tout, même si...

    Je vis au jour le jour, en attendant des jours meilleurs, il faut juste positiver !

    Et je ne parle pas des "fringues", j’en achète rarement et lorsque c’est le cas, pour moi c’est un événement...

    J’espère que mon commentaire passera afin que ceux qui souffrent de pauvreté sachent que l’on peut vivre avec dignité avec très peu de moyens en attendant les beaux jours... Et l’endurance prend toute son importance.

     

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    • #1553429

      À Paris les loyers sont tels que beaucoup font le choix de s’entasser dans une colloc’ insalubre éloignée de tout.
      Et à côté les grands gagnants sont ceux qui travaillent au black tout en touchant les prestations sociales...

      Bon courage

       
    • #1553460

      En attendant les beaux jours ? On vieillit vite tu sais... Je te souhaite de rencontrer le prince charmant ou un héritage à la clef, parce que de décennies en décennies, la motivation pour le travail se réduit comme une peau de chagrin.

       
    • #1553486
      Le 10 septembre à 18:32 par Gerard J. Schaefer
      Un stagiaire à Paris devrait gagner 1050 euros par mois pour vivre (...)

      Clara, si vous permettez ce conseil.

      Prenez 5 minutes pour vous, rien que pour vous.

      Inspirez, expirez....
      Détendez-vous.

       
    • #1553702

      S’il vous plaît : on écrit "je suis professeur" dans toius les cas. Ceux qui ont arbitrairement décidé d’ajouter un E final commettent un barbarisme et une sottise.
      En ne leur obéissant pas, vous faites honneur à la fonction (neutre), que vous n’encombrez pas de votre petite personne. Pourquoi nous signaler par la terminaison E superflue et fort laide, que vous êtes une femme ? D’après votre discours, nous le savions déjà.
      Voilà, et merci pour votre témoignage.

       
    • #1553859

      Pour répondre...

      Lorsque je dis : des jours meilleurs, dans mon esprit je parle de mon projet personnel, à savoir, changer de région : la Nièvre. Je m’y suis rendue courant juillet et j’ai pu constater que la vie y est plus agréable et beaucoup moins chère...

      Concernant : professeur(e), il faut bien comprendre que ça peut compter (par exemple) lors d’un examen comme étant une faute d’orthographe... c’est comme ça, hélas ! Sinon, j’aurais pu dire : enseignante... tu vois ? Mais bon, on se contente de suivre le rythme imposé, voilà ! :)

       
  • #1553493
    Le 10 septembre à 18:47 par Gerard J. Schaefer
    Un stagiaire à Paris devrait gagner 1050 euros par mois pour vivre (...)

    "Un stagiaire à Paris devrait gagner 1050 euros par mois pour vivre correctement"

    Guy Georges n’avait qu’un Opinel.

    J’assume complètement ce trait d’humour qui ne reflète pas la ligne d’E&R.
    Et qui pourrait donner une mauvaise image au site.
    Mais comme vous n’êtes pas non plus "Charlie"...

    J’ai donc pensé : Guy Georges n’avait qu’un Opinel.

    Ne compliquons pas en requérant l’arbitrage de Francis Cousin.

     

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  • Sur la photo,on voit que Mme Hidalgo est bien entourée pour ne pas perdre le fil ,afin que les stagiaires se retrouvent à Paris,la terre promise .

     

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  • #1554086

    il est loin le temps des "titis", du populo parisien, et des grêvistes de 36 photographiés avec la tour Eiffel derrière eux !

     

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  • #1554792

    Je me souviens de la conversation d’une fille de province fraichement sortie de ses études, vivant à Paris depuis moins d’un ans, se disant déjà "parisienne", vivant d’un travail peu rémunérateur, un appartement minuscule, sa grande fierté (compensation) étant de dépenser 2000Euros en boites de nuit avec ses « amis », la bouteille de champagne offerte... Bref... Certains veulent simplement la vie parisienne à tout prix, c’est le cas de le dire, et pour les autres je pense qu’ils se sont retrouvés là par accident, il est toujours temps d’en sortir ; la province c’est pas mal en fin de compte... Même les cadres supérieur très bien payés ne supportent plus cette enclave parisienne...

     

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