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Urvoas veut fusionner les pouvoirs judiciaire et exécutif

Le nouveau ministre, une recrue de choix pour museler les contre-pouvoirs

Dans un ouvrage daté de 2011, le nouveau ministre de la Justice estimait que le rapprochement de la place Beauvau [ministère de l’Intérieur, NDLR] et de la place Vendôme [ministère de la Justice, NDLR] relevait « d’un choc salutaire ». Une proposition reprise depuis par la droite.

Si la démission de Christiane Taubira est saluée à droite, la nomination de son successeur inquiète certains défenseurs des libertés publiques. Il est en effet connu que le nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas est spécialiste et passionné des questions de sécurité – il s’est illustré l’année dernière au travers de la loi Renseignement – un peu moins des arcanes du monde judiciaire. Pour mieux appréhender la conception particulière de la justice du remplaçant de Christiane Taubira, il faut se reporter à son ouvrage daté de 2011, 11 Propositions chocs pour rétablir la sécurité (Fayard).

 

Urvoas rêvait de l’Intérieur plus que de la Justice

Celui qui était alors l’un des conseillers du candidat François Hollande sur les questions de sécurité préconisait la fusion des ministères de la Justice et de l’Intérieur dans un « grand ministère de la Règle et du Droit », un rapprochement qui relevait selon lui « de la cohérence et du bon sens ». « Aucune promesse de rétablissement rapide et général de la tranquillité publique ne pourra être malheureusement tenue. Il faut donc une modification des règles du jeu, le bouleversement de certaines habitudes pour provoquer un choc salutaire », écrivait-il sur son blog le 13 août 2011.

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

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21 Commentaires

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  • Pour le citoyen il n’y a pas de liberté sans séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire . C’est ce qu’affirmait Aristote, ce géant, il y a 24 siècles, idée reprise depuis par Montesquieu . Et ce n’est pas un obscur trouduc comme "Urvoas" qui pourra le contredire .

     

    • Vous avez parfaitement raison. Mais la séparation des pouvoirs est en France un principe mort. Nous vivons une petite tyrannie donc et pour longtemps. C’est plus clair. Il suffit de demander aux juges de légiférer direct pour chaque cas. Et aux procureurs aussi, c’est encore plus rapide. Et même aux flics d’arrêter les gens pour n’importe quoi, de les juger direct et de les exécuter immédiatement. C’est ainsi qu’on fait à l’ouest du pecos. C’est plus rapide.

      Les gouvernants-gangsters vont s’en protéger et vont se rendre compte aussi qu’ils risquent de se prendre une balle entre les deux yeux. Sans séparation des pouvoirs. Ils vont réfléchir. Le problème c’est l’effondrement totale du pouvoir législatif à la ramasse devant les bureaux et le pouvoir administratif. Dès lors qu’on veut être "efficace" ont rétablit la monarchie mais sans la classe d’autrefois. Un régime minable et confus à la Louis-Philippe.. La séparation des pouvoirs, c’est l’inefficacité. Le droit, c’est bloquant. On a plus le temps.

      Mais rassurons nous, en France plus rien n’a de sens.


  • Les voyous en costard qui ont rédigé la Constitution de 1958 ont non seulement supprimé la Proportionnelle mais ils ont également pris soin de supprimer le POUVOIR judiciaire, remplacé par une vague "Autorité" : cela signifiait qu’ils supprimaient l’indépendance de la Justice, ce que l’on voit bien aujourd’hui : il n’y a plus de "magistrat" indépendant digne de ce nom, mais de simples fonctionnaires de Justice, parfaitement aux ordres, Soral et Dieudo en savent quelque chose .

     

    • Votre observation est essentielle. Mais la suppression du "pouvoir" judiciaire est dans la tradition française puisqu’elle date de la révolution française, qui a cantonné brutalement les juges dans un rôle de démêleurs d’affaires minuscules entre particuliers et leur a même retiré les affaires intéressant l’Etat (tribunal administratif). C’est dire. La révolution français a supprimé les fameux "Parlements" et leurs "arrêts de règlement".

      Sans entrer dans des détails, c’est sur ce point que la France a divergé profondément des Etat-Unis : en effet, les fameuses lois des 16-24 août 1792 fait interdiction aux juges de poser des règles. Aux Etats-Unis, les grand juges dominent le droit et ne s’occupent que très peu des affaires entre particuliers, les procureurs ayant la haute main. Or la France s’aligne maintenant sur les Etat-Unis en reconnaissant aux juges et notamment aux juges constitutionnels un pouvoir normatif au dessus du parlement et des petits juges. (Voir aussi le récent article 66 de la constitution : le juge serait maintenant "le gardien des libertés individuelles". Il suffit de passer cinq minutes dans un tribunal répressif pour constater l’idiotie et la fausseté de cela).

      Je m’étonne que les gens aient tant de confiance dans les "juges". Ils sont presque pires que les procureurs. Et n’oublions pas que les juges sont irresponsables statutairement. Ce qui les rend dangereux.


  • Tête de fasciste, idées de fasciste... Décidément l’entourage de merdekanmeme est très tendance année 30.

     

  • L’idée que la séparation des trois pouvoirs est la condition sine qua non de la liberté du citoyen apparaît chez Aristote, un des pères fondateurs de notre civilisation . Et ce serait ce liliputien "Urvoas" qui prétendrait le contredire ? Comique .


  • Trop gros, trop flagrant. Ca ne peut pas passer auprès des masses. La simple connivence entre le ministre de l’intérieur et de la justice peut suffire.

     

  • Urvoas ne fait que reprendre le concept de la révolution bourgeoise de 1789, celui de créer l’homme nouveau, libéré des lois naturelles qu’elle chercha à contraindre par l’abstraction idéologique ("pas de liberté pour les ennemis de la liberté.") Cet idéal aboutira à la Terreur de 1793 où justice et police fusionnèrent avec, pour résultat, persécutions et "crimes contre l’humanité" - désormais fort bien documentés, mais fort peu enseignés. Relire Barrès et Maurras à ce sujet - tjrs d’actualité quoiqu’on en dise.


  • Que sont devenus les uniformes de l’armée Allemande en 45 ?
    Je suis sur qu’avec du bon cirage , certaines bottes pourront resservir .


  • #1388265

    Jean-Jacques, le jour de la Libération, il va falloir qu’il court très vite.


  • #1388278

    Et la séparation des pouvoirs ? Remarquez, en même temps, il ne fait que théoriser ce qui existe déjà dans la pratique. Tant qu’il y est, il devrait proposer de fusionner les pouvoirs exécutif et judiciaire, le pouvoir législatif … et les meRdias … histoire de théoriser complètement ce que existe déjà aussi dans la pratique … À cela on rattacherait le pouvoir spirituel, à savoir la religion de la Shoah, et tous ces pouvoirs concentrés en une seule personne au sommet de la pyramide impériale le seraient dans les mains de … l’Antéchrist !

     

    • #1388756
      le 04/02/2016 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Urvoas veut fusionner les pouvoirs judiciaire et exécutif

      @ Jérôme2709

      Cela a toujours été le plus grand fantasme des totalitaristes... ceux-là mêmes qui sont aux commandes aujourd’hui et auxquels la masse accorde tout son consentement.


  • #1388297

    Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas interner tout de suite les opposants à cette ignoble république ? Je vais être un bon citoyen, dès demain je me constituerai prisonnier au bureau du PS le plus proche ; ça leur fera gagner du temps.


  • En même temps, comme ça, ce serait officiel...

     

    • Exact. L’idée de Montesquieu est fondée aussi sur l’idée que "tout homme qui a un pouvoir est fondé à en abuser" et que "seul le pouvoir arrête le pouvoir". C’est assez juste. La jurisprudence française, les juges français, ont une longue tradition d’abjection. Elle s’’est déjà assise sur le principe en soutenant que l’article 24bis de la loi du 29/07/1881 (loi Gayssot) y contrevenait bien comme faisant d’un jugement d’un tribunal militaire l’élément d’une loi et en se permettant de "juger" des personnes mortes caren France on juge des morts au nom de la loi Gayssot, c’est la progrès des "Lumières" (Reynouard a été condamné au vu de cette loi-jugement), Mais les juges français ont estimé que cela n’était pas grave ! Quand on en et là on ne discute plus. Cela ne sert à rien. Le Cour Européenne de Justice (c’est un point qui est peu connu mais très important) étant une créature anglo-saxonne est au fond indifférente au principe de séparation des pouvoirs et la France se retrouve isolée avec des lois folkloriques..

      En fait, le conseil constitutionnel viole lui-même le principe de séparation des pouvoirs puisque qu’il se permet d’annuler des lois !

      Que le président se met aussi à annuler des arrêts de justice en dévoyant le droit de grâce et en s’érigeant en sixième ou septième degré de juridiction.

      Et la cinquième république est tout entière anti-constitutionnelle avec son article 16 et bientôt son état d’urgence éternel..Et bien d’autres choses encore plus ahurissantes. Si les citoyens font confiance dans leur gouvernant, tout est perdu. En politique, la méfiance et le soupçon sont les seules manières d’y voir clair ;

      La révolte est donc la seule solution.


    • #1388540

      En fait, le conseil constitutionnel viole lui-même le principe de séparation des pouvoirs puisque qu’il se permet d’annuler des lois !




      Non ça c’est justement le contre-pouvoir législatif : le conseil constitutionnel vérifie (normalement) que les lois votées par les députés soient compatibles avec la constitution et que les députés ne fassent pas d’abus de pouvoir. De plus les sages sont oooptés par les législateurs pas par leurs pairs ce qui limite la porté du contre-pouvoir : si ils emmerdent trop les députés ils ne seront pas reconduit à un poste qui est idéal pour pantoufler.

      L’essentiel de nos problèmes en France réside justement dans le fait que le conseil n’assume plus correctement cette fonction simple depuis le milieu des années 80. Il est même allé jusqu’à accepter des aberrations du genre : si les traités ou les règlements européens ne sont pas compatibles avec notre constitution, il faut la modifier ! Et au bout de 25 ans notre constitution ressemble à un bout de papier hygiénique usagé.

      Pour ce qui est de l’état d’urgence, de l’état de siége et de la loi martiale, désolé mais tout les états du monde ont ce type de disposition, c’est normal. C’est juste que comme c’est une mesure exceptionnelle ça passe généralement inaperçu. Le Cameroun et le Tchad sont eux-aussi en état d’urgence depuis qu’ils ont été attaqué par Boko Haram... il le reconduiront tant que ce sera nécessaire.


    • Réponse (trop courte) à Jojo l’affreux. Ce serait exact mais sans le vouloir peut être, vous raisonnez en américain. Pour un américain, la constitution parce qu’elle est assortie d’amnedements, c’est du droit "positif" qu’un juge peut apprécier. Pour un français, la constitution, qui exprime des "principes juridique purs et incontestable en eux-même", c’était du "droit naturel". Que tout le monde doit comprendre et s’approprier et que personne ne doit pouvoir interpréter. Les juges reculaient devant ces principes. La question difficile du droit constitutionnel ? "Qui peut juger de ces choses" comme disait Richelieu à propos d’un vaste tribunal que les traités de Westphalie voulait instituer. La divergence entre la France et l’amérique est profonde sur ce point. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789 (qui est techniquement un simple "rescrit" royal de Louis XVI ce qui n’a jamais gêné personne) n’est pas du droit "positif" et on ne peut rien en faire devant le tribunaux. Ce serait la même chose aux Etat-Unis sans ces fameux "amendements" qui eux sont du droit positif.

      Si vous donnez à des hommes, à des juges, comme aux EU, le pouvoir de juger des lois, ils en abuseront ! Et ainsi bientôt, ce ne sera plus chef de l’Etat qui sera le poste à prendre mais celui de "juge en chef". Ainsi va le monde. Si un juge peut juger des "droits" constitutionnel, il va arriver la chose suivante et assez vite : ils va se planter ! Il va se tromper comme tous les juges se trompent et errent au gré des affaires. Mais là, cela va se voir. C’est cela qui est dangereux. Peuvent-ils se tromper et comment puisqu’un juge est irresponsable ?


  • En fait, le pouvoir socialiste exploite une faille du droit qui est vieille comme le monde. Le droit est obligé de muter et de changer de registre lorsque la guerre arrive. C’est bien connu. "Hannibal ad portas". "Caveant consules.."Cincinnatus" etc.. On ne rigole plus, mais plus du tout. On chie dans son froc et on a pas le temps et le désir de manifester place de la république pour agiter des "Je suis Charlie", et clamant des "horreur" "il faut lutter contre l’horrible" etc. la question n’étant plus là..

    Les socialistes exploitent donc un "état de guerre" bidon et artificiel qu’ils ont d’ailleurs eux-mêmes créé par leur inertie et leur incompétence ahurissantes pour transformer un régime pourri partant en capilotade, en on ne sait quoi, un espèce de régime "suis generis" sournoisement autoritaire et irresponsable et dépourvu de toute morale et de tout principe. Le pire du pire.

    Il est vrai qu’une des antilogies les plus profondes du "droit", est entre la guerre et la paix ! Est-t-on en guerre ou est-on en paix ? En temps de paix, on a le temps. En état de guerre, on a plus le temps.

    Donc ils jouent à la guerre ! Si c’était "vraiment" l’état de guerre, ils supprimeraient les élections et suspendraient les tribunaux et ils ne nommeraient pas des nanas débiles au gouvernement ! Les gueules de ces sphinges ministresses prouvent bien que tout cela n’est que posture et imposture. Si la guerre menaçait "vraiment", on ne verrait plus de zozotes en talons aiguilles avec leurs foulards hermès au gouvernement rouler leurs derrières sur le perron de l’Elysée. Toutes ces connes seraient réquisitionnées comme infirmières, brancardières et cantinières (à la rigueur) et pour les plus sympathiques, pour le repos du soldat dans d’honnêtes BMC. Foutaise donc que tout cela. La guerre a un avantage, elle les fait décamper. Joie du poilu dans les tranchées pouvant enfin discuter avec des potes !

    Par ailleurs, s’il y a avait une vraie guerre, il n’y aurait bientôt plus de chômage du tout... Le chômage est le propre de l’état de paix.


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