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Alain Soral visite l’exposition "Mon hommage à Céline"

Un extrait gratuit des bonus pour les abonnés au financement participatif d’Alain Soral

« Mon hommage à Céline » est une exposition unique des œuvres récentes de Mara Tranlong en hommage à Louis-Ferdinand Céline qui s’est tenue à Paris du samedi 2 décembre au jeudi 7 décembre 2017. Alain Soral s’est rendu sur place : l’occasion de revenir avec l’artiste sur la figure du romancier.

 

Cette vidéo filmée par Vincent Lapierre est un extrait parmi d’autres des bonus dont bénéficient les abonnés aux financement participatif d’Alain Soral et de Vincent Lapierre.

 

 

Quelques exemples des bonus disponibles :

 

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Un autre extrait issu des bonus, sur E&R :

Alain Soral et Louis-Ferdinand Céline chez Kontre Kulture :

 



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29 Commentaires

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  • Je ne connaissais pas cette artiste. Ses peintures ont l’air vraiment top. Un très gros travail visiblement.


  • Céline est mort en 1961 : c’est seulement 56 ans après sa mort qu’un président de la République, Macron, ose citer son nom ! Ca ressemble à une résurrection, celle du sauveur de la France .

     

    • « Mais, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie »
      Le travail et le message de Céline seront reconnus et popularisés tôt ou tard, comme l’ont été ceux du Christ.


  • Céline n’est pas parvenu à empêcher la seconde guerre mondiale mais son génie revient en force et s’impose en France 56 ans après sa mort : il y aura même des conséquences politiques . Curieusement le Pen et les bavards du FN n’en parlent jamais . A mon avis le Pen a du aller voir Céline à Meudon (1951-1961) et connaissant l’intransigeance de Céline l’entrevue a dû mal se passer . Il faudrait le demander à Lucette Almanzor - si sa mémoire est restée intacte .

     

  • Dans les pamphlets de Céline et dans sa correspondance (une très grosse Pléïade) il y a de quoi fonder un parti politique basé sur un programme sérieux .

     

  • Pour l’élargissement des droits d’auteurs, je penserait plus à Mickey© et Disney™, pour la protection intellectuelle et son usage économique par des tiers.
    Ils ont fait un énorme lobbying à travers le monde pour changer les lois.


  • Ces œuvres sont intéressantes. J’irai voir de plus près.


  • #1918164

    La scène de la péniche c’était dans Mort à crédit ? De mémoire ça me rappelle plutôt Voyage au bout de la nuit. Quelqu’un pour confirmer ou infirmer ?

     

    • #1918277

      C’est dans Mort à crédit.


    • #1918280
      le 12/03/2018 par Riton la barbouille
      Alain Soral visite l’exposition "Mon hommage à Céline"

      C’est dans "Voyage" et le personnage est inspiré d’Henri Mahé, peintre et grand ami de Céline (jusqu’à la brouille après 1945) qui vivait sur une péniche, "La Malamoa" amarré sur les quais de la Seine . Saint Céline y organisait sans doute des partouzes..."Quelle vie on y fait là-dedans" écrit-il à propos des péniches . Beaucoup de choses sont édulcorées dans "Voyage", c’est ainsi qu’à la première page il écrit : "on est demeuré là, assis, ravis, à regarder les dames du café" (de la place Clichy) alors que sur le manuscrit il est écrit "à regarder les PROSTITUEES du café" .


    • #1918298

      Oui c’est le voyage , j’ai eu la même impression que toi.
      Je n’ai lu que le voyage et à moins qu’il y ait 2 scènes qui se ressemblent fortement dans les 2 bouquins ( cela m’étonnerait...) il s’agit donc du voyage car j’ai en effet revu la scène lorsqu’il en a parlé. Je me demande si ce n’est pas parce qu’il est aveugle à ce moment là qu’il trouve l’artiste et la discussion sur son œuvre chiante.. A vérifier mais pour moi c’est le voyage.

      Cordialement


    • C’est dans Voyage au bout de la nuit, quand Bardamu, Robinson et Madelon sont invités sur une péniche lors d’une balade le long d’un fleuve.



      “Le patron lui, ne put se retenir de le rompre le charme. Il avait sa manie de nous parler de sa peinture, qui le turlupinait vraiment trop fort, de ses tableaux, à toute force et à n’importe quel propos. Ainsi par sa sottise obstinée, bien que soûls, la banalité revint parmi nous écrasante. Vaincu déjà, j’allai lui adresser quelques compliments bien sentis et resplendissants au patron, du bonheur en phrases pour les artistes. C’est de ça qu’il lui fallait. Dès qu’il les eut reçus mes compliments, ce fut comme un coït. Il se laissa couler vers un des sofas bouffis du bord et s’endormit presque aussitôt, bien gentiment, évidemment heureux. Les convives pendant ce temps-là se suivaient encore les contours du visage avec des regards plombés et mutuellement fascinés, indécis entre le sommeil presque invincible et les délices d’une digestion miraculeuse.”



    • #1918345

      "Voyage", Page 403 de l’édition de la Pléiade : " C’était un artiste le patron, beau sexe, beaux cheveux, belles rentes, tout ce qu’il faut pour être heureux ; de l’accordéon par là-dessus, des amis, des rêveries sur le bateau, sur les eaux rares et qui tournent en rond, bien heureux à ne partir jamais...". Le modèle c’est Henri Mahé peintre et ami de Céline qui vivait sur une péniche amarré sur les quais de la Seine . Il est bien possible que Céline y organisait ses partouses, auxquelles son épouse, Lucette, affirme n’avoir jamais participé . La version originale de "Voyage" devait être beaucoup plus "hard", Céline l’a beaucoup édulcoré, il s’est autocensuré, le manuscrit DE TRAVAIL qui a été vendu à Drouot en 2001 le révèle . Pages 400-407 du "Voyage", édition de la Pléiade .


  • Bonjour, Quelqu’un peut-il m’indiquer le nom de la musique ?
    Très beau travail, chapeau l’artiste !

     

  • Merci pour le petit air d’accordéon, introduction de la chanson de Céline "A nœud coulant"...
    Youp ! Profondis ! Yop ! Te Deum !

    Le maitre dans ses œuvres :
    https://www.youtube.com/watch?v=BnA...


  • #1918373

    Belle exposition. Espérons cette dame tranquille ne sera pas importunée !
    Entre parenthèses, ca fait plaisir de voir Mr. Soral en forme, souriant et blagueur.


  • A tous ceux qui n’auraient lu que le "Voyage", ne quittez pas cette terre sans avoir lu "Mort à crédit"..

     

    • Et à tous ceux qui n’auraient lu que le Voyage et Mort à crédit, lisez le reste. Tout le reste. Son Œuvre est incroyablement belle et pertinente dans son ensemble, chaque livre y trouve sa juste place pour former un grand tout qui présente à merveille sa pensée et sa vision du monde et de l’homme, ce qui le rend inégalable (à mes yeux).


    • Je n’ai pas encore tout lu mais c’est vrai que Mort à Crédit est juste énorme. Et drôle, incroyablement drôle. Il y a une scène inoubliable de traversée de la Manche pour l’Angleterre absolument dantesque et hilarante où tout le monde est malade à crever. C’est un genre d’immense gerborama.


    • Je termine les pamphlets. Eh ben figurez-vous que ça mérite d’être lu. Le gars est habité. Et contrairement à ce que veulent faire croire certains ( suivez mon regard... ), il n’y a pas que les juifs qui en prennent pour leur grade. Nous-mêmes, les aryens, comme il nous appelle, on prend cher aussi. Un peu par ricochet mais quand même.
      Et à conseiller aussi, vraiment excellent : "Conversation avec le professeur Y".


    • " D’un château l’autre " est aussi un très grand livre (1957), très drôle . Le seul livre raté c’est " Normance " (1952) , Céline, "un homme d’oreille", a tenté de restituer tous les sons, tous les mouvements induits par le bombardement de Paris, mais il appert qu’il a échoué . Le livre ne s’est pas vendu, "au affreux four" de l’aveu de l’auteur . Peut-être le trouvera-t-on irrésistible dans 30ans, Céline était tellement en avance...


    • Oui camarade Gwendor, toute l’oeuvre de Céline est à lire et j’en suis un fervent lecteur depuis de nombreuses années maintenant. Mais "Mort à crédit", chef-d’oeuvre absolu, que cela soit dit..


  • #1918783

    Super !

    Là, ça passera...


  • #1921028
    le 15/03/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Alain Soral visite l’exposition "Mon hommage à Céline"

    Alberto Breccia a réussi, concernant H.P. Lovecraft, à ne pas en être le simple illustrateur.

    Pour faire feu de tout bois...
    L’intensité du feu.
    L’enfer


  • #1926114

    Charles BUKOWSKI (lettre à Henry Miller, 16 août 1965. Extrait) :
    « Bref, il m’a donné un exemplaire du livre de Céline.- Comment ça s’appelle ? - Voyage au bout de la nuit. Maintenant écoutez, la plupart des écrivains me rendent malade. Leurs mots ne touchent même pas le papier. Mais Céline, il m’a donné honte du pauvre écrivain que je suis, j’ai eu envie de tout jeter par la fenêtre. Un foutu maître chuchotant dans ma tête. Dieu, l’impression d’être redevenu un petit garçon. Tout ouïe. Entre Céline et Dostoïevski il n’y a rien, si ce n’est Henry Miller. Enfin, passé le vertige qui m’a saisi en découvrant combien j’étais insignifiant, j’ai repris la lecture, et je me suis laissé mener par la main, volontiers. Céline était un philosophe qui savait que la philosophie était vaine ; un queutard qui savait que la baise était du vent ; Céline était un ange, il a craché dans les yeux des anges et puis il est descendu dans la rue. Céline savait tout ; je veux dire autant qu’il y a à savoir quand on a deux bras, deux pieds, une bite, quelques années à vivre ou moins que ça, mais avant toute chose, bien sûr, il avait une bite. Vous saviez ça, il n’écrivait pas comme [Jean] Genet, qui écrit très très bien, qui écrit trop bien, qui écrit si bien qu’il vous fait piquer du nez. »

    Stéphane GUILLON (Le Parisien, 6 octobre 2017) :
    « Malgré plusieurs tentatives, je n’ai jamais pu finir Voyage au bout de la nuit ni aucun de ses autres livres. La noirceur de cet écrivain ne me pose aucun problème, mais sa prose, si. On dit que les gens qui n’aiment pas Céline aiment Proust. C’est mon cas. »

    ...


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