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Alexis Tsipras maintient le référendum de dimanche et appelle à voter "non"

Les ministres des Finances de la zone euro ont exclu toute discussion sur un nouveau plan d’aide pour la Grèce avant de connaître le résultat du référendum, a affirmé Peter Kazimir, le représentant slovaque de l’Eurogroupe, après une conférence téléphonique d’environ une heure.

"L’Eurogroupe est uni pour décider d’attendre le résultat du référendum avant la poursuite des discussions", a indiqué M. Kazimir, sur son compte Twitter. "Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs", a-t-il ajouté dans un second tweet.

Les ministres de l’Eurogroupe se sont entretenus brièvement mercredi, au lendemain de l’expiration du deuxième plan d’aide à la Grèce, qui est en défaut de paiement pour ne avoir remboursé mardi quelque 1,5 milliard d’euros dus au Fonds monétaire international (FMI).

Confronté à d’importants besoins de financement, Athènes a demandé un nouveau plan d’aide sur deux ans permettant de couvrir ses besoins, soit environ 30 milliards d’euros, tout en restructurant sa dette. Une demande dont la zone euro veut bien discuter, mais seulement après dimanche.

Les ministres des Finances se sont donc alignés sur la position de Berlin, qui refuse toute discussion sur un nouveau plan d’aide avant le référendum dimanche en Grèce sur la proposition faite la semaine dernière par les créanciers du pays, UE et FMI.

Déçu, Tsipras maintient le référendum

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est adressé à ses concitoyens dans une allocution télévisée mercredi après-midi, les invitant à voter non dimanche au référendum sur les propositions des créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI). S’il a déclaré être "déçu par l’Europe", il affirmé que le référendum ne posait pas la question de la sortie ou non de la Grèce de la zone euro. M. Tsipras a également confirmé que le gouvernement grec resterait à la table des négociations.

"Le non ne signifie pas une rupture avec l’Europe mais le retour à l’Europe des valeurs, le non signifie une forte pression" pour continuer les négociations a déclaré Alexis Tsipras.

Le Premier ministre a affirmé que le gouvernement grec pourrait alors défendre de meilleurs termes de négociation pour le peuple. "Un verdict populaire est plus fort que la volonté d’un gouvernement", a-t-il lancé. "Je vous invite à m’accompagner dans ces nouvelles négociations et à écrire un nouvelle page de démocratie viable".

Il s’est dit déçu du soutien européen, ayant l’impression d’avoir manqué de temps, raison pour laquelle il a décidé de donner le droit de voter à chacun.

M. Tsipras a conclu en remerciant les Grecs de leur honnêteté, s’engageant à trouver une solution rapide et assurant et que ni les salaires, ni les retraites seraient perdus. Il a également exhorté les Grecs à ne pas faire sortir les capitaux vers l’étranger, alors qu’un contrôle des capitaux est en place depuis lundi pour éviter un effondrement bancaire.

Le Premier ministre grec s’oppose frontalement avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a appelé lundi les Grecs à voter oui, peu importe les termes de la question posée au référendum, de sorte à envoyer un message politique fort pour le maintien de la Grèce dans la zone euro et l’Union européenne.

L’allocution télévisée de M. Tsipras est intervenue à peine une heure avant la tenue d’une vidéo conférence des ministres des Finances de la zone euro dédiée à la Grèce. L’Eurogroupe doit se positionner sur la demande d’un nouveau soutien financier pour Athènes, formulée mardi après-midi, à hauteur de 30 milliards d’euros étalé sur deux ans au titre du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Dans la journée, le gouvernement grec avait confirmé avoir soumis à ses créanciers de nouvelles propositions (voir ci-dessous) pour trouver un terrain d’entente afin de gagner leur soutien. Ces nouvelles propositions n’ont visiblement pas trouvé d’échos favorables.

Les nouvelles propositions de Tsipras à l’UE

Dans une nouvelle lettre adressée aux créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI), le Premier ministre Alexis Tsipras était prêt à céder aux exigences des institutions moyennant quelques amendements, additions ou clarifications, rapporte mercredi midi le Financial Times. Dans cette lettre, dont le quotidien a pris connaissance, le gouvernement de gauche grec se dit préparé à accepter la liste d’actions prioritaires dressée par les créanciers, dans le document publié sur le site internet de la Commission européenne dimanche.

Ce texte servirait alors de base à un accord sur une nouvelle aide financière pour le pays, notamment via le Mécanisme européen de stabilité (MES), dont une demande a été introduite par le gouvernement grec mardi après-midi. M. Tsipras conditionne toutefois l’aval à ce document à certains amendements "concrets, respectant la robusté et la crédibilité du design de l’ensemble du programme".

Athènes serait dès lors prêt à plier sur les réformes de la TVA, tant qu’une ristourne de 30% est accordée aux îles helléniques pour compenser leurs désavantages. L’âge de la pension pourrait être reportée à 67 ans en 2022, au lieu d’octobre prochain. Enfin, l’indemnité de solidarité pour les pensionnés les plus défavorisés devrait aussi disparaitre plus tardivement.

La France et l’Allemagne s’opposent

Alors qu’Angela Merkel a fermement exclu mercredi de chercher "un compromis à tout prix, l’avenir de l’Europe n’étant pas en jeu", le président français François Hollande a exhorté mercredi Athènes et ses partenaires européens à parvenir "tout de suite" à un accord.

"Il faut être clair, l’accord, c’est tout de suite ! Il ne pourra pas être différé. Ca fait tellement de temps qu’on parle de cet accord, il faut qu’il vienne", a lancé le chef de l’Etat devant la presse, laissant poindre son agacement devant les nouvelles péripéties des négociations.

Cette divergence de point de vue de la part de l’Allemagne et la France risque en tout cas de ne pas aider dans une sortie de crise, vu le poids joué par ces deux nations dans la zone euro.

 

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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49 Commentaires

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  • Pas d’amalgame possible, je veux sortir de cette mafia européenne mais ce n’est pas seulement pour ça que je boycott les terroristes de la colonie israhellienne...


  • ca sent la revolution coloree tout ca


  • Je l’aime, finalement


  • Les Grecs ne rembourseront jamais, alors à quoi bon continuer encore à leur prêter ?...

     

    • on leur prête quoi ? de l’argent ? dont ils se servent pour rembourser la dette, il s’agit d’un monopoly doublé d’un poker menteur, si il n’y avait aucun problème de "dette" tout ce beau monde aurait trouvé un autre moyen pour faire raquer les peuples, tu doit être le genre de personne qui se met a trembler quand les initiés annoncent que la france passe du triple A à triple A-


    • C’est de la poudre de Merlin, ce ne sont en fin de compte que des " écritures comptables" qui font d’un état un soumis ou un état libre comme la Russie
      La Grèce se portait bien depuis des siècles et des siècles, et on lui doit une grande partie de notre savoir et notre culture, mais elle va de plus en plus mal depuis qu’elle est dans la CEE
      La réponse est nette et clair : la quitter dans les meilleurs délais et sans aucun regret, elle restera bon gré mal gré eux un pays européen avec lequel il faut composer.


    • Les "eurocrates" continuent à leur "prêter" pour toucher les RETRO COMMISSIONS qui-vont-avec ! 50% pour les "décideurs" grecs, 50% pour les eurocrates, le peuple grec est cocu, comme les con-tribuables européens, c’est le principal !


  • " Tsipras a conclu en remerciant les Grecs de leur honnêteté " : c’est la meilleure, il remercie son peuple qui refuse de payer ses impôts et la TVA !

     

    • La catastrophe grecque n’a rien à voir avec le fait que les Grecs refuseraient de payer leurs impôts et TVA ! Pas plus que l’endettement abyssale de la France ne serait entièrement de la faute du peuple français ! Par ailleurs un peuple qui refuseraient de payer leurs impôts ferait preuve d’un très grand sens civique ! Aujourd’hui à quoi servent ces derniers ? A engraisser le cartel bancaire, les fonctionnaires européens, à guerroyer à droite et à gauche, à payer des aides sociales, chambres d’hôtel et centre d’accueil pour les Roms...si cela vous plait de vous faire plumer pour des choses illégitimes allez faire des dons à BHL. Attali et Soros... ! Par pitié instruisez-vous un peu et cessez de répéter comme des perroquets les foutaises que vous entendez sur BFMTV !


    • Bonjour,

      Si c’est pour venir troller, ce n’est pas la peine...

      Et si tu ne trolles pas, je t’invite à te renseigner sur ce système de la dette : qui l’instaure, comment ça fonctionne, la planche à billets*, tout ça… (Et aussi la loi du 3 Janvier 73, qui nous concerne directement)

      Le travail de Pierre Jovanovic est une mine d’or à ce sujet.

      Un conseil, prépare plusieurs sacs à vomi...

      * Les maitres banquiers peuvent imprimer à volonté des billets ne reposant sur rien, en appuyant sur le bouton de l’imprimante.
      Ils imposent au états d’emprunter cet argent qui a la valeur concrète du papier toilettes (avec la complicité des dirigeants et des médias aux ordres, regarde par exemple qui est le patron du Monde M. Pigasse…).
      Emprunts fait avec des taux d’intérêts prohibitifs, en sachant très bien que les états ne pourront pas rembourser.

      Et en échange, ils exigent du remboursement avec du solide : or, argent. Plus d’or ni d’argent ? On baisse les salaires pour pomper dessus (le travail c’est quelque chose de concret).
      Pour calmer les travailleurs, allez, on augmente les taxes, on pompe les classes moyennes, les retraites.
      Plus suffisant ? Ben allez, on les oblige à vendre leurs monuments historiques au tout venant (saoudiens, israëliens, américains, qataris, chinois, etc…).
      Plus de monuments historiques à vendre ? Allez, on leur fait vendre les plages.
      Plus de plages ? Allez, on sucre le système de santé.
      Plus de système de santé ? On baisse encore les salaires.
      Vous crevez ? On s’en fout.
      Ça ne marche plus ? Allez, vendez le cul de vos enfants à de riches clients pédophiles.
      Ça ne va plus ? Vendez nous vos organes, de toute façon vous en aurez plus besoin.
      Etc.

      Referendum ? Ah non, c’est illégal, vous devez mener une existence d’esclaves pour payer la dette, on est démocrates, mais quand même il y a des limites. Écouter le peuple, et puis quoi encore, hin hin.

      D’accord ?

      Et il se trouve encore des gens pour dire que les grecs méritent ce qui leur arrive… (Valable pour tous les "pigs", nous inclus).
      La désinformation set massive, mais tout de même, si on vient ici il y a moyen de se renseigner.

      Ça serait pas mal de le faire, ça éviterait ce genre de remarques franchement honteuses quand on a une idée de réel de la situation, et de l’absurdité criminelle qui mène à cette situation.


    • C’est faux. Voir l’interview de Sapir par Elkrief d’hiet


    • Excellent commentaire de MDV. Il y dans votre texte un peu de la situation de l’Allemagne dans les années 20, ce pays d’ingénieurs et de paysans et de travailleurs qui était devenu le plus grand lupanar de l’Europe des sangsues...Jusqu’à ce ce qu’un certain monsieur remette tout ça dans le bon sens.


  • Ils doivent 300 milliards qu’ils ne rembourseront jamais et ils ont le culot de demander une rallonge de 30 milliards !!! C’est en fait 500 milliards qu’ils nous ont volé, car la dette a été déjà "restructurée"...

     

    • "Ils doivent 300 milliards qu’ils ne rembourseront jamais et ils ont le culot de demander une rallonge de 30 milliards !!! C’est en fait 500 milliards qu’ils nous ont volé, car la dette a été déjà "restructurée""

      Sais-tu vraiment ce qui se passe en Grèce ? Qui a volé qui ? Si on ne sait rien, il faut pas faire de commentaires ici. Les grecs n’ont rien volé, informes-toi avant de laisser tes commentaires bidons ici.


    • Ce sont les banques qui volent les pays, pas le contraire ... ce sont les banques américaines, allemandes et françaises via la dette qui spolient ce pays. Les dettes des pays sont des arnaques légales, des intérêts dus sur de l’argent virtuel, de l’argent qui n’existe pas ... voir la loi du 3 janver 1973 en France, et pour ceux qui veulent comprendre le fonctionnement du système bancaire et de cette arnaque mondiale "légale" : https://www.youtube.com/watch?v=Fdr...


    • Et toi tu payes assez pour les interets de la dette de la France , deja l impot sur le revenu tout entier n y suffit plus. Rothschild demande que tu sois taxé plus pour qu il en profite. D ou sort il l argent qu il a parait il prete et sur lequel il reclame des interets ? De son imprimante ? Eh bien rembourse le avec ton imprimante !


    • Les Grecs ne sont responsables de rien, la manipulation financière ne provient pas d’eux .


    • ah bon on t’as volé quelquechose. ?
      ferme là à tout jamais.
      j’ai l’impression que le trollage sur la Grèce fait très fort en ce moment. merci à la modération de laisser passer ces débilités cela nous permet de nous rappeler que les cons volent en escadrille.
      Pour les autres qui ont encore un cerveau : Rapellez vous : les Grecs c’est nous demain.


    • Ceux qui nous volent ne sont pas les grecs, mais les banquiers. Rappelons en effet que 80% de la dette Française est constituée d’intérêt sur la dette...Soit pour une dette avoisinant maintenant les 2000 milliards et donc 100% du PIB, la coquette somme de 1600 milliards. Si Giscard d’Estaing, le père de la constitution européenne et donc du traité de Lisbonne, n’avait en 1973 fait passer en catimini la loi forçant l’état à emprunter aux banques privées, la dette ne serait que de 400 milliards 20% du PIB, un taux d’endettement qui serait parfaitement soutenable.....
      Envoyons donc les banquiers se faire mettre chez les Grecs et Giscard avec....


    • Je pense qu’ils savent qu’une sortie de la zone euro d’un pays membre serait plus dommageable pour l’UE que pour le pays sortant. Car si ce pays s’en sort mieux en dehors...il y a des têtes qui risquent de tomber...à commencer en Espagne.


    • Martin Bâton ou l’homme qui a cru poster son com’ sur le figaro ^^


  • Un clin d’œil à la fin : "oxi" (oui en grec à priori) qui phonétiquement est comme occi du verbe occire ... le choix entre le oui et donc la mort de la nation grecque ou dire non.

     

  • Angela Merkel joue la carte de l’intransigeance pour effrayer les Grecs, mais si le "non" l’emporte, elle sera obligée de revoir sa copie.

    Economiquement, une sortie de la Gréce (1,55% du PIB de l’U.E) ne mettrait pas l’Europe en péril, mais politiquement, elle ferait beaucoup de dégâts sur la crédibilité de l’Union dans le monde, d’une part, mais surtout dans l’opinion des populations européennes de plus en plus méfiantes vis à vis de l’institution.

    Vas y Tsipras, fais leur plier un genou !

     

    • Hélas, il n’est pas dit que le ’non’ l’emporte. L’UE a fait ce qu’il faut pour effrayer les grecs en obligeant Tsipras à faire un contrôl des capitaux et ils vont s’offrir une légitimité démocratique.


    • Tsipras est comme Melenchon, beaucoup de bruit mais pas grand chose de concret. Il ne veut pas sortir de l’UE... Relisez ce qu a dit A Soral et F Asselineau sur ce monsieur. Il se passe ce qu’ils avaient prédit...


    • @ francky

      Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais l’U.E (ex CEE) est une institution qui a débuté il y a 60 ans, je vous laisse calculer le nombre de personnes qui sont nés depuis 60 ans et qui n’ont vécu qu’avec l’idée progressive d’une Europe unie.

      Comment voulez vous aujourd’hui qu’un homme politique, qu’un parti politique fasse le plein de voix en parlant de souveraineté et d’une sortie de l’U.E auprès de millions de personnes qui n’ont connu que peu ou prou ce qu’était un pays indépendant ?
      Comme l’aurait dit Staline : Asselineau, aujourd’hui, c’est combien de divisions ?

      L’U.E, tout au moins cette U.E, s’écroulera, par la force des choses car elle est nocive aux peuples (mais il faut que les peuples le comprennent) ou plus rapidement par un effondrement économique ou par la guerre.
      Elle s’écroulera, mais pas tout de suite, car depuis des années elle s’est votée un arsenal législatif qui lui donne tous les droits contre les peuples désarmés, démunis et intoxiqués à la propagande d’Etat.


    • @ fred89
      je partage les doutes de francky.

      Tspiras a pu obtenir le pouvoir car, sur demande officielle du congrès juif mondial, le précédent pouvoir avait emprisonné tous les dirigeants d’aube dorée sous le prétexte qu’un rappeur grec inconnu aurait été tué par un militant de ce parti.
      C’est un peu comme si on emprisonnait tout le bureau directeur du FN parce qu’un de leurs militants commettait un meurtre (ou supposé tel) en province.

      Du coup, je pense que tsipras doit son poste au système.
      D’ailleurs il n’a jamais parlé de quitter l’euro, sinon il ne serait déjà plus en poste.
      Papandreou avait été éjecté en 24h de son poste de président parce qu’il avait émis l’idée d’un referendum sur une sortie grecque de l’euro.
      Tspiras le sait et se le tient pour dit.
      il ne fait que clamer son attachement à la Grèce dans l’UE et dans l’euro et vouloir seulement négocier à la marge.

      La vraie inconnue dans cette équation, c’est poutine et les entretiens qu’il a eu avec tspiras.
      Faire passer son gazoduc par la grèce depuis que la Bulgarie s’y est opposée est une option tentante pour les russes car ça permettrait de continuer à approvisionner l’europe en évitant le siphonnage ukrainien.

      Aider la Grèce économiquement pour, à terme, la pousser à virer les bases de l’otan pour y installer des bases russes permettrait, après le rapprochement économique et politique avec la Turquie, de sécuriser par des alliances l’accès à la méditerranée par la flotte russe.

      Il est trop tôt pour savoir où tout cela mène.
      Si ça se trouve Tspiras roule en fait pour les banques et a ordre de faire ce referendum pour que le Non serve de faux drapeau à un écroulement économique prévu ou programmé cet été.
      Du coup, après, les politiques diront qu’il faut se passer du peuple pour gouverner (mais pour son bien) car, quand on a demandé son avis au peuple grec, cela aura occasionné un chaos économique et boursier.

      Personnellement, je pense que si ce referendum génait vraiment, Tspiras aurait déjà été débarqué du pouvoir d’une manière ou d’une autre.
      En conséquence, je reste très circonspect sur cette histoire.


    • @Althus

      "Personnellement, je pense que si ce referendum génait vraiment, Tspiras aurait déjà été débarqué du pouvoir d’une manière ou d’une autre."

      Ce n’est pas tout à fait le même schéma, du moins en apparence.

      Quand ils ont viré Papandreou, ainsi que lorsque ils ont neutralisé Aube Dorée, les gouvernements en place étaient des gouvernements composés de ces partis dits traditionnels aux ordres de l’U.E, là c’est Tsipras et son parti qui dirigent le pays et pour les débarquer, il faudra au minimum, leur consentement. C’est sûr que le chantage, les menaces et les représailles peuvent toujours faire changer la donne.
      Enfin, qui vivra, verra !


  • Je pense qu on devrait demander à Goldman Sachs de rembourser la dette de la Grèce ????
    what else ?
    On verra bien le résultat de ce référendum.......


  • Tsipras a déjà fait savoir que, même si le « non » l’emportait, il continue à négocier avec l’UE.
    A quoi rime cette mascarade ?
    Les intérêts de l’oligarchie grecque et de la petite-bourgeoisie, se poursuit et perdure dans ce prétendu référendum.
    Tout ce qu’on nous raconte par ailleurs, c’est de la propagande de pseudos intellectuels mandarins, rabatteurs d’opinion en faveur du système.
    Une fois cela bien compris, il faut l’insérer dans la géostratégie.
    Washington redoute une sortie de la Grèce qui par contagion pourrait donner des ailes au Portugal, l’Espagne et l’Italie, cela ruinerait les plans US dirigés contre la Russie et la situation en Ukraine, la crise Ukrainienne a été voulue pour enchaîner encore un peu plus les états européens à la politique de l’empire, l’Europe étant le seul concurrent sérieux des US, pour s’accaparer les derniers marchés solvables de la planète, l’Europe sérieusement sonnée est presque KO.
    Comprendo amigo ?

     

    • Non, l’Empire compte chasser la Grèce de l’Europe et la mettre à la rue littéralement afin d’offrir aux autres Européens le spectacle grandiose de sa misère "bien méritée", qui ira jusqu’à la famine généralisée d’un niveau somalien, pour faire accpter ailleurs le rationnement qui ira croissant. En plus, avec un Grexit, on aura le prétexte idéal voulu pour expliquer une autre et pire récession économique dans toute l’Europe.


    • A Miville

      c’est exactement ce qu’a dit hier Attali sur la TSR ; "petit probleme les Grecs" "ou ils restent ou ils sortent et ils vont bruler et ca montrera l’example aux autre qui voudraient sortir"....infames ces Sionistes Francais (en France pardon)


    • Je doute fort que la Russie laisse tomber la Grèce, on n’est pas dans un film d’Al Capone.
      Cela est très net, ce référendum, c’est de la poudre aux yeux.
      Tsipras est chef d’état le peuple à voté pour un changement, qu’il applique donc son programme au lieu de tortiller du croupion.
      L’Argentine et l Islande n’ont pas fait tant de pirouettes, elle ont tout mis sur la table.
      De plus la Grèce regorge de pétrole dans son sous sol et a une des première flotte du monde.
      Mais encore une fois tout cela n’est qu’un mythe, la Grèce en l’état actuel ne sortira pas de la cage d’acier.
      Tout le reste n’est que racontars de "trollifiés"qui jouent aux magnifiques !


  • que pensez vous ça seras pipé ; un oui sortiras des urnes et voila


  • La Grèce n’est qu’un cobaye de l’oligarchie financière et autres mafieux de tout poils, prêt à foutre le pays dans un chaos total.
    Voila la vérité des "supers" dirigeants non élus européens et de leurs copains banksters corrompus.
    Ils décident de la pluie et du beau temps, en condamnant des populations entières à la précarité de plus en plus forte, des salaires rognés, des retraites menacées, etc ...
    Le tout en demandant des efforts de plus en plus durs et constants.

    Et la France est sur la même voie, de nombreux acquis sociaux vont disparaitre, petit à petit, ou "step by step".
    Les salaires aussi seront inexorablement touchés, notre système de retraite dont on parle de plus en plus ne deviendra qu’un lointain souvenir dans quelques années.
    Les taxes qui fleurissent de partout dès qu’il est possible d’en créer.
    Toujours plus de répression, et de moins en mois de libertés.

    La voila la vérité, l’Europe, c’est un bourbier dont il faut sortir très vite !

    On nous promettait la prospérité, des emplois, de la sécurité mais force est de constater qu’on vit le contraire absolu et qu’on s’est bien foutu de nous !!!

    C’est une constatation très simple !


  • Comme il sait pertinemment que les grecs apeurés et manipulés voteront OUI, il pourra dire qu’il a tout essayé mais que c’est finalement le peuple qui VEUT l’austérité.


  • Oui ou non (N.O.M.), ce sera compris comme un oui à l’euro !


  • "Dans cette lettre, dont le quotidien a pris connaissance, le gouvernement de gauche grec se dit préparé à accepter la liste d’actions prioritaires dressée par les créanciers"

    Donc, Tsipras s’est déculotté, a accepté tout ce qu’il prétendait refuser auparavant, quitte à annuler son référendum. L’Allemagne exige le maintien du référendum. (On ne sait même pas quelle question sera posée d’ailleurs.)
    Si Tsipras perd, il dégage. Si Tsipras gagne, on recommence à négocier... sur la base des exigences de l’UE. Tout bénéf.


  • Est-ce que quelqu’un pourrait me dire quelle sera très exactement la question posée aux grecs lors du référendum, s’il vous plaît ?
    D’avance merci

     

    • La question devrait être :

      " Acceptez-vous le projet d’accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l’Eurogroupe du 25/06/2015 et composé de deux parties, qui constitue leur proposition unifiée  ?"

      accompagnée de documents décrivant le programme d’austérité" proposé par l’U.E.

      Ce sont ces documents qui mettent le Conseil de l’Europe en émoi, car dit-il, ils seraient volontairement très embrouillés et hors de portée de compréhension de la majorité des électeurs grecs, voire inexacts.

      Tout le monde sait que l’électeur grec, comme n’importe quel électeur européen, ne comprend que les phrases simples,
      "Union Européenne, bien"
      "Référendum, pas bien"


    • @fred89
      "Tout le monde sait que l’électeur grec, comme n’importe quel électeur européen, ne comprend que les phrases simples."
      Ouais ou comme tout être humain qui cherche à vivre sa vie tranquillement, sans essayer d’enfumer son voisin comme essayent de faire les bureaucrates soumis de notre pseudo-civilisation talmudisée jusqu’à la moelle.


  • Hier soir très intéressant reportage d’Envoyé Spécial sur la Grèce : on y voit un ancien docker du Pirée raconter tout bonnement que lui et ses copains ne foutaient rien quand le port était administré par les Grecs, et qu’ils se mettaient en grève quand on voulait les forcer à travailler ; depuis que les Chinois ont repris la moitié du port, le trafic a plus que doublé ! Ces flemmards de Grecs sont les premiers responsables de la déconfiture de leur pays ! Ils viennent de vendre une mine d’or très rentable aux Canadiens : comme des africains ils sont devenus incapables de mettre en valeur les richesses de leur sous-sol ! Mais leur véritable mine d’or, c’était l’Europe : dans le reportage on montre le palais royal à l’abandon, alors qu’un panneau indique que l’UE a donné 1,2 million d’euros pour son entretien ! Et tout est à l’avenant . Des flemmards et des magouilleurs, les premiers responsables de ce qui leur arrive, pas du tout victimes de vilains banksters, mais ils ont découragé par leur comportement dégueulasse les meilleurs volontés .

     

    • @Archilocque



      Des flemmards et des magouilleurs, les premiers responsables de ce qui leur arrive, pas du tout victimes de vilains banksters




      Si c’était vrai, la Grèce ne serait pas en excédent commercial primaire (cf. Jacques Sapir), c’est-à-dire en meilleure situation économique que la France ou les USA !
      Faut pas croire tout ce qu’on te raconte à la télé et, avant de porter des jugements à l’emporte-pièce contre tout un peuple, t’informer de façon plus complète, sur ER par exemple.


    • @ Archiloque
      Vu à la TV n’est plus un argument de vente, ce qui est chébran c’est l’hyper luxe...


  • Le référendum prévu dimanche est inconstitutionnel puisque la constitution grecque exclut du champs du référendum les questions relatives "aux finances publiques". Il sera annulé par le conseil d’état grec vendredi soir..

    Ce qui d’ailleurs et tout à fait dans l’ordre des choses. Le peuple travaille et peine à survivre et n’a pas le temps de s’occuper de questions financières par nature complexes et comportant des données secrètes. Les hommes politiques sont payés pour s’en occuper et prendre leurs responsabilités s’ils échouent, si du moins il y a quelqu’un pour leur rappeler leur responsabilité politique, ce qui semble le cas en Grèce, exemplaire à cet égard, mais ce qui n’est pas le cas pour les politiciens européens, qui flottent dans un monde où tout mécanisme de responsabilité démocratique est absent. Leurs conneries ne seront jamais sanctionnées, alors...

     

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