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Anarchisme conservateur, de Joey Starr à Platon – Conférence de Charles Robin à Lille

28 juin 2015

 

 

 

Le 28 juin dernier, E&R Lille recevait Charles Robin, auteur de La Gauche du Capital, pour une conférence intitulée « Anarchisme conservateur, de Joey Starr à Platon ».

 

 
 



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25 Commentaires

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  • Brillant !! Les développements sur Platon et sa critique de la démocratie est remarquable.


  • Toujours juste Charles Robin. J’aurais aimé une petite digression sur "l’anarchisme malade du gauchisme", même si ça n’était pas vraiment le thème de la conférence. Je pense que Charles Robin maîtrise assez bien son sujet pour se passer de la lecture de texte. Ça ressemble un peu trop, à mon goût, à un cours. Cela dit, j’ai lu le bouquin : c’est bon ! la relève d’un Michéa un peu coulant est assurée...


  • Pour Charles Robin et ceux que cela intéressera.

    C’est en lien avec votre conférence je trouve, car celle-ci tisse dans son écheveau, la recherche de l’harmonie et donc de l’équilibre entre les opposés.

    C’est donc pour cela, que je me permets de soumettre ce petit texte très riche de sens car il convoque ce que nous cherchons tous, maladroitement souvent, mais ardemment presque toujours.

    C’est tiré du Nuage d’Inconnaissance.

    "Lorsque tu vois que ces pratiques ( la recherche de l’équilibre entre les paires d’opposés) peuvent avoir un usage bon ou mauvais, je t’en prie, laisse-les toutes les deux, car c’est le mieux que tu puisses faire si tu veux rester doux et simple.

    Et laisse aussi les considérations et la curiosité de ton esprit qui veut savoir laquelle est préférable.

    Mais agis plutôt ainsi :

    Mets l’une dans une main et l’autre dans l’autre et choisis quelque chose de caché entre les deux, ce qui, une fois obtenu, te permettra en toute liberté d’esprit, de te saisir de n’importe laquelle des deux, selon ton propre gré et sans encourir de blâme.

    Tu me demanderas alors ce qui est caché là, je te répondrai, c’est Dieu. Dieu pour qui tu dois te taire s’il te faut te taire, pour qui tu dois parler, s’il te faut parler. Pour qui tu dois jeûner et manger s’il te faut manger et ainsi de suite.

    Car le silence n’est pas Dieu et la parole n’est pas Dieu...et il en est de même pour toutes les paires d’opposés.

    Dieu est caché "entre" les 2 et aucune opération de ton âme ne peut le trouver mais seulement l’amour de ton coeur."

    Soyons vaillants de coeur"et"d’esprit tous autant que nous sommes, dans les paroles et les actes aussi petits soient-ils, et dans notre quotidien le plus quotidien, c’est notre devoir et le seul devoir qui vaille à mon sens. Merci


  • Conférence de très haut niveau !

    Bravo à Charles Robin pour sa clarté et sa précision dans les concepts. Le grand écart entre Platon et JoeyStarr était osé, mais toute la conférence justifie le titre de cette conférence lumineuse.

    L’extrait de La République lu par le conférencier vaut d’ailleurs à lui seul les plus longs discours. Une bonne leçon sur le "Progrès" et la civilisation : comment a-t-on pu en arriver là ? Et surtout : à partir de quel moment le processus de civilisation s’est-il inversé ?


  • Bravo Charles très bonne conférence de haut niveau. Venant d’un jeune, ça fait encore plus plaisir. Pour ceux qui n’auraient pas compris : la relève c’est chez E&R !

    PS : Jean c’est ton cousin ? OK je sors...


  • Intéressante conférence, j’ai bien aimé sa définition de l’homme libre et de l’anarchiste qui en effet tranche avec la vision qu’essaye de nous en donner la société contemporaine...pour son plus grand intérêt.


  • ça fait un peu cours de philo. il devrait se lâcher un peu plus, il en a largement les moyens.
    cela dit, que l’anarchie, philosophiquement, soit conservatrice est une évidence, puisque une harmonie redoute tout changement qui la perturbe. d’ailleurs tout changement n’est pas obligatoirement un progrès, loin de là.

    "tout pouvoir a besoin d’ennemis pour se justifier" ,
    par d’accord, l’idée de pouvoir est plus complexe. seul le pouvoir politique a besoin d’ennemis pour se justifier ou plutôt se légitimer .on ne peut justifier que sa légitimité (voir la loi Gayssot) ,
    l’anarchiste est contre tout pouvoir dirigiste (qui impose) : archos : le commandement (la pyramide, l’oeil etc) symbolisé par l’état, limiter le pouvoir au pouvoir de la force (celui que l’anarchiste rejette) c’est ignorer celui que l’anarchiste reconnait : le pouvoir du peuple donc un anti pouvoir par la force puisque le peuple par définition est la totalité et donc un ennemi ne pourrait être qu’interne. le seul ennemi potentiel du peuple est donc en lui même.
    le pouvoir du peuple c’est le pouvoir de la cohésion ; d’où l’intérêt de la morale qui sert à conforter l’harmonie. donc la morale est un pouvoir. mais c’est un pouvoir de persuasion, d’adhésion. la vraie morale ne fonctionne que si on y croit au contraire de la loi qui ne dirige que par la force et la contrainte.

    et je ne parlerai pas des autres pouvoirs : le pouvoir de l’émerveillement, le pouvoir de la chair, le pouvoir de la musique, le pouvoir de la séduction ou même le pouvoir de l’argent.

    Le vrai anarchiste est contre la politique car la politique concerne polis la ville,la cité, un lieu de concentration humaine ou on stocke la nourriture qu’on ne peut plus produire,le lieu de la comptabilité et de la naissance de la richesse matérielle et de l’argent. la cité est par essence dépendante et parasite elle ne peut subsister qu’inventant la marchandise et la spécialisation des activités économiques etc etc
    le vrai anarchiste rêve d’un retour au communisme primordial où la morale est juste : croire en ce qu’on vit et ressentir le besoin de le protéger. soit vivre dans la tradition (que d’autres appellent aussi religion)
    Toute personne sensée devrait être anarchiste et conservatrice.
    donc conférence bien sympa qui ouvre plein de portes,

     

    • Oui, en fait si je comprends bien ce que vous dites, être anarchiste et conservateur c’est le bout du chemin, le bout du bout.

      C’est le "Aime et fais ce qu’il te plait". Cela veut dire que tout le travail d’auto-NOM-misation a été fait EN AMONT et est bien intégré, il fait chair avec le sujet.

      Alors là, ok, l’anarchisme se défend car la Loi est au-dedans du sujet et n’a plus besoin de garde-fou extérieur. C’est un voeu pieux néanmoins, surtout à notre époque de grande confusion où tout est sans dessus-dessous et en attendant c’est bien de lois extérieures dont nous avons besoin. Pas de liberté sans contrainte.

      En ce concerne la forme de la conférence, je pense aussi que Charles Robin gagnerait à lâcher ses feuilles, ça rendrait le tout plus vivant, plus dynamique, il en a grandement les moyens, il faut juste qu’il abandonne les petites roues de son vélo et qu’il se lance !

      S’il se trompe, s’il oublie quelque chose, pas grave, il sera d’autant plus apprécié car il nous ressemblera, il ressemblera au commun des mortels pour qui le chemin est erratique, mais qui s’essaie à chercher l’équilibre quand même ! Sourire et merci à lui d’avoir eu le courage de sortir des ornières de sa matrice première


    • fais ce qu’il te plait, oui mais collectivement et selon une morale "religieuse". l’individu ne doit pas être opposé au groupe, il est totalement imbriqué dans groupe. il est le groupe
      il existait encore il y a peu des groupes humains un peu partout sur le globe qui vivaient de cette façon, on a des films et des compte rendus ethnographiques qui montrent bien que ce n’est pas une utopie.cela a parfaitement fonctionné et depuis la nuit des temps et il y a encore des restes dans les sociétés traditionnelles assez éloignées de la civilisation
      Par contre, pour nous qui avons connu la marchandise et le monde de l’avoir et du spectacle, c’est vrai que cela semble utopique, mais l’homme a des ressources, il s’agit de penser le monde autrement et surtout d’éviter de faire les mêmes erreurs.


    • Merci Paramesh. Vous dites :" l’individu ne doit pas être opposé au groupe" . Je crois que le groupe existe réellement quand l’individu est suffisamment différencié. Et c’est parce qu’il est différencié en tant qu’individu, au vrai sens du terme, qu’il perçoit en lui, un espace vierge, sans programme, indemne de toute névrose . C’ ’est cet espace-là qui permet de comprendre que la collectivité existe à travers cet espace, car cet espace, (un espace et pas tout l’espace bien sûr car en nous existe la névrose a minima) est en chacun de nous mais encore faut-il le dé-couvrir, c’est à dire enlever ce qui le couvre encore et que la société actuelle ne cesse de couvrir toujours davantage. Et c’est à ce prix que le collectif existe vraiment, car alors l’autre est véritablement ressenti comme une partie de moi, car en cette partie vierge nous sommes frères.Mais si le travail n’est pas fait, c’est une confusion crasse qui amène aux pires malheurs. Ce qui veut dire à mon sens que faire ce travail de différenciation, différenciation de la matrice dans laquelle nous sommes passés, est la clef aussi bien de l’individu que du collectif.


  • En tant que démocrate, j’ai bien sûr apprécié la condamnation de l’existence des partis politiques par Charles Robin.


  • c’est intéressant et surtout à la portée de tous, pas pédant pour un sou...


  • Malgré son look un peu "bling-bling", c’est nettement mieux qu’un Cyril Hanouna.

     

  • Excellente conférence, très instructive pour quand la prochaine sur Lille ?

     

  • Si Orwell se disait anarchiste conservateur, il aurait dû s’ engager dans les rangs carlistes et pas dans le POUM.

     

  • Mon Dieu, comme c’est poussif !
    J’aime bien cet auteur, il est intéressant lorsqu’il est en face d’un interlocuteur dans un échange de question-réponse (comme sur Méridien Zéro), bref, lors d’un interview classique.
    Mais là, l’entendre lire, au-secours !
    Il y a quelques chose de très scolaire, c’est la qu’on s’aperçoit que le talent des Hillard, Soral, Cousin, Sigaud, etc pour tenir un public en haleine, n’est pas à la portée de tout le monde ni de n’importe qui. C’est aussi passionnant que du Morgan Priest.

    C’est aussi vide à l’intérieur que c’est boursoufflé à l’extérieur, car même avec de la bonne volonté, on se dit que ce jeune-homme n’a pas encore fini sa croissance. Si on comprend à peine le thème, on en saisi encore plus difficilement la pertinence.

    C’est inintelligible et fat (dans le sens de vaniteux). Il a lu, certes, mais il faut encore qu’il lise et surtout qu’il exerce un sens aigu de l’analyse et encore plus de la synthèse. Rendez-vous dans dix ans si on a de la chance.

    Bah, je doute que mon commentaire puisse passer car je vois que tous ici sont dithyrambiques.

    PS :
    Partir d’un réplique d’Audiard pour baver sans frein sur un distinguo entre ancien et moderne alors que c’est une simple continuité dans l’aliénation et la dépossession que Francis Cousin pourrait défaire avec une main dans le plâtre et l’autre dans le nez.

    Pour finir sur du Audiard donc,je dirais, "allez mettre un pantalon, jeune-homme !".

     

    • Et alors ? Il n’a pas fait le cours Simon ! Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.
      Moi ce ce qui me dérange dans les conf ce sont les montés et chutes de la puissance sonore. J’écoute la plupart des conf au milieu de la nuit allongé sur mon canap’ (donc sans casque) et je ne suis pas sensé faire savoir aux voisins que je suis un dissident-fachiste-homophobe-etc. Donc le vrai problème c’est la constance du volume.

      Marion Sigaut (que j’adore) fait ça tout le temps : elle passe du hurlement lorsqu’elle dénonce ce que nous savons au chuchotement pour nous donner la clé de ce que nous voulons apprendre.


    • @.Rémi Lobry

      Sauf que là, le flacon ne contient rien de bien capiteux.

      On lui demande juste de proposer autre chose qu’une lecture d’un de ses articles publiés sur son blog. Hillard ne lit pas ses bouquins, Guillemin ne lisait pas non plus, Soral idem,etc...(et ils ne récitent pas non plus).
      Un conférencier n’est pas un lecteur, sinon n’importe qui pourrait faire une conférence à la place de l’auteur sur n’importe quoi.

      Après que les techniciens ne soient pas foutu de mettre en insertion un limiteur (à la captation ou à la post-prod), pour éviter que nos oreilles visitent toute la gamme dynamique du microphone, c’est un autre débat.


    • @guenz

      Selon vous l’érosion du sentiment de justice ne vaudrait pas la peine de que l’on s’y attarde ?
      Que vous ayez déjà lu les articles de Robin sur son blog c’est votre affaire.
      N’allez pas lui reprocher de se répéter. Cela ne vous arrive t-il jamais ?

      Pour ma part je crois que vous faites fausse route et que Robin développe des points importants qui manquent cruellement à la communauté de l’être de Cousin. Ce serait une erreur que de vouloir se précipiter à vivre ensemble si nous ne comprenons pas expressément les erreurs qui nous ont séparé.
      Je ne veut pas dire qu’il faut les éprouver. Seulement les dénoncer.
      Sinon, l’orgueil de quelques uns aura tôt fait de se jouer de l’ignorance des bienfaisants.

      Robin rappelle des sémantique essentielles dont une communauté ne saurait se passer si elle veut se prévenir du vice. Car que vous le vouliez ou non, l’homme ne se contentera plus jamais de seulement devoir. Il se donnera toujours certaines libertés et fantaisies car il a le potentiel de le faire. Sans compter qu’il aura toujours certaines armes et instruments de domination à sa disposition.
      A commencer par la conscience.
      Une conscience conditionnée par le langage sinon altérée par l’argent.
      Il faudra donc qu’il soit toujours vigilent. Mais peut être prenez vous Cousin au pieds de la lettre.
      Auquel cas, pourquoi n’êtes vous pas déjà dans les bois à cueillir des baies et tuer votre gibier ?
      N’y aurait-il pas encore quelques lacunes dans votre réflexion vous retenant devant votre ordinateur ?

      Je pense que détruire l’argent est indispensable.
      Se contenter des ressources de notre environnement direct aussi.
      Mais faut-il se passer des silos à grains au prétexte que certains pourraient vouloir en tirer profit ?
      Stocker individuellement non. Mais collectivement pour s’assurer que nous puissions toujours satisfaire les besoins de tous ? Même des plus faibles.
      N’est ce pas là que le sentiment de justice devrait intervenir ?

      Peut être Robin manque t-il d’assurance. Cela ne me dérange pas.
      Peut on reprocher à quelqu’un de préférer la justesse à l’agréable ?
      Parlons du fond plutôt que de la forme, si vous le voulez bien.

      Amicalement,
      J.


  • Merci pour cet excellent travail. Il vient de mettre en place chez moi des trucs et des machins qui gigotaient en se cherchant. Donc l’articulation, l’agencement des choses et non pas tout un tas de choses en vrac. Gamin (vers dix, onze ans) on jouait à celui qui avait lu le plus de livres de poche (début des années soixante, une toute autre époque). Je passais d’Henri Verne (Le retour de l’ombre jaune avec Bob Morane) à Arthur Koestler (Le zéro et l’infini) ou l’Atlantide de Pierre Benoît sans trop faire le distinguo. Mais j’avais l’instinct puisque c’est vers cet âge que j’ai pigé que parfois des extrêmes se rejoignent. Toute ma vie je me suis vanté et été très fier d’être un autodidacte (j’ai très bien réussi socialement merci pour moi) mais je regrette à présent, je me suis bien débrouillé mais c’est toujours un peu le souk dans ma tête. Grâce à E&R j’ai mis des vigiles à l’entrée de mon cerveau, ni entre plus n’importe quelle idée. D’où l’importance de tomber sur de bons prof (ce sont les mauvais qui m’ont fait fuir de l’école). J’en arrive à me demander si ce qu’il est convenu d’appeler la dissidence n’est pas plutôt une école de pensé. Que de gens à suivre, JE DIS BIEN A SUIVRE parce qu’ils ont fait le boulot, parce qu’ils ont fait beaucoup ce que j’essaye de faire un petit peu. Il n’y a pas que E&R, il y a la toile. A mon âge (respectable) des gens comme Alain Soral tout comme Étienne Klein (dans un tout autre domaine) me donnent une seconde vie. J’y ajoute donc Charles Robin aujourd’hui.


  • Perso je ne trouve pas du tout le même passage dans le livre VIII de "la république" de Platon (vers 35mn) ... je peux comprendre éventuellement que le récit, qui est sous forme de dialogue dans le bouquin, soit un peu lourd et qu’il faille le synthétiser, pourtant si le début est a peu près le même, Socrate explique que la Tyranie viens de la démocratie et de l’oligarchie. Mais je n’ai trouvé aucune référence à la "dette", au "capital", et aucune référence au fait que les jeunes iraient "emprunter aux plus riches pour devenir plus riches et mieux considérés"...

    J’ai une édition GF- Flammarion.
    Quelqu’un aurait une autre édition pour comparer ?


  • Autant pour moi, j’ai trouvé les passages cités de "La République" de Platon (vers 35 minutes)...

    Donc : dans le livre VIII, les passages cités de façon synthétique (en réalité c’est un dialogue) sont à partir du fragment 555b. Soit, dans le bouquin édité chez GF-Flammarion, à partir de la page 315.

    Ca aurait tout de même été bien de mettre une référence, histoire de ne pas mettre une plombe a le retrouver ...


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