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Assange nargue la police britannique depuis le balcon de l’ambassade équatorienne à Londres

Très attendu depuis ce dimanche 19 août, Julian Assange est bien apparu au balcon de l’ambassade de l’Equateur à Londres où il se cache depuis deux mois, après la demande d’extradition formulée par la Suède où il est poursuivi pour viol.

C’est la première déclaration publique du fondateur de WikiLeaks depuis le mois de mars dernier.Assange a d’abord remercié tous ceux qui l’ont aidé. Il a réclamé que Etats-Unis cessent la « chasse aux sorcières » contre son réseau.

Julian Assange, durant une intervention d’une dizaine de minutes, a vigoureusement critiqué les Etats-Unis. Il les a accusés de menacer la liberté de la presse dans le monde.

« WikiLeaks est sous le coup de menace, tout comme la liberté d’expression et la santé de l’ensemble de nos sociétés » a-t-il déclaré. « Je demande au président Obama de prendre la bonne décision : les Etats-Unis doivent renoncer à la "chasse aux sorcières" lancée contre WikiLeaks », a-t-il ajouté.

Devant des centaines de personnes venues l’écouter, il a aussi longuement remercié les partisans de WikiLeaks, les considérant comme les « témoins » qui ont surveillé sa situation, et surtout l’Equateur, un pays qui s’est « levé pour la justice ».

Julian Assange a remercié aussi ses enfants et les a assurés qu’ils seraient « bientôt réunis », ainsi que les habitants des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de Suède qui l’ont soutenu.

Le cofondateur de WikiLeaks est réfugié depuis le 19 juin à l’ambassade d’Equateur, dans le quartier de Knightsbridge à Londres. L’ancien « hacker » australien est menacé d’arrestation sur le sol britannique, suite d’une demande d’extradition de la justice suédoise.

Julian Assange, 41 ans, est réclamé par la Suède où il doit être interrogé sur des accusations de viol et d’agression sexuelle portées contre lui par deux jeunes femmes. Il a jusqu’à présent refusé son extradition, disant craindre que la Suède ne l’extrade ensuite vers les Etats-Unis.

Il redoute d’être poursuivi dans ce pays pour espionnage, et de risquer ainsi la peine de mort. Sa faute ? Avoir diffusé en 2010 par WikiLeaks des centaines de milliers de télégrammes diplomatiques américains dont certains embarrassants pour diverses chancelleries.

Avant de se réfugier dans les locaux équatoriens, Julian Assange a levé les deux pouces en direction des médias internationaux.

 



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