Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 

Bangui : échanges de tirs jeudi soir pendant plusieurs heures au camp militaire de l’aéroport

D’intenses échanges de tirs ont eu lieu jeudi soir pendant plusieurs heures au camp militaire de l’aéroport de Bangui, où sont basés les soldats français de l’opération Sangaris et les troupes de la force africaine, a appris l’AFP de source militaire française.

Vendredi matin, des tirs d’armes légères ont été entendus près de l’aéroport, alors que plusieurs centaines de personnes tentaient de manifester pour exiger le départ du président centrafricain Michel Djotodia, chef de l’ex-rébellion Séléka, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Il y a eu (jeudi soir) des tirs d’armes automatiques pendant plusieurs heures au camp militaire de l’aéroport. C’est confus, ça a eu lieu de nuit. A ce stade nous n’avons pas de conclusion sur ce qui s’est passé", a indiqué la source militaire française, précisant qu’il n’y avait pas eu de blessés côté français.

"Je confirme qu’il y a eu aussi des tirs de mitrailleuse lourde. Ca a été assez long, a ajouté la même source. Ca canardait de partout", a résumé un soldat français.

Interrogé par l’AFP, un officier de la force africaine (Misca) a fait état de blessés au sein de cette force, sans donner d’autre précision.

Dans la matinée, près de 500 personnes, en majorité des jeunes, sont venues manifester devant l’entrée de l’aéroport pour exiger le départ du président Djotodia.

Des tirs d’armes légères, apparemment des tirs en l’air de soldats tchadiens de la Misca circulant à bord d’un 4X4, ont un moment semé la panique et la confusion dans la foule, a constaté un photographe de l’AFP.

Le calme est revenu avec l’arrivée de renforts français et la dispersion de la manifestation. Mais peu après, des tirs d’origine indéterminée pouvaient être entendus dans un autre quartier du secteur, à Gobongo.

L’aéroport Mpoko, dans le nord de la capitale centrafricaine, abrite les campements des militaires français de Sangaris (1 600 hommes) et les différents contingents de la Misca, déployés pour rétablir la sécurité en RCA. Des dizaines de déplacés fuyant les violences interreligieuses dans la ville vivent également sur place dans une grande précarité.

Les violences entre chrétiens et musulmans ont fait près d’un millier de morts depuis le 5 décembre à Bangui et en province, selon l’organisation Amnesty international. L’intervention des soldats français et de la Misca a permis de faire cesser les tueries dans la capitale, avec le désarmement toujours en cours des ex-rebelles Séléka et des milices chrétiennes d’autodéfense anti-balaka. Mais la situation reste extrêmement volatile.

Des rafales et des coups de feu isolés d’origine indéterminée sont régulièrement entendus dans la ville.

 

À lire, également sur E&R : « Déjà près d’un millier de morts en Centrafrique depuis le 5 décembre »

 

Comprendre les problématiques africaines avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

5 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Les 1600 soldats Français risquent de se faire massacrer par les africains, à la suite de provocations d’agents israéliens en RCA qui "travaillent" en plein accord avec les rabbins de l’Elysée .

     

    • Triste, mais cela sonnera peut-être le glas du goût pour les croisades démocratiques Bushisto-Fabiusien qui étreint notre pays.

      Autre chose de regrettable, en plus de la mort de ces soldats un peu trop obéissants, c’est qu’un drame là-bas pourrait donner un coup de fouet aux sondages de Hollande en créant un "courant de sympathie", les gens se ressoudant autour du chef quand "la patrie est en danger". Peut-être qu’ils font exprès de mettre en danger nos soldats pour espérer qu’un drame les fasse remonter dans les sondages.


    • Non si un drame se passe, tout le monde accusera Hollande.

      Sauf si ce drame est maquiller en attentat terroriste, mais même le terrorisme commence à battre de l’aile car les français se réveillent de plus en plus.


  • A nos braves soldats : cachez vous autant que possible ; ce n’est pas l’affaire de la France, cette affaire ! Aucun Centrafricain ne nous a attaqués. Revenez vivants ; vos familles vous attendent sur pied !!!


  • En lisant cet article, je pense à L., une centrafricaine de 19 ans, obèse, traumatisée. L. galérait, entre la Mission Jeune et un foyer d’hébergement, entre une conseillère Pôle Emploi pète-sec et des éducatrices bobos-cultureuses au civil.
    L. était la fille d’un "colonel" de gendarmerie, très très proche du président. Avec son daron et un paquet de frêres et soeurs, elle habitait dans le quartier de la présidence où est également la télévision nationale (ou la radio, ou les deux).
    Il y a eu, "as usual", des factions, des mercenaires. Sous le regard bienveillant du Parrain. La môme avait quinze, seize ans. Le Parrain a permis que les "ennemis" flinguent à tout va - quartier libre. Elle et sa famille à plat ventre dans la pièce principale, matelas contre les volets fermés. Les frangins et le père tenaient le siège avec des kalashnikov. Un des frères s’est fait tuer sous ses yeux : sa tête a explosé sur elle.
    Il y a eu négociations et possibilité d’évacuation. Le père s’est évadé travesti en femme, planqué au milieu des grands-mères, des cousines et de ses filles. Ils se sont éparpillés. La petite et plusieurs femmes ont été arrêtées par des mercenaires étrangers. Puis séquestrées...
    Au moment ou elle m’a parlé, le daron se faisait "soigner" dans un hôpital d’un pays limitrophe, tranquille. J’imagine qu’il fait partie de ceux qui veulent récupérer le pouvoir.
    Elle était en contact avec le bled par des vidéos sur youtube. Avec les frangins qui avaient l’air de caïds envoyant des messages allusifs en langue local (songo ?).
    Selon L., un nouvel arrivant au pouvoir sort toujours sa liste de familles ennemies. A titre d’avertissement, il fait systématiquement procéder à des exécutions. Dans les bleds de préférence, histoire de bien diffuser son message en dehors de Bangui. D’où nécessité de confier des proches au Parrain.
    Clivage "musulmans contre chrétiens" ? C’est la mafia. Les clans savent où sont les uns et les autres. Jusqu’en France.
    Elle, elle savait où bossait, à Paris, un des assassins de son frère. Tout cela est "réglementé" selon des codes précis, des systèmes relationnels et de pouvoirs qu’aucune de nos putes journalistiques n’explore.
    Les Musulmans, les Chrétiens. Là on est bien. Des Corléone noirs au service d’un Parrain, la France, nous : négatif.
    La gamine était détruite. Hébètement chronique. Future SDF française avec un père quasi ministre. L’heure du retour au pays a peut-être sonné. Bonne chance petite.