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Belges en Syrie : deux mères vont plaider leur cause à Ankara

Des centaines d’Européens sont partis rejoindre les rangs de l’opposition syrienne et ont été enrôlés dans des groupes de moudjahidines étrangers.

Deux mères belges, dont les fils sont partis se battre en Syrie, doivent se rendre ce lundi à Ankara pour supplier les autorités turques de mieux contrôler le flux des djihadistes étrangers qui passent vers la Syrie voisine, a appris La Libre Belgique.

Les deux mères bruxelloises sont d’origine marocaine.

L’une d’elles a ses deux fils en Syrie. Le plus âgé (22 ans) est parti à la Noël 2012. Le plus jeune (16 ans) a quitté la Belgique le 5 avril dernier et n’est plus réapparu à l’Athénée Fernand Blum de Scharbeek où il étudiait. La seconde mère ignore totalement où est son fils, le dernier signe de vie étant un coup de téléphone en provenance de la ville d’Adana en Turquie.

Elles seront reçues mardi par le député turc Refik Eryilmaz, membre du parti CHP, un parti laïc et kémaliste dans l’opposition au gouvernement promusulman d’Erdogan.

Cet avocat de profession est originaire de la province d’Antioche (Hatay) par où transitent de nombreux volontaires étrangers se rendant en Syrie. Le député veut dénoncer l’attitude qu’il juge trop conciliante du gouvernement turc à l’égard des passeurs qui viennent, au su et au vu de tous, chercher les volontaires dans plusieurs aéroports proches de la frontière turco-syrienne. Refik Eryilmaz a récemment servi de médiateur dans la libération de Cüneyt Ünal, un journaliste turc détenu dans une prison syrienne.

Le voyage a été mis sur pied en Belgique par Bahar Kimyongur, un ancien militant belge du groupe d’extrême gauche turc DHKPC, indésirable en Turquie. Tout comme le député, Bahar Kimyongur est originaire d’Antioche.

« Mes motivations sont multiples », nous explique Bahar Kimyongur. « Je veux que la guerre cesse, qu’il y ait un mouvement pour la paix et que les gens en Syrie se mettent autour de la table pour discuter de façon sereine ».

Les deux mères belges ont été contactées par Bahar Kimyongur. Elles lui ont dit toute leur détresse. « Elles ont peur que leurs fils soient tués par l’armée de Bachar Al-Assad. Elles ont peur des représailles des groupes qui les ont enrôlés. Et elles ont peur que leurs fils soient condamnés à leur retour », dit-il.

Des centaines d’Européens sont partis rejoindre les rangs de l’opposition syrienne et ont été enrôlés dans des groupes de moudjahidines étrangers. La présence de certains groupes islamistes radicaux et le peu d’empressement de l’Armée syrienne libre de couper les liens avec ces groupes est la principale raison qu’avancent des pays comme l’Allemagne et les États-Unis pour refuser de livrer des armes aux rebelles syriens.

 



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